La médecine traditionnelle = fonction intégratrice, c’est-à-dire qu’elle va restituer le sujet, la maladie et le soin dans le clan, la communauté, la société..
Les recherches anthropologiques ont mis l’accent sur l’efficacité symbolique et sur la dimension collective qui sous-tendent le dispositif thérapeutique traditionnel.
Maladie = signifiant social, signal d'alarme ou une remise en question d'une situation sociale explosive,
Cure = tentative de suppression du désordre social, réconciliation du malade avec son entourage et réinstauration autour de lui d'un tissu social.
Les épidémies constituent un phénomène collectif. Elles engendrent des paniques, des refus de soigner, des abandons. Les malades sont mis à l’écart, exclus, bannis. Il y a émergence d'un fatalisme, une colère, une désignation d’un bouc émissaire (=cristallisation des peurs collectives sur un individu ou un
groupe, permettant ainsi de renforcer les liens du groupe accusateur, qui se sent plus fort, vainqueur sur la malédiction, la maladie), d'un fautif => rite expiatoire.
Rite expiatoire = rachat de la faute par un sacrifice.
Bouc émissaire = sacrifié.
Il est intéressant de remarquer comment certaines maladies prennent une part considérable dans l’imaginaire collectif. Idée reçues sur les personnes touchées ou les origines de la maladie.
Exemple d'imaginaire : alcool (bon vivant / alcoolique, prix et classe sociale, boire pour oublier ses soucis / plaisir, etc...)
sida (viendrait punir les désordres sexuels)
Pour les anciens, il existe quatre humeurs qui correspondent aux tempéraments :
Ces humeurs correspondent aux quatre éléments, eux-mêmes caractérisés par leurs propres qualités :
Selon leur prédominance, ils vont déterminer les quatre tempéraments fondamentaux :
--> A l'origine de certaines de nos expressions actuelles (se faire de la bile).
Ainsi, les pratiques médicales sont liées aux progrès de la recherche et de la médecine et nécessitent une réflexion en termes d’éthique médicale, de notion de risques, de responsabilité.
Il y a également une redéfinition des pratiques médicales en termes de missions et de territoires : réduction en termes de moyens, mutualisation, développement de l’ambulatoire, traçabilité. Mais aussi en termes d'évolutions sociétales avec le développement des médecines douces.
GOFFMAN : 1922-82, les individus jouent des rôles sociaux. Selon lui les asiles sont des institutions totalitaires (lieu d'enfermement avec du personnel et des "reclus").
Il établit 5 catégories d’institutions totalitaires :
Il va relever des stratégies d’adaptation de la part des « reclus » :
MAUSS --> le non-respect des règles sociales par un individu peut le conduire à la mort ; le sentiment d’être exclus de la communauté, entraine l’idée que l’individu doit mourir.
Il y a des interprétations culturelles et sociales de la santé et de la maladie.
Ainsi, diverses études montrent que des états physiologiques comme la faim ou la douleur ne sont pas des données totalement objectives. Ils sont interprétés en fonction des contextes sociaux car ne sont pas identiques selon l’origine ethnique, culturelle.
Le poids des représentations est important face à la maladie, au handicap.
Exemple : mise à distance de malades mentaux dans leur famille. Ainsi, il n’était pas recommandé de laver leur linge avec celui de la famille par peur
de la souillure, de la contagion. Il s’agit d’une mise à distance symbolique.
Michel Foucault repère quatre éléments d’exclusion du fou :
1) Le système d'exclusion par rapport au travail, à la production économique.
2) \\ par rapport à la reproduction de la société
3) Il existe donc une marginalité par rapport au discours ou par rapport au système de production des symboles.
4) Il y a enfin un dernier système d'exclusion : celui qui fonctionne par rapport au jeu.
Concernant la santé > trois représentations de celle-ci :
La médecine traditionnelle = fonction intégratrice, c’est-à-dire qu’elle va restituer le sujet, la maladie et le soin dans le clan, la communauté, la société..
Les recherches anthropologiques ont mis l’accent sur l’efficacité symbolique et sur la dimension collective qui sous-tendent le dispositif thérapeutique traditionnel.
Maladie = signifiant social, signal d'alarme ou une remise en question d'une situation sociale explosive,
Cure = tentative de suppression du désordre social, réconciliation du malade avec son entourage et réinstauration autour de lui d'un tissu social.
Les épidémies constituent un phénomène collectif. Elles engendrent des paniques, des refus de soigner, des abandons. Les malades sont mis à l’écart, exclus, bannis. Il y a émergence d'un fatalisme, une colère, une désignation d’un bouc émissaire (=cristallisation des peurs collectives sur un individu ou un
groupe, permettant ainsi de renforcer les liens du groupe accusateur, qui se sent plus fort, vainqueur sur la malédiction, la maladie), d'un fautif => rite expiatoire.
Rite expiatoire = rachat de la faute par un sacrifice.
Bouc émissaire = sacrifié.
Il est intéressant de remarquer comment certaines maladies prennent une part considérable dans l’imaginaire collectif. Idée reçues sur les personnes touchées ou les origines de la maladie.
Exemple d'imaginaire : alcool (bon vivant / alcoolique, prix et classe sociale, boire pour oublier ses soucis / plaisir, etc...)
sida (viendrait punir les désordres sexuels)
Pour les anciens, il existe quatre humeurs qui correspondent aux tempéraments :
Ces humeurs correspondent aux quatre éléments, eux-mêmes caractérisés par leurs propres qualités :
Selon leur prédominance, ils vont déterminer les quatre tempéraments fondamentaux :
--> A l'origine de certaines de nos expressions actuelles (se faire de la bile).
Ainsi, les pratiques médicales sont liées aux progrès de la recherche et de la médecine et nécessitent une réflexion en termes d’éthique médicale, de notion de risques, de responsabilité.
Il y a également une redéfinition des pratiques médicales en termes de missions et de territoires : réduction en termes de moyens, mutualisation, développement de l’ambulatoire, traçabilité. Mais aussi en termes d'évolutions sociétales avec le développement des médecines douces.
GOFFMAN : 1922-82, les individus jouent des rôles sociaux. Selon lui les asiles sont des institutions totalitaires (lieu d'enfermement avec du personnel et des "reclus").
Il établit 5 catégories d’institutions totalitaires :
Il va relever des stratégies d’adaptation de la part des « reclus » :
MAUSS --> le non-respect des règles sociales par un individu peut le conduire à la mort ; le sentiment d’être exclus de la communauté, entraine l’idée que l’individu doit mourir.
Il y a des interprétations culturelles et sociales de la santé et de la maladie.
Ainsi, diverses études montrent que des états physiologiques comme la faim ou la douleur ne sont pas des données totalement objectives. Ils sont interprétés en fonction des contextes sociaux car ne sont pas identiques selon l’origine ethnique, culturelle.
Le poids des représentations est important face à la maladie, au handicap.
Exemple : mise à distance de malades mentaux dans leur famille. Ainsi, il n’était pas recommandé de laver leur linge avec celui de la famille par peur
de la souillure, de la contagion. Il s’agit d’une mise à distance symbolique.
Michel Foucault repère quatre éléments d’exclusion du fou :
1) Le système d'exclusion par rapport au travail, à la production économique.
2) \\ par rapport à la reproduction de la société
3) Il existe donc une marginalité par rapport au discours ou par rapport au système de production des symboles.
4) Il y a enfin un dernier système d'exclusion : celui qui fonctionne par rapport au jeu.
Concernant la santé > trois représentations de celle-ci :