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SES
3ème année

CHAPITRE 1 : COMMENT LUTTER CONTRE LE CHOMAGE ?

Sciences économqiues et sociales

Definition

Chômage
Situation des personnes sans emploi et qui sont à la recherche d'un emploi. (7% de la population active)(en âge de travailler)

I : Comment définir et mesurer le chômage ?



Deux façons de mesurer le chômage :


L'INSEE (critères du BIT) :


  • ne pas avoir travaillé pendant la semaine de référence
  • être disponible pour un emploi sous 15 jours
  • avoir effectué une recherche active d'un emploi le mois précédent


Pôle Emploi :


  • Catégorie A : avoir été sans emploi pendant le mois de référence, recherche active d'emploi
  • Catégorie B : être en temps partiel, avoir travaillé moins de 78h le mois de référence, recherche active d'emploi
  • Catégorie C : être en temps partiel, avoir travaillé plus de 78h le mois de référence, recherche active d'emploi


Évolution de l'emploi, du chômage et du sous emploi depuis les années 1970 :


  • Le niveau du chômage dépend de l'évolution de la population active et du nombre d'emplois. Depuis 1970, le chômage augmente car la population active augmente plus rapidement que le nombre d'emplois
  • Le taux d'emploi augmente légèrement en France :
  • pour les salariés les plus âgés (hausse de l'âge de la retraite)
  • pour les femmes (hausse du travail)

Mais il baisse pour les plus jeunes (allongement des études et niveau de chômage élevé)

  • Le sous-emploi augmente en France (les femmes travaillent plus que les hommes à temps partiel subi)


II : Chômage structurel et conjoncturel


Quelles sont les causes à ces 2 formes ?


Libéraux (de droite, pour les entreprises) :


  • le marché du travail s'autorégule sans intervention extérieure ce qui mène à :
  • l'équilibre du marché (rencontre entre l'offre (travailleurs) et la demande (entreprises))
  • un salaire flexible donc à plus de liberté d'embauche et de licenciement


Keynésiens (de gauche, pour les travailleurs) :


  • le marché du travail est imparfait, il nécessite une intervention de l’État et des syndicats



A Institutions, réglementations qui imposent des rigidités avec effets positifs et négatifs - Chômage structurel



  • Salaire minimum (ou SMIC : Salaire Minimal Interprofessionnel de Croissance)

Pour les entreprises, il est illégal de payer moins, c'est le salaire plancher en dessous duquel un employeur ne peut pas rémunérer un salarié, donc il constitue une rigidité. Lorsqu'il est supérieur au salaire d'équilibre, il occasionne du chômage structurel car l'employeur considère que le salaire est trop élevé par rapport à ce que rapporte chaque salarié. Pas d'ajustement automatique.



  • Règles de protection de l'emploi

Elles empêchent de baisser les salaires donc cela provoque des licenciements ou des faillites. Les patrons sont désincités à embaucher car ils ont peur du coût du licenciement. Meilleur est le CV, meilleures seront les indemnités. Les entreprises les plus sélectives emploient les meilleurs, tandis que les moins bons subiront le chômage structurel. Le nombre de postes créés diminue.



  • Effets négatifs : moins de souplesse et de flexibilité
  • Effets positifs : formation et polyvalence ce qui augmente la productivité et l'innovation des salariés



  • Problèmes d'appariement entre l'offre de travail des chômeurs et la demande de travail, emplois vacants

Le processus d'appariement se dégrade lorsque la courbe de Beveridge s'éloigne et inversement



  • Inadéquations spatiales entre les personnes ayant les qualifications nécessaires et la localisation des postes
  • Inadéquations de qualifications entre la qualification des emplois et celle des individus



B Asymétrie d'information - Chômage structurel


Avant la signature d'un contrat, les employeurs ne connaissent pas les caractéristiques productives des candidats à l'embauche (acharné ? tir-au-flanc ?). Après la signature d'un contrat, les employeurs ne peuvent pas contrôler toutes les actions des salariés.



  • Risques :
  • de sélection adverse (un salaire faible n'attirera que des candidats peu productifs et inversement)
  • d'aléa moral (incertitude sur le travail demandé effectué ou non (tir-au-flanc non repérables))


  • Solutions :
  • le salaire d'efficience (puisque la productivité d'un salarié dépend de son salaire, plus il est supérieur au salaire du marché, plus le salarié est motivé, plus sa productivité augmente)
  • Limites : incitation financière (effets pervers si tous les efforts du salarié vont vers les aspects du travail évalués), négligence des motivations du travail, nécessite des procédures de contrôle (cher et peu efficace), cause du chômage structurel (un salaire haut attire les meilleurs et les chômeurs sont laissés de côté : 1 personne qui travaille pour 4 mais 1 seule personne de payée donc 3 chômeurs laissés de côté)



