Les sciences humaines se construisent autour de trois pôles :
- Un pôle empirique : càd que les sciences humaines procèdent par observation, description, recueil de données.
- Un pôle théorique : passage des faits à la compréhension. C’est la construction du modèle d’analyse, la délimitation du périmètre de recherche, l’élaboration d’hypothèses, les propositions.
- Un pôle méthodologique : démarche retenue. Elle peut être inductive indicateur au modèle), déductive (du modèle aux indicateurs). Elle peut être globale, expérimentale, complexe, systémique…
--> Elles prennent naissance avec les philosophes et les penseurs de l’Antiquité.
Les normes sociales = rôle « d’indicateur » des comportements. Peuvent prendre la forme de lois, de règlements, ou relever des mœurs, des habitudes.
Les grands domaines de la sociologie : Les pères fondateurs:
Les grands domaines de l'anthropologie :
L’un des concepts majeurs forgés par Marcel MAUSS est celui de « phénomène social total », consistant dans l’intégration des différents aspects (biologique, économique, juridique, historique, religieux, esthétique…) constitutifs d’une réalité sociale donnée qu’il convient de saisir dans son intégralité. Pour MAUSS, le phénomène de la Kula (échange des colliers et des bracelets de coquillages dans les archipels mélanésiens) n’est pas seulement un processus d’échange symbolique, mais l’existence de lois de la réciprocité (don et contre-don) et de la communication (qui sont les bases de toute culture).
L’anthropologie se définit en 5 grands domaines ou pôles théoriques :
Pour aller au-delà, on peut dire évoquer, dans la relation de soin, la « bonne distance » (ni trop loin, ni trop près).
Elle va également étudier le social dans son évolution, notamment en termes de diffusion, d’interaction et d’acculturation, c’est-à-dire d’adoption (ou d’imposition) par une culture des normes appartenant à une autre culture.
Il va s’accorder sur plusieurs principes :
? La confrontation des différentes disciplines (ethnologie, mathématiques, psychanalyse, linguistique…) et s’intéresser au passage d’un mode de connaissance à un autre, à la question du transfert des modèles.
? Le modèle orchestral de communication : la communication est permanente, continue. LACAN s’appuiera sur le courant du structuralisme pour élaborer sa théorie psychanalytique et notamment la question de la chaîne des signifiants. C’est aussi la question du verbal et du non verbal.
? L’expérience ethnologique est avant tout l’expérience d’une rencontre, qui se joue dans l’inconscient. Pour DEVEREUX, il ne faut pas se contenter d’une approche « en surface » d’une situation, d’une problématique, d’une personne.
? L’approche humaine est prééminente à l’approche sociale ;
? L’approche de la totalité et non une approche parcellaire
Les grands courants ou écoles de pensée :
Créé en 1892, il s’est d’abord attaché à comprendre comment les individus vivaient dans cette ville afin d’améliorer leurs conditions de vie. Il a étudié la socialisation des migrants, l'influence des vagues de migrants sur l’urbanisation, la sectorisation urbaine. Pour ce courant, la déviance et la criminalité sont les signes d’une difficulté d’intégration. La sociologie de l’Ecole de Chicago est une démarche compréhensive (Max Weber), elle utilise une méthode qualitative. Le concept « d’interaction symbolique » est issu de l’Ecole de Chicago.
Un des courants ayant dominé la sociologie américaine des années 30 jusqu’aux années 50. Il emprunte la notion de culture (langage, normes, valeurs) aux anthropologues et cherche à rendre compte de l’intégration sociale. Pour eux, comme pour DURKHEIM, il existe un système culturel caractéristique de chaque société. Toutefois, les sociétés sont non homogènes, il existe des appartenances sociales multiples des individus = notion de sous-culture (ou de subculture). Le culturalisme permet de comprendre la socialisation des individus et décrit des individus intégrés dans des groupes sociaux stables et permet de comprendre cette intégration. Mais comporte des limites (libre arbitre, processus de sociabilisation plus complexe.
Talcott PARSONS (1902-1979) a cherché à construire une théorie sociologique globale visant à comprendre le fonctionnement de la société). Pour cela, il s’interroge sur le rôle joué par les actions individuelles dans la société. La société est ici considérée comme un système dont la fonction principale est d’intégrer les individus. Ce système peut évoluer mais sans cesser de remplir ses fonctions.
