Double épreuve : Légitimité et efficacité.
A. La gestion du risque et des incertitudes
1er défi :
Un monde incertain dans lequel les frontières politiques ne correspondent plus à l’échelle des risques, elles ne sont qu’artificielles = Les liens d’interdépendance aujourd’hui entre les individus et les collectifs à l’échelle globale conduisent à des situations de risques technologiques, économiques, financiers, sanitaires, face auxquels les gouvernements représentatifs sont largement impuissants.
Par exemple face à des problèmes mondiaux, il n’y a pas d’institution démocratique équivalente qui serait capable d’agir (seulement ONG ou négociations inter-étatiques).
= Absence de représentation démocratique à l’échelle globale.
Pose la question du sentiment d’appartenance à une possible communauté mondiale et des modes de désignation d’instances représentatives à cette échelle (pour contre-carrer des acteurs non-démocratiques - mafia, entreprises).
2e défi :
Prise en compte du temps et du futur dans la représentation.
Dominique Bourg - myopie des démocraties représentatives - incapables de projeter leur action au-delà de la prochaine échéance électorale, et ainsi de prendre en compte ce que pourraient être les intérêts des générations futures.
Comment préserver les conditions permettant aux démocraties de se maintenir dans le moyen ou long terme, dès lors que l’on prend des décisions qui auront des conséquences irréversibles sur l’existence même des démocraties (désastre environnemental).
3e défi :
Callon, Lascoumes et Barthe - Incapable de calculer précisément les conséquences des décisions que l’on doit prendre. Ils proposent donc de changer les modalités de prise de décision = « démocratie dialogique », organisée autour de « forums hybrides », qui sont des arènes où se confrontent le point de vue des experts, le point de vue des politiques et le point de vue des collectifs de citoyens organisés.
Des formes de participation qui permettent d’explorer les mondes possibles.
-> Théorie de la double délégation (Bruno Latour) obsolète = ne permet plus un gouvernement qui puisse être à la fois efficace et démocratique. Les frontières et compétences deviennent floues.
B. Gestion de nouveaux conflits sociaux
Culture de l’émeute peu répandue en démocratie. Adhésion globale au système, mais il existe aussi des capacités de mobilisation ponctuelle sur des enjeux immédiats, locaux, précis.
-> Multiplication de ces conflits ponctuels (environnementaux par ex) = Les acteurs politiques dominants ont adhéré très vite à une catégorie visant à disqualifier ces conflits : NIMBY (Not In My BackYard) - Considérer comme égoïste le comportement de ces citoyens récalcitrants qui défendraient leurs seuls intérêts. Pourtant ces conflits sont tout à fait capables de monter en généralité = brouillage entre experts et profanes, mais aussi un brouillage entre l’intérêt général tel qu’il est porté par des collectifs citoyens et tel qu’il est montré par le gouvernement représentant.
Augmentation quantitative des conflits = Augmentation qualitative ?
Formes de mobilisations de plus en plus décentralisées, sans tête, anarchiques, et donc sur lesquels les pouvoirs publics ont de moins en moins prise. Anticipation et répression plus complexe (Anonymous par ex).
= De nouvelles formes de réponse de la part du gouvernement
Double épreuve : Légitimité et efficacité.
A. La gestion du risque et des incertitudes
1er défi :
Un monde incertain dans lequel les frontières politiques ne correspondent plus à l’échelle des risques, elles ne sont qu’artificielles = Les liens d’interdépendance aujourd’hui entre les individus et les collectifs à l’échelle globale conduisent à des situations de risques technologiques, économiques, financiers, sanitaires, face auxquels les gouvernements représentatifs sont largement impuissants.
Par exemple face à des problèmes mondiaux, il n’y a pas d’institution démocratique équivalente qui serait capable d’agir (seulement ONG ou négociations inter-étatiques).
= Absence de représentation démocratique à l’échelle globale.
Pose la question du sentiment d’appartenance à une possible communauté mondiale et des modes de désignation d’instances représentatives à cette échelle (pour contre-carrer des acteurs non-démocratiques - mafia, entreprises).
2e défi :
Prise en compte du temps et du futur dans la représentation.
Dominique Bourg - myopie des démocraties représentatives - incapables de projeter leur action au-delà de la prochaine échéance électorale, et ainsi de prendre en compte ce que pourraient être les intérêts des générations futures.
Comment préserver les conditions permettant aux démocraties de se maintenir dans le moyen ou long terme, dès lors que l’on prend des décisions qui auront des conséquences irréversibles sur l’existence même des démocraties (désastre environnemental).
3e défi :
Callon, Lascoumes et Barthe - Incapable de calculer précisément les conséquences des décisions que l’on doit prendre. Ils proposent donc de changer les modalités de prise de décision = « démocratie dialogique », organisée autour de « forums hybrides », qui sont des arènes où se confrontent le point de vue des experts, le point de vue des politiques et le point de vue des collectifs de citoyens organisés.
Des formes de participation qui permettent d’explorer les mondes possibles.
-> Théorie de la double délégation (Bruno Latour) obsolète = ne permet plus un gouvernement qui puisse être à la fois efficace et démocratique. Les frontières et compétences deviennent floues.
B. Gestion de nouveaux conflits sociaux
Culture de l’émeute peu répandue en démocratie. Adhésion globale au système, mais il existe aussi des capacités de mobilisation ponctuelle sur des enjeux immédiats, locaux, précis.
-> Multiplication de ces conflits ponctuels (environnementaux par ex) = Les acteurs politiques dominants ont adhéré très vite à une catégorie visant à disqualifier ces conflits : NIMBY (Not In My BackYard) - Considérer comme égoïste le comportement de ces citoyens récalcitrants qui défendraient leurs seuls intérêts. Pourtant ces conflits sont tout à fait capables de monter en généralité = brouillage entre experts et profanes, mais aussi un brouillage entre l’intérêt général tel qu’il est porté par des collectifs citoyens et tel qu’il est montré par le gouvernement représentant.
Augmentation quantitative des conflits = Augmentation qualitative ?
Formes de mobilisations de plus en plus décentralisées, sans tête, anarchiques, et donc sur lesquels les pouvoirs publics ont de moins en moins prise. Anticipation et répression plus complexe (Anonymous par ex).
= De nouvelles formes de réponse de la part du gouvernement