C Fluctuations économiques - Chômage conjoncturel


  • Les chocs macroéconomiques négatifs :
  • d'offre (crise pétrolière) (hausse des coûts de production, hausse des prix, dégradation des conditions de l'offre, baisse de la rentabilité et des investissements des entreprises, baisse de la production, baisse de la demande de travail et du niveau d'emploi, hausse du chômage conjoncturel)
  • de demande (hausse des impôts) (politique de rigueur, baisse de la consommation et des investissements, baisse de la demande globale, baisse de la demande effective, baisse de la production, baisse de la demande de travail et du niveau d'emploi, hausse du chômage conjoncturel)

Les effets de ces fluctuations de l'activité économique sur le chômage sont différenciés selon les pays, en raison, entre autres, de l'existence d'une composante structurelle du chômage (le taux de chômage en Allemagne baisse, alors qu'il augmente en Espagne)


Comment les combattre ?


A Politiques de soutien de la demande face au chômage conjoncturel


Pour Keynes, pour lutter contre le chômage conjoncturel, il faut relancer la demande globale jugée insuffisante (ménages, entreprises, État, administrations...). Le but : inciter les ménages à acheter des biens et des services, pour que les entreprises produisent plus, pour encourager les investissements et donc les embauches et ainsi réduire le chômage


Deux politiques macroéconomiques expansives :

  • budgétaire (les dépenses sont supérieures aux recettes)
  • monétaire (baisse des taux d'intérêts pour relancer la consommation à crédit des ménages et les investissements des entreprises)


Limites :

  • ouverture au reste du monde
  • engagements en matière budgétaire comme ceux de l'Union Européenne (creusement du déficit et de la dette publics)


B Politiques d'allègement du coût du travail face au chômage structurel


La baisse du coût du travail favorise la baisse du chômage structurel par :

  • un effet de substitution (travail / capital) (le coût baisse donc produire coûtera moins cher, les profits augmenteront tout comme les investissements, ce qui provoquera une hausse des emplois et par conséquent une baisse du chômage)
  • un effet volume (hausse de la production donc de l'emploi) (produire coûte moins cher donc les prix baissent, les ménages consomment plus,la production augmente, on investit donc on emploie et on participe à la baisse du chômage)


La baisse ciblée sur les bas salaires est efficace car le travail non qualifié se substitue facilement au capital et l'écart entre la productivité des moins qualifiés et le coût salarial diminue. Pour l'employeur, les moins qualifiés sont les plus rentables. En France, la baisse du coût du travail passe par la baisse des cotisations sociales pour les employeurs.


C Des politiques de flexibilisation face au chômage structurel


3 formes de flexibilité selon Bernard Bruhn :

  • salariale (évolution du salaire en fonction de la productivité du salarié)
  • qualitative (polyvalence du salarié) (en fonction de la demande, le personnel est à différents postes. Avantage : travail moins monotone. Inconvénient : nécessite une formation)
  • quantitative :
  • interne (variation du nombre d'heures (heures supplémentaires))
  • externe (CDD et intérimaires (contractuels de l’Éducation Nationale))
  • externalisation (sous-traitance (entreprises avec un contrat de production))


Ces politiques de flexibilisation permettent de lutter contre les rigidités du marché du travail qui causent du chômage structurel, en assouplissant les règles de protection de l'emploi pour une meilleure adaptabilité à la demande pour les patrons. Elles augmentent la part d'emplois atypiques (emplois précaires et à temps partiel), il est alors plus facile d'être embauché mais il y a davantage d'insécurité autour du job.

Cas à part : le Danemark avec la flexicurité (qui permet aux entreprises et aux actifs de concilier flexibilité et sécurité)


D Politiques de formation face au chômage structurel

Elles permettent de lutter contre le chômage structurel d'appariement en favorisant une meilleure adéquation entre les qualifications des individus et les emplois proposés, en se basant sur le principe que plus ont est diplômé, moins on risque le chômage :

Taux de chômage à :

  • bac +2 (5%)
  • CAP / BEP (10% soit un risque 2 fois plus important)

En effet, l'éducation permet une meilleure productivité, adaptabilité et appariement de l'offre et de la demande de travail.

Le dernier moyen de réduire le chômage structurel est la formation. Elle se divise en 2 :

  • initiale (obtenue à l'école)
  • continue (réalisée durant la vie active)

La France peine à fournir une formation initiale et continue de qualité. A l'inverse, l'Allemagne est un pays très performant en matière d'apprentissage.


A retenir :

Taux d'emploi : (population active occupée / population en âge de travailler) x100
Taux de chômage : (nombre de chômeurs / population active) x100
SES
3ème année

CHAPITRE 1 : COMMENT LUTTER CONTRE LE CHOMAGE ?

