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Post-Bac
3

"La Galère" de DUBET. Chapitre 2 : Touraine

Théories Sociologiques

Définition

Livre et contexte :
Sorti en 1987. Il y a des émeutes urbaines en 1981. Ce qui devient un problème public. L'état va faire appel à des sociologues tourainiens pour faire une étude sur ces émeutes. Les jeunes des banlieues constituent-ils ou non un mouvement social ?
Protocole d'enquête :
Les sociologues sont envoyés dans plusieurs villes, et font des groupes de 12 jeunes. Ils réalisent des interventions sociologiques (focus groupe) 2 fois par semaine. On fait venir des personnes excédées par le comportement des jeunes et des personnes qui veulent les aider. Les sociologues doivent aider les jeunes à prendre conscience des moyens dont ils disposent pour agir en tant que mouvement social.

Les jeunes décrivent leurs expériences et il en ressort 3 dimensions :

  • La désorganisation : les jeunes sont en situation d'anomie. Ils sont en décalage entre les objectifs qu'ils se donnent et les moyens qu'ils utilisent pour y arriver. Les victimes ont l'impression de ne rien pouvoir faire et ne font donc rien. Cette désorganisation s'accompagne d'une destruction interne.
  • L'exclusion : ils se sentent exclus par tout ceux qui n'habitent pas le quartier. Cela provoque 2 types de réactions : le sentiment d'impuissance et l'activité délinquante. L'exclusion est vue comme un handicap social. Une des vecteurs : l'échelle scolaire = frustration.
  • La rage : haine qui s'apparente à un espèce de guerre de l'individu contre tout le monde. Naissance d'une violence gratuite.

A retenir :

  • Les jeunes passent d'un registre à l'autre (désorganisation, exclusion, rage).
  • Ils ne forment pas de vrais groupes : la sociabilité est fragile. Il n'y a pas vraiment de réseaux d'inter-connaissances.
  • Les conditions ne sont pas réunis pour se créer un mouvement social.
Post-Bac
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"La Galère" de DUBET. Chapitre 2 : Touraine

Théories Sociologiques

Définition

Livre et contexte :
Sorti en 1987. Il y a des émeutes urbaines en 1981. Ce qui devient un problème public. L'état va faire appel à des sociologues tourainiens pour faire une étude sur ces émeutes. Les jeunes des banlieues constituent-ils ou non un mouvement social ?
Protocole d'enquête :
Les sociologues sont envoyés dans plusieurs villes, et font des groupes de 12 jeunes. Ils réalisent des interventions sociologiques (focus groupe) 2 fois par semaine. On fait venir des personnes excédées par le comportement des jeunes et des personnes qui veulent les aider. Les sociologues doivent aider les jeunes à prendre conscience des moyens dont ils disposent pour agir en tant que mouvement social.

Les jeunes décrivent leurs expériences et il en ressort 3 dimensions :

  • La désorganisation : les jeunes sont en situation d'anomie. Ils sont en décalage entre les objectifs qu'ils se donnent et les moyens qu'ils utilisent pour y arriver. Les victimes ont l'impression de ne rien pouvoir faire et ne font donc rien. Cette désorganisation s'accompagne d'une destruction interne.
  • L'exclusion : ils se sentent exclus par tout ceux qui n'habitent pas le quartier. Cela provoque 2 types de réactions : le sentiment d'impuissance et l'activité délinquante. L'exclusion est vue comme un handicap social. Une des vecteurs : l'échelle scolaire = frustration.
  • La rage : haine qui s'apparente à un espèce de guerre de l'individu contre tout le monde. Naissance d'une violence gratuite.

A retenir :

  • Les jeunes passent d'un registre à l'autre (désorganisation, exclusion, rage).
  • Ils ne forment pas de vrais groupes : la sociabilité est fragile. Il n'y a pas vraiment de réseaux d'inter-connaissances.
  • Les conditions ne sont pas réunis pour se créer un mouvement social.