I. LES PROGRES DE LA MEDECINE
Dans un premier temps, afin d’évoquer les progrès de la médecine, il était important de parler de Louis Pasteur. En effet, il est important de rappeler qu’il est l’un des pères de la médecine moderne. Ses nombreux travaux sur les maladies infectieuses ont eu un véritable impact sur la manière de soigner ces maladies. A propos du progrès concernant les maladies infectieuses, trois exemples ont été donnés :
✓ La tuberculose
✓ La toxicose
✓ La variole
Aujourd’hui, la variole est éradiquée tandis que les deux autres maladies tendent également à disparaître bien que des cas de tuberculose réémergent. Il est important de bien comprendre que le progrès est constant, la médecine étant une science en constante évolution.
Voici quelques exemples des progrès notables qui ont pu être faits :
1. Pour les maladies : En effet, chaque jour de nombreux progrès sont faits dans le traitement des maladies notamment pour :
✓ Traitement du cancer et son dépistage
✓ Dépistage des surdités
✓ Oncohématologie
✓ Facteurs de risques vasculaires
A ce propos, le Professeur Matillon a donné une anecdote assez parlante qu’est la différence entre Bill Clinton et Michel Berger puisque l’un est mort d’une crise cardiaque (Michel Berger) tandis que Bill Clinton a fait une crise cardiaque plusieurs années plus tard mais grâce au progrès de la médecine a pu survivre à l’aide de la pose d’un stent.
✓ Facteurs alimentaires
2. Dans la chirurgie : Ce progrès se fait tant bien dans le domaine des maladies infectieuses que dans le domaine de la chirurgie.
✓ Notamment avec l’arthrose du genou (qui touche un grand nombre de personnes âgées de plus de 60 ans) par exemple qui s’est vu soulager par l’usage de prothèses articulaires.
✓ Facteurs de risques vasculaires (comme mentionné dans l’exemple noté plus haut)
✓ Dans les transplantations / greffes
Lyon est d’ailleurs l’une des villes ayant joué un rôle extrêmement important dans le domaine des greffes. C’est en effet à Lyon que la première greffe intégrale d’un membre supérieur eue lieu avec succès.
3. La naissance de l’EBM (dans les années 70-80)
L’EBM (Evidence Based Medicine) désigne l’utilisation judicieuse des résultats de la recherche pour identifier et proposer des traitements appropriés. C’est une médecine factuelle, fondée sur les preuves et les statistiques.
Recherche de la preuve et de l’efficacité en médecine. Cette EBM a permis un passage de l’empirisme à la preuve scientifique (lié notamment à l’essor des statistiques) dans la médecine. Cela est nécessaire dans la recherche encore une fois de progrès.
II. L’ENJEU SOCIO-ECONOMIQUE DANS LA MEDECINE
L’amélioration et le progrès de la médecine est en effet intrinsèquement lié à des enjeux socio-économiques qui sont capitaux tels que :
✓ La démographie : qui n’a de cesse de croitre,
✓ L’espérance de vie + 14 ans depuis 1950
✓ Le budget de l’éducation qui a sextuplé
✓ PIB/habitant qui a quintuplé
✓ Diminution du nombre d’heures de travail annuelles
la médecine évolue conjointement à d’autres domaines tels que le social et l’économie.
III. L’APPARITION DES SCANDALES SANITAIRES
III.A. PROBLEMES DE SANTE PUBLIQUE :
Compte tenu des impacts politiques, les scandales sanitaires ont précipité la valorisation de la santé publique dans la société.
trois affaires très connues :
✓ L’affaire du sang contaminé => Affaire des années 90 au cours de laquelle, il eut à cette époque de nombreuses transfusions dont le sang fût contaminé par de nombreuses maladies infectieuses (VIH…).
✓ L’ESB – « Vache folle » => Il s’agissait de l’empoisonnement des animaux avec des aliments contaminés par des virus. Ensuite, ils étaient abattus pour être mangés.
✓ Canicule de l’été 2003
Par la suite, d’autres exemples de scandales sanitaires des années 90 furent donnés :
✓ Diéthylstilbestrol (médicament pris par les femmes enceintes dans les années 70)
✓ Tchernobyl (1986) => une information circulait alors suite à l’explosion que le nuage radioactif se serait arrêté à la frontière de l’Alsace, aucun danger pour la France n’aurait alors été à déplorer.
L’ensemble des exemples précédemment évoqués sont principalement des scandales sanitaires qui sont surtout liés à un gros manque de communication et une forte mésinformation.
A l’inverse, un exemple cité n’attrait pas à un problème d’information :
✓ Hormone de croissance (années 80) => à l’époque très conseillé par les pédiatres pour faire grandir un enfant, il était utilisé des broyats d’hypophyse mis en solution afin d’en faire une hormone de croissance, rapidement arrêté lorsque cela fût découvert par les instances de santé publique.
Il apparaît donc nécessaire de détenir des données scientifiques, des preuves scientifiques de l’efficacité d’un traitement, des données financières permettant la faisabilité de l’opération/du plan d’action que l’on souhaite mettre en place pour lutter contre le problème afin notamment de pouvoir éviter d’avoir à faire face à ce genre de scandales.
III.B. LES « AFFAIRES RECENTES » :
✓ Prothèses mammaires => implantées chez certaines femmes qui le souhaitaient ou pour lesquelles on le proposait comme solution thérapeutique à la suite d’une mastectomie dans le cancer du sein par exemple.
