1. L'obligation aux apports
Pour devenir associé, il faut faire un apport à la société. Cet apport est essentiel car il forme le capital social de la société. Il existe trois types d'apports :
- L'apport en numéraire : C'est une somme d'argent. L'associé s'engage d'abord à la verser (souscription) puis la paie réellement (libération).
- L'apport en nature : Il s'agit de biens (immeuble, voiture, brevet, fonds de commerce). Ces biens sont évalués et deviennent la propriété de la société.
- L'apport en industrie : C'est la mise à disposition de son savoir-faire, de ses compétences ou de son travail. Cet apport ne fait pas partie du capital social mais donne droit à des parts dans les bénéfices et à des droits de vote.
2. La contribution aux pertes
Tous les associés doivent participer aux pertes de la société. Cela signifie que si la société perd de l'argent, les associés doivent supporter une partie de ces pertes. Cette participation est généralement proportionnelle à la part de chacun dans le capital social.
1. Responsabilité limitée ou illimitée
La manière dont un associé est responsable des dettes de la société dépend du type de société :
- Responsabilité limitée : Dans les sociétés de capitaux (comme les SA, SAS, SARL), l'associé ne risque de perdre que le montant de son apport. Son patrimoine personnel est protégé des dettes de la société.
- Responsabilité illimitée : Dans les sociétés de personnes (comme les SNC ou les sociétés civiles), l'associé peut être tenu de payer les dettes de la société avec son propre argent si les fonds de la société ne suffisent pas.
2. L'obligation aux dettes sociales
Cette obligation concerne le paiement des dettes de la société envers les créanciers. Dans les sociétés à responsabilité illimitée, les créanciers peuvent se tourner vers le patrimoine personnel des associés si la société ne peut pas payer. Cette obligation est dite « subsidiaire », car les créanciers doivent d'abord essayer de se faire payer par la société elle-même.
1. Le devoir de loyauté
Bien que la loi ne l'impose pas toujours explicitement, un associé doit agir dans l'intérêt de la société et des autres associés. Cela signifie ne pas nuire à la société. Une clause de non-concurrence peut être prévue dans les statuts pour encadrer ce devoir.
2. La responsabilité interne et externe
- Responsabilité interne : Les associés peuvent être tenus responsables envers d'autres associés ou les dirigeants de la société, par exemple en cas d'abus de droit de vote (quand un associé vote d'une manière qui nuit à la société ou aux autres associés).
- Responsabilité externe : En principe, la société est seule responsable envers les tiers (clients, fournisseurs). Cependant, dans des cas exceptionnels, un associé peut être tenu personnellement responsable s'il commet une faute grave et distincte de ses fonctions d'associé.
1. L'exclusion de l'associé
En principe, un associé ne peut pas être forcé de quitter la société. Cependant, il existe des exceptions :
- Cas légaux : Si l'associé n'a pas versé l'intégralité de son apport dans les sociétés par actions. Un juge peut aussi ordonner l'exclusion d'un associé incapable.
- Cas statutaires : Les statuts de la société peuvent prévoir des clauses d'exclusion pour des raisons précises (mésentente grave, changement de contrôle). Ces clauses doivent garantir le droit de l'associé à se défendre.
2. Le retrait de l'associé
Un associé peut vouloir quitter la société. Il peut céder ses titres à d'autres associés ou à des tiers. Si la cession est difficile, la loi prévoit parfois une faculté de retrait, obligeant les autres associés ou la société à racheter ses titres. Le retrait doit souvent être motivé ou faire l'objet d'un accord unanime si les statuts ne prévoient rien.