Fondements :
Ce n'est pas une religion du livre et ne trouve pas sa source dans l'enseignement.
Les rites occupent une place importante: ancré dans une tradition.
La religion grecque repose sur une tradition et une mémoire collective.
Anciens poèmes : deux auteurs Homère et Hésiode, inspirés par les dieux (l'Iliade et l'Odyssée)
La tradition repose aussi sur des ordres, avis, donnés par les dieux aux hommes.
Comment elle se transmet ?
—> livres, oral, inscriptions, amphores, textes judiciaires, les mères, les nourrices, fêtes religieuses, culture visuelle
Certains poèmes ont été transcrit à l’oral mais aussi à l’écrit :
D’abord sous la forme du linéaire B , dès la seconde moitié du IIe millénaire. Les premiers textes que l’on possède servent à gérer les comptes mais on y trouve une présence de divinités.
L'oral reste la façon de transmettre la religion
Inscriptions avec règles pour les rites :
- elles expliquent quel animal sacrifier pour quel dieu et combien d’animaux pour quelle fête.
- Elles mentionnent aussi les interdictions de la religion, le salaire des prêtres…
- Grâce à elles on connait le calendrier des fêtes et
- parfois elles précisent les offrandes à faire pour tel ou tel dieu.
La formation religieuse des grecs commence dès l’enfance.
Ce sont les mères et les nourrices qui vont raconter les mythes aux petits enfants.
Quand ils ne sont pas acteurs de ces rites, ils sont spectateurs. Ils entendent des chants, voient les processions, les statues.
> les dionysies en l’honneur de Dionysos, au court desquelles des représentations théâtrales qui
montraient des divinités, des héros et aussi sujets historiques.
Tout cela faisait partie de cette éducation religieuse. Il n’y a pas de catéchisme mais éducation
religieuse qui est aussi civique.
Culture visuelle =
> représentation des divinités dur les vases, vaisselle, objets domestiques d’usage
courant…
> montre à quel point les mythes étaient présents dans la société grecque.
⚠ ÉTRANGERS :
> Les étrangers ne sont pas exclus du culte
> La plupart des cultes concernent une communauté mais les étrangers ne sont pas
exclus par principe.
> Participent aux rites qui leur sont expliqué :
> On va faire devant eux les gestes nécessaires pour tel ou tel rituel.
> On va lui indiquer les actes qu’il doit accomplir, on peut lui expliquer le sens de ses
actes.
RELIGIONS À MYSTÈRE :
> Dans certains cas on va lui demander de ne pas révéler ce qu’il a appris
> Les initiés ne doivent pas parler de ce qu’ils ont vu.
> Ce sont des cultes particuliers, ils ont une influence orientale.
Les philosophes qui jugent les mythes:
Les mythes ne sont pas l'objet de foi
Platon ne s’est pas privé de condamner les mythes grecs, il les trouvait immoraux, honteux. Ça ne pose pas de problème dans la cité.
On reproche aux philosophes d'être athées, pour eux leur religion c'est la philosophie : c'est comme ça que Socrate a été condamné à mort.
Organisation du monde divin
Mise en place au XVIII-XVII e
Homère et Hésiode ont fixé, selon Hérodote, les pratiques religieuses.
Leurs textes ont servis à formaliser les idées des grecs sur les dieux.
> Ce qu’ils ont écrit a été considéré comme des règles, comme une bases de la tradition.
> Les dieux sont conçu comme des hommes,
> ils apparaissent comme des sur-hommes.
À l’origine il n’existe pas d’univers il n’y a que chaos, un espace béant obscure et de ce chaos va naitre Gaia et Eros, le principe de fécondité.
À partir du moment où il y a Eros, des naissances pourront avoir lieu. Les puissances primordiales sont toutes nées de Gaia.
À partir de la castration de Ouranos, le temps et l’espace se développe, se mettent en place dans l’univers. Mais cet ordre établis c’est un cadre qui va évoluer : ordre politique stable parmi les dieux. La théogonie suit la cosmogonie. Le sang de la blessure d’Ouranos féconde une dernièrefois la terre, vont naitre les Érinyes : déesses de la vengeance + les Géants + les Méliades : les nymphes des frênes (l’arbre).
