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Economie internationale

A retenir :

La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau

→ ne touche pas qu’aux biens et services, mais aussi des cultures,

→ n’a pas démarré au XXIè siècle mais depuis très longtemps

→ il est couramment utilisé pour les interdépendances des économies : disparition des frontières

→ sur la période contemporaine, on distingue 2 grandes périodes au cours desquelles on a eu une intensification du commerce des biens, des services, des flux financiers, des flux informationnels, flux migratoires. 

La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau, pas plus qu’elle n’est une simple occidentalisation. Pendant des milliers d’années, elle a progressé du fait des voyages, du commerce, des migrations, de l’expansion des cultures, de la propagation du savoir et des découvertes (y compris dans la science et la technologie). Les influences ont joué dans diverses directions. Vers la fin du millénaire, qui vient de s’achever, le mouvement s’est en grande partie opéré à partir de l’Occident, mais à ses débuts (aux environs de l’an 1000), l’Europe s’imprégnait de la science et de la technologie chinoise, des mathématiques indiennes et arabes. Il existe un héritage mondial de l’interaction 

La première vague de mondialisation (milieu du XIXe siècle jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale) est caractérisée par un passage du mercantilisme au libéralisme. Auparavant, le commerce extérieur permettait de récupérer de l'or pour financer les guerres. Mais au XIXe siècle, les pays adoptent des politiques commerciales plus ouvertes, influencées par les idées libérales de David Ricardo.

Un exemple de cette libéralisation est l'abolition des Corn Laws en Angleterre en 1846, qui limitaient les importations de blé. La France et l'Angleterre réduisent fortement leurs droits de douane, favorisant le commerce international, tandis que les États-Unis restent protectionnistes avec des droits de douane élevés.

Des accords bilatéraux sont signés entre pays, avec la clause de "nation la plus favorisée", qui étend les réductions de droits de douane entre pays signataires. De plus, les coûts de transport diminuent, rendant les échanges commerciaux plus rapides et moins chers.

A retenir :

La première vague de mondialisation (XIXe siècle) voit la transition du mercantilisme au libéralisme, avec la réduction des droits de douane, surtout en France et en Angleterre. Les accords bilatéraux et la baisse des coûts de transport facilitent les échanges internationaux.

A retenir :

(illustration du graphique)

La révolution industrielle, avec l'invention de la machine à vapeur, réduit les coûts de transport (maritimes divisés par 2), ce qui baisse les coûts de transaction et les barrières douanières. En conséquence, les exportations, qui représentaient seulement 7% du PIB au XIXe siècle, atteignent près de 15%. Les puissances européennes, par la colonisation, concentrent jusqu'à 10-25% de leur commerce avec leurs colonies, au détriment des autres régions. Cette intégration commerciale s'accompagne d'une intensification des flux financiers et migratoires.


A retenir :

Entre 1880 et 1889, les Britanniques investissent près de la moitié de leur épargne à l'étranger, et la France entre 20 et 30%. Ces investissements concernent l’or, les produits agricoles, les mines, ainsi que les transports (chemins de fer, ports). Entre 1815 et 1913, 60 millions d’Européens, principalement des Irlandais, Italiens et Français, migrent vers le Nouveau Monde (Canada, États-Unis), ce qui favorise les échanges et les flux migratoires. En 1947, les Britanniques importent du coton indien pour le traiter en Angleterre, mais Gandhi incite les Indiens à boycotter les produits britanniques.

A retenir :

> Formule de l'élasticité prix de la demande (eD/p):

eD/p = [(Variation de la demande -D initiale) / Demande initiale] /

[(Variation du prix - P initiale) / Prix initial]

> Formule de l'élasticité ( Élasticité-revenu de la demande): La formule est similaire à celle de l'élasticité-prix, mais en remplaçant la variation du prix par la variation du revenu.

> Élasticité du commerce international par rapport à la distance:

eCI/Dist = [(Variation du commerce - C initial) / Commerce initial]

/ [(Variation de la distance - D initial) / Distance initiale]



EXEMPLE :

1- Élasticité de la demande par rapport au prix

Supposons que le prix d'un produit augmente de 10% et que la demande pour ce produit diminue de 20%. Nous pouvons calculer l'élasticité de la demande par rapport au prix (notée eD/p).

Nous allons utiliser la formule de eD/p

avec :

  • Variation du prix = 10 % soit 0,10 %
  • Variation de la demande = 20 % soit 0,20

Donc 0,20 / 0,10 = - 2

eD/p = -2


 


A retenir :

Interprétation :

L'élasticité de -2 signifie que pour chaque augmentation de 1% du prix, la demande diminue de 2%. Cela indique une demande élastique, où la demande est fortement influencée par le prix.


EXEMPLE 2 :

2. Élasticité de la demande par rapport au revenu

Imaginons que le revenu des consommateurs augmente de 5% et que la demande pour un produit augmente de 8%. Nous pouvons calculer l'élasticité de la demande par rapport au revenu.

