Les propositions subordonnées interrogatives indirectes permettent de transformer une phrase interrogative directe en une subordonnée intégrée dans une phrase. Par exemple, la question directe "Où habites-tu ?" devient "Il me demande où tu habites" en interrogation indirecte.
Ces propositions sont introduites par des mots interrogatifs comme "qui", "que", "quoi", "où", "quand", "comment", et "pourquoi", ou simplement par "si" quand il n'y a pas de mot interrogatif.
Structure d'une proposition interrogative indirecte
Une proposition subordonnée interrogative indirecte est souvent introduite par un verbe exprimant une demande, une interrogation ou un doute, tel que "demander", "savoir", "ignorer", "comprendre", etc. Elle n’est pas suivie d’un point d’interrogation et ne subit pas l’inversion sujet-verbe.
Exemples : "Je me demande où est la salle de classe." ou "Elle veut savoir si tu viendras demain."
Utilisation de "si" dans les interrogatives indirectes
Quand une question directe n'a pas de mot interrogatif, dans l'interrogative indirecte, on utilise "si". Par exemple, la question directe "Viendras-tu demain ?" devient "Il demande si tu viendras demain."
Différences avec le discours direct
Contrairement au discours direct où la question est écrite telle quelle avec un point d’interrogation, la subordonnée interrogative indirecte ne termine jamais par un point d'interrogation. De plus, elle nécessite souvent une réorganisation syntaxique, sans inversion sujet-verbe.
A retenir :
- Les subordonnées interrogatives indirectes rapportent des questions sans les poser directement.
- Elles commencent souvent par un mot interrogatif ou "si".
- Elles dépendent d'un verbe principal exprimant interrogation ou doute.
- Pas de point d’interrogation ni inversion sujet-verbe.
- Importante pour le passage du discours direct au discours indirect.
