Condorcet (1743- 1794) texte plus libéral, plus ouvert à la diversité
la liberté (de conscience) : pour travailler les « valeurs ».
Pour permettre a chaque enfants d'accéder a ce lieux il faut que ce milieu enseignent des vérité qui ne pose pas de problème du pts du vue de la diversité des parents. Au sens des règles de l'arithmétique (lire écrire compter). Condorcet témoigne que l'école n'est pas la pour faire de l'éducation mais de l'instruction.
1/ l’idée de ne pouvoir enseigner que des vérités (ex. :les règles de l'arithmétique). L’école n’a pas le droit de faire de l’éducation. L’instruction rend libre/ l’éducation asservie. Le savoir protège de la tyrannie politique.
l’égalité :
SI L’INSTRUCTION NOUS REND ÉGAUX DANS UNE RÉPUBLIQUE NAISSANTE, IL FAUT N’EXCLURE PERSONNE.
Idée d’une ECOLE qui peut DEVENIR = LAIQUE – GRATUITE- PUBLIQUE – OBLIGATOIRE
2/ L'école à deux fonctions : fabriquer des citoyens sur un mode égalitaire et fabriquer des savants sur un mode de la distinction.
Comment faire pour concilier ces deux finalités contradictoires et qui ont pourtant le même mérite et le même intérêt pour la nation ?
Réflexions sur la condition de cette école : IL FAUT N’EXCLURE PERSONNE.
Pour dépasser cette contradiction, Condorcet propose des niveaux juxtaposés :
- le premier est un niveau égalitaire, où tous les élèves sont traités de la même manière et sans sélection. Cette école ne sera pas mis en place dans les faits.
- les niveaux suivants sont des niveaux réservés à quelques uns et avec une sélection pour dégager progressivement les meilleurs.
Mais dans les faits…..(Lepeletier de Saint-Fargeau)
Confiscation des enfants à la famille dès le plus jeune âge pour les placer dans des centres d’éducation communautaire /embrigadement fort.
Croyance en une école centrale, capable de former les générations.
1.3 - CONTRADICTION DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE / l’école publique mais sélection des publics.
Un des premiers décrets LAKANAL (1794) : « une école publique gratuite pour 1000 habitants ».
Dès l’année suivante, remise en cause de ce décret par DAUNOU (1795) qui annule l’implantation systématique des écoles, revient sur l’obligation de présence, ainsi que sur son principe de gratuité : l’école ne sera « gratuite que pour les indigents ».
Premier essai pour la création d’une école normale d’instituteurs, MONGE (1794) : durée de vie de 3 mois.
1810, à Strasbourg, sur le modèle allemand, création d’une véritable école normale d’instituteurs.
L’école élémentaire va donc avoir des débuts extrêmement timides. On confie aux communes la charge des écoles primaires.
Système éducatif : GD&H ? « Pauvreté »
Les années 1830 marquent d’autres épisode de la construction de l’école primaire en France.
QUIZOT.
La loi institue :
- une école primaire élémentaire pour tous, (1er degré), gratuite et obligatoire,
- une école normale par département,
- un second degré, destiné à la poursuite de l’instruction des meilleurs élèves de l’école primaire : L’école primaire supérieure,
- création du corps des Inspecteurs d’académie.
Par ailleurs, non seulement l’école se donne comme objectif de permettre au plus grand nombre de savoir lire, écrire compter, mais elle va s’assigner un autre objectif : celui d’offrir une morale alternative à la morale religieuse.
La fonction de l’école primaire devient ainsi socialisante. Est introduit ainsi l’idée d’une éducation en même temps que celle d’une seule instruction
La GD.&H ? « PAUVRES » ? FONCTION SOCIALISANTE
En 1850, retour du courant chrétien. L’abbé FALLOUX renvoie la question de la prise en charge de l’instruction des pauvres, aux œuvres de charités : « Il faut assujettir l’instruction à l’éducation, et l’éducation à la religion ».
La loi DURUY (1867), modère les effets de la loi FALLOUX :
- gratuité totale de l’école publique,
- ouverture d'une école de filles dans les communes de plus de cinq cents habitants
Jules FERRY s’emploie à la systématisation de l’enseignement primaire avec en 1879, la généralisation d’une école normale de garçons et de filles par département et la création des Ecoles nationales supérieures de Fontenay et de St Cloud.
La question éducative est assujettie à un enjeu politique fort :
La GD&H ? « FILLES - GARÇONS» ? FONCTION SOCIALISANTE
LES GRADUATIONS DU SYSTÈME SCOLAIRE : Obligation d’instruction -et non de scolarisation- dans l’école primaire élémentaire .
