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Examen Physique Respiratoire : Palpation, Percussion, Auscultation

L'examen physique respiratoire est une étape clé pour comprendre le fonctionnement des poumons. Il se base sur trois techniques principales : la palpation, la percussion et l'auscultation. Ces méthodes permettent de détecter des anomalies et d'orienter vers un diagnostic.
Vibrations vocales
Sensations que l'on perçoit en posant les mains sur le thorax d'une personne qui parle. Elles sont transmises par les poumons.
Matité
Son sourd et grave entendu à la percussion du thorax, indiquant la présence de liquide ou d'une zone dense à la place de l'air.
Tympanisme
Son clair et résonnant entendu à la percussion du thorax, indiquant la présence d'un excès d'air.
Murmure vésiculaire
Bruit normal et doux entendu à l'auscultation des poumons pendant l'inspiration, correspondant au remplissage des alvéoles par l'air.
Crépitants
Petits bruits secs et courts, comme des 'craquements', entendus à l'auscultation, souvent liés à la présence de liquide dans les alvéoles.

🖐️ La Palpation : Sentir le thorax

La palpation consiste à toucher le thorax du patient pour sentir certaines informations. L'objectif principal est de vérifier les vibrations vocales et de rechercher un emphysème sous-cutané.

Les vibrations vocales

Pour les évaluer, on place les mains à plat sur le thorax, les doigts écartés comme un 'papillon', et on demande au patient de répéter un mot (par exemple '33'). On compare les deux côtés du thorax.

Si les vibrations sont diminuées, cela peut indiquer la présence de liquide (pleurésie) ou d'air (pneumothorax) entre le poumon et la paroi thoracique, qui empêche la bonne transmission du son.

L'emphysème sous-cutané

C'est la présence anormale d'air sous la peau. En palpant, on ressent une sensation de 'gravillons' sous les doigts. Cela arrive par exemple après une blessure ou une intervention.

🥁 La Percussion : Écouter les sons du thorax

La percussion permet d'écouter les sons produits en frappant le thorax. Ces sons nous renseignent sur ce qu'il y a sous la zone frappée : de l'air, du liquide ou un tissu dense.

La technique

On pose une main à plat sur le thorax. Avec l'autre main, on frappe le dos du doigt posé sur le thorax. Le mouvement doit être souple et régulier, comme un balancier. On ne frappe jamais directement la peau.

Les sons à identifier

  • Matité : Un son sourd et grave, comme si l'on frappait un tambour rempli d'eau. Cela indique la présence de liquide (pleurésie) ou d'une zone dense (par exemple une pneumonie) qui a remplacé l'air normal des poumons.
  • Tympanisme : Un son clair et résonnant, comme si l'on frappait un tambour vide. Cela indique un excès d'air, comme dans le cas d'un pneumothorax (air dans la cavité pleurale).
  • Son normal : Entre la matité et le tympanisme, c'est le son que l'on entend sur un poumon sain et bien aéré.

👂 L'Auscultation : Écouter les poumons

L'auscultation se fait avec un stéthoscope et permet d'écouter les bruits produits par l'air circulant dans les poumons. On recherche le murmure vésiculaire normal et d'éventuels bruits anormaux (dits 'surajoutés').

Le murmure vésiculaire

C'est le bruit normal des poumons. On l'entend surtout à l'inspiration. C'est un son doux et régulier, comme un léger souffle, qui correspond au dépliement des petites poches d'air (alvéoles) quand l'air entre.

Les bruits surajoutés (anormaux)

  • Sibilants : Ce sont des sifflements aigus, souvent entendus à l'expiration. Ils sont typiques des maladies où les bronches sont rétrécies, comme l'asthme.
  • Stridor : Un bruit aigu et fort, comme un 'cornage', entendu surtout à l'inspiration. Il indique un obstacle important dans les voies respiratoires supérieures (près du larynx), comme un corps étranger.
  • Ronchi : Des bruits plus graves, ressemblant à des ronflements. Ils sont moins spécifiques et peuvent être dus à des sécrétions dans les grosses bronches.
  • Crépitants : Ce sont des petits bruits secs et courts, comme des 'craquements' ou le bruit de pas dans la neige. On les entend souvent à l'inspiration et ils sont liés à la présence de liquide dans les alvéoles, par exemple en cas d'œdème pulmonaire.

A retenir :

  • Palpation : Permet de sentir les vibrations vocales (diminuées en cas de liquide ou d'air) et l'emphysème sous-cutané (air sous la peau).
  • Percussion : Consiste à frapper le thorax pour écouter les sons. Une matité indique du liquide ou une zone dense, tandis qu'un tympanisme signale un excès d'air.
  • Auscultation : Utilise le stéthoscope pour écouter le murmure vésiculaire (bruit normal) et les bruits surajoutés comme les sibilants (sifflements), le stridor (bruit aigu d'obstacle), les ronchi (ronflements) et les crépitants (craquements liés au liquide).
  • Ces trois techniques sont essentielles pour évaluer l'état des poumons et identifier d'éventuels problèmes respiratoires.
et ensuite ?

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