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Lycée
Première

l'unité italienne

Histoire

1. La montée du nationalisme

Au début du 19e siècle, l’Italie était morcelée en sept Etats et étaient dominés par l’Autriche. Pourtant, un mouvement composé de bourgeois et d’intellectuels, appelé le Risogimiento, croyait à la renaissance d’une Italie unifiée. Ces intellectuels s’organisaient en société secrète à cause des violentes répressions que l’Autriche faisait subir aux révolutionnaires. Deux mouvements républicains se formèrent : l’un républicain était animé par Mazzini et Garibaldi ; l’autre, moins démocratique, était composé de grands industriels et de grands propriétaires souvent des nobles et des bourgeois. Très différents les uns des autres, tous ces patriotes étaient au moins d’accord pour se débarrasser de l’hégémonie de l’Autriche.

2. L’échec des aspirations républicaines

En 1847, le roi du Piémont, Charles-Albert, transforma son état absolutiste en état libéral. En 1848, la révolution éclata dans de nombreuses villes. À Venise et à Rome la République fut proclamée. Adoptant le drapeau tricolore italien, le roi du Piémont Charles-Albert prit la tête du mouvement national et déclara la guerre à l’Autriche. Mais il fut écrasé en 1849 et contraint de laisser le trône à son fils Victor-Emmanuel II. Venise capitula pendant que le pape Pie IX rétablissait l’absolutisme à Rome. Cette première tentative d’union nationale fut un échec. Il semblait que l’Italie ne pouvait pas s’unifier sans qu’il y ait une intervention étrangère.


La bataille de Novara en 1849. L'armée du roi du Piémont Charles Albert Ier fut écrasée par les autrichiens.

3. La création d’un royaume unifié

Le comte de Cavour, le ministre de Victor-Emmanuel II, eut alors l’idée de demander l’aide de la France. En 1859, en échange de l’annexion de la Savoie et de Nice à la France, Napoléon III envoya l’armée française pour aider le Piémont dans une guerre contre l’Autriche. En 1860, une expédition armée menée par Garibaldi, appelée l’expédition des mille, fit la conquête de la Sicile et de Naples. Les hommes qui la composaient furent nommés les chemises rouges en raison de leurs uniformes écarlates. Très vite, le mouvement unitaire gagna tout le pays et Victor Emmanuel II fut proclamé roi d’Italie. L’unité s’acheva en 1870 avec la prise de Rome, qui était encore aux mains du pape Pie IX, par les troupes de l’Italie unifiée.

A retenir :

Entre 1859 et 1871, les italiens parvinrent à réaliser leur unité en s'opposant à la puissance autrichienne et en s'appuyant sur l'ambition du roi de Piémont-Sardaigne et sur l'aide militaire de la France. Cette unité reposa avant tout sur des personnages courageux et motivés comme le comte Cavour et Garibaldi.


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Première

l'unité italienne

Histoire

1. La montée du nationalisme

Au début du 19e siècle, l’Italie était morcelée en sept Etats et étaient dominés par l’Autriche. Pourtant, un mouvement composé de bourgeois et d’intellectuels, appelé le Risogimiento, croyait à la renaissance d’une Italie unifiée. Ces intellectuels s’organisaient en société secrète à cause des violentes répressions que l’Autriche faisait subir aux révolutionnaires. Deux mouvements républicains se formèrent : l’un républicain était animé par Mazzini et Garibaldi ; l’autre, moins démocratique, était composé de grands industriels et de grands propriétaires souvent des nobles et des bourgeois. Très différents les uns des autres, tous ces patriotes étaient au moins d’accord pour se débarrasser de l’hégémonie de l’Autriche.

2. L’échec des aspirations républicaines

En 1847, le roi du Piémont, Charles-Albert, transforma son état absolutiste en état libéral. En 1848, la révolution éclata dans de nombreuses villes. À Venise et à Rome la République fut proclamée. Adoptant le drapeau tricolore italien, le roi du Piémont Charles-Albert prit la tête du mouvement national et déclara la guerre à l’Autriche. Mais il fut écrasé en 1849 et contraint de laisser le trône à son fils Victor-Emmanuel II. Venise capitula pendant que le pape Pie IX rétablissait l’absolutisme à Rome. Cette première tentative d’union nationale fut un échec. Il semblait que l’Italie ne pouvait pas s’unifier sans qu’il y ait une intervention étrangère.


La bataille de Novara en 1849. L'armée du roi du Piémont Charles Albert Ier fut écrasée par les autrichiens.

3. La création d’un royaume unifié

Le comte de Cavour, le ministre de Victor-Emmanuel II, eut alors l’idée de demander l’aide de la France. En 1859, en échange de l’annexion de la Savoie et de Nice à la France, Napoléon III envoya l’armée française pour aider le Piémont dans une guerre contre l’Autriche. En 1860, une expédition armée menée par Garibaldi, appelée l’expédition des mille, fit la conquête de la Sicile et de Naples. Les hommes qui la composaient furent nommés les chemises rouges en raison de leurs uniformes écarlates. Très vite, le mouvement unitaire gagna tout le pays et Victor Emmanuel II fut proclamé roi d’Italie. L’unité s’acheva en 1870 avec la prise de Rome, qui était encore aux mains du pape Pie IX, par les troupes de l’Italie unifiée.

A retenir :

Entre 1859 et 1871, les italiens parvinrent à réaliser leur unité en s'opposant à la puissance autrichienne et en s'appuyant sur l'ambition du roi de Piémont-Sardaigne et sur l'aide militaire de la France. Cette unité reposa avant tout sur des personnages courageux et motivés comme le comte Cavour et Garibaldi.