✓ Vaccination H1N1
✓ Médiator => mauvaise utilisation d’un médicament utilisé chez les diabétiques = Mésusage de ce type de médicament.
✓ Médicaments génériques
✓ Homéopathie => dont on ne sait pas le réel impact sur le patient encore à l’heure actuelle peu connu mais de nombreuses études sont menées à ce propos.
✓ Covid 19 => certains se sont penchés sur l’histoire du Covid mais à l’heure actuelle, aucune preuve concrète n’a été apporté. L’affaire tourne autour du fait que deux ministres sont allés en Chine pour inaugurer le laboratoire P4 trois mois auparavant de la pandémie. Selon certains ils se seraient alors renseignés à propos d’une maladie émergente qu’est le Covid.
L’ensemble de ces sujets étant très polémiques, cela les rend particulièrement compliqués à traiter.
IV. L’EMERGENCE DE NOUVEAUX ACTEURS EN SANTE
IV.A. LES TROIS PILIERS EN SANTE : L’ensemble des scandales sanitaires précédemment évoqués ont permis de démontrer le rôle fondamental de trois piliers du domaine de la santé que sont :
✓ L’Etat
✓ Les Caisses d’Assurance Maladie
✓ Les professionnels de santé
1. L’Etat
Il est important d’avoir à l’esprit que la structure de l’État est très complexe :
- Le ministère de la Santé : avec un ministre qui est désigné par vote.
- Le gouvernement : il est élu et change tous les 5 ans.
- Les 2 Assemblées : c’est-à-dire l’Assemblée Nationale et le Sénat (élues également).
- D’autres ministères interviennent dans la santé :
l’Éducation Nationale (MESR : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) ; du Travail ; du Budget (on n’en parle généralement pas mais il est omniprésent !) ; …
- Les Régions : Vous êtes ici car une partie de la formation est financée par le conseil régional. En effet, la complexité du dispositif de l’État se fait également au niveau régional.
Au niveau régional, il existe 2 principaux acteurs :
1) L’Autorité Régional = Les conseils régionaux
2) L’Agence Régionale de Santé = ARS : là encore, c’est une partie de ce qui est en fait le lien direct entre le ministère de la Santé et la population. Les ARS ne sont pas de petites structures (1500 personnes pour la région Rhône-Alpes) ! Utilisé notamment pour la vaccination contre le Covid. ☺
2. Les Caisses d’assurance maladie
À partir des années 90, la Sécurité Sociale passe sous la tutelle de l’État. Les décisions se prennent aujourd’hui avec l’avis du ministère du Budget et celui de la Santé. Une autre catégorie d’assureurs qui joue un rôle de plus en plus important sont les mutuelles et les assureurs privés. Ils contribuent, par exemple, au remboursement des soins, et assurent ces couvertures moyennant des cotisations (ce qui fait régulièrement l’objet de grandes discussions).
3. Les professionnels de Santé
Durant ces scandales sanitaires, les professionnels de Santé se sont retrouvés en première ligne. Encore récemment avec la Covid 19, nous avons pu constater toute l’importance de ces derniers et des nombreuses spécialités qui s’articulent autour des professionnels de santé.
Ils sont séparés en plusieurs catégories juridiques définies par le Code de la Santé Publique (CSP) :
3.1. Les professions médicales :
Elles correspondent à un doctorat : médecins, pharmaciens…
3.2. Les professions paramédicales :
DE d’infirmier, de masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue, psychomotricien, ergothérapeute (Diplômes régis par le Ministère de la Santé) Diplôme d’audio-prothésiste… (Diplômes sous la responsabilité de EN/ES)
3.3. Les professions d’exercice sur titre :
Elles correspondent aux métiers tels que celui de psychologue (dans le privé et le public) ou ostéopathe (uniquement dans le privé) qui nécessitent notamment un Master pour les exercer.
Si l’on souhaite résumer :
Les professions en santé : Des catégories => médicales ou paramédicales ou professions d’exercice sur titre (psychologues…)
Des organisations => libérales ou hospitalières
Des syndicats/spécialités médicales
Des Ordres professionnels D’autres organisations (sociétés savantes…)
IV.B. LA NAISSANCE DE NOUVEAUX ACTEURS EN SANTE :
Suite à l’émergence de crises sanitaires comme celles des exemples cités plus haut, de nouveaux acteurs en Santé ont été mis en lumière et détiennent un rôle majeur notamment dans la décision politique.
✓ Les industriels et les Entreprises : qui permettent comme nous avons pu le constater durant la Covid de produire un grand nombre de vaccins, médicaments et produits à visée thérapeutique.
✓ L’industrie pharmaceutique en France :
Chiffre d'affaire 2010 => plus de 50 Mds d’euros
3 ème producteur de médicament en Europe depuis 1995
106 500 emplois en France en 2012 L’industrie pharmaceutique en France :
✓ Les Agences (telle que l’HAS) :
dont on entend de plus en plus parler durant les récents scandales sanitaires notamment.
Passage de 7 à 27 structures en 2002 et 2015.
✓ Les usagers :
L’affaire du sang contaminé a notamment permis de faire ressortir cet acteur majeur en santé qu’est l’usager. Certains usagers ont été proposés pour être maîtres de conférences :
Les droits du patient en France : La loi Kouchner de 2002, La Reconnaissance des Droits, La Constitution d’un fond d’indemnisation, La création de l’ONIAM
De plus, 81% des français trouvent le système de Santé performant et 95% sont satisfaits de leurs médecins généralistes témoignant encore une fois de l’importance de l’usager dans notre système de Santé.
