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IV – La période des hésitations (1945-1958)

1. Contexte politique

  • 8 mai 1945 : Armistice marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale et volonté de rupture avec le régime de Vichy.
  • Conséquences de la guerre :
  • Pertes humaines : 1,5 million (450 000 militaires, 150 000 civils, 530 000 déficits de naissance, 320 000 départs).
  • Population de 40,5 millions d’habitants en 1946 (retour au niveau de la fin du XIXe siècle).
  • Santé dégradée :
  • 70 % des hommes et 55 % des femmes en sous-poids.
  • 1 enfant sur 3 avec des troubles de croissance.
  • 250 000 orphelins, 1,3 million d’enfants déplacés, 300 000 nécessitant des soins urgents.
  • Citation de l’inspecteur général Berthoumieu (1946) : « 80 % de nos jeunes sont des déficients physiologiques. »
  • IVe République (1946-1958) :
  • Tripartisme : Socialistes, radicaux, communistes (ces derniers exclus en 1947).
  • Inspirée du Conseil National de la Résistance (CNR), elle introduit :
  • Économie : Nationalisations (Renault, gaz, charbon, Air France).
  • Social : Sécurité sociale, retraites, 3 semaines de congés payés, comités d’entreprise.
  • Culture : Création du CNRS.
  • Éducation : Plan Langevin-Wallon.
  • Situation économique difficile :
  • Régions ravagées, industrie faible, rationnement alimentaire.
  • Plan Marshall : Aide des États-Unis pour la reconstruction.

2. Contexte éducatif

a) Plan Langevin-Wallon (1944-1947) :

  • Objectif : Enseignement gratuit et obligatoire jusqu’à 18 ans.
  • Propositions principales :
  • Classes limitées à 25 élèves maximum.
  • Respect des rythmes biologiques.
  • Valorisation du travail manuel et accès à une solide culture générale.
  • Éducation populaire tout au long de la vie.
  • Tronc commun pour la démocratisation de l’enseignement.
  • But : Égalité des chances via une orientation basée sur les aptitudes des élèves.
  • Limite : Utopie humaniste non appliquée à cause des remaniements politiques.
  • 1956 : Suppression de l’examen d’entrée en 6e.

3. En EPS : Instructions Officielles (IO) de 1945

  • Caractéristiques :
  • Nouvelle ouverture éclectique (absence de méthode imposée).
  • Adaptation aux élèves, moyens matériels et climatiques.

Objectifs principaux :

  1. Fin de l’imposition d’une méthode unique.
  2. Mise en valeur de principes unanimement admis :
  • L’EPS concerne toute la vie, surtout la croissance.
  • Adaptation en fonction des capacités physiques, psychologiques et des moyens matériels disponibles.
  1. Liberté pédagogique pour les enseignants.





Buts de l’EPS :

  1. Développement physique normal (gymnastique de maintien).
  2. Acquisition de gestes naturels (hébertisme, travail foncier).
  3. Affinement des gestes (sports individuels et collectifs).

Organisation de l’enseignement :

  • Élèves classés en 4 groupes (bons élèves, moyens, à ménager, dispensés).
  • Programme annuel sur 40 semaines : Prise en main, travail foncier, activités sportives.
  • 5h d’EPS par semaine, dont une demi-journée en plein air.

Limites des IO de 1945 :

  • Objectif prioritaire : La santé.
  • Critique de laxisme méthodologique.
  • Éclectisme favorisant un libéralisme pédagogique.

4. Pratiques des années 50

a) Rôle des médecins :

  • 1946 : Visite médicale obligatoire.
  • Création de centres de rééducation physique (1947).
  • Influence de la Société Française de Rééducation Physique.

b) Évolution des méthodes :

  1. Déclin de la méthode naturelle : Pratique délaissée au profit du sport.
  2. Montée du sport éducatif :
  • Valorisation du sport comme outil d’éducation.
  • Mise en avant du jeu, de l’imitation du champion, et de la relation effort/plaisir.

c) Sport scolaire :

  • 1945 : Création obligatoire d’une AS par établissement secondaire.
  • 1950 : Décret sur la continuité AS/EPS (3h par enseignant).
  • Forte augmentation des effectifs des AS et de l’USEP.

Conclusion

  • Les médecins dominent l’approche scientifique et utilitaire de l’EPS, centrée sur la santé.
  • Transition progressive vers une sportivisation des pratiques.
  • L’EPS reste marquée par des pratiques hétérogènes et un manque de moyens matériels et humains.