Nous allons suivre la formule avec

  • Variation du revenu = 5 % = 0,5
  • Variation de la demande = 8 % = 0,8

Donc nous avons variation de la demande / variation du revenu = 0,8 / 0,5 = 1,6


A retenir :

Interprétation :

L'élasticité de 1.6 signifie qu'une augmentation de 1% du revenu conduit à une augmentation de 1.6% de la demande. Cela indique que le produit est un bien normal (la demande augmente quand le revenu augmente).


EXEMPLE 3 :

3. Élasticité du commerce international par rapport à la distance

Supposons qu'un pays exporte des biens pour 1 000 millions de dollars et que la distance entre ce pays et son principal partenaire commercial augmente de 10%. Les exportations diminuent de 5% à cause de l'augmentation de la distance.

Nous allons suivre la formule avec

  • variation des exportations : - 5 % = - 0,05
  • variation de la distance : 10 % = 10 % = 0,10

Donc la réponse est - 0, 5

A retenir :

Interprétation :

L'élasticité de -0.5 signifie qu'une augmentation de 10% de la distance entraîne une diminution de 5% des exportations. Cela montre que le commerce international est modérément sensible à la distance, ce qui est typique car les coûts de transport augmentent avec la distance.

Elasticité du commerce international à la distance


Elasticité et commerce international :

L'élasticité du commerce international par rapport à la distance (CI/Dist) montre que, généralement, plus la distance augmente, plus le commerce international diminue. .Si la distance économique baisse (grâce à des réductions de coûts de transport) le commerce augmente, le Par exemple, une élasticité de -1 signifie qu'une augmentation de 10% de la distance entraîne une réduction de 10% du commerce.

1ère phase de mondialisation (années 60-80) :

Marquée par une forte intensification des échanges entre pays développés, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, grâce aux accords internationaux comme les accords de Bretton Woods. La construction européenne avance et les pays en développement cherchent à se libérer de la domination coloniale. Une avancée majeure fut l'invention du container en 1956, facilitant le transport des biens.

2ème phase de mondialisation (années 90 - aujourd'hui) :

Caractérisée par l'effondrement du bloc soviétique, l'émergence de la Chine comme acteur économique mondial, et la création de l'OMC en 1995. Les accords multilatéraux et bilatéraux se multiplient, et les investissements directs étrangers (IDE) connaissent une forte croissance. En parallèle, la Chine devient le plus grand exportateur mondial et le commerce mondial se diversifie avec la spécialisation des pays.

Différences entre les phases :

  • 1ère mondialisation : L’industrie manufacturière des pays européens domine, mais au détriment des pays du Sud.
  • 2ème mondialisation : Le commerce intrabranche se développe, avec une forte division internationale du travail, où des processus de production sont fragmentés à l’échelle mondiale. Cela favorise l’émergence de pays en développement dans certaines spécialisations mais aussi les rend vulnérables.

Impact social et économique :

  • La première mondialisation a entraîné une réduction des revenus dans le secteur agricole en Europe, avec un exode rural.
  • La seconde a favorisé les revenus dans les secteurs d’échanges intrabranche, mais elle a aussi conduit à une augmentation des inégalités, particulièrement entre les travailleurs qualifiés et non qualifiés.
  • En résumé, la mondialisation a réduit les inégalités mondiales, mais a accentué les inégalités à l’intérieur des pays, avec des effets politiques notables.


Situation actuelle

Le commerce mondial atteint près de 20 000 milliards de dollars. Parmi cela, la majeure partie concerne les produits manufacturés (12 000 milliards), notamment les machines et matériels de transport, suivis par les produits chimiques. Ensuite, on retrouve les produits énergétiques, représentant environ 4 000 milliards.

Tableau en 2019


- Les pays développés assurent aujourd’hui moins de la moitié du PIB mondial (statistique du FMI 2018). PIB : les pays développés font moins de la moitié (40%), alors cela signifie que dans la situation actuelle, les pays émergents en font plus de la moitié (60%).

- Du point de vue du CI, les exportations de biens et services sont quasiments ⅔ (63%) le fait des pays développés et un ⅓ des pays émergents (33%). L’europe fait 1⁄4 des exportations des biens et services.

- 85% des individus vivent dans des pays émergents.

Productivité : relation entre la quantité produite et le produit capital.

Les pays développés font moins de 50% du PIB mais ils ont une forte productivité. Les autres pays font la moitié du PIB mondial mais avec une productivité faible. 

Ce graphique ci-dessus montre que la part des échanges internationaux rapporte entre 20 et 25% au PIB. Tous les pays sont au même niveau du degré d’ouverture.


Calcul de l’élasticité non plus du commerce international au PIB (voir formule). (C’est la variation du CI dans le temps sur la variation du CI, le tout sur la variation du PIB dans le temps)

Formule par rapport au prix

Formule par rapport au revenu

Formule par rapport au commerce international

Le graphique ci-dessus montre que l’élasticité est positive, elle est forte, elle va être supérieure à 1, cela signifie que la croissance augmente de 10%. Lorsque la croissance économique augmente de 1%, le commerce mondial augmente de 2,5%. On a des niveaux positifs mais en plus très élevés.