Chronos prend le pouvoir, c’est le premier roi des dieux.
Il a peur de ses enfants et donc il les avale et les met dans son ventre dès qu’ils naissent.
Devenu adulte il décide de se venger, il se débarrasse de son père en lui faisant avaler une drogue qui va lui faire vomir tout ces enfants. Avec ses frères
et sœurs Zeus va lutter contre les titans : son père et ses frères. Au bout de 10 ans ce sont les nouveaux dieux, les olympiens qui sont vainqueurs.
Ensuite les 3 frères vont se partager l’univers :
Poséidon prend les océans, Zeus prend le ciel et Hadès prend les souterrains. Zeus devient donc le roi des dieux, le deuxième après Chronos. L’ordre est stable.
Panthéon olympien : 12 dieux de l’olympe
Panthéon orphique : Orphée , Eurydice, Cerbère, Perséphone, Dionysos Zagreus.
Il n’y a pas un seul panthéon, il y en a plusieurs. Les grecs ont imaginé plusieurs combinaisons de divinités. L’identité de ces divinités varie.
Les grecs auraient eu 365 divinités, comprenant les héros et héroïnes.
Premier emploie du mot héros dans la littérature grecque : chez Homère.
Héros historiques ont un culte différent du culte rendu aux morts : Il est plus long, cérémonie fréquente. Culte sur le tombeau. D’autres héros, comme Héraclès ou Asclépias étaient extrêmement connus et c’est sans doute pour cela qu’ils ont gagné le statut de dieux.
Le culte que l’on rend à ces héros n’est pas si ≠ de ceux pour les dieux. Les recherches ont montré que la plupart du temps il s’agit des même rites. Les fêtes en l’honneur de Thésée, Théseia par exemple sont comparables aux fêtes en l’honneur
d’Athéna => rende des oracles, guérissent ou punissent ; propre prête et leur propre sanctuaire
Approche classique :
fiche d'identité pour chaque divinité, catalogue du monde divin. On essaie classé leur action dans le temps de la vie. suite une liste de tous les lieux où la divinité été vénérée et une listes des divinités => catalogues pleins infos : mythes, rites et lieux culte mais Approche structurale :
permet de comprendre organisation et fonctionnement panthéon. Travaux de Georges Dumézil : comparaison linguistique, de rites, de religieux, il a dégagé structure communes à toutes religions indo-européennes.
Dumézil est un des précurseur de l’analyse structurale des mythes.
Pour lui ce sont ces grands principes que l’on retrouve dans toutes les religions, incarnées par les divinités et dans l’organisation sociale.
Comparaison :
Chaque divinité appartient à plusieurs structures, reliées aux autres divinité et il faut étudier les relations entre les divinités. JP Vernant a été très influencé par l’ethnologue Claude Levi-Strauss qui faisait aussi des analyses structurales. Il a notamment développer l’idée que chaque élément fonctionne par rapport à son contraire, chaque élément prend son sens dans une opposition.
> « Hestia-Hermès : sur l’expression religieuse de l’espace et du mouvement chez les grecs »
il fait des comparaisons et cherche à dégager des oppositions.
Hermès : associé à la mobilité
Hestia : divinité du foyer, entretient le feu
Dans l’antiquité on a eu des travaux de spécialistes de la mythologie = Hécatée par exemple. Ils ont compilé différents mythes. Ils ont fait des catalogue de mythes. Les + connus sont Hécatée et Théagène de Rhégium —> ils se sont intéressés aux mythes qu’ils ont voulu regarder avec un oeil critique, très tôt les travaux d’Homère ont été soumis à réflexion critique.
2 fonctions :
-mythes on permis construire identité civique=identitaire/auto représentation
-pratique culturel, explications des rites=étiologie.
Auto-présentation :
Décorations du Parthénon à partir de grds mythes, sculptés. 4 grds mythes qui rapporte victoire des Dieux grecs contre des étrangers : contre Géants, Centaures, Amazones et Troie.
