À quoi servent les sommets et forums économiques mondiaux ?
I. Origine et évolution des sommets économiques mondiaux
Naissance des forums suite aux chocs économiques des années 70 (notamment le choc pétrolier de 1973) et à la fin des Trente Glorieuses. En 1971, Nixon met fin à la convertibilité du dollar, marquant la rupture avec Bretton Woods.
A retenir :
- Institutionnalisation progressive :
- 1944 : Création du FMI et de la Banque mondiale à Bretton Woods.
- 1975 : Premier sommet à Rambouillet (G6 : France, USA, RU, Italie, Japon, RFA).
- 1976 : Ajout du Canada → G7.
- 1998 : Intégration de la Russie → G8 (suspendue en 2014 après l’annexion de la Crimée).
- 1999 : Naissance du G20 après la crise asiatique (1997) et en amont de la crise des subprimes (2007-2008).
- Le G20 représente aujourd’hui 85 % de l’économie mondiale et ⅔ de la population mondiale.
II. Crises monétaires et recompositions
A retenir :
1976 : Les Accords de la Jamaïque mettent fin au système de Bretton Woods. Passage à un régime de change flottant, dépendant du marché.
Europe : Création du Système Monétaire Européen (SME) avec l’écu, remplacé par l’euro avec le traité de Maastricht (1992).
L’Acte unique européen fusionne trois communautés (CECA, CEE, EURATOM) pour approfondir l’intégration.
Les forums économiques : objectifs et limites
I. Objectifs
A retenir :
- Offrir un espace de dialogue entre chefs d’États et responsables économiques.
- Aborder des sujets dépassant l’économie : climat, sécurité, développement.
- Renforcer la coordination économique mondiale dans un contexte de mondialisation croissante.
II. Limites
A retenir :
- Absence de cadre juridique contraignant pour les déclarations.
- Représentation inégale : certains pays (Afrique, Amérique latine) restent sous-représentés.
- Ces forums restent informels et sélectifs (le G20 n’a pas de statut juridique).
III. Critiques
A retenir :
- Peu de résultats concrets.
- Leadership disputé : certains pays y voient un moyen d’agir sans les USA.
- Inégalités de gouvernance : FMI dirigé par un Européen, Banque mondiale par un Américain.
Quel est le rôle de la Banque des règlements internationaux ?
Définition
Définition et missions générales
Créée en 1930, soit 15 ans avant les accords de Bretton Woods
Objectif initial : régler les réparations dues par l’Allemagne après la Première Guerre mondiale. Elle a soutenu la construction européenne (Union économique et monétaire)
C’est la banque centrale des banques centrales. Elle favorise la coopération monétaire et financière internationale.
Statut : société anonyme détenue par 63 banques centrales.
I. Particularités de la BRI
A retenir :
- Plus ancienne institution financière internationale (avant l’ONU)
- Banque des banques centrales, facilitant les réserves de change et d’or
- Capital détenu par les banques centrales membres
- Gouvernance : Assemblée générale, Conseil restreint (France, Allemagne, Belgique, Italie, RU, USA), Directeur général
- Statut hybride entre privé et institution publique
- Double approche : économique (technique) / politique (coordination)
II. Réalisations de la BRI
A retenir :
- Soutien à la CECA (années 1950), au Comité Delors (1988-1989)
- Accords de Bâle I (1988) : 8 % de fonds propres exigés
- Bâle II (2004) : ratio de solvabilité, contrôle interne
- Bâle III (2010) : réponse à la crise de 2008, renforcement de la résilience bancaire
Qu’est-ce qu’une monnaie internationale ?