Le fonctionnalisme relativisé de R.K. MERTON : il relativise la théorie de PARSONS. Pour lui, certaines pratiques religieuses peuvent être sources de conflit et non d’intégration. Par ailleurs, toutes les pratiques sociales n’ont pas une fonction intégratrice. Il introduit d’autres concepts : fonction manifeste (action à la fois visible et souhaitée par les individus) et fonction latente (échappe à leur perception immédiate). Il a approfondi les concepts de rôle et de statut, a fait une distinction entre le groupe d’appartenance et le groupe de référence.
Courant développé aux Etats-Unis dans les 60's. Opposé du fonctionnalisme. L’interactionnisme part de l’hypothèse selon laquelle les individus sont des sujets conscients et il se propose d’expliquer le social par les actions individuelles. La vie sociale se résume en une multitude d’interactions qui correspond à la relation sociale de base.
Les normes et les rôles sociaux ne sont pas des données qui s’imposent aux individus, mais ce sont des constructions qui apparaissent, perdurent ou se transforment au cours des multiples interactions. Les comportements sociaux semblent obéir à des règles. La personnalité d’un individu se forme au contact des autres.
Il étudie comment les individus agissent à l’intérieur d’organisations caractérisées par des relations de pouvoir. Il en ressort que moins un individu sera soumis à des règlementations, moins il sera prévisible et plus il aura de pouvoir. L’individu met en place des stratégies pour accroître sa marge de manœuvre. Basé sur la neutralisation des comportements de chacun.
Créée en 1913 par Théodor Adorno et Max Horkheimer, courant de pensée né et a été marqué par les deux guerres mondiales, et les totalitarismes nazi et stalinien. Son ambition est de fonder une théorie critique favorisant l’émancipation des hommes en leur dévoilant les mécanismes de la domination sous toutes ses formes. Elle part du postulat selon laquelle la raison peut aider à l’émancipation.
Ebranlés par l’utilisation faite de l’intelligence et de la réflexion par les sociétés totalitaires (exil américain en 1933), Horkheimer et Adorno abandonnent le projet révolutionnaire. Adorno et Horkheimer vont alors conclure que la raison est totalitaire, car elle produit un système clos, ne laissant pas de place au hasard.
Jünger Habermas est le principal héritier et rénovateur de cette Ecole. Il oppose la domination à la détermination rationnelle.
Sa pensée est en opposition de ce qu’il appelle le « paradigme déterministe » incarné aux Etats-Unis par le culturalisme puis le fonctionnalisme, et, en France, par le structuralisme et par la théorie de l’habitus.
L’individualisme méthodologique repose sur deux axiomes fondamentaux : phénomènes sociaux --> dépendent des individus, leurs motivations et actions, et les individus sont rationnels. Pour Boudon, le changement est indéterminé, il nécessite un contexte "favorable".
« effets pervers » = sont des effets, des conséquences qui ne correspondent pas aux intentions originelles des individus.
L’habitus est à l’origine des actions des agents. C’est l’ensemble des goûts et aptitudes acquis par un individu au cours du processus de socialisation (classe sociale, culture). C’est un système de préférence mais aussi un système générateur de pratiques. Une classe sociale réunit l’ensemble des personnes dotées du même habitus.
Les individus (agents) ne sont pas identiques et interchangeables. De plus, ils sont dotés de capitaux (économique, culturel, social, symbolique)
Pour Bourdieu, la société est divisée en champs sociaux (l’école, la politique, le religieux, la culture…). Un champ social est un lieu d’échange de biens spécifiques. Ces champs sociaux sont des espaces de domination et de luttes.
Deux grands principes :
1) La société se produit elle-même : définit l'historicité, la capacité qu'à la société d’agir sur elle-même. Les hommes créent la société, les organisations sociales. S’ils créent la société, les hommes ont donc le droit de la transformer, de bousculer l’ordre social, l’ordre établi – contrairement aux sociétés primitives qui considèrent que l’ordre social est donné par les dieux ou la nature, qu’elle entre donc dans le cosmos et que l’action de l’homme ne doit pas la modifier (sous peine de grands malheurs, de malédictions…).
L'historicité dépend de trois éléments, selon TOURAINE :
- Du mode de connaissance qui offre aux membres de la société une représentation de cette dernière
- Du mode d’accumulation et du sens de l’accumulation (connaissances, capital financier, …)
- Du modèle culturel, càd la posture des individus face au changement. (primitives =traditions/mythes fondateurs, modernes = changement/innovation).
2) Pour TOURAINE, chaque individu est potentiellement un acteur social.
