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Société fragmentes et politiquement fragilisées.

L'une des limites de l'intégration régionales (outre les déséquilibres éco) sont les disparités politiques entre les différents Etats membres.

-> différends frontaliers et rivalités historiques : Thaïlande c/ Myanmar - Vietnam c/ Cambodge.


Ou Indonésie qui à des troubles intérieurs profonds qui pourraient avoir des effets sur toute la région.

En 2011 -> ouverture du Myanmar, un des derniers régimes politiques isolés : cela pourrait renforcer les échanges entre les Etats membres.

Mais peut-être recul des avancées démocratiques dans la région ? : crise des Rohingyas, interdiction de l'opposition au Cambodge.

En 2018, le parti du peuple cambodgien remportait l'ensemble des sièges du parlement dans une élection ou il était interdit aux opposition de participer au scrutin. Croissance éco certes, mais pouvoir et corruption accru.


Montée en puissance d'un nationalisme multiforme :


Conflit entre Thaïlande et Cambodge autour d'un temple en 2008.

C'est un ancien temple khmer qui est au coeur d'une dispute territoriale. En 1962, le prince cambodgien avait fait confirmer sa propriété par la CIJ à La Haye. En 2008, inscription à l'UNESCO ce qui a ravivé les tensions frontalière relative à la souveraineté sur ce temple.

La Thaïlande s'appuie sur des tracés franco siamoises datant de 1908 dans ses revendications .

En oct. 2008 : combat entre soldats avec plusieurs morts et blessés pr cette zone.

Entre deux, discours pacifique puis en 2009 reprise des conflits. Depuis statut quo sans véritable positionnement.

Les 2 pays entretiennent des relations difficiles avec des conflits qui arrivent pour quasi rien.

Pb similaire fréquents entre Philippines, Malaisie, Brunei et Indonésie pour des zones archipélagiques.


Le nationalisme émerge notamment quand les pays s'imposent dans la région, comme le Vietnam, avec une bonne croissance éco, ce qui renforce la fierté. Aussi, souvent, les diasporas chinoises dans la zone ont un réel sentiment de fiertés du a leurs origines.

Dérive autoritaire de la Thaïlande.

La famille royale au pouvoir y est depuis le 17e S : les Chakri. Depuis la révolution de 1932, ce n'est plus une monarchie absolue, mais une monarchie constitutionnelle. Depuis, le pays est très instable et on compte + de 20 coups d'Etats réalisés ou tentés.

2nd + grande éco de l'ASE, construite sur un modèle de croissance par les exportations : 20% en 83, et ajd 70% du PIB. (3/4 sont des bien manufacturés). Touriste = 15% du PIB donc secteur essentiel. Elle se tourne donc vers la création de produit à + forte valeur ajoutée, mais à subit particulièrement la crise de 1997.


Conséquence : équilibre entre pouvoir royal, armée et camp démocratique très fragile.

On distingue 2 camps en Thailande, les chemises jaunes (rpz l'élite, conservatrice, monarchiste et partisante de l'armée et qui n'aime pas la démocratie occidentale) et les chemises rouges (classe sociale moins favorisées, veut des lois contre la pauvreté, veulent la démocratie et - la monarchie, soutiennent le PPP partie du pouvoir au peuple) qui divisent la Thaïlande ajd.


2006 : coup d'état, le 1er ministre du PPP est à N-Y pr l'ONU; l'armée prend le pouvoir, les militaires prennent les chaines de télé et instaure une autorité politique fidèle au roi.

L'ancien commandant de l'armée devient 1er ministre et le gouv est placé sous le contrôle des généraux. Par la suite, élections législatives et le PPP gagne, donc le chef du PPP devient 1er ministre au détriment des putschistes, mais doit démissionner pr des affaires de corruption.

Sous la pression des nobles, l'Assemblée choisit cm 1er ministre le leader du Parti démocrate et soutien des généraux.


Lutte entre jaunes et rouges bloquent le pays pdt plusieurs mois en 2010, avec bcp de manifestations et de violences.

En 2011, un membre du PPP est élu à une majorité écrasante, mais est destitué en 2014 par la C.constit sous la pression de la junte militaire. Après ça, l'armée instaure la loi martiale et la censure.

Coup d'état en mai 2014, et depuis la junte à de + en + étendu son emprise sur le pays avec le soutien du roi. En 2019, élection contestée mais qui pourtant consolide le pouvoir du 1er ministre qui est un général.

La dérive autoritaire se poursuit donc, mais sans se traduire par des contestations régionales ou internationales.