Théories
Hippocrate: bile, sang, flegme, bile noire.
Aristote: valence positive ou négative, besoin de tempérance
Descartes (1596-1650) → Âme et corps : deux entités séparées
Darwin : Émotions → permettent survie de l’espèce (but communicationnel).
James : approche physiologique, les émotions sont secondaires à des phénomènes physiologiques, chacune correspond à un pattern physiologique.
Cannon : les mécanismes physiologiques sont trop lents et ne peuvent être premiers, activation sous-corticale.
Schachter : théorie des deux facteurs, mécanisme d’évaluation cognitive, des signaux physiologiques détermine l’émotion (dynamique).
Concepts clés liés à l’activité émotionnelle :
-le stimulus origine du déclenchement de l’émotion
-l’éveil (arousal) les modifications physiologiques
-l’interprétation traduction inconsciente des mécanismes physiologiques
-l’évaluation (appraisal) évaluation cognitive de la situation
- le ressenti émotionnel (feeling) souvent confondu avec l’émotion au sens large : l’expérience émotionnelle
Les composants d'une émotion
Différentes expressions :
Subjectif ressenti, sentiments → mesure : Questionnaires/ Mesures analogiques/ Méthode d'échantillonnage des expériences
Comportemental motricité, expression faciale → mesure : FACS Facial Action Coding System
Physiologique transpiration, fréquence cardiaque → mesure : Système nerveux autonome (SNA) • Système nerveux central (SNC)
Le système nerveux autonome (SNA) régule les fonctions involontaires du corps et joue un rôle clé dans la réponse aux émotions et au stress.
- Fréquence cardiaque
- Fréquence respiratoire
- Sudation
- Activité électrodermale
- Température corporelle
Le Système Nerveux Central (SNC) se développe de manière complexe et non-linéaire, surtout pendant l'adolescence.
- Système limbique : Il se développe rapidement à l'adolescence et gère les émotions.
- Contrôle émotionnel : Le cerveau, notamment la région qui régule les émotions et la prise de décision (le cortex préfrontal), n'est pas totalement mature avant 25 ans.
- Système de récompense : Ce système, qui réagit aux récompenses (plaisir, satisfaction), se développe aussi de manière décalée par rapport au système de contrôle.
- Conséquences sociales : Cette maturation asynchrone peut entraîner des comportements risqués, notamment dans les interactions sociales (par exemple sur les réseaux sociaux), où la recherche de récompenses immédiates peut conduire à des choix impulsifs.
• Les émotions chez les enfants
Dès 2 ans, les enfants utilisent des termes relatifs aux émotions de base (joie, tristesse, colère, peur) pour décrire leurs états et ceux des autres. Avec l'âge, leur répertoire émotionnel s'enrichit et devient plus complexe, leur permettant de distinguer et d'exprimer des émotions plus nuancées, comme la honte, la culpabilité ou la fierté, en fonction de leur développement social et cognitif.
Entre 3 et 4 ans, les enfants distinguent ce qui est comestible de ce qui ne l'est pas. À 14 mois, ils explorent en mettant des objets dans leur bouche. Après 7 ans, ils comprennent la contamination des aliments. À l'âge adulte, l'émotion de dégoût se développe et s'étend au-delà de la nourriture, incluant des concepts plus abstraits.
SOURIRE REFLEXE : A la naissance Souvent pendant le sommeil (paradoxal) + Pas en réponse à un stimulus
SOURIRE SOCIAL : Emerge vers 2 mois → En réponse à un stimulus externe (P. ex. : parents, etc.)
Les enfants communiquent leurs peurs par des expressions faciales, tandis que les parents transmettent leurs propres émotions concernant l'état de l'enfant, comme par exemple leur inquiétude quant à la sécurité de l'enfant dans une situation donnée.
La communication émotionnelle entre parents et enfants est donc réciproque et se base sur ces échanges non verbaux.
Les études sur les enfants montrent une distinction entre la capacité à raisonner de façon contrefactuelle (imaginer des alternatives à un choix effectué) et la capacité à éprouver du regret. Il existe un décalage développemental entre la capacité à ressentir du regret et celle de ressentir du soulagement. La capacité à anticiper le regret commence à se développer vers l'âge de 7-8 ans, ce qui influence leur prise de décision et leurs actions.
→ L’augmentation de la prise de risque à l’adolescence semble liée à la présence de pairs au moment du processus décisionnel.
• Les émotions chez les personnes âgées
-En vieillissant, on éprouve davantage d’émotions positives.
-En vieillissant, on est plus attentif aux stimulus et émotions positives.
La théorie de la sélectivité socioémotionnelle explique que les humains, conscients du passage du temps, ajustent leurs émotions en fonction de celui-ci.
-> En vieillissant, les personnes passent plus de temps à chercher des satisfactions émotionnelles et deviennent plus sélectives dans leurs relations, privilégiant celles qui leur apportent du bien-être, notamment avec des personnes avec qui elles ont une affinité.