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HC : 61 - DES PROMESSES LIBÉRALES AU CONSERVATISME RÉPRESSIF

A. Révision de la Charte et réformes démocratiques soutenues par le « Mouvement »

  1. Contexte et attentes
  • Révolution de juillet 1830 : espoirs des républicains et monarchistes libéraux.
  • Émergence de deux tendances orléanistes : Mouvement (Lafayette, Laffite, Barrot) vs Résistance.
  • Le Mouvement prône une monarchie parlementaire à l’anglaise, respectueuse des libertés et du résultat des urnes.
  1. Réformes de la Charte
  • Préambule de 1814 supprimé (référence à l’Ancien Régime).
  • La Charte devient un contrat entre le roi et la nation.
  • Louis-Philippe se proclame « roi des Français ».
  • Drapeau tricolore rétabli.
  • Religion catholique : de religion d'État à religion de la majorité des Français.
  1. Garanties des libertés fondamentales
  • Article 1 : Égalité devant la loi.
  • Article 4 : Libertés individuelles garanties, fin officielle de la censure.
  • Article 5 : Liberté religieuse.
  • Articles 11-13 : Séparation des pouvoirs.
  1. Réformes électorales
  • Suffrage censitaire maintenu, mais conditions assouplies :
  • Électorat dès 25 ans (au lieu de 30).
  • Éligibilité dès 30 ans (au lieu de 40).
  1. Mesures administratives
  • Épuration politique : remplacement des préfets, ambassadeurs et recteurs par des partisans du Mouvement.
  • Ultras marginalisés, s’exilent en province (« exil intérieur »).
  1. Fin de l’expérience libérale
  • Jacques Laffite, chef de gouvernement réformiste, remplacé par Casimir Périer (printemps 1831).
  • Passage à une politique conservatrice sous la Résistance.

B. Retour à l’ordre voulu par la « Résistance » et répression de la contestation républicaine

  • Premières répressions
  • Casimir Périer : quelques mesures libérales (abaissement du cens, 90 000 à 170 000 électeurs) mais ligne répressive.
  • Révolte des canuts (Lyon, novembre 1831) :
  • Prise de contrôle de la ville par les ouvriers de la soie.
  • Répression brutale par l’armée (maréchal Soult), bombardement de Lyon.
  • Oppositions organisées
  • Bonapartistes : Soutiennent Louis-Napoléon Bonaparte, peu influents.
  • Légitimistes : Fidèles au Duc de Bordeaux et à la Duchesse de Berry, tentatives de soulèvement (1832) échouent.
  • Républicains : Organisation via journaux et funérailles républicaines (ex. : général Lamarque, juin 1832).
  • Insurrections réprimées dans le sang.
  • Loi de mars 1834
  • Interdiction des associations.
  • Nouvelle révolte à Lyon, réprimée sévèrement.
  • Victoire conservatrice aux élections législatives de juin 1834.

C. Durcissement répressif après l’attentat de juillet 1835

  1. L’attentat de Fieschi (28 juillet 1835)
  • Tentative d’assassinat de Louis-Philippe par une « machine infernale ».
  • 18 morts, dont un maréchal. Louis-Philippe est épargné.
  1. Conséquences répressives
  • Procédures judiciaires accélérées pour les affaires politiques.
  • Censure accrue de la presse :
  • Introduction d’une caution financière dissuasive pour les journaux.
  • Critiques du pouvoir lourdement sanctionnées (ex. : caricature du roi en poire).

Conclusion

Le régime orléaniste, initialement porteur d’espoirs libéraux, évolue rapidement vers un conservatisme répressif, trahissant les idéaux des Trois Glorieuses.



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