A retenir :

Le commerce mondial est très concentré, avec les 50 premiers exportateurs représentant 93% des exportations mondiales, et la Chine à elle seule faisant 13,2% du commerce mondial. De même, les 50 premiers importateurs représentent 91,9% du commerce mondial. Cette concentration montre une forte polarisation, où certains pays dominent le commerce, notamment la Chine. En outre, les échanges se concentrent souvent sur des régions spécifiques, comme le montrent les données sur les zones économiques (ex. : CEI, ancien bloc soviétique).


Le commerce international est très polarisé. Par exemple, 50% du commerce de l’Amérique du Nord se fait entre ses propres pays, tandis que l’Europe réalise 70% de son commerce avec ses propres pays. Les pays en développement, comme ceux d'Afrique ou d'Amérique du Sud, ont une forte dépendance commerciale envers les pays développés (surtout l'Europe et l'Amérique du Nord). Les zones comme le Mercosur en Amérique du Sud et l’UEMOA en Afrique sont moins intégrées. Les accords comme l’ALENA visent à renforcer les échanges entre pays voisins en réduisant les barrières douanières. L'impact des taux de change influence aussi ces échanges, en rendant les exportations et importations plus sensibles à leur variation.


  • Taux de change : Il détermine la valeur d'une monnaie par rapport à une autre. Par exemple, si le franc CFA est dévalué de 50%, cela signifie que sa valeur par rapport au franc français est réduite, rendant le franc CFA moins cher en termes de francs français. Cela impacte le PIB car il faut convertir les monnaies pour comparer les économies entre pays.
  • Parité de pouvoir d'achat (PPA) : Lorsqu’on compare des PIB, on utilise parfois des ajustements en dollars PPA ou euros SPA pour tenir compte des différences de prix entre les pays. Par exemple, le PIB par habitant chinois est inférieur en dollars PPA que celui des États-Unis, car les prix en Chine sont plus bas.
  • Impact du PIB et du commerce international : Les pays qui ont un PIB élevé tendent à commercer plus, et les échanges internationaux sont souvent proportionnels à la taille de l'économie. Par exemple, l'Allemagne représente 20% du PIB européen et environ 15% du commerce avec la France.
  • Facteurs influençant le commerce international (CI) : Plusieurs éléments expliquent les échanges commerciaux, notamment :
  • Le PIB : Plus un pays est riche, plus il commerce.
  • La distance géographique : Plus la distance entre deux pays est grande, moins ils échangent.
  • Le revenu et la consommation : Lorsque le revenu d'un pays augmente, sa consommation et son commerce augmentent aussi.
  • L’effet frontière : Par exemple, les provinces canadiennes échangent beaucoup plus entre elles que avec les États-Unis, malgré la proximité géographique.
  • Loi de gravitation : Elle suggère que deux pays échangent davantage lorsqu’ils sont proches économiquement et géographiquement, mais moins lorsqu’ils sont éloignés.


Le commerce international est influencé par le PIB, la distance et des facteurs culturels, avec une tendance à plus d’échanges entre pays économiquement similaires ou proches géographiquement.



  1. Effet frontière :
  • L'effet frontière a un impact négatif sur le commerce. Cela signifie que plus il y a de barrières (comme des frontières physiques, douanières, etc.), moins les pays échangent.
  • Cependant, cet effet diminue avec le temps grâce à des facteurs comme la réduction des frais de douane, la libre circulation des personnes (comme dans l'espace Schengen), et l’intégration monétaire (comme dans la zone euro).
  • Si l’effet frontière baisse, cela augmente l’intégration économique entre les pays, rendant les échanges plus faciles.
  1. Relation entre PIB et commerce :
  • Lorsque le PIB d'un pays augmente, son commerce augmente également, car une économie plus forte a tendance à échanger davantage.
  1. Impact des prix sur le commerce :
  • Si les prix des biens baissent, le commerce international augmente. Cela est dû à une compétitivité accrue lorsque les prix sont plus bas.
  • Si les écarts de prix entre les pays diminuent, le commerce s'accroît également.
  1. Distance et commerce :
  • Plus la distance géographique entre deux pays est grande, moins il y a d'échanges commerciaux.
  • Si la distance géographique diminue, le commerce augmente.
  1. Langue :
  • Partager une langue commune entre deux pays facilite le commerce en raison de la communication plus facile


A retenir :

  • L'effet frontière devient moins important avec le temps et l'intégration, ce qui favorise le commerce.
  • Le PIB plus élevé = plus de commerce.
  • La baisse des prix et la diminution de la distance géographique augmentent également le commerce.
  • Le partage de la même langue facilite les échanges.