1890 : création des Ecoles Primaires Maternelles (Niveau ou degré 0) Elle n’a jamais été obligatoire, et elle ne l’est toujours pas aujourd’hui.
L’école primaire élémentaire (Niveau ou degré 1) : le seul moment du système qui soit obligatoire.
Les écoles primaires supérieures (Niveau ou degré 2). Ce sont les meilleurs élèves de l’école primaire élémentaire. Trois ans d’études après le certificat d’études.
A coté de l’école primaire supérieure, création du cours complémentaire, des écoles primaires professionnelles et des écoles nationales d’apprentissage (niveau ou degré 2bis) .
Les meilleurs élèves de l’école supérieure peuvent passer un concours d’entrée à l’Ecole Normale (niveau ou degré 3).
Et Enfin, les meilleurs élèves de l’Ecole Normale peuvent passer un concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay ou de St Cloud (niveau ou degré 4).
Les meilleurs élèves se retrouvent à Normal sup, sans être jamais passés par les lycées et sans n’être jamais passés par l’Université. C’est une filière d’école populaire qui dégage ses élites.
1.4 L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
Création des lycées FOURCROY : L’internat est une procédure éducative obligatoire.
Il s’agit d’études longues, couteuses et incertaines, donc réservées aux classes aisées.
LYCEE : PAYANT, INTERNAT, MILITAIRE
Lever 5 heures, coucher 23 heures, conditions spartiates.
Très peu d’heures de cours dans la semaine. : entre 8 et 14 heures. Mais par contre 50 ou 60 heures d’études obligatoires encadrées par des « Répétiteurs » (ancêtre des surveillants).
Les enseignants : Les Professeurs des Universités qui n’enseignent que la dernière année et préparent au baccalauréat et les professeurs agrégés (Plus d’heures et moins reconnus, ils n’ont pas le droit d’enseigner dans les classes de terminale).
Présence aussi de la sphère du religieux avec un aumônier dans chaque lycée.
La discipline est rigoureuse, mais, à l’inverse de l’école primaire, il n’y a jamais de châtiments corporels.
Les punitions: le devoir supplémentaire, la punition que donne le professeur, la retenue, (privé de la sortie de groupe le jeudi), le cachot et enfin l’exclusion.
La GD. &H ? « ARISTOCRATIE RÉPUBLICAINE » ? SUPPORTER LE REGIME PROPOSÉ DANS CES LIEUX DE SCOLARISATION.
L’enseignement secondaire commence :
- par les petites classes des lycées (de la 11ème à la 7ème) : apprentissage du lire, écrire, compter et du latin en même temps.
- Premier cycle des lycée ( de la 6ème à la 3ème) .
- Second cycle : (la 2ème et 1ère puis la classe terminale).
Trois idées clefs à saisir : l’importance de l’enseignement privé secondaire, les contenus, les réformes.
A coté du Lycée Napoléonien, (qui touche les nouvelles formes de l’aristocratie de tendance monarchique) des lycées privés se développent .
A la fin du XIXème siècle, il y a 53 % d’établissements qui sont dans le privé et 47 % d’élèves qui sont dans le Public.
Les contenus s’organisent autour des « humanités », forme de culture supérieure. Elles portent sur le français (composition française) et sur les langues anciennes (le latin et le grec).
L’exercice canonique est un exercice d’imitation.
Les questions du XIXème siècle : l’introduction d’autres matières histoire-géographie, mathématiques… Problème pour les sciences expérimentales, avec une opposition frontale des partisans d’une pensée religieuse.
que dire des réformes : L’analyse historique de 1802, jusqu’à la première guerre mondiale témoigne de plus 15 réformes de contenus des lycées.
Idem depuis 1970.
> La culture, les manières de faire au quotidien n’ont pas fortement évoluées . Les changements seraient plus induits par le changement de public et par le changement de demande sociale.
TRAITS DE CULTURE DISTINCTIFS
Un type de rapport au savoir différent suivant le système
- le savoir de l’école primaire prend son sens dans des pratiques sociales
- l’enseignement secondaire est caractérisé par son abstraction et sa formalisation
La formation des enseignants d’une nature différente
- dans l’enseignement primaire, la formation est centrée sur la manière dont l’enfant apprend et porte sur toutes les disciplines
- dans l’enseignement secondaire, la formation est centrée sur ce qu’il y a à apprendre.
Réunification des 2 systèmes : la réforme Haby (1975).
Principe du collège unique : apprentissage en étant en contact avec d’autres,
Des classes hétérogènes, avec des enfants démunis et de bons élèves.
Passage de deux systèmes à un seul / clôture 1975.
