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Collège
Troisième

La Seconde Guerre mondiale : une guerre d'anéantissement

Histoire

Définition

Ghetto
Quartier des villes d’Europe de l’est dans lesquels les Allemands ont enfermé les Juifs à partir de 1940 avant de les dépoter progressivement dans les camps d’extermination à partir de 1942-1943.
Einsatzgruppen
« Unités mobiles de tueries ». Groupes composés de SS, de policiers qui suivent l’avancée des soldats en URSS et qui extermine toute population considérée comme ennemie (les Juifs, les Tsiganes, les membres du Parti Communiste soviétique, résistants). Ils pratiquent des massacres à grande échelle ex : le massacre de Babi Yar en Ukraine les 29 et 30 septembre 1941 : environ 34 000 juifs sont massacrés dans le ravin creusé à cet effet. C’est la « Shoah par balles ». Ex: massacre de Babi yar en Ukraine les 29 et 30 septembre 1941 => 34 000 morts => c'est "la Shoa par balles".
Centre de mise à mort (ou camp d’extermination)
Un camp d'extermination est un camp où les victimes déportées sont exécutées dans des chambres à gaz. Leurs corps sont brûlés dans des fours crématoires ou sur des bûchers.
Génocide
Un génocide est l'extermination d'un groupe de personnes ou d'un peuple pour des raisons religieuses ou raciales. Le génocide programmé par les Allemands débute avec la construction de camps de concentration, dont les plus vastes se trouvent : en Pologne : Maidanek, Auschwitz, Birkenau ; en Allemagne : Dachau, Buchenwald, Bergen-Belsen, Ravensbrück ; en Autriche : Mauthausen.
Guerre d’anéantissement
Conflit qui se caractérise par la volonté d’anéantir toutes les capacités humaines et matérielles de l’ennemi, et de briser toute capacité de résistance.

Les phases de la 2nde GM

Trace écrite : Au cours de la 2nde GM, la violence des batailles comme celle de Stalingrad montre qu’il s’agit désormais d’une guerre d’anéantissement dont l’objectif est la capitulation de l’adversaire. La bataille de Stalingrad qui oppose l’Allemagne nazie à l’URSS entre août 1942 et février 1943 marque un tournant dans la guerre en Europe. En effet, les troupes allemandes qui prennent l’initiative du combat, entendent poursuivre le plan d’invasion de l’URSS décidé par Hitler et sa volonté d’expansion territoriale. Très vite, l’armée allemande progresse mais elle doit faire face à une résistance acharnée de la part des Soviétiques (armée rouge) ordonnée par Staline (« pas un pas en arrière ! »). En effet, pour les Soviétiques, il s’agit de défendre la patrie et de partir à la reconquête de territoires placés alors sous l'occupation allemande. Pour cela, l’URSS s’appuie sur la puissance de son industrie mise au service de la guerre et au sentiment nationaliste exalté par la propagande. Les combats sont acharnés et d’une très grande violence. Ils entraînent un bilan humain très lourd avec plus de 490 000 soldats soviétiques tués et 600 000 blessés ; 450 000 soldats allemands tués ou blessés et 94 000 d’entre eux capturés. Les armées doivent faire face à un manque de ravitaillement pour les soldats, aux épidémies et au froid. Les conditions de vie des civils sont elles aussi épouvantables avec la propagation des épidémies, une situation de quasi famine et une ville assiégée et détruite.

Cette bataille est aussi une bataille idéologique entre d’un côté le nazisme (« supériorité de la race aryenne face à la race slave ») et de l’autre le communisme. Pour Hitler, remporter la bataille de Stalingrad, c'est montrer sa supériorité face à Staline et à son idéologie qu'il a combattue dès son arrivée au pourvoir, en 1933, en Allemagne, en enfermant les communistes dans les camps de concentration. Pour Staline, il s'agit au contraire de montrer la puissance du communisme soviétique et de se placer du côté de ceux qui résistent face à Hitler. Par ailleurs, la victoire de l'armée rouge en 1943 est devenue un élément de propagande très important pour Staline pour montrer sa puissance et son ambition politique. Cette bataille a donc nécessité une mobilisation humaine, matérielle, financière et politique pour les deux régimes totalitaires européens.