Chapitre 2 : Les modèles théoriques


Le modèle ricardien des avantages comparatifs :

  1. Théorie des avantages comparatifs (David Ricardo) :
  • Coût d'opportunité : C’est le concept clé dans le modèle de Ricardo. Il indique ce qu'un pays doit renoncer à produire pour produire quelque chose d’autre. Par exemple, si un pays choisit de produire des chemises, il renonce à produire un certain nombre de voitures.
  1. Exemple :
  • UE : L'UE pourrait produire des chemises ou des voitures. Si elle produit des chemises, elle doit renoncer à produire des voitures. Disons que l'UE pourrait produire 10 000 voitures, donc le coût d'opportunité de produire des chemises en Europe est de 10 000 voitures.
  • Chine : En Chine, la production de chemises est moins coûteuse (en termes de travail) et le coût d'opportunité est plus faible : en renonçant à produire 3 000 voitures, la Chine peut produire 10 000 000 de chemises.
  1. Spécialisation et gains commerciaux :
  • Si l'Europe se spécialise dans la production de voitures et la Chine dans les chemises, chaque pays produit ce qu'il fait de manière plus efficace.
  • Au niveau mondial, cette spécialisation permet de produire plus avec les mêmes ressources. Par exemple, l'UE produit des voitures et la Chine des chemises, et ensemble, ils produisent 7 000 voitures de plus qu'ils ne l’auraient fait en produisant les deux produits.


A retenir :

Le modèle ricardien montre que les pays bénéficient à échanger lorsqu'ils se spécialisent dans ce qu'ils produisent de manière la plus efficace (moins de coût d’opportunité).



Avantages comparatifs et coût d'opportunité :

  • Avantage comparatif : Un pays a un avantage comparatif dans la production d’un bien si son coût d’opportunité (CO) est plus faible que celui des autres pays. Le coût d’opportunité, c'est le nombre de biens qu'un pays doit renoncer à produire pour produire un autre bien.
  • Exemple de la Chine et de l’Europe :
  • La Chine a un coût d’opportunité plus faible pour produire des chemises, c’est-à-dire qu’elle peut produire des chemises avec moins de renoncements à d’autres biens (par exemple, des voitures).
  • L’Europe a un coût d’opportunité plus élevé pour produire des chemises, donc elle se spécialise dans la production de voitures.
  • Spécialisation mutuellement avantageuse : Si chaque pays se spécialise dans la production de biens pour lesquels il a un avantage comparatif, ils peuvent échanger et tous en bénéficier. Cela permet à chaque pays de produire plus efficacement et de consommer davantage.

Pas d’autorité centrale :

  • Il n'y a pas de gouvernement central ou d'organisation mondiale qui décide de la spécialisation des pays. C'est le marché qui détermine cette spécialisation en fonction des coûts d’opportunité.

Le cas d’une économie à un facteur :

Imaginons une économie simple avec un seul facteur de production (par exemple, le travail) et deux biens à produire : le vin et le fromage.

  1. Productivité du travail :
  • Pour chaque bien (vin ou fromage), on définit la quantité de travail nécessaire pour produire une unité du bien.
  • Si, pour produire une unité de vin, il faut aLV heures de travail et pour produire une unité de fromage, il faut aLF heures, alors ces chiffres mesurent la productivité du travail dans chaque secteur.
  1. Coût d’opportunité dans cette économie :
  • Si un pays veut produire du vin mais qu'il doit renoncer à produire du fromage, son coût d’opportunité est exprimé en quantité de fromage qu'il pourrait avoir produit avec les ressources utilisées pour produire du vin. De même, pour le fromage, le coût d’opportunité est exprimé en quantité de vin que le pays pourrait produire à la place.

A retenir :

Le coût d’opportunité détermine la spécialisation des pays dans le commerce international. Chaque pays se spécialise dans ce qu’il peut produire le plus efficacement (avec le moindre coût d’opportunité) et échange avec d’autres pays pour maximiser les gains.


Ce processus se fait naturellement à travers le marché, sans qu'il y ait une autorité centrale qui impose cette spécialisation.


Cas d'une économie à facteur



Le modèle avec une économie à un facteur de production

Dans ce modèle, on suppose qu'il n'y a qu'un seul facteur de production : le travail (L). Ce travail est limité et peut être alloué à deux secteurs : la production de vin (V) et la production de fromage (F).

  • aLV : Productivité du travail dans le secteur du vin (nombre d'unités de vin produites par unité de travail)
  • aLF : Productivité du travail dans le secteur du fromage (nombre d'unités de fromage produites par unité de travail)

Frontière des possibilités de production (FPP)

La frontière des possibilités de production (FPP) montre toutes les combinaisons possibles de production de vin (Qv) et de fromage (Qf) qu'une économie peut produire, en fonction de la quantité de travail disponible.

La formule de la FPP est :

  • aLV⋅Qv+aLF⋅Qf ≤L ( voir exemple pour plus d'xplications)
  • Qf : Quantité de fromage produite
  • L : Quantité totale de travail disponible

Cette formule signifie que la somme du travail utilisé pour produire du vin et du fromage ne doit pas dépasser le total du travail disponible (L).

Coût d'opportunité (CO)

Le coût d'opportunité (CO) mesure ce que l'on doit sacrifier pour produire un bien au lieu d'un autre. Par exemple, si l'on décide de produire du fromage, on doit renoncer à produire une certaine quantité de vin. Le coût d'opportunité d'un bien est donné par le rapport des productivités des deux biens :


COF/V= aLF/ aLV


Cela signifie que le coût d'opportunité du fromage, exprimé en vin, est égal à la productivité du travail dans le secteur du fromage divisée par la productivité du travail dans le secteur du vin. Ce coût d'opportunité est constant, quel que soit le niveau de production.

