Partielo | Créer ta fiche de révision en ligne rapidement

Les ensembles de nombres

Définition

𝔻 (décimaux)
Nombres ayant un nombre fini de chiffres après la virgule, soit une écriture fractionnaire de dénominateur puissance de 10 (2,5 ; −0,12 ; 3/4 = 75/100).
ℚ (rationnels)
Nombres qui s'écrivent a/b avec a et b entiers (b ≠ 0) ; leur écriture décimale est finie ou infinie périodique.
ℝ (réels)
Tous les nombres repérables sur la droite numérique, rationnels et irrationnels réunis.
Irrationnel
Réel qui n'est le quotient d'aucun couple d'entiers : décimales infinies sans période (π, √2, e).
EnsembleExemplesN'y est pas
0 ; 7 ; 128−3 ; 1,5
−3 ; 0 ; 71,5 ; 1/3
𝔻2,5 ; −0,12 ; 3/41/3 ; π
1/3 ; −7/2 ; 0,333…√2 ; π
π ; √2 ; −ei ; 1/0
Les ensembles sont emboîtés comme des poupées russes : ℕ ⊂ ℤ ⊂ 𝔻 ⊂ ℚ ⊂ ℝ. Un même nombre appartient donc à plusieurs ensembles à la fois : 7 est dans ℕ, ℤ, 𝔻, ℚ et ℝ. Chaque inclusion est stricte, donc les réciproques sont fausses : −3 est un entier relatif sans être un entier naturel, 1/3 est rationnel sans être décimal. Pour justifier qu'une inclusion est stricte, il suffit d'exhiber un contre-exemple appartenant au grand ensemble et pas au petit.
Le symbole se lit « appartient à » (−5 ∈ ℤ), et « n'appartient pas à » (√2 ∉ ℚ). Pour trancher la nature d'un nombre, on cherche son écriture la plus simple : si le dénominateur peut se ramener à une puissance de 10, le nombre est décimal (3/4 = 75/100 = 0,75) ; sinon il reste seulement rationnel (1/3 = 0,333…, période de longueur 1). Une écriture décimale infinie non périodique signale un irrationnel : il est dans ℝ mais hors de ℚ. On donne toujours l'ensemble le plus petit qui contient le nombre.

A retenir :

ℕ ⊂ ℤ ⊂ 𝔻 ⊂ ℚ ⊂ ℝ, inclusions strictes
• 𝔻 : dénominateur = puissance de 10 → décimales en nombre fini
• ℚ : décimales infinies mais périodiques
• π, √2, e ∈ ℝ mais ∉ ℚ
• ∈ pour l'appartenance, ∉ pour la non-appartenance
• Inclusion stricte = un contre-exemple suffit