Condorcet (1743- 1794) texte plus libéral, plus ouvert à la diversité
la liberté (de conscience) : pour travailler les « valeurs ».
Pour permettre a chaque enfants d'accéder a ce lieux il faut que ce milieu enseignent des vérité qui ne pose pas de problème du pts du vue de la diversité des parents. Au sens des règles de l'arithmétique (lire écrire compter). Condorcet témoigne que l'école n'est pas la pour faire de l'éducation mais de l'instruction.
1/ l’idée de ne pouvoir enseigner que des vérités (ex. :les règles de l'arithmétique). L’école n’a pas le droit de faire de l’éducation. L’instruction rend libre/ l’éducation asservie. Le savoir protège de la tyrannie politique.
l’égalité :
SI L’INSTRUCTION NOUS REND ÉGAUX DANS UNE RÉPUBLIQUE NAISSANTE, IL FAUT N’EXCLURE PERSONNE.
Idée d’une ECOLE qui peut DEVENIR = LAIQUE – GRATUITE- PUBLIQUE – OBLIGATOIRE
2/ L'école à deux fonctions : fabriquer des citoyens sur un mode égalitaire et fabriquer des savants sur un mode de la distinction.
Comment faire pour concilier ces deux finalités contradictoires et qui ont pourtant le même mérite et le même intérêt pour la nation ?
Réflexions sur la condition de cette école : IL FAUT N’EXCLURE PERSONNE.
Pour dépasser cette contradiction, Condorcet propose des niveaux juxtaposés :
- le premier est un niveau égalitaire, où tous les élèves sont traités de la même manière et sans sélection. Cette école ne sera pas mis en place dans les faits.
- les niveaux suivants sont des niveaux réservés à quelques uns et avec une sélection pour dégager progressivement les meilleurs.
Mais dans les faits…..(Lepeletier de Saint-Fargeau)
Confiscation des enfants à la famille dès le plus jeune âge pour les placer dans des centres d’éducation communautaire /embrigadement fort.
Croyance en une école centrale, capable de former les générations.
1.3 - CONTRADICTION DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE / l’école publique mais sélection des publics.
Un des premiers décrets LAKANAL (1794) : « une école publique gratuite pour 1000 habitants ».
Dès l’année suivante, remise en cause de ce décret par DAUNOU (1795) qui annule l’implantation systématique des écoles, revient sur l’obligation de présence, ainsi que sur son principe de gratuité : l’école ne sera « gratuite que pour les indigents ».
Premier essai pour la création d’une école normale d’instituteurs, MONGE (1794) : durée de vie de 3 mois.
1810, à Strasbourg, sur le modèle allemand, création d’une véritable école normale d’instituteurs.
L’école élémentaire va donc avoir des débuts extrêmement timides. On confie aux communes la charge des écoles primaires.
Système éducatif : GD&H ? « Pauvreté »
Les années 1830 marquent d’autres épisode de la construction de l’école primaire en France.
QUIZOT.
La loi institue :
- une école primaire élémentaire pour tous, (1er degré), gratuite et obligatoire,
- une école normale par département,
- un second degré, destiné à la poursuite de l’instruction des meilleurs élèves de l’école primaire : L’école primaire supérieure,
- création du corps des Inspecteurs d’académie.
Par ailleurs, non seulement l’école se donne comme objectif de permettre au plus grand nombre de savoir lire, écrire compter, mais elle va s’assigner un autre objectif : celui d’offrir une morale alternative à la morale religieuse.
La fonction de l’école primaire devient ainsi socialisante. Est introduit ainsi l’idée d’une éducation en même temps que celle d’une seule instruction
La GD.&H ? « PAUVRES » ? FONCTION SOCIALISANTE
En 1850, retour du courant chrétien. L’abbé FALLOUX renvoie la question de la prise en charge de l’instruction des pauvres, aux œuvres de charités : « Il faut assujettir l’instruction à l’éducation, et l’éducation à la religion ».
La loi DURUY (1867), modère les effets de la loi FALLOUX :
- gratuité totale de l’école publique,
- ouverture d'une école de filles dans les communes de plus de cinq cents habitants
Jules FERRY s’emploie à la systématisation de l’enseignement primaire avec en 1879, la généralisation d’une école normale de garçons et de filles par département et la création des Ecoles nationales supérieures de Fontenay et de St Cloud.
La question éducative est assujettie à un enjeu politique fort :
La GD&H ? « FILLES - GARÇONS» ? FONCTION SOCIALISANTE
LES GRADUATIONS DU SYSTÈME SCOLAIRE : Obligation d’instruction -et non de scolarisation- dans l’école primaire élémentaire .