La pente de la FPP (la droite qui relie la production de vin à celle de fromage) est donc égale à aLF/ aLV ce rapport, et représente le coût d'opportunité absolu.

Salaire et allocation du travail

Le salaire horaire dans chaque secteur est défini par le prix du produit divisé par la productivité du travail :

  • Salaire dans le secteur du fromage : PF/aLF
  • Salaire dans le secteur du vin : PV /aLV

Les travailleurs vont choisir de travailler dans le secteur où le salaire est le plus élevé. Si, par exemple, le salaire dans le secteur du fromage est plus élevé, ils préféreront travailler dans ce secteur.

Trois cas de figure pour la spécialisation

  1. Si PF/PV>aLF/aLV

Cela signifie que le prix relatif du fromage (prix du fromage par rapport au prix du vin) est plus élevé que le coût d'opportunité du fromage (en termes de vin). Donc, l'économie se spécialise dans la production de fromage. Les travailleurs se dirigent vers le secteur du fromage.


  1. Si PF/PV<aLF/aLV

Ici, le prix relatif du vin est plus élevé que le coût d'opportunité du vin (en termes de fromage). Donc, l'économie se spécialise dans la production de vin et laisse de côté la production de fromage.

  1. Si PF/PV=aLF/aLV

Dans ce cas, le prix relatif des deux biens est égal à leur coût d'opportunité. L'économie ne se spécialise dans aucun secteur et produit à la fois du vin et du fromage.

Cas sans commerce international :

En l'absence de commerce, tout ce qui est consommé dans un pays doit être produit sur place. Si un pays veut consommer à la fois du vin et du fromage, il doit produire les deux, ce qui implique que les prix relatifs des biens doivent être égaux à leur coût d'opportunité pour que la production de ces deux biens soit viable.

  • Si les prix relatifs sont différents des coûts d'opportunité, le pays se spécialise dans la production d'un seul bien, et l'autre bien doit être importé.



A retenir :

  • L'économie se spécialise dans un secteur lorsque le prix relatif de ce bien est plus élevé que son coût d'opportunité.
  • Elle produit les deux biens si les prix relatifs sont égaux à leurs coûts d'opportunité.



EXEMPLE

aLV⋅Qv+aLF⋅Qf≤L

représente la frontière des possibilités de production (FPP) dans un modèle économique avec un facteur de production unique, ici le travail. Voici l'explication détaillée et simplifiée :

Explication de chaque terme :

  • aLV : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de vin. Autrement dit, pour produire une unité de vin, il faut aLV heures de travail.
  • aLF : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de fromage. Donc, pour produire une unité de fromage, il faut aLF heures de travail.
  • Qv : C'est la quantité de vin produite. Par exemple, si tu produis 100 unités de vin, alors Qv = 100.
  • Qf : C'est la quantité de fromage produite. Par exemple, si tu produis 50 unités de fromage, alors Qf = 50.
  • L : C'est la quantité totale de travail disponible dans l'économie. Il s'agit de l'ensemble des heures de travail disponibles pour être allouées à la production de vin et de fromage.

Ce que dit la formule :

La formule montre que la quantité totale de travail utilisée pour produire du vin et du fromage ne doit pas dépasser la quantité de travail disponible (L).

  • aLV \cdot Qv représente le travail nécessaire pour produire la quantité de vin (Qv).
  • aLF \cdot Qf représente le travail nécessaire pour produire la quantité de fromage (Qf).

Ensemble, la somme de ces deux termes donne la quantité totale de travail utilisée pour produire vin et fromage. Cette quantité totale doit être inférieure ou égale à L, qui est la quantité totale de travail disponible.

Exemple simplifié :

Imaginons que l'économie dispose de 100 heures de travail (L = 100), et les coûts de travail sont les suivants :

  • aLV = 2 heures de travail par unité de vin,
  • aLF = 4 heures de travail par unité de fromage.

Si tu choisis de produire 20 unités de vin (Qv = 20) et 10 unités de fromage (Qf = 10), tu utiliseras :

  • Pour le vin : 2×20=402 \times 20 = 40
  • 2×20=40 heures de travail.
  • Pour le fromage : 4×10=404 \times 10 = 40
  • 4×10=40 heures de travail.

Le total de travail utilisé est donc 40+40=8040 + 40 = 80

40+40=80 heures, ce qui est inférieur aux 100 heures disponibles. Cela respecte la condition aLV⋅Qv+aLF⋅Qf≤LaLV \cdot Qv + aLF \cdot Qf \leq L

aLV⋅Qv+aLF⋅Qf≤L.

A retenir :

Interprétation : Cette formule exprime simplement qu'il y a une limite à la quantité de travail disponible pour produire différentes choses (dans cet exemple, du vin et du fromage). Elle permet de savoir combien de biens peuvent être produits sans dépasser les ressources de travail disponibles dans l'économie.