Les sciences humaines se construisent autour de trois pôles :
- Un pôle empirique : càd que les sciences humaines procèdent par observation, description, recueil de données.
- Un pôle théorique : passage des faits à la compréhension. C’est la construction du modèle d’analyse, la délimitation du périmètre de recherche, l’élaboration d’hypothèses, les propositions.
- Un pôle méthodologique : démarche retenue. Elle peut être inductive indicateur au modèle), déductive (du modèle aux indicateurs). Elle peut être globale, expérimentale, complexe, systémique…
--> Elles prennent naissance avec les philosophes et les penseurs de l’Antiquité.
Les normes sociales = rôle « d’indicateur » des comportements. Peuvent prendre la forme de lois, de règlements, ou relever des mœurs, des habitudes.
Les grands domaines de la sociologie : Les pères fondateurs:
Les grands domaines de l'anthropologie :
L’un des concepts majeurs forgés par Marcel MAUSS est celui de « phénomène social total », consistant dans l’intégration des différents aspects (biologique, économique, juridique, historique, religieux, esthétique…) constitutifs d’une réalité sociale donnée qu’il convient de saisir dans son intégralité. Pour MAUSS, le phénomène de la Kula (échange des colliers et des bracelets de coquillages dans les archipels mélanésiens) n’est pas seulement un processus d’échange symbolique, mais l’existence de lois de la réciprocité (don et contre-don) et de la communication (qui sont les bases de toute culture).
L’anthropologie se définit en 5 grands domaines ou pôles théoriques :
Pour aller au-delà, on peut dire évoquer, dans la relation de soin, la « bonne distance » (ni trop loin, ni trop près).
Elle va également étudier le social dans son évolution, notamment en termes de diffusion, d’interaction et d’acculturation, c’est-à-dire d’adoption (ou d’imposition) par une culture des normes appartenant à une autre culture.
Il va s’accorder sur plusieurs principes :
? La confrontation des différentes disciplines (ethnologie, mathématiques, psychanalyse, linguistique…) et s’intéresser au passage d’un mode de connaissance à un autre, à la question du transfert des modèles.
? Le modèle orchestral de communication : la communication est permanente, continue. LACAN s’appuiera sur le courant du structuralisme pour élaborer sa théorie psychanalytique et notamment la question de la chaîne des signifiants. C’est aussi la question du verbal et du non verbal.
? L’expérience ethnologique est avant tout l’expérience d’une rencontre, qui se joue dans l’inconscient. Pour DEVEREUX, il ne faut pas se contenter d’une approche « en surface » d’une situation, d’une problématique, d’une personne.
? L’approche humaine est prééminente à l’approche sociale ;
? L’approche de la totalité et non une approche parcellaire
Les grands courants ou écoles de pensée :
Créé en 1892, il s’est d’abord attaché à comprendre comment les individus vivaient dans cette ville afin d’améliorer leurs conditions de vie. Il a étudié la socialisation des migrants, l'influence des vagues de migrants sur l’urbanisation, la sectorisation urbaine. Pour ce courant, la déviance et la criminalité sont les signes d’une difficulté d’intégration. La sociologie de l’Ecole de Chicago est une démarche compréhensive (Max Weber), elle utilise une méthode qualitative. Le concept « d’interaction symbolique » est issu de l’Ecole de Chicago.
Un des courants ayant dominé la sociologie américaine des années 30 jusqu’aux années 50. Il emprunte la notion de culture (langage, normes, valeurs) aux anthropologues et cherche à rendre compte de l’intégration sociale. Pour eux, comme pour DURKHEIM, il existe un système culturel caractéristique de chaque société. Toutefois, les sociétés sont non homogènes, il existe des appartenances sociales multiples des individus = notion de sous-culture (ou de subculture). Le culturalisme permet de comprendre la socialisation des individus et décrit des individus intégrés dans des groupes sociaux stables et permet de comprendre cette intégration. Mais comporte des limites (libre arbitre, processus de sociabilisation plus complexe.
Talcott PARSONS (1902-1979) a cherché à construire une théorie sociologique globale visant à comprendre le fonctionnement de la société). Pour cela, il s’interroge sur le rôle joué par les actions individuelles dans la société. La société est ici considérée comme un système dont la fonction principale est d’intégrer les individus. Ce système peut évoluer mais sans cesser de remplir ses fonctions.