Sciences économqiues et sociales

Definition

Chômage
Situation des personnes sans emploi et qui sont à la recherche d'un emploi. (7% de la population active)(en âge de travailler)

I : Comment définir et mesurer le chômage ?



Deux façons de mesurer le chômage :


L'INSEE (critères du BIT) :


  • ne pas avoir travaillé pendant la semaine de référence
  • être disponible pour un emploi sous 15 jours
  • avoir effectué une recherche active d'un emploi le mois précédent


Pôle Emploi :


  • Catégorie A : avoir été sans emploi pendant le mois de référence, recherche active d'emploi
  • Catégorie B : être en temps partiel, avoir travaillé moins de 78h le mois de référence, recherche active d'emploi
  • Catégorie C : être en temps partiel, avoir travaillé plus de 78h le mois de référence, recherche active d'emploi


Évolution de l'emploi, du chômage et du sous emploi depuis les années 1970 :


  • Le niveau du chômage dépend de l'évolution de la population active et du nombre d'emplois. Depuis 1970, le chômage augmente car la population active augmente plus rapidement que le nombre d'emplois
  • Le taux d'emploi augmente légèrement en France :
  • pour les salariés les plus âgés (hausse de l'âge de la retraite)
  • pour les femmes (hausse du travail)

Mais il baisse pour les plus jeunes (allongement des études et niveau de chômage élevé)

  • Le sous-emploi augmente en France (les femmes travaillent plus que les hommes à temps partiel subi)


II : Chômage structurel et conjoncturel


Quelles sont les causes à ces 2 formes ?


Libéraux (de droite, pour les entreprises) :


  • le marché du travail s'autorégule sans intervention extérieure ce qui mène à :
  • l'équilibre du marché (rencontre entre l'offre (travailleurs) et la demande (entreprises))
  • un salaire flexible donc à plus de liberté d'embauche et de licenciement


Keynésiens (de gauche, pour les travailleurs) :


  • le marché du travail est imparfait, il nécessite une intervention de l’État et des syndicats



A Institutions, réglementations qui imposent des rigidités avec effets positifs et négatifs - Chômage structurel



  • Salaire minimum (ou SMIC : Salaire Minimal Interprofessionnel de Croissance)

Pour les entreprises, il est illégal de payer moins, c'est le salaire plancher en dessous duquel un employeur ne peut pas rémunérer un salarié, donc il constitue une rigidité. Lorsqu'il est supérieur au salaire d'équilibre, il occasionne du chômage structurel car l'employeur considère que le salaire est trop élevé par rapport à ce que rapporte chaque salarié. Pas d'ajustement automatique.



  • Règles de protection de l'emploi

Elles empêchent de baisser les salaires donc cela provoque des licenciements ou des faillites. Les patrons sont désincités à embaucher car ils ont peur du coût du licenciement. Meilleur est le CV, meilleures seront les indemnités. Les entreprises les plus sélectives emploient les meilleurs, tandis que les moins bons subiront le chômage structurel. Le nombre de postes créés diminue.



  • Effets négatifs : moins de souplesse et de flexibilité
  • Effets positifs : formation et polyvalence ce qui augmente la productivité et l'innovation des salariés



  • Problèmes d'appariement entre l'offre de travail des chômeurs et la demande de travail, emplois vacants

Le processus d'appariement se dégrade lorsque la courbe de Beveridge s'éloigne et inversement



  • Inadéquations spatiales entre les personnes ayant les qualifications nécessaires et la localisation des postes
  • Inadéquations de qualifications entre la qualification des emplois et celle des individus



B Asymétrie d'information - Chômage structurel


Avant la signature d'un contrat, les employeurs ne connaissent pas les caractéristiques productives des candidats à l'embauche (acharné ? tir-au-flanc ?). Après la signature d'un contrat, les employeurs ne peuvent pas contrôler toutes les actions des salariés.



  • Risques :
  • de sélection adverse (un salaire faible n'attirera que des candidats peu productifs et inversement)
  • d'aléa moral (incertitude sur le travail demandé effectué ou non (tir-au-flanc non repérables))


  • Solutions :
  • le salaire d'efficience (puisque la productivité d'un salarié dépend de son salaire, plus il est supérieur au salaire du marché, plus le salarié est motivé, plus sa productivité augmente)
  • Limites : incitation financière (effets pervers si tous les efforts du salarié vont vers les aspects du travail évalués), négligence des motivations du travail, nécessite des procédures de contrôle (cher et peu efficace), cause du chômage structurel (un salaire haut attire les meilleurs et les chômeurs sont laissés de côté : 1 personne qui travaille pour 4 mais 1 seule personne de payée donc 3 chômeurs laissés de côté)