Exemple 2

La formule :

FV=aLF /aLV exprime le coût d'opportunité (CO) du fromage en termes de vin dans un modèle où l'économie utilise du travail pour produire deux biens : du vin et du fromage.

Explication de chaque terme :

  • F : C'est la quantité de fromage produite.
  • V : C'est la quantité de vin produite.
  • aLF : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de fromage. Par exemple, si aLF = 4 heures, cela signifie qu'il faut 4 heures de travail pour produire une unité de fromage.
  • aLV : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de vin. Par exemple, si aLV = 2 heures, cela signifie qu'il faut 2 heures de travail pour produire une unité de vin.

Interprétation de la formule :

La pente de la frontière des possibilités de production (FPP) est représentée par le rapport aLF/aLV. Ce rapport indique le coût d’opportunité de la production de fromage par rapport à la production de vin.

  • Coût d'opportunité du fromage en termes de vin : Cela signifie combien de unités de vin il faut sacrifier pour produire une unité de fromage.
  • Formule : aLF/aLV donne donc le nombre d'unités de vin qui doivent être sacrifiées pour produire une unité supplémentaire de fromage.

Exemple :

Imaginons que dans une économie :

  • aLF = 4 heures (temps pour produire une unité de fromage),
  • aLV = 2 heures (temps pour produire une unité de vin).

Le coût d'opportunité de produire une unité de fromage en termes de vin est donc :

FV=4 / 2= 2Cela signifie que pour chaque unité de fromage produite, l'économie doit renoncer à produire 2 unités de vin. En d'autres termes, il faut sacrifier la production de 2 unités de vin pour produire 1 unité de fromage.



A retenir :

La formule nous donne le coût d’opportunité en termes de renoncement à la production d’un bien (vin) pour produire un autre bien (fromage). Ce rapport montre combien de vin doit être sacrifié pour produire une unité de fromage.Plus le rapport est élevé, plus le coût d’opportunité du fromage (en termes de vin) est élevé.

Contexte et hypothèses

Nous avons deux pays :

  • Pays domestique : Un pays produit à la fois du vin et du fromage.
  • Pays étranger : Un autre pays qui produit aussi du vin et du fromage.

Chaque pays utilise un seul facteur de production, à savoir le travail. La quantité de travail nécessaire pour produire une unité de vin ou de fromage est différente dans chaque pays. Les productivités dans les deux pays sont représentées par aLF (travail pour produire une unité de fromage) et aLV (travail pour produire une unité de vin) dans le pays domestique, et a*LF et a*LV dans le pays étranger.

Les concepts clés

  1. Coût d’opportunité (CO) : Le coût d’opportunité mesure ce qu'un pays doit sacrifier pour produire un bien au lieu de l'autre.
  • Le coût d’opportunité du fromage dans chaque pays est le nombre d'unités de vin qu'un pays doit renoncer pour produire 1 unité de fromage.
  • Dans l'économie domestique, le coût d’opportunité du fromage en termes de vin est exprimé par : CO domestique=aLF/aLV
  • Dans l’économie étrangère, le coût d’opportunité du fromage en termes de vin est : CO eˊtrangeˋre=a∗LF/a∗LV
  1. Avantage comparatif : Un pays a un avantage comparatif dans la production d'un bien s’il peut produire ce bien à un coût d’opportunité plus faible que les autres pays.
  • Si le CO du fromage est plus faible dans l’économie domestique que dans l’économie étrangère, cela signifie que le pays domestique a un avantage comparatif dans la production de fromage.
  • Inversement, l’économie étrangère aura un avantage comparatif dans la production de vin, car son coût d’opportunité pour produire du vin est plus faible.

Situation sans commerce international (CI) :

  • Si les pays ne commercent pas, chaque pays détermine ses prix en fonction de ses propres coûts de production.
  • Le prix relatif du fromage dans le pays domestique est donné par aLF/aLV
  • Le prix relatif du fromage dans le pays étranger est donné par a∗LF/a∗LV

Dans ce cas, les prix du fromage et du vin sont déterminés par les coûts internes de chaque pays.

Situation avec commerce international (CI) :

  • Avec le commerce, les prix relatifs ne sont plus seulement influencés par les coûts internes d'un pays. Ils sont aussi influencés par les prix dans l'autre pays.
  • Spécialisation : Si un pays a un avantage comparatif, il se spécialise dans la production du bien pour lequel il a cet avantage, et il exporte ce bien tout en important l’autre bien.
  • Si le pays domestique a un avantage comparatif dans la production de fromage, il exporte du fromage et importe du vin.

Détermination du prix relatif :

  • Sur les marchés nationaux, les prix sont déterminés par l’intersection de l’offre relative (OR) et de la demande relative (DR).
  • Offre relative (OR) : Représente la quantité de fromage et de vin que le pays est prêt à offrir, en tenant compte des coûts d’opportunité aLF/aLV pour le fromage et aLV/aLF pour le vin.
  • Demande relative (DR) : Représente la consommation de fromage par rapport au vin. La demande relative diminue lorsque le prix relatif du fromage augmente, car les consommateurs se tournent vers le vin. C’est l’effet substitution.