Trace écrite : En Europe, face à l’occupation et à la barbarie nazie, des formes de résistance se mettent en place dès le début de la guerre et des conquêtes nazies. Ces résistances prennent différentes formes et sont menées par des acteurs différents :

Il y a la résistance civile : - L’action des syndicats qui sont interdits par les nazis. Ils organisent la résistance notamment en refusant de participer au STO (service du travail obligatoire) mais aussi en appelant à la désobéissance civile comme en Norvège face au gouvernement allié des nazis. - Des résistances nationales comme celle encouragée par le gouvernement danois pour éviter la rafle massive des juifs vivant dans le royaume.

Il y a la résistance armée : - La résistance juive dans le cadre notamment de la révolte des Juifs contre les nazis dans le ghetto de Varsovie en 1943. - La résistance menée par les partisans Grecs qui refusent l’occupation et le pillage de leur pays par les nazis à partir de 1941. Ces mouvements sont composés de partisans, c’est-à-dire de combattants armés qui ne font pas partie d’une armée régulière. Parmi eux on compte de nombreuses femmes.

A retenir :

Une guerre totale et d’anéantissement

Une guerre d’anéantissement


  • les affrontements militaires sont d’une terrible violence ; l’objectif est d'anéantir les capacités militaires et industrielles de l’ennemi
  • les combats sont marqués par :
  • des crimes de guerre allemands et japonais contre les prisonniers et les résistants
  • de grandes batailles :
  • ex. : Stalingrad (juillet 1942 - février 1943), perçue comme le tournant de la guerre et le début de la libération de l’Europe
  • les civils ne sont pas épargnés durant cette guerre :
  • bombardements
  • génocides des Juifs et des Tziganes


Une guerre idéologique


  • Allemagne nazie : conquête de son « espace vital » et anéantissement des Juifs d’Europe
  • Japon : veut dominer l’Asie orientale
  • URSS : veut assurer la supériorité du système communiste
  • les Alliés : sont rassemblés autour de valeurs démocratiques


Une guerre totale


  • des dizaines de millions de soldats participent au combat
  • les populations et les économies sont entièrement tournées vers l’effort de guerre 
  • usines de guerre
  • mise à contribution de la recherche scientifique pour développer des armes nouvelles
  • l'Allemagne et le Japon s’appuient sur le travail forcé des civils ou prisonniers de guerre
  • les États se servent de la propagande pour faire adhérer la population ou dénoncer l’ennemi


Les crimes nazis

L’univers concentrationnaire nazi


  • dès 1933, mise en place d'un réseau de camps de concentration nazis. La terreur s’abat sur :
  • les opposants politiques
  • les homosexuels
  • les « asociaux » ou les handicapés
  • les conditions de détention sont effroyables :
  • froid, faim, maladies
  • brutalité quotidienne des SS
  • travail forcé


Les génocides des juifs et des tziganes


  • à partir de septembre 1939 : regroupement des juifs par les Allemands dans des ghettos en Pologne (mortalité importante)
  • après l’invasion de l’URSS (juin 1941), des centaines de milliers des Juifs sont fusillés par les Einsatzgruppen
  • la Solution finale est décidée en 1942 :
  • de nouveaux camps sont mis en place, des centres de mise à mort (ex. : Auschwitz-Birkenau)
  • environ 6 millions de Juifs et 250 000 Tziganes sont exterminés


Nuremberg, condamner les crimes nazis


  • printemps 1945 : les armées alliées libèrent les camps
  • les Alliés décident de traduire les responsables nazis devant un tribunal international : le tribunal de Nuremberg
  • de nouveaux termes sont inventés pour qualifier ces crimes :
  • génocide
  • crimes contre l’humanité