A. Une participation politique inégalement distribuée
Lester Milbrath - Univers de la participation comparable à une pyramide.
Hors de cette pyramide -> Fraction d’indifférents et d’externes.
L’élection est la participation la plus simple et la moins coûteuse. On observe une baisse significative sauf pour les présidentielles qui mobilisent encore beaucoup.
Facteurs de l’abstention électorale = facteurs politiques et sociologiques.
= On observe donc un biais de représentation.
Larry Bartels et Martin Gilens - les démocraties représentatives ne sont plus représentatives que des intérêts de la fraction la plus riche de la population dans le cadre de démocraties inégalitaires qui s’apparentent de plus en plus à des oligarchies.
- Conséquence pour les catégories pop = Soit l’indifférence, soit des formes de contestations, électorales ou non (émeutes, violences).
Cette abstention renvoie à la perte de centralisme de l’élection, affaiblissement structurel du politique qui est considéré comme incapable d’interférer avec le destin de la pop.
B. Une critique de la représentation politique
Déclin de la croyance et de la confiance dans les institutions, dans les partis politiques et dans les acteurs du jeu politique. Cette remise en cause de leur légitimité est amplifiée par une critique de leur absence de représentativité.
Critique de l’absence de femmes dans la représentation + Critique également de l’absence de diversité ethnique de cette population - Assemblées parlementaires non représentatives.
=> Limites de ces critiques - Pippa Norris, The Democratic Phoenix, les gouvernants plus que les institutions elles-mêmes qui font l’objet de la critique la plus virulente. Les institutions de la démocratie représentative ne sont pas vraiment remises en cause.
John Hibbins et Elizabeth Theiss-Morse - Différence entre une volonté de démocratie directe (demande trop d’efforts et de temps pour la plupart des citoyens) et la volonté de pouvoir être entendu des gouvernants lorsqu’ils ont des intérêts à défendre.
-> Indifférence à l’élection ? Désintéressement total = Les enjeux locaux témoignent d’une disponnibilité des citoyens.
Par ailleurs, les enquêtes d’opinion montrent que l’intérêt pour la politique ne baisse pas de manière aussi radicale que le vote. Les citoyens déclarent être intéressés par la politique mais tout se passe comme si c’était les formes classiques de la politique qui ne parvenaient plus à les intéresser.
C. Une contestation de l’expertise
Bruno Latour - Double processus de délégation :
= Double processus de la représentation, de la société et des humains d’une part, de la nature et des choses d’autre part, double processus reposant sur une même logique d’autonomisation, de professionnalisation, de mise à distance du profane.
Ces deux systèmes se renforcent par une boucle de légitimation = le pouvoir d’Etat certifiant et sponsorisant le pouvoir des experts, et les experts venant instruire et éclairer les choix politiques.
Aujourd’hui, les deux piliers de cette sainte alliance sont fragilisés. Défiance envers les experts, scandales qui montrent que les experts sont sous influence = Mise en échec de la relation science/société.
Deux processus qui conduisent à déplacer la frontière entre experts et profanes dans les controverses ayant pour objet la technique :
A. Une participation politique inégalement distribuée
Lester Milbrath - Univers de la participation comparable à une pyramide.
Hors de cette pyramide -> Fraction d’indifférents et d’externes.
L’élection est la participation la plus simple et la moins coûteuse. On observe une baisse significative sauf pour les présidentielles qui mobilisent encore beaucoup.
Facteurs de l’abstention électorale = facteurs politiques et sociologiques.
= On observe donc un biais de représentation.
Larry Bartels et Martin Gilens - les démocraties représentatives ne sont plus représentatives que des intérêts de la fraction la plus riche de la population dans le cadre de démocraties inégalitaires qui s’apparentent de plus en plus à des oligarchies.
- Conséquence pour les catégories pop = Soit l’indifférence, soit des formes de contestations, électorales ou non (émeutes, violences).
Cette abstention renvoie à la perte de centralisme de l’élection, affaiblissement structurel du politique qui est considéré comme incapable d’interférer avec le destin de la pop.
B. Une critique de la représentation politique
Déclin de la croyance et de la confiance dans les institutions, dans les partis politiques et dans les acteurs du jeu politique. Cette remise en cause de leur légitimité est amplifiée par une critique de leur absence de représentativité.
Critique de l’absence de femmes dans la représentation + Critique également de l’absence de diversité ethnique de cette population - Assemblées parlementaires non représentatives.
=> Limites de ces critiques - Pippa Norris, The Democratic Phoenix, les gouvernants plus que les institutions elles-mêmes qui font l’objet de la critique la plus virulente. Les institutions de la démocratie représentative ne sont pas vraiment remises en cause.
John Hibbins et Elizabeth Theiss-Morse - Différence entre une volonté de démocratie directe (demande trop d’efforts et de temps pour la plupart des citoyens) et la volonté de pouvoir être entendu des gouvernants lorsqu’ils ont des intérêts à défendre.
-> Indifférence à l’élection ? Désintéressement total = Les enjeux locaux témoignent d’une disponnibilité des citoyens.
Par ailleurs, les enquêtes d’opinion montrent que l’intérêt pour la politique ne baisse pas de manière aussi radicale que le vote. Les citoyens déclarent être intéressés par la politique mais tout se passe comme si c’était les formes classiques de la politique qui ne parvenaient plus à les intéresser.
C. Une contestation de l’expertise
Bruno Latour - Double processus de délégation :
= Double processus de la représentation, de la société et des humains d’une part, de la nature et des choses d’autre part, double processus reposant sur une même logique d’autonomisation, de professionnalisation, de mise à distance du profane.
Ces deux systèmes se renforcent par une boucle de légitimation = le pouvoir d’Etat certifiant et sponsorisant le pouvoir des experts, et les experts venant instruire et éclairer les choix politiques.
Aujourd’hui, les deux piliers de cette sainte alliance sont fragilisés. Défiance envers les experts, scandales qui montrent que les experts sont sous influence = Mise en échec de la relation science/société.
Deux processus qui conduisent à déplacer la frontière entre experts et profanes dans les controverses ayant pour objet la technique :