IV – La période des hésitations (1945-1958)

1. Contexte politique

  • 8 mai 1945 : Armistice marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale et volonté de rupture avec le régime de Vichy.
  • Conséquences de la guerre :
  • Pertes humaines : 1,5 million (450 000 militaires, 150 000 civils, 530 000 déficits de naissance, 320 000 départs).
  • Population de 40,5 millions d’habitants en 1946 (retour au niveau de la fin du XIXe siècle).
  • Santé dégradée :
  • 70 % des hommes et 55 % des femmes en sous-poids.
  • 1 enfant sur 3 avec des troubles de croissance.
  • 250 000 orphelins, 1,3 million d’enfants déplacés, 300 000 nécessitant des soins urgents.
  • Citation de l’inspecteur général Berthoumieu (1946) : « 80 % de nos jeunes sont des déficients physiologiques. »
  • IVe République (1946-1958) :
  • Tripartisme : Socialistes, radicaux, communistes (ces derniers exclus en 1947).
  • Inspirée du Conseil National de la Résistance (CNR), elle introduit :
  • Économie : Nationalisations (Renault, gaz, charbon, Air France).
  • Social : Sécurité sociale, retraites, 3 semaines de congés payés, comités d’entreprise.
  • Culture : Création du CNRS.
  • Éducation : Plan Langevin-Wallon.
  • Situation économique difficile :
  • Régions ravagées, industrie faible, rationnement alimentaire.
  • Plan Marshall : Aide des États-Unis pour la reconstruction.

2. Contexte éducatif

a) Plan Langevin-Wallon (1944-1947) :

  • Objectif : Enseignement gratuit et obligatoire jusqu’à 18 ans.
  • Propositions principales :
  • Classes limitées à 25 élèves maximum.
  • Respect des rythmes biologiques.
  • Valorisation du travail manuel et accès à une solide culture générale.
  • Éducation populaire tout au long de la vie.
  • Tronc commun pour la démocratisation de l’enseignement.
  • But : Égalité des chances via une orientation basée sur les aptitudes des élèves.
  • Limite : Utopie humaniste non appliquée à cause des remaniements politiques.
  • 1956 : Suppression de l’examen d’entrée en 6e.

3. En EPS : Instructions Officielles (IO) de 1945

  • Caractéristiques :
  • Nouvelle ouverture éclectique (absence de méthode imposée).
  • Adaptation aux élèves, moyens matériels et climatiques.

Objectifs principaux :

  1. Fin de l’imposition d’une méthode unique.
  2. Mise en valeur de principes unanimement admis :
  • L’EPS concerne toute la vie, surtout la croissance.
  • Adaptation en fonction des capacités physiques, psychologiques et des moyens matériels disponibles.
  1. Liberté pédagogique pour les enseignants.





Buts de l’EPS :

  1. Développement physique normal (gymnastique de maintien).
  2. Acquisition de gestes naturels (hébertisme, travail foncier).
  3. Affinement des gestes (sports individuels et collectifs).

Organisation de l’enseignement :

  • Élèves classés en 4 groupes (bons élèves, moyens, à ménager, dispensés).
  • Programme annuel sur 40 semaines : Prise en main, travail foncier, activités sportives.
  • 5h d’EPS par semaine, dont une demi-journée en plein air.

Limites des IO de 1945 :

  • Objectif prioritaire : La santé.
  • Critique de laxisme méthodologique.
  • Éclectisme favorisant un libéralisme pédagogique.

4. Pratiques des années 50

a) Rôle des médecins :

  • 1946 : Visite médicale obligatoire.
  • Création de centres de rééducation physique (1947).
  • Influence de la Société Française de Rééducation Physique.

b) Évolution des méthodes :

  1. Déclin de la méthode naturelle : Pratique délaissée au profit du sport.
  2. Montée du sport éducatif :
  • Valorisation du sport comme outil d’éducation.
  • Mise en avant du jeu, de l’imitation du champion, et de la relation effort/plaisir.

c) Sport scolaire :

  • 1945 : Création obligatoire d’une AS par établissement secondaire.
  • 1950 : Décret sur la continuité AS/EPS (3h par enseignant).
  • Forte augmentation des effectifs des AS et de l’USEP.

Conclusion

  • Les médecins dominent l’approche scientifique et utilitaire de l’EPS, centrée sur la santé.
  • Transition progressive vers une sportivisation des pratiques.
  • L’EPS reste marquée par des pratiques hétérogènes et un manque de moyens matériels et humains.

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