Guerre médiques=grds guerre ou perse on voulu étendre conquête sur monde grecs. Arrêté étonnamment par grecs mais surtout Athénien.
Nv interprétation guerre de Troie, grecs contre barbare.
Ds tous ces mythes oppositions entre :
cosmos(ordre organisé) et le chaos(ennemis) / Liberté (grecs, Athéniens surtout) et esclavage (perse)
Mythes étiologiques ou explicatifs :
Chercher ds mythes explication aux rites. Mythe et rites st égalité, pas un inférieur à l'autre.
Analyse du sacrifice : mythes Prométhée et Pandore. Mythes présent chez Hésiode
Rite sacrificiel=faire brûler les os pr les Dieux. Donner explication du pq sacrifice.
- Limite sanctuaire matérialisé par des bornes (horoi), enceinte sacré (péribole), périrrhantéria (vasque qui contiennent de l’eau qui sert à purifier, eau lustrale)
Emplacement sanctuaire choisi par rapport à critère :
- Lieu élevé au sommet colline
- Endroit où il y a un bois, type d’arbre particulier : olivier (Athéna) ; chêne (Zeus) ; loiret (Appolon)
- Présence de sources (chaude)
- Lieu remarquable
Le théménos lieu de culte
Sanctuaire culte de différent Dieux ou d'un seul. Lieux sacré. Lieu ou li y a des interdits, tout ce qui peut souillés (sang, mort) est interdit. Pas le droit de mourir, d’accoucher, rapport sexuel.
NE COMPORTE PAS NÉCESSAIREMENT UN TEMPLE, à l’origine il n’en avait pas
Autel et temple construction en rapport avec culte mais définis pas un sanctuaire
Autres rôles des sanctuaires :
Sanctuaires oraculaires, guérisseurs (épidaure) = temple qui peuvent fonctionner comme des hôpitaux.
Lieux d’asile, asylia : garantie d’inviolabilité (privilège des sanctuaires)
l’époque archaïque
Cette monumentalisation apparait avec les premiers temples
Le temple n’est pas du tout important dans la religion grecque : l’autel est beaucoup plus important. Le temple est un simple abri pour la statue du dieu = considéré comme maison du dieu.
premier temple : Après la disparition des roi, royauté, on voit apparaitre un
édifice sacré qu’est le temple.Indépendant de toute habitation privée et consacrée à la statue du dieu. 2 régions : Asie mineure et Sicile
Rôle et fonction des temples
conservent statut du culte
La presque totalité de ces statues ont été perdues avec la
christianisation.
Les temples avaient une utilité politique et économique : main d'oeuvre , architecte
et pour le politique = témoignage de sa richesse, de son rayonnement et donc de la puissance de la cité et du tyran
La piété d’un individu on en a très peu accès. On sait qu’il y avait des préférences, un individus peut avoir un attrait particulier pour telle ou telle divinité. On le voit par les offrandes. On le voit également par le mythe d’Hippolyte qui voue un culte a Artémis et méprise Aphrodite.
Ce qu’on sait c’est que les fidèles participaient au culte selon leur statut social.
À Athènes, grande déesse patronne : Athena. À l’origine, un débat Athena-Poséidon pour devenir patrons de la cité.
Après la victoire d’Athéna, les femmes d’Athènes ont été punies :
- elles ont perdues le droit de vote,
- de donner leur nom à l’enfant qu’elles portent,
- elles ont perdues le droit d’être appelées athéniennes.
Dans les textes les gynécocraties sont vouées à l'échec.
Des mythes relatifs à Héraclès et Thésée montrent une gynécocratie ratée = les deux combattent la reine des amazones.
Elles sont écartées des sacrifices civiques. Elles participent aux sacrifices publics même si après elles ne mangent pas avec les hommes.
Thesmophories : grande fête en l'honneur de Demeter : déesse
Fête qui inverse les règles et exclu les hommes du rituel. Seules les femmes mariées à des citoyens pouvaient y participer.