La psychosomatique
La psychosomatique concerne à la fois le corps et l’esprit. Elle a tendance à prévaloir le corps organique. « Le crédo biologique est renforcé par la science ». Il ne faut pas omettre le lien qui existe entre le biologique et le psychique.
Le processus de la maladie psychosomatique
Freud et la psychanalyse introduisent l’idée que des hommes peuvent influencer d’autres hommes grâce à leurs esprits. Un choc psychologique peut déclencher l’apparition d’une maladie. L’être humain va toujours essayer d’attribuer des significations à ses états douloureux.
La Médecine a tendance à oublier que l’humain a un corps et un esprit. Le plus important c’est l’empathie du soignant et non l’orientation théorique.
Somatisation : conversion des troubles psychiques en symptômes fonctionnels corporels.
Somatiser : avoir des troubles physiques causés par des troubles psychiques.
La psychanalyse explique l’hystérie : pathologie classée dans la névrose. Freud va se rendre compte que sous hypnose et la suggestion, on va pouvoir soulager les patients aux pathologies invalidantes.
Hystérie : pathologie classée dans la névrose.
Pour cela on a un déroulement en plusieurs étapes :
1er temps : Débordement émotionnel pour donner suite à un choc, un stress.
2ème temps : Débordement de la pensée que l’inconscient ne peut contenir.
3ème temps : Refoulement de la pensée qui peut venir se traduire par un trouble corporel avec une lésion organique.
On peut identifier 3 phases : réaction d’alarme, résistance et épuisement.
Exemple : face a un stress l’individu est capable de s’adapter. La maladie elle signe l’inadaptation l’individu n’a pas pu s’adapter. La maladie psychosomatique est une sorte de décompensation.
La dépression, c’est une souffrance morale qui impacte l’humeur. Dépression et somatisation sont souvent associées. Une somatisation peut entrainer une dépression.
Le corps vécu vs le corps objet
Le corps vécu sous-entend la subjectivité : comment le sujet vit son corps. En tant que soignant on devra être à l’écoute de cela. Le corps qu’on a nous échappe, c’est le corps dans le miroir, c’est le corps exposé aux autres, qui peut nous désespérer quand il est vieillissant, c’est le corps que vont étudier les biologistes.
Le corps c’est un lieu de souffrance et de séparation. Il est limité par la peau, par notre enveloppe corporelle. De la même manière que notre capitale génétique nous limite. La maladie du corps va venir nous limiter, nous freiner (le vieillissement). Pour Freud, le plaisir et la douleur sont très souvent proches.
Du côté des soignants, le corps va devenir un objet (durant les soins) car la préoccupation primordiale c’est la survie du patient. En tant que soignant, le mécanisme de défense va être de s’occuper du corps du patient comme un objet pour ne pas réaliser qu’on est face à un corps abîmé, malodorant amenant à du dégout. Va réagir selon son propre vécu, sa propre expérience.
Ex : s’occuper du malade comme la maman s’occupait du soignant.
Chez le soignant, il y a une sorte de schizophrénie. On doit s’occuper du corps (objet) et être dans une vigilance « maternante » = considérer le patient autre que comme un corps. Demande une ajustassions de soi-même
La façon dont on va soigner le malade. Comment on va apporter une reconnaissance sociale au malade ?
On est tous pris dans les images que nous renvoie le sujet malade. Face à un corps abîmé, malade, mourant, il y a aussi des ambigüités sur le regard qu’on porte. Il y a 2 logiques qui s’affrontent :
La logique médicale : c’est la science objective du corps et de ces maladies. Confronté à sa propre maladie.
La logique de la maladie : le malade est confronté à sa propre maladie et il se trouve dans une toute subjectivité. Le malade va percevoir son corps comme source d’une profonde angoisse. La douleur provoque des pensées imaginaires. Comme si le corps était étranger à la personne car va nous empêcher de faire ce que l’on voulait.
La psychose et la névrose :
Ce sont 2 structures psychopathologiques.
Dans la psychose, c’est une affection mentale qui atteint la personnalité. La psychose ne présente pas d’atteinte organique contrairement à la névrose. C’est un vécu délirant ayant pour objet le corps altéré, transformé.
Dans la névrose est une affection mentale liée où il n’y pas d’altération de la personnalité et avec une conscience très aigue et pénible. On va retrouver une expression organique avec des troubles fonctionnels (hystérie). Les névroses sont un mode de défense face à des conditions de vie compliquant l’adaptation.
La maladie psychosomatique : va avoir des troubles organiques lésionnels mais non fonctionnels. Manque d’enracinement dans le passé. Et est aussi centrée sur l’immédiat et difficultés à exprimer ses affects
La dynamique émotionnelle à deux issues : la névrose ou la voie psychosomatique. Ces 2 voies peuvent être empruntées simultanément.
Conclusion
En tant que soignant on va se devoir de se questionner au-delà du symptôme. Un symptôme n’a de sens que s’il est pris dans un contexte donné. Ne pas traiter le symptôme sans traiter l’angoisse.
