L'immunité innée est une composante essentielle du système immunitaire humain, présente chez tous les organismes pluricellulaires. Cette forme d'immunité repose sur des mécanismes ancestraux et conservés au cours de l'évolution, offrant une défense immédiate et non spécifique contre les intrusions pathogènes. Lorsqu'un micro-organisme pénètre dans les tissus par une lésion, plusieurs mécanismes se déclenchent pour le détecter et l'éliminer. L'un des principaux marqueurs de cette réponse est la réaction inflammatoire aiguë (RIA).
Dès qu'un agent pathogène pénètre l'organisme, la RIA se déclenche automatiquement, marquée par des signes cliniques distincts tels que la rougeur et la chaleur dues à une vasodilatation accrue, le gonflement (ou œdème) résultant de l'accumulation de liquide et de cellules immunitaires, et la douleur. Cette réaction permet un afflux rapide de cellules immunitaires vers le site de l'infection, facilitant leur interaction avec les pathogènes.
Parallèlement, des cellules spécialisées, telles que les macrophages et les neutrophiles, se mettent en action via la phagocytose, le premier rempart actif du corps. Ces cellules détectent, englobent puis digèrent les pathogènes, empêchant ainsi leur propagation et dommages potentiels. Cependant, si ces cellules ne parviennent pas à contrôler l'infection, le système immunitaire adaptatif prend le relais.
Les symptômes de la réaction inflammatoire peuvent être modifiés par l'utilisation de médicaments anti-inflammatoires. Ces traitements visent à atténuer les manifestations cliniques de l'inflammation. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l'ibuprofène et l'aspirine, fonctionnent en inhibant l'enzyme COX, réduisant ainsi la synthèse des prostaglandines responsables de la douleur et de l'œdème. Les anti-inflammatoires stéroïdiens, comme la cortisone, modulent directement la réaction inflammatoire et le système immunitaire. Toutefois, bien que ces médicaments soient efficaces pour gérer l'inflammation, leur usage prolongé ou inadéquat peut entraîner des effets secondaires nuisibles, tels que des ulcères gastriques et des troubles rénaux. Par conséquent, leur application doit être soigneusement contrôlée.