« Les grecs ont inventé la démocratie, le mot et la chose. Et ils ont été les premiers à s’interroger sur les fondements de la légitimité du pouvoir populaire. Leur discours sur la démocratie a été un point de départ pour la réflexion des inventeurs de la science politique, alors que s’élaborait l’historiographie de «l’Athènes bourgeoise » (C. Mossé, « La démocratie athénienne », L’histoire, dans La Grèce ancienne, Point seuil, 1986). Cf. article de N. Loraux-Vidal sur « La formation de l’Athènes bourgeoise. Essai d’historiographie, 1750-1850 ».
C’est d’abord dans l’île de Chios et non à Athènes (en mer Égée, à la latitude d’Izmir) qu’on trouve le premier témoignage de pouvoir populaire, avec la mention d’un conseil populaire dans une inscription. Mais on n’en sait rien de plus.
A travers diverses définitions nous reviendrons sur les structure politique qu'ont entouré la Grêce à une période antique donnée.
A retenir :
Le rapport à l'impérialisme et son paradoxe avec la démocratie :
Noter aussi deux faits qui nous sidèrent : le lien indissoluble de la démocratie avec l’esclavage, esclaves dont le travail permet de dégager le temps
nécessaire à l’exercice de la citoyenneté ; et le lien, également indissoluble, avec l’impérialisme.
Le pouvoir populaire va aller tout de suite s’affermissant à partir de 500 avt JC environ, en relation avec la guerre et l’impérialisme : à partir de 490,
les 2 guerres médiques (contre l’empire perse des Achéménides, Athènes intervient pour soutenir les cités grecques d’Asie mineure en révolte ; puis
elle constitue la ligue de Délos à partir de 478). Ces guerres donnent beaucoup de poids au petit peuple athénien, qui fournit les rameurs de la flotte
athénienne.
Place fondamentale de l’impérialisme, qui apporte des revenus aux citoyens.
Contextualisation historique :
De 429, mort de Périclès, à 338, défaite d’Athènes face à Philippe II de Macédoine, multiplication des assemblées et des procès politiques de la justice
populaire. C’est aussi le temps des démagogues, comme Cléon, riche tanneur, cible d’Aristophane (dans plusieurs œuvres, dont Les cavaliers) qui se
moque de son odeur répugnante et dénonce la façon dont il manipule le démos.