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Parkinson

Définition

Akinésie/Bradykinésie
L'akinésie désigne l'absence ou la quasi-absence de mouvement spontané, tandis que la bradykinésie correspond à une lenteur et une diminution de l'amplitude des mouvements. C'est l'un des symptômes moteurs cardinaux de la maladie de Parkinson, impactant les activités quotidiennes et la fluidité des gestes.

🧠 Étiopathogénie et neuropathologie

Dans la maladie de Parkinson, les neurones qui fabriquent la dopamine disparaissent progressivement, notamment dans une région du cerveau appelée substance noire.

La dopamine aide à contrôler les mouvements. Quand elle diminue, les mouvements deviennent plus lents et difficiles, avec une raideur et parfois des tremblements.

Dans les neurones, une protéine appelée α-synucléine prend une forme anormale et s’entasse en petits amas, appelés corps de Lewy.

En parallèle, l’inflammation et un excès de molécules agressives (le stress oxydatif) abîment les neurones et contribuent à leur destruction.

Cette protéine anormale pourrait se transmettre d’une cellule à l’autre, ce qui expliquerait l’extension progressive de la maladie.

D’autres régions étant touchées, des symptômes non moteurs peuvent apparaître avant les troubles du mouvement : constipation, diminution de l’odorat ou troubles du sommeil.

La cause reste le plus souvent inconnue : c’est le sens du mot idiopathique. Une origine génétique est identifiée dans une minorité des cas.

🚶 Symptômes et diagnostic

Le diagnostic de la maladie de Parkinson est clinique. Symptômes moteurs cardinaux, qui incluent :

  • le tremblement de repos,
  • la rigidité (parfois décrite comme une 'roue dentée'),
  • la bradykinésie/akinésie (lenteur des mouvements, difficultés à initier et exécuter des gestes, hypomimie faciale, micrographie)
  • et l'instabilité posturale (apparaissant généralement à un stade plus avancé).

Pour établir un diagnostic de certitude, il faut au moins deux de ces trois premiers symptômes, dont la bradykinésie. La réponse favorable au traitement dopaminergique est un critère de support important. Cependant, la maladie de Parkinson s'accompagne également de symptômes souvent sous-estimés mais ayant un impact majeur sur la qualité de vie : troubles du sommeil, hyposmie, constipation, dépression, anxiété, douleurs, fatigue et, à des stades avancés, des troubles cognitifs. Ces symptômes non moteurs peuvent précéder les manifestations motrices de plusieurs années.

💊 Traitement pharmacologique

Le traitement de Parkinson compense le manque de dopamine et améliore les symptômes, mais ne guérit pas la maladie.

  • L-Dopa (lévodopa) : médicament le plus efficace, transformé en dopamine dans le cerveau. Elle est associée à la carbidopa ou au bensérazide, qui empêchent sa dégradation avant son arrivée au cerveau et limitent les nausées et vomissements.

Avec le temps, des dyskinésies et des variations d’efficacité peuvent apparaître.

  • Agonistes dopaminergiques : ropinirole, pramipexole, rotigotine. Ils imitent l’action de la dopamine.
  • Inhibiteurs de la MAO-B : rasagiline, sélégiline. Ils ralentissent la dégradation de la dopamine.
  • Inhibiteurs de la COMT : entacapone, opicapone. Ils prolongent l’effet de la L-Dopa et sont utilisés avec elle.
  • Apomorphine injectable : agoniste dopaminergique utilisé pour réduire les périodes « off » importantes.


🤝 Prise en charge non pharmacologique et chirurgicale

La prise en charge de Parkinson repose sur plusieurs professionnels, en complément des médicaments :

  • Kinésithérapie : maintenir la mobilité, l’équilibre et prévenir les chutes.
  • Orthophonie : améliorer la parole et la déglutition.
  • Ergothérapie : adapter le logement et proposer des aides pour les activités quotidiennes.
  • Soutien psychologique : accompagner l’anxiété, la dépression et les difficultés liées à la maladie.

Lorsque les médicaments ne contrôlent plus suffisamment les troubles moteurs, des traitements spécialisés peuvent être proposés :

  • Stimulation cérébrale profonde : implantation d’électrodes dans certaines zones du cerveau pour réguler l’activité nerveuse anormale.
  • Administration continue par pompe : lévodopa-carbidopa dans l’intestin ou apomorphine sous la peau, notamment lorsque la stimulation cérébrale n’est pas adaptée ou souhaitée.

La recherche explore aussi des traitements visant à protéger les neurones, ainsi que des thérapies géniques et cellulaires.

A retenir :


  • Maladie Neurodégénérative du à la perte des neurones dopaminergiques de la subst noire
  • Elle est caractérisée par la présence de corps de Lewy et un déficit en dopamine dans les ganglions de la base.
  • Les symptômes moteurs cardinaux sont le tremblement de repos, la rigidité, la bradykinésie/akinésie et l'instabilité posturale.
  • La L-Dopa est le traitement pharmacologique le plus efficace, mais peut entraîner des complications motrices à long terme.
  • Le traitement est symptomatique et vise à compenser le déficit dopaminergique, pas curatif
  • La prise en charge est multidisciplinaire.
  • La stimulation cérébrale profonde est une option chirurgicale pour les cas avancés.
et ensuite ?

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