I. L’offre, la demande et l’équilibre
A retenir :
- Loi de la demande : décroissante
- Loi de l’offre : croissante
- Équilibre : lorsque l’offre = la demande
- Politique de l’offre : relancer la production
- Politique de la demande : relancer la consommation
II. Politique conjoncturelle et structurelle
A retenir :
- Conjoncturelle (1-36 mois) : politique monétaire et budgétaire
- Structurelle (au-delà de 36 mois) : réformes profondes
III. Définition d’une monnaie internationale
A retenir :
- Utilisée pour les échanges internationaux
- Réserve de valeur
- Unité de compte
- Conditions :
- Émise par un pays exportateur
- Utilisée dans les transactions
- Échangée sur les marchés de change
IV. Monnaies internationales reconnues (FMI)
A retenir :
- Dollar américain
- Euro
- Yen
- Livre sterling
- Yuan (2016, intégration aux DTS)
Exemples :
- 2018 : Yuan intégré aux réserves de la Banque centrale allemande
- 2023 : Euro = 20 % des réserves mondiales ; Dollar = ~60 %
Le fond souverain
I. Définitions et fonctionnement
A retenir :
- Fonds d’investissement public, détenu par un État
- Financé par excédents économiques (commerce, pétrole)
- Objectifs :
- Stabiliser le budget
- Constituer des réserves
- Investir à l’étranger
- Koweït (1953), Norvège (1990, 1500 Mds € en 2025)
- Chine, Émirats, Qatar, Singapour
II. Stratégies des fonds souverains
A retenir :
- Investissements à long terme, revenus réinvestis
- Stabilisation des banques (ex : 2008)
- Soutien à la politique de l’offre, aux entreprises, à l’environnement
- Instruments d’influence
III. Gouvernance
A retenir :
- FMI : principes de Santiago (2008)
- Depuis 2018 : soutien au développement durable
Les formes de coopération économique (en Europe)
I. Construction progressive de l’intégration économique européenne
A retenir :
- 1950 : CECA (charbon et acier)
- 1957 : CEE (Traité de Rome)
- 1962 : Politique Agricole Commune (PAC)
- 1968 : Suppression des droits de douane intra-européens
- 1986 : Acte unique européen (CEE, EURATOM)
- 1992 : Traité de Maastricht → Union européenne, convergence budgétaire
- 1997 : Pacte de stabilité et de croissance
- 1999 : Création de la zone euro (20 États)
II. Réactions de l’UE face aux crises
A retenir :
- Pacte budgétaire européen → stabilité budgétaire renforcée
- Mécanisme européen de stabilité (MES) → soutien aux États
- 2020 : Plan Next Generation EU → endettement commun inédit
La monnaie dans l’échange
I. Qualités d’une monnaie
A retenir :
- Confiance
- Stabilité
- Interne : stabilité des prix
- Externe : stabilité du taux de change
II. Formes et quantité de monnaie
A retenir :
- Monnaie marchandise (ex : sel)
- Monnaie métallique (or, argent)
- Monnaie fiduciaire (billets/pièces)
- Monnaie scripturale (virements, chèques)
- Monnaie électronique/numérique (crypto, carte prépayée, MNBC)
Masse monétaire (agrégats)
- M1 : liquide
- M2 : M1 + épargne
- M3 : M2 + titres moins liquides
Contrôle :
- BCE, taux directeurs, réserves obligatoires, open market
Le rôle de la monnaie au sens classique du terme
I. Fonctions classiques
A retenir :
- Unité de compte
- Intermédiaire des échanges
- Réserve de valeur
II. Formes modernes
A retenir :
- Fiduciaire, scripturale, électronique, crypto
- Création monétaire par les banques commerciales (crédit) et la banque centrale
III. Effets économiques
A retenir :
- Inflation → trop de monnaie en circulation
- Croissance → une bonne utilisation de la monnaie stimule la consommation et l'investissement
Les différentes modalités de financement des activités économiques
I. Financement interne (autofinancement)
A retenir :
- Avantages : indépendance, souplesse
- Inconvénients : ressources limitées, sous-investissement
II. Financement externe
A retenir :
- Direct : actions, obligations (marchés de capitaux)
- Indirect : crédits bancaires
- National : banques, ménages
- International : IDE, emprunts, aides (FMI, Banque mondiale)
Le financement de l’économie
Définition
Capacité de financement
Une capacité de financement signifie qu’un agent économique (ménage, entreprise, administration publique…) dispose d’un excédent de revenus par rapport à ses dépenses. Il peut donc prêter ou investir.
Besoin de financement
Un besoin de financement signifie que l’agent dépense plus qu’il ne gagne : il doit alors emprunter ou attirer des capitaux.
A retenir :
Les agents à capacité de financement
- Les ménages : souvent en capacité de financement, car ils épargnent une partie de leurs revenus (pour la retraite, les projets futurs, etc.).
- Les entreprises : certaines peuvent aussi dégager un excédent (bénéfice non réinvesti), bien qu’elles aient souvent besoin de financement pour investir.
Les agents à besoin de financement
- Les entreprises : lorsqu’elles investissent plus que leurs ressources propres ne le permettent.
- Les administrations publiques : souvent en déficit budgétaire (les dépenses publiques sont supérieures aux recettes fiscales).
- L’État : structurellement en besoin de financement dans de nombreux pays développés.
L’équilibre global : le financement de l’économie nationale
- Les agents à capacité de financement prêtent (via l’épargne) aux agents à besoin de financement.
- Cela se fait via les marchés financiers ou via les intermédiaires financiers comme les banques.
- Le compte de capital dans la comptabilité nationale permet de mesurer ces flux de financement entre secteurs institutionnels.