A retenir :
L’Antiquité Chrétienne
Apparait lors de l’Empire 31 A.C. – 476 Chute Empire Romain Occident
Auguste instaure régime impérial, avènement christianisme, qui a profondément changé la mentalité et la société romaine.
Latin spécialement chrétien
NAISSANCE D’UNE LITTERATURE
A. Les chrétiens et l’Empire
Judaïsme : bible en hébreu : point de départ. Judaïsme pluriel, différentes sectes (pas péjoratif ici)
Jésus créé un nouveau courant, communauté autour d’apôtres. Message transmis dans les grandes villes de l’empire.
Christianisme : explique ce que l’on devient après la mort. Religion monothéiste qui repose sur l’accomplissement de gestes ou de paroles mais sans contenu explicite. Religion civique et formaliste. Religion tolérante : accueille d’autres religions. Cultes à mystères : initiation, nature secrète. Au début christianisme est informel, peu de fidèles. Refus du culte impérial : ne se sacrifiaient pas pour l’empereur.
Persécutions chrétiens : s’intensifient IIIème siècle, s’arrêtent en 313 : édit de Milan : liberté de culte, légalisation religion chrétienne.
Constantin : 1er empereur baptisé
380 : édit de Thésalonique Théodose rend officielle la religion chrétienne
Religion minoritaire, persécutée qui devient officielle.
B. La ou les Bibles
Au départ : diffusion à l’oral
Chrétiens se basent sur la Bible, le livre, il n’y en a qu’un.
Reprise Bible des juifs : au départ en hébreu. Ancien testament : alliance Dieu/peuple d’Israël.
IIème siècle : A.T. traduit en grec : La septante
A.T. : livre varié, historique, genèse, politique, conseils
Nouveau Testament :
1. Actes des apôtres : récit des premières communautés chrétiennes
2. Évangiles : bonnes nouvelles, raconte la vie de Jésus
3. Evangiles synoptiques : Marc, Luc, Matthieu : plusieurs livres mais même version
4. Evangile de Jean : vision différente de Jésus
5. Apocalypse : récit de visions : homme qui a vision de la fin du monde
6. Les Vieilles latines : traductions en latin du nouveau et ancien testament
IL y a autant de traductions latines que de villes.
C. Une culture chrétienne spécifique ?
Pas d’écoles chrétiennes : pas enseignement spécifiquement chrétien
Enseignement romain repose sur quadrige : 4 auteurs principaux : Cicéron (philo et rhétorique), Salluste (écriture historique), Térence (auteur de comédies), Virgile (poésie épique et didactique). Fixité à la culture romaine.
Auteurs chrétiens s’appuient sur la même culture romaine, n’en ont pas d’autre.
Intertextualité. Emprunts, citations, propos d’un autre auteur. CF Paulin de Nole : emprunte à Ovide, à Virgile : construit sa poésie autour d’eu tout en disant que la poésie profane est terminée.
Exemplum : modèle de conduite.
Biographie dans l’Antiquité : thématique, pas chronologique. Biographies créent un portrait fixe.
Paradoxes : disent ne pas s’inspirer des textes païens mais s’en inspirent.
Littérature chrétienne : socle commun aux chrétiens et aux non chrétiens.
En apparence s’adresse à des lettrés, mais selon auteurs chrétiens message de Jésus s’adresse à tout le monde. Simplicité du langage biblique.
COMMENT DES CIRCONSTANCES ENGENDRENT UNE EXPRESSION LITTERAIRE : PERSECUTION, MARTYRE ET LITTERATURE
A. Actes et passions de martyrs
Actes de martyrs : textes qui reprennent modèles de procès-verbaux.
Un martyr : témoignage : celui qui meurt pour sa foi, refuser vie pour ne pas renier le christianisme.
1er martyr : Etienne : tué car chrétien. Martyr devient figure d’identification. Bon chrétien est celui qui assume d’être martyr.
Actes et passions de martyrs : textes vont exalter martyrs.
Cf Les actes des martyrs, Scillitains : idée de pardon qui indique une faute. Reprise du terme « notre empereur » qui renvoie au seigneur ou à l’empereur romain. Dichotomie entre justice humaine/justice divine. Rappel du culte impérial : logique impériale. Christianisme est accessible à tous et en même temps un mystère. Texte nourri de la bible. On passe d’un genre administratif (procès-verbal) à un texte d’édification religieuse.
