La monarchie constitutionnelle est un régime politique où le pouvoir du roi est limité par une Constitution, c'est-à-dire un texte de loi fondamental. Après la Révolution française, la France tente d'établir ce nouveau système, mais des tensions importantes mènent rapidement à sa chute.
Monarchie constitutionnelle
Un régime politique où le pouvoir du roi est encadré et limité par une Constitution, et non absolu.
Suffrage censitaire
Un système de vote où seuls les citoyens qui paient un certain montant d'impôt (le cens) ont le droit de voter.
Constitution civile du clergé
Un texte de loi qui réorganise l'Église en France en 1790. Les évêques et les curés sont élus par les citoyens et payés par l'État, devenant des fonctionnaires.
Fuite à Varennes
La tentative du roi Louis XVI et de sa famille de s'échapper de Paris en juin 1791 pour rejoindre les armées étrangères, mais ils sont reconnus et ramenés de force.
Prise des Tuileries
L'attaque du palais des Tuileries à Paris par les sans-culottes le 10 août 1792, qui force l'Assemblée à mettre fin à la monarchie.
L'établissement de la monarchie constitutionnelle 
Après les grands bouleversements de 1789 (prise de la Bastille, abolition des privilèges, Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen), la France cherche un nouveau système politique. En 1791, une Constitution est rédigée. Elle met en place une monarchie constitutionnelle : le roi Louis XVI conserve le pouvoir exécutif (appliquer les lois), mais le pouvoir législatif (faire les lois) est confié à une Assemblée élue. Les citoyens qui peuvent voter sont ceux qui paient un impôt, c'est le suffrage censitaire.
En 1790, l'Église est aussi réorganisée avec la Constitution civile du clergé. Les prêtres et évêques sont désormais élus et payés par l'État, et le Pape n'a plus son mot à dire sur leur nomination. La famille royale, ramenée à Paris en octobre 1789, s'installe au palais des Tuileries.
Les premières tensions et la fuite du roi 
Ce nouveau régime ne plaît pas à tout le monde. De nombreux nobles quittent la France et le Pape condamne la Constitution civile du clergé, ce qui divise les Français. Le roi Louis XVI lui-même n'accepte pas cette perte de pouvoir. Le 20 juin 1791, il tente de s'enfuir de Paris avec sa famille pour rejoindre des armées étrangères. Mais il est reconnu à Varennes et ramené à Paris. Cet événement, appelé la Fuite à Varennes, fait perdre confiance à une grande partie des Français envers leur roi. En avril 1792, la France déclare la guerre à l'Autriche.
La chute de la monarchie 
En juillet 1792, le duc de Brunswick, chef des armées autrichiennes et prussiennes, menace de détruire Paris si la famille royale est blessée. Cette menace provoque la colère des Parisiens. Le 10 août 1792, les sans-culottes (des révolutionnaires du peuple) prennent d'assaut le palais des Tuileries. Ils forcent l'Assemblée à voter la fin de la monarchie constitutionnelle. La famille royale est emprisonnée et la République est proclamée le 22 septembre 1792.
Schéma des événements menant à la fin de la monarchie
A retenir :
- Après la Révolution, la France établit une monarchie constitutionnelle en 1791, où le pouvoir du roi est limité par une Constitution.
- Le droit de vote est réservé aux citoyens les plus riches (suffrage censitaire).
- La Constitution civile du clergé réorganise l'Église, créant des tensions.
- La fuite du roi à Varennes en juin 1791 lui fait perdre la confiance du peuple.
- Le 10 août 1792, la prise des Tuileries par les sans-culottes met fin à la monarchie.
- La France devient une République.
