La parole est au fondement de l'engendrement du lai : une aventure vécue > contée oralement (dans un lai breton) > mise par écrit en anglo-normand par Marie de France.
Mots prononcés et écrits : permettent l'amour de loin.
I- Les Lais ou l'art échanges discursifs
Art de la variation dans toutes les situations énonciatives et les formes d'énoncés.
Omniprésence de la parole :
Qui parle à qui ?
Les locuteurs sont homogènes : même statut, même âge... Mais quelques inattendus : biche, chevalier-oiseau et la fée.
Tous ont la même langue, même si ce sont différents pays > Guigemar (première parole du récit : la Biche).
Par les mots : parler d'amour ou de loi mais cela ne suffit pas toujours à faire avancer l'intrigue.
Monologues, dialogues et discours polyphoniques
Dialogues avec de longues répliques : Equitan (mettre des conditions et des règles entre les amants)
Présence de discours direct et indirect. Dans Fresne, le personnage est silencieux, réponse en discours indirect mais n'obtient la parole qu'en présence de sa mère.
Monologues de désarroi et de réflexion face à une situation.
Discours polyphonique : Guigemar > célébration du héros comme dans les chansons de geste.
II- Fonctions de la discursivité
La parole instauratrice : Action sur autrui pour découvrir un secret, utiliser la fonction persuasive pour faire parler quelqu'un > Bisclavret. Ou convaincre autrui de devenir la drue comme dans Guigemar et Equitan > plus généralement les échanges amoureux peuvent traduire une grande intensité amoureuse. Ou encore convaincre autrui d'abandonner un projet.
La parole programmatique : font advenir des événements > propos de la biche-cerf, la fée à Lanval.
La parole destructrice : médire ou détruire.
> Toutes ces paroles sont dans l'excès.
La parole empathique
=> grand rôle de la parole dans le dénouement des intrigues. En lien avec la brièveté.
III- Communiquer autrement
Le choix des lettres : convient lorsque l'échange se fait de loin > Eliduc mais problème nous ne savons pas si la situation décrite est celle de la lettre ou la parole des messagers. Les unes pourraient se substituer aux autres.
L'écrit pallie la distance : Les deux amants, lettre avec une authentification, elle garantit l'identité du messager.
L'écrit peut avoir une valeur emblématique d'un fonctionnement narratif : Milun > efficacité narrative est nulle, des propos prédictifs (annonce de la découverte de son père suite à l'anneau autour du cou) mais n'est pas dit que la sœur raconte ou pas l'histoire. Cette lettre a une fonction emblématique de l'amour entre les amants et des objets symboliques et des lettres échangées = participe à la cohérence sémantique.
Transmission de l'écrit par l'oiseau : Le Laüstic > symbole de l'amour des deux amants or, lorsque le rossignol est tué par le mari jaloux, l'amante envoie l'oiseau mort qui signifie la mort de leur liaison.
La parole est au fondement de l'engendrement du lai : une aventure vécue > contée oralement (dans un lai breton) > mise par écrit en anglo-normand par Marie de France.
Mots prononcés et écrits : permettent l'amour de loin.
I- Les Lais ou l'art échanges discursifs
Art de la variation dans toutes les situations énonciatives et les formes d'énoncés.
Omniprésence de la parole :
Qui parle à qui ?
Les locuteurs sont homogènes : même statut, même âge... Mais quelques inattendus : biche, chevalier-oiseau et la fée.
Tous ont la même langue, même si ce sont différents pays > Guigemar (première parole du récit : la Biche).
Par les mots : parler d'amour ou de loi mais cela ne suffit pas toujours à faire avancer l'intrigue.
Monologues, dialogues et discours polyphoniques
Dialogues avec de longues répliques : Equitan (mettre des conditions et des règles entre les amants)
Présence de discours direct et indirect. Dans Fresne, le personnage est silencieux, réponse en discours indirect mais n'obtient la parole qu'en présence de sa mère.
Monologues de désarroi et de réflexion face à une situation.
Discours polyphonique : Guigemar > célébration du héros comme dans les chansons de geste.
II- Fonctions de la discursivité
La parole instauratrice : Action sur autrui pour découvrir un secret, utiliser la fonction persuasive pour faire parler quelqu'un > Bisclavret. Ou convaincre autrui de devenir la drue comme dans Guigemar et Equitan > plus généralement les échanges amoureux peuvent traduire une grande intensité amoureuse. Ou encore convaincre autrui d'abandonner un projet.
La parole programmatique : font advenir des événements > propos de la biche-cerf, la fée à Lanval.
La parole destructrice : médire ou détruire.
> Toutes ces paroles sont dans l'excès.
La parole empathique
=> grand rôle de la parole dans le dénouement des intrigues. En lien avec la brièveté.
III- Communiquer autrement
Le choix des lettres : convient lorsque l'échange se fait de loin > Eliduc mais problème nous ne savons pas si la situation décrite est celle de la lettre ou la parole des messagers. Les unes pourraient se substituer aux autres.
L'écrit pallie la distance : Les deux amants, lettre avec une authentification, elle garantit l'identité du messager.
L'écrit peut avoir une valeur emblématique d'un fonctionnement narratif : Milun > efficacité narrative est nulle, des propos prédictifs (annonce de la découverte de son père suite à l'anneau autour du cou) mais n'est pas dit que la sœur raconte ou pas l'histoire. Cette lettre a une fonction emblématique de l'amour entre les amants et des objets symboliques et des lettres échangées = participe à la cohérence sémantique.
Transmission de l'écrit par l'oiseau : Le Laüstic > symbole de l'amour des deux amants or, lorsque le rossignol est tué par le mari jaloux, l'amante envoie l'oiseau mort qui signifie la mort de leur liaison.