C Fluctuations économiques - Chômage conjoncturel


  • Les chocs macroéconomiques négatifs :
  • d'offre (crise pétrolière) (hausse des coûts de production, hausse des prix, dégradation des conditions de l'offre, baisse de la rentabilité et des investissements des entreprises, baisse de la production, baisse de la demande de travail et du niveau d'emploi, hausse du chômage conjoncturel)
  • de demande (hausse des impôts) (politique de rigueur, baisse de la consommation et des investissements, baisse de la demande globale, baisse de la demande effective, baisse de la production, baisse de la demande de travail et du niveau d'emploi, hausse du chômage conjoncturel)

Les effets de ces fluctuations de l'activité économique sur le chômage sont différenciés selon les pays, en raison, entre autres, de l'existence d'une composante structurelle du chômage (le taux de chômage en Allemagne baisse, alors qu'il augmente en Espagne)


Comment les combattre ?


A Politiques de soutien de la demande face au chômage conjoncturel


Pour Keynes, pour lutter contre le chômage conjoncturel, il faut relancer la demande globale jugée insuffisante (ménages, entreprises, État, administrations...). Le but : inciter les ménages à acheter des biens et des services, pour que les entreprises produisent plus, pour encourager les investissements et donc les embauches et ainsi réduire le chômage


Deux politiques macroéconomiques expansives :

  • budgétaire (les dépenses sont supérieures aux recettes)
  • monétaire (baisse des taux d'intérêts pour relancer la consommation à crédit des ménages et les investissements des entreprises)


Limites :

  • ouverture au reste du monde
  • engagements en matière budgétaire comme ceux de l'Union Européenne (creusement du déficit et de la dette publics)


B Politiques d'allègement du coût du travail face au chômage structurel


La baisse du coût du travail favorise la baisse du chômage structurel par :

  • un effet de substitution (travail / capital) (le coût baisse donc produire coûtera moins cher, les profits augmenteront tout comme les investissements, ce qui provoquera une hausse des emplois et par conséquent une baisse du chômage)
  • un effet volume (hausse de la production donc de l'emploi) (produire coûte moins cher donc les prix baissent, les ménages consomment plus,la production augmente, on investit donc on emploie et on participe à la baisse du chômage)


La baisse ciblée sur les bas salaires est efficace car le travail non qualifié se substitue facilement au capital et l'écart entre la productivité des moins qualifiés et le coût salarial diminue. Pour l'employeur, les moins qualifiés sont les plus rentables. En France, la baisse du coût du travail passe par la baisse des cotisations sociales pour les employeurs.


C Des politiques de flexibilisation face au chômage structurel


3 formes de flexibilité selon Bernard Bruhn :

  • salariale (évolution du salaire en fonction de la productivité du salarié)
  • qualitative (polyvalence du salarié) (en fonction de la demande, le personnel est à différents postes. Avantage : travail moins monotone. Inconvénient : nécessite une formation)
  • quantitative :
  • interne (variation du nombre d'heures (heures supplémentaires))
  • externe (CDD et intérimaires (contractuels de l’Éducation Nationale))
  • externalisation (sous-traitance (entreprises avec un contrat de production))


Ces politiques de flexibilisation permettent de lutter contre les rigidités du marché du travail qui causent du chômage structurel, en assouplissant les règles de protection de l'emploi pour une meilleure adaptabilité à la demande pour les patrons. Elles augmentent la part d'emplois atypiques (emplois précaires et à temps partiel), il est alors plus facile d'être embauché mais il y a davantage d'insécurité autour du job.

Cas à part : le Danemark avec la flexicurité (qui permet aux entreprises et aux actifs de concilier flexibilité et sécurité)


D Politiques de formation face au chômage structurel

Elles permettent de lutter contre le chômage structurel d'appariement en favorisant une meilleure adéquation entre les qualifications des individus et les emplois proposés, en se basant sur le principe que plus ont est diplômé, moins on risque le chômage :

Taux de chômage à :

  • bac +2 (5%)
  • CAP / BEP (10% soit un risque 2 fois plus important)

En effet, l'éducation permet une meilleure productivité, adaptabilité et appariement de l'offre et de la demande de travail.

Le dernier moyen de réduire le chômage structurel est la formation. Elle se divise en 2 :

  • initiale (obtenue à l'école)
  • continue (réalisée durant la vie active)

La France peine à fournir une formation initiale et continue de qualité. A l'inverse, l'Allemagne est un pays très performant en matière d'apprentissage.


A retenir :

Taux d'emploi : (population active occupée / population en âge de travailler) x100
Taux de chômage : (nombre de chômeurs / population active) x100
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