Le fonctionnalisme relativisé de R.K. MERTON : il relativise la théorie de PARSONS. Pour lui, certaines pratiques religieuses peuvent être sources de conflit et non d’intégration. Par ailleurs, toutes les pratiques sociales n’ont pas une fonction intégratrice. Il introduit d’autres concepts : fonction manifeste (action à la fois visible et souhaitée par les individus) et fonction latente (échappe à leur perception immédiate). Il a approfondi les concepts de rôle et de statut, a fait une distinction entre le groupe d’appartenance et le groupe de référence.
Courant développé aux Etats-Unis dans les 60's. Opposé du fonctionnalisme. L’interactionnisme part de l’hypothèse selon laquelle les individus sont des sujets conscients et il se propose d’expliquer le social par les actions individuelles. La vie sociale se résume en une multitude d’interactions qui correspond à la relation sociale de base.
Les normes et les rôles sociaux ne sont pas des données qui s’imposent aux individus, mais ce sont des constructions qui apparaissent, perdurent ou se transforment au cours des multiples interactions. Les comportements sociaux semblent obéir à des règles. La personnalité d’un individu se forme au contact des autres.
Il étudie comment les individus agissent à l’intérieur d’organisations caractérisées par des relations de pouvoir. Il en ressort que moins un individu sera soumis à des règlementations, moins il sera prévisible et plus il aura de pouvoir. L’individu met en place des stratégies pour accroître sa marge de manœuvre. Basé sur la neutralisation des comportements de chacun.
Créée en 1913 par Théodor Adorno et Max Horkheimer, courant de pensée né et a été marqué par les deux guerres mondiales, et les totalitarismes nazi et stalinien. Son ambition est de fonder une théorie critique favorisant l’émancipation des hommes en leur dévoilant les mécanismes de la domination sous toutes ses formes. Elle part du postulat selon laquelle la raison peut aider à l’émancipation.
Ebranlés par l’utilisation faite de l’intelligence et de la réflexion par les sociétés totalitaires (exil américain en 1933), Horkheimer et Adorno abandonnent le projet révolutionnaire. Adorno et Horkheimer vont alors conclure que la raison est totalitaire, car elle produit un système clos, ne laissant pas de place au hasard.
Jünger Habermas est le principal héritier et rénovateur de cette Ecole. Il oppose la domination à la détermination rationnelle.
Sa pensée est en opposition de ce qu’il appelle le « paradigme déterministe » incarné aux Etats-Unis par le culturalisme puis le fonctionnalisme, et, en France, par le structuralisme et par la théorie de l’habitus.
L’individualisme méthodologique repose sur deux axiomes fondamentaux : phénomènes sociaux --> dépendent des individus, leurs motivations et actions, et les individus sont rationnels. Pour Boudon, le changement est indéterminé, il nécessite un contexte "favorable".
« effets pervers » = sont des effets, des conséquences qui ne correspondent pas aux intentions originelles des individus.
L’habitus est à l’origine des actions des agents. C’est l’ensemble des goûts et aptitudes acquis par un individu au cours du processus de socialisation (classe sociale, culture). C’est un système de préférence mais aussi un système générateur de pratiques. Une classe sociale réunit l’ensemble des personnes dotées du même habitus.
Les individus (agents) ne sont pas identiques et interchangeables. De plus, ils sont dotés de capitaux (économique, culturel, social, symbolique)
Pour Bourdieu, la société est divisée en champs sociaux (l’école, la politique, le religieux, la culture…). Un champ social est un lieu d’échange de biens spécifiques. Ces champs sociaux sont des espaces de domination et de luttes.
Deux grands principes :
1) La société se produit elle-même : définit l'historicité, la capacité qu'à la société d’agir sur elle-même. Les hommes créent la société, les organisations sociales. S’ils créent la société, les hommes ont donc le droit de la transformer, de bousculer l’ordre social, l’ordre établi – contrairement aux sociétés primitives qui considèrent que l’ordre social est donné par les dieux ou la nature, qu’elle entre donc dans le cosmos et que l’action de l’homme ne doit pas la modifier (sous peine de grands malheurs, de malédictions…).
L'historicité dépend de trois éléments, selon TOURAINE :
- Du mode de connaissance qui offre aux membres de la société une représentation de cette dernière
- Du mode d’accumulation et du sens de l’accumulation (connaissances, capital financier, …)
- Du modèle culturel, càd la posture des individus face au changement. (primitives =traditions/mythes fondateurs, modernes = changement/innovation).
2) Pour TOURAINE, chaque individu est potentiellement un acteur social.