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Post-Bac
1

Introduction à la médecine nucléaire

Biochimie
  1. Médecine nucléaire:

La médecine nucléaire est une technique d’imagerie fonctionnelle basée sur l’administration d’un traceur

radioactif :

  • Injecté sous différentes voies : Voie veineuse (IV), voie inhalé (grâce à un gaz) voie orale (médicament avalé)
  • Administré en très faible quantité et permettant le marquage de molécule biologique pour étudier in vivo un processus physiologique ou pathologique grâce à deux grandes méthodes :

La scintigraphie (=gamma caméra).

La tomographie par émission de positions (TEP)

  • Possiblement à but thérapeutique, notamment via des particules ionisantes dont l’objectif est de réaliser une radiothérapie interne vectorisée, directement à l’intérieur d’une tumeur.

Une fois injecté au patient par la méthode intraveineuse (IV) :

Il y a un passage vasculaire :

  • Veineux = OD/VD (17s)= poumon
  • Puis Artériel (23s) =perfusion des ? organes
  • Suivi d’une rémanence vasculaire
  • Enfin : Intégration au métabolisme physiologique.

Lors de l’examen, il y a une période de latence avant la réalisation des images, qui dépend de chaque

radiotraceur.

2.Scintigraphie conventionnelle = gamma caméra:

La scintigraphie ou gamma caméra détecte un rayonnement gamma, provenant du radio-isotope :

  • Il s’agit d’une imagerie d’émission ; c’est le patient qui est radioactif et qui émet les rayonnements. (L’imagerie d’émission se différencie de l’imagerie de transmission tel que le scanner)
  • Elle permet d’explorer de nombreux métabolismes
  • C’est donc une imagerie fonctionnelle.

Organes exploré:

  • Le poumon avec la scintigraphie ventilation-perfusion.
  • La glande parathyroïde pour les recherches d’adénomes parathyroïdiens.
  • Les tumeurs neuroendocrines.
  • Les vaisseaux lymphatiques avec le 99mTc-colloïdal.

Traceurs en scintigraphie:

Chacun de ces différents organes est exploré par des médicaments radiopharmaceutiques différents. Ces

médicaments sont composés à la fois d’un précurseur et d’un vecteur, qui peuvent être combinés dans

un trousseau ou un kit :

  • Dans un labo à l’hôpital dit « labo chaud », on parle de préparation radiopharmaceutique (70 à 80% du temps)
  • Sinon, l’hôpital peut décider de directement commander un médicament déjà préparé. Ces spécialités prêtes à l’emploi représentent 20 à 30% des cas

L’isotope le plus utilisé en scintigraphie, le 99mTc, métastable :

Avec une demi-vie de 6 heures :

  • Permettant d’éviter l’irradiation des patients.
  • Permettant d’étudier des processus physiologiques de plusieurs heures.

C’est un émetteur pur, avec une énergie de 140 keV :

  • Permettant peu d’interaction avec la matière du patient.
  • Permettant l’enregistrement par les photos détecteurs des gamma caméras.

Il est peu coûteux, disponible (via les générateurs de 99Mo-99mTc), et se combinent facilement à de

nombreux vecteurs.

3.Imagerie en coupe :

Technique réalisée grâce à une tomoscintigraphie ou une tomographie par émission monophotonique (TEMP) permettant d’avoir des images en 3D, via les projections planaires acquises en 2D.

Indications :

  • Dans l’imagerie de perfusion cérébrale de façon marginale.
  • Reste d‘actualité dans certaines pathologies neurodégénératives maladie de Parkinson pour quantifier la perte en dopamine.

4.Radiothérapie métabolique:

  • Permet de traiter des patients
  • Isotopes utilisés : émetteur b-,Alpha
  • Rayonnements détectés par scintigraphie, détruisent les tumeurs par effet radiobiologie.


Scintigraphie de la thyroide

5.Tomographie par émission de positon (TEP):

La tomographie par émission de positons (=TEP) :

  • En plein essor.
  • Permet in vivo la bio-distribution d’un émetteur b+ tel que le Fluor 18 (18F), mais aussi d’autres comme le Carbone 11 (11C) ou le Galium 68.
  • Détecte la coïncidence de 2 photons, en annihilation, émis lors de la rencontre d’un positon avec un électron du milieu.
  • Souvent couplée à une imagerie TDM morphologique, et plus rarement à une IRM.

La molécule la plus utilisée est le 18FDG (18F-Fluoro- 2-désoxy-D-glucose), c’est :

  • Une petite molécule.
  • Ressemble au glucose.
  • Groupement hydroxyle remplacé par un atome de fluor.
  • Quantifie in vivo la concentration en sucre dans un organe. Cette concentration augmente dans les
  • cellules tumorales.

6.Diversité des traceurs:

18FDG :

  • Explore le métabolisme glucidique ;
  • Détecte précocement la mort neuronale dans des pathologies neurodégénératives
  • Participe à l’extension ou à l’évaluation de la réponse thérapeutique en oncologie médicale.