Explication avec un exemple :

  1. Offre relative (OR) : Imaginons qu’un pays peut produire du fromage et du vin en utilisant un certain nombre d'heures de travail. La courbe de l’offre relative montre la quantité de fromage par rapport au vin que le pays est disposé à produire et vendre à chaque prix relatif.
  • Si le prix du fromage (en termes de vin) augmente, le pays aura plus d’incitation à produire du fromage, ce qui augmente l’offre relative de fromage par rapport au vin.
  1. Demande relative (DR) : La demande relative est plus classique : plus le prix du fromage augmente, moins les consommateurs voudront en acheter. En conséquence, ils consommeront plus de vin. La courbe de demande relative montre comment la consommation de fromage varie par rapport au vin en fonction de leur prix relatif.
  2. Équilibre du marché : L’équilibre des prix est atteint lorsque l’offre relative (OR) rencontre la demande relative (DR). Cela détermine le prix relatif du fromage par rapport au vin.


A retenir :

  • Coût d’opportunité (CO) : Compare ce qu'un pays doit sacrifier pour produire un bien en termes d'un autre bien.
  • Avantage comparatif : Un pays se spécialise dans le bien pour lequel il a un coût d’opportunité plus faible, ce qui lui permet de commercer avantageusement avec d’autres pays.
  • Offre et demande relatives : Les prix sont déterminés par les quantités relatives offertes et demandées sur les marchés, influencées par les coûts d’opportunité internes de chaque pays.



1. Spécialisation et Échange : Autarcie et Libre-Échange

En autarcie (sans commerce international) :

  • Chaque pays produit les deux biens, mais il le fait en fonction de ses coûts d’opportunité (CO). En autarcie, le prix relatif d'un bien est déterminé par le rapport des coûts d’opportunité dans ce pays.
  • Prix relatif du fromage dans l'économie domestique (en autarcie) : Pf/Pv=aLF/aLV
  • Prix relatif du fromage dans l'économie étrangère (en autarcie) : Pf/Pv=aLF/aLV
  • Ces prix relatifs déterminent quel bien chaque pays produira le plus. Chaque pays va être plus productif dans la production du bien pour lequel il a l'avantage comparatif.

Spécialisation dans le libre-échange (point 1) :

  • Quand les deux pays commencent à commercer, le prix relatif mondial se trouve entre les deux prix relatifs en autarcie. Cela permet à chaque pays de se spécialiser dans le bien pour lequel il a un avantage comparatif :
  • Le pays domestique va se spécialiser dans la production de fromage s'il a un avantage comparatif dans ce secteur (c'est-à-dire si son coût d'opportunité de la production de fromage est plus faible que celui de l'économie étrangère).
  • Le pays étranger va se spécialiser dans la production de vin s'il a un avantage comparatif dans ce secteur.
  • Le prix relatif mondial est donc compris entre les deux prix relatifs en autarcie, ce qui permet un échange mutuellement bénéfique.

Situation d'équilibre (point 2) :

  • À ce stade, la courbe de demande relative (DR) se croise avec la courbe de l'offre relative (OR). Cela définit un prix relatif d’équilibre sur le marché mondial.
  • Prix relatif d’équilibre (Pf/Pv) est déterminé par la courbe de l'offre relative, et il est compris entre les prix relatifs des deux pays en autarcie. En équilibre, ce prix relatif est également égal au coût d'opportunité de chaque bien dans les deux pays.
  • Par exemple : Pf/Pv=aLF/aLV(domestique) et Pf/Pv=aLF/aLV(étranger).
  • Conséquences de l'équilibre :
  • Le pays domestique se spécialise dans la production de fromage, mais peut maintenant consommer plus grâce aux échanges. Il échange du fromage contre du vin avec le pays étranger.
  • Le pays étranger se spécialise dans la production de vin et consomme également plus grâce aux échanges avec le pays domestique.
  • Chaque pays peut consommer une quantité plus grande de biens qu'il ne pourrait produire seul, élargissant ainsi ses possibilités de consommation.

2. Les Salaires dans un Modèle de Spécialisation

Détermination des salaires :

Les salaires dans chaque pays sont liés à la productivité marginale du travail dans chaque secteur de production. La rémunération du travail est déterminée par ce que le travailleur produit dans une heure, en fonction de la productivité de chaque secteur.

  • Si le pays domestique produit du fromage et du vin, le salaire dans ce pays sera égal à la productivité du travail dans ces secteurs :
  • Salaire dans le secteur du fromage : Pf/aLF
  • Salaire dans le secteur du vin : Pv/aLV

Effet de la spécialisation :

  • Quand un pays se spécialise dans un secteur, par exemple dans la production de fromage, les travailleurs de ce pays seront rémunérés en fonction de la productivité dans ce secteur.
  • De même, dans l'économie étrangère, le salaire dans le secteur du vin sera déterminé par la productivité dans ce secteur :
  • Salaire dans le secteur du vin : Pv/aLV

Prix Relatif et Salaires :

  • Le prix relatif des biens (comme le prix du fromage par rapport au vin) est important, car il détermine l'incitation à produire et à échanger.
  • Si le prix relatif du fromage dans le pays domestique est plus bas que dans l'économie étrangère, le pays domestique aura un incitatif plus fort à exporter du fromage et à importer du vin.

