Au chapitre 13, Grand gousier décide de confier son fils à un précepteur de scolastique renommé maitre de scolastique et théologie. Cette éducation est durement critiquée par Rabelais. Il fait la satire de la pédagogie traditionnelle héritée au Moye- Age, en 1534 où la pédagogie humaniste commence à s'implanter. Le théologien au chapitre 14 est le contre modèle de l'éducation humaniste. Son prénom, Thubal, est déjà satirique car il désigne "confusion" en hébreux et fait référence à la théologie satirique. Son apprentissage se fonde sur la mémoire. Le registre satirique s'accentue par le champ lexical du temps et des hyperboles numérique "seize ans et deux mois" pour la lecture de l'Almanach. Outre le délai très long de l'apprentissage, la précision des semaines rajoutent une touche décalée et comique. Egalement, "grosses chaines" est une hyperbole quantitative qui rappelle le gigantisme du personnage mais également la lourdeur de la scolastique. Celà renvoie également à une image négative des chaines asservissantes qui représente la scolastique enchainant Gargentua.
L'EDUCATION DU SOPHISTE
Ainsi, le précepteur humaniste Ponocrates prend le contre pied de la scolastique en privilégiant une pédagogie humaniste.
A retenir :
la scolastique est un enseignement médiéval que Rabelais critique par le biais de la satire burlesque de l'apprentissage de Gargentua avec son précepteur Thubal, maitre de Théologie et Scolastique. Ainsi, on retient que la scolastique est un apprentissage sans esprit critique et d'une lourdeur a apprendre tout par coeur.