18F-Choline:

  • Traceur de la synthèse des membranes cellulaires (acide gras)

18F-DOPA:

  • Acide aminé radiomarqué

Conclusion

Post-Bac
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Introduction à la médecine nucléaire

Biochimie
  1. Médecine nucléaire:

La médecine nucléaire est une technique d’imagerie fonctionnelle basée sur l’administration d’un traceur

radioactif :

  • Injecté sous différentes voies : Voie veineuse (IV), voie inhalé (grâce à un gaz) voie orale (médicament avalé)
  • Administré en très faible quantité et permettant le marquage de molécule biologique pour étudier in vivo un processus physiologique ou pathologique grâce à deux grandes méthodes :

La scintigraphie (=gamma caméra).

La tomographie par émission de positions (TEP)

  • Possiblement à but thérapeutique, notamment via des particules ionisantes dont l’objectif est de réaliser une radiothérapie interne vectorisée, directement à l’intérieur d’une tumeur.

Une fois injecté au patient par la méthode intraveineuse (IV) :

Il y a un passage vasculaire :

  • Veineux = OD/VD (17s)= poumon
  • Puis Artériel (23s) =perfusion des ? organes
  • Suivi d’une rémanence vasculaire
  • Enfin : Intégration au métabolisme physiologique.

Lors de l’examen, il y a une période de latence avant la réalisation des images, qui dépend de chaque

radiotraceur.

2.Scintigraphie conventionnelle = gamma caméra:

La scintigraphie ou gamma caméra détecte un rayonnement gamma, provenant du radio-isotope :

  • Il s’agit d’une imagerie d’émission ; c’est le patient qui est radioactif et qui émet les rayonnements. (L’imagerie d’émission se différencie de l’imagerie de transmission tel que le scanner)
  • Elle permet d’explorer de nombreux métabolismes
  • C’est donc une imagerie fonctionnelle.

Organes exploré:

  • Le poumon avec la scintigraphie ventilation-perfusion.
  • La glande parathyroïde pour les recherches d’adénomes parathyroïdiens.
  • Les tumeurs neuroendocrines.
  • Les vaisseaux lymphatiques avec le 99mTc-colloïdal.

Traceurs en scintigraphie:

Chacun de ces différents organes est exploré par des médicaments radiopharmaceutiques différents. Ces

médicaments sont composés à la fois d’un précurseur et d’un vecteur, qui peuvent être combinés dans

un trousseau ou un kit :

  • Dans un labo à l’hôpital dit « labo chaud », on parle de préparation radiopharmaceutique (70 à 80% du temps)
  • Sinon, l’hôpital peut décider de directement commander un médicament déjà préparé. Ces spécialités prêtes à l’emploi représentent 20 à 30% des cas

L’isotope le plus utilisé en scintigraphie, le 99mTc, métastable :

Avec une demi-vie de 6 heures :

  • Permettant d’éviter l’irradiation des patients.
  • Permettant d’étudier des processus physiologiques de plusieurs heures.

C’est un émetteur pur, avec une énergie de 140 keV :

  • Permettant peu d’interaction avec la matière du patient.
  • Permettant l’enregistrement par les photos détecteurs des gamma caméras.

Il est peu coûteux, disponible (via les générateurs de 99Mo-99mTc), et se combinent facilement à de

nombreux vecteurs.

3.Imagerie en coupe :

Technique réalisée grâce à une tomoscintigraphie ou une tomographie par émission monophotonique (TEMP) permettant d’avoir des images en 3D, via les projections planaires acquises en 2D.

Indications :

  • Dans l’imagerie de perfusion cérébrale de façon marginale.
  • Reste d‘actualité dans certaines pathologies neurodégénératives maladie de Parkinson pour quantifier la perte en dopamine.

4.Radiothérapie métabolique:

  • Permet de traiter des patients
  • Isotopes utilisés : émetteur b-,Alpha
  • Rayonnements détectés par scintigraphie, détruisent les tumeurs par effet radiobiologie.


Scintigraphie de la thyroide

5.Tomographie par émission de positon (TEP):

La tomographie par émission de positons (=TEP) :

  • En plein essor.
  • Permet in vivo la bio-distribution d’un émetteur b+ tel que le Fluor 18 (18F), mais aussi d’autres comme le Carbone 11 (11C) ou le Galium 68.
  • Détecte la coïncidence de 2 photons, en annihilation, émis lors de la rencontre d’un positon avec un électron du milieu.
  • Souvent couplée à une imagerie TDM morphologique, et plus rarement à une IRM.

La molécule la plus utilisée est le 18FDG (18F-Fluoro- 2-désoxy-D-glucose), c’est :

  • Une petite molécule.
  • Ressemble au glucose.
  • Groupement hydroxyle remplacé par un atome de fluor.
  • Quantifie in vivo la concentration en sucre dans un organe. Cette concentration augmente dans les
  • cellules tumorales.

6.Diversité des traceurs:

18FDG :

  • Explore le métabolisme glucidique ;
  • Détecte précocement la mort neuronale dans des pathologies neurodégénératives
  • Participe à l’extension ou à l’évaluation de la réponse thérapeutique en oncologie médicale.

18F-Choline:

  • Traceur de la synthèse des membranes cellulaires (acide gras)

18F-DOPA:

  • Acide aminé radiomarqué

Conclusion