1890 : création des Ecoles Primaires Maternelles (Niveau ou degré 0) Elle n’a jamais été obligatoire, et elle ne l’est toujours pas aujourd’hui.
L’école primaire élémentaire (Niveau ou degré 1) : le seul moment du système qui soit obligatoire.
Les écoles primaires supérieures (Niveau ou degré 2). Ce sont les meilleurs élèves de l’école primaire élémentaire. Trois ans d’études après le certificat d’études.
A coté de l’école primaire supérieure, création du cours complémentaire, des écoles primaires professionnelles et des écoles nationales d’apprentissage (niveau ou degré 2bis) .
Les meilleurs élèves de l’école supérieure peuvent passer un concours d’entrée à l’Ecole Normale (niveau ou degré 3).
Et Enfin, les meilleurs élèves de l’Ecole Normale peuvent passer un concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay ou de St Cloud (niveau ou degré 4).
Les meilleurs élèves se retrouvent à Normal sup, sans être jamais passés par les lycées et sans n’être jamais passés par l’Université. C’est une filière d’école populaire qui dégage ses élites.
1.4 L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
Création des lycées FOURCROY : L’internat est une procédure éducative obligatoire.
Il s’agit d’études longues, couteuses et incertaines, donc réservées aux classes aisées.
LYCEE : PAYANT, INTERNAT, MILITAIRE
Lever 5 heures, coucher 23 heures, conditions spartiates.
Très peu d’heures de cours dans la semaine. : entre 8 et 14 heures. Mais par contre 50 ou 60 heures d’études obligatoires encadrées par des « Répétiteurs » (ancêtre des surveillants).
Les enseignants : Les Professeurs des Universités qui n’enseignent que la dernière année et préparent au baccalauréat et les professeurs agrégés (Plus d’heures et moins reconnus, ils n’ont pas le droit d’enseigner dans les classes de terminale).
Présence aussi de la sphère du religieux avec un aumônier dans chaque lycée.
La discipline est rigoureuse, mais, à l’inverse de l’école primaire, il n’y a jamais de châtiments corporels.
Les punitions: le devoir supplémentaire, la punition que donne le professeur, la retenue, (privé de la sortie de groupe le jeudi), le cachot et enfin l’exclusion.
La GD. &H ? « ARISTOCRATIE RÉPUBLICAINE » ? SUPPORTER LE REGIME PROPOSÉ DANS CES LIEUX DE SCOLARISATION.
L’enseignement secondaire commence :
- par les petites classes des lycées (de la 11ème à la 7ème) : apprentissage du lire, écrire, compter et du latin en même temps.
- Premier cycle des lycée ( de la 6ème à la 3ème) .
- Second cycle : (la 2ème et 1ère puis la classe terminale).
Trois idées clefs à saisir : l’importance de l’enseignement privé secondaire, les contenus, les réformes.
A coté du Lycée Napoléonien, (qui touche les nouvelles formes de l’aristocratie de tendance monarchique) des lycées privés se développent .
A la fin du XIXème siècle, il y a 53 % d’établissements qui sont dans le privé et 47 % d’élèves qui sont dans le Public.
Les contenus s’organisent autour des « humanités », forme de culture supérieure. Elles portent sur le français (composition française) et sur les langues anciennes (le latin et le grec).
L’exercice canonique est un exercice d’imitation.
Les questions du XIXème siècle : l’introduction d’autres matières histoire-géographie, mathématiques… Problème pour les sciences expérimentales, avec une opposition frontale des partisans d’une pensée religieuse.
que dire des réformes : L’analyse historique de 1802, jusqu’à la première guerre mondiale témoigne de plus 15 réformes de contenus des lycées.
Idem depuis 1970.
> La culture, les manières de faire au quotidien n’ont pas fortement évoluées . Les changements seraient plus induits par le changement de public et par le changement de demande sociale.
TRAITS DE CULTURE DISTINCTIFS
Un type de rapport au savoir différent suivant le système
- le savoir de l’école primaire prend son sens dans des pratiques sociales
- l’enseignement secondaire est caractérisé par son abstraction et sa formalisation
La formation des enseignants d’une nature différente
- dans l’enseignement primaire, la formation est centrée sur la manière dont l’enfant apprend et porte sur toutes les disciplines
- dans l’enseignement secondaire, la formation est centrée sur ce qu’il y a à apprendre.
Réunification des 2 systèmes : la réforme Haby (1975).
Principe du collège unique : apprentissage en étant en contact avec d’autres,
Des classes hétérogènes, avec des enfants démunis et de bons élèves.
Passage de deux systèmes à un seul / clôture 1975.