3. Résumé du Processus

  1. Autarcie : Chaque pays produit en fonction de ses coûts d'opportunité et détermine son prix relatif en fonction de ses propres coûts de production.
  2. Libre-échange : Les pays se spécialisent dans la production des biens pour lesquels ils ont un avantage comparatif. Ils échangent ces biens, ce qui permet à chaque pays de consommer plus de biens qu'il ne pourrait produire en autarcie.
  3. Prix Relatif d’Équilibre : Sur les marchés mondiaux, un prix relatif d'équilibre se forme entre les pays, ce qui facilite l'échange et la spécialisation.
  4. Salaires : Les salaires dans chaque pays dépendent de la productivité du travail dans les secteurs où ils se spécialisent.


A retenir :

Dans le cadre du commerce international :

  • Chaque pays se spécialise dans la production du bien où il a un avantage comparatif. Cela permet une allocation plus efficace des ressources à l'échelle mondiale.
  • Les échanges internationaux permettent aux pays de consommer davantage de biens qu'ils ne pourraient produire en autarcie, ce qui augmente leur niveau de vie global.



1. Les données de base :

  • Pays domestique (Europe) :
  • 1 heure pour produire 1 kg de fromage.
  • 2 heures pour produire 1 litre de vin.
  • Pays étranger :
  • 6 heures pour produire 1 kg de fromage.
  • 3 heures pour produire 1 litre de vin.

2. Calcul des coûts d'opportunité (CO) :

Le coût d'opportunité (CO) mesure combien de biens d'un type doivent être sacrifiés pour produire un autre bien.

  • Pays domestique :
  • Le coût d’opportunité de produire 1 kg de fromage est 1/2 litre de vin, car il faut 1 heure pour produire 1 kg de fromage et 2 heures pour produire 1 litre de vin.
  • Donc, COfromage=1/2 (1 kg de fromage = ½ litre de vin).
  • Pays étranger :
  • Le coût d’opportunité de produire 1 kg de fromage est 6/3=2 litres de vin, car il faut 6 heures pour produire 1 kg de fromage et 3 heures pour produire 1 litre de vin.
  • Donc, COfromage=2(1 kg de fromage = 2 litres de vin).

3. Avantage comparatif :

  • Pays domestique : A un avantage comparatif dans la production de fromage, car son coût d’opportunité pour produire du fromage est plus bas (1/2) comparé au pays étranger (22).
  • Pays étranger : A un avantage comparatif dans la production de vin, car son coût d’opportunité pour produire du vin est plus bas (1 litre de vin = 3 heures dans l’économie étrangère contre 2 heures dans l’économie domestique).

4. Spécialisation en libre-échange :

  • Pays domestique se spécialise dans la production de fromage.
  • Pays étranger se spécialise dans la production de vin.

Le prix relatif du fromage (prix du fromage / prix du vin) va se situer entre 1/2 et 2. Cela signifie que, sur le marché mondial, 1 kg de fromage s'échangera contre 1 litre de vin.

5. Salaire et productivité :

La productivité horaire et le salaire sont liés : un pays plus productif dans la production d'un bien peut offrir un salaire plus élevé.

  • Pays domestique (plus productif dans la production de fromage) peut offrir des salaires plus élevés à ses travailleurs. Par exemple, si un travailleur domestique produit 1 kg de fromage par heure, il peut être payé 12€ (en supposant que 1 kg de fromage coûte 12€).
  • Salaire domestique par heure = Pf/aLF=12/1=12 €(si un travailleur produit 1 kg de fromage en 1 heure).
  • Pays étranger (moins productif) aura des salaires plus bas. Si un travailleur étranger produit 1 litre de vin en 3 heures, il sera payé 12/3=4 € par heure.

Salaire étranger par heure = Pf/aLV∗=12/3=4 €6.

Rémunération et productivité dans le commerce international :

  • Le salaire d'un travailleur dans un pays est directement lié à la productivité horaire dans le secteur où il travaille. Les pays plus productifs peuvent offrir des salaires plus élevés.
  • Même si le pays domestique paie des salaires plus élevés, il reste compétitif grâce à sa plus grande productivité.
  • En libre-échange, les pays s’échangent des biens, et bien que le pays étranger ait des salaires plus faibles, il peut compenser par une productivité moindre, surtout dans des secteurs où les coûts de main-d'œuvre sont moins chers.

7. Équilibre entre salaires et productivité :

La relation entre productivité et salaire est linéaire : plus un pays est productif, plus il peut offrir des salaires élevés.

  • Exemple de l’Espagne : La productivité est à 90% de la moyenne de l’UE, mais les salaires y sont seulement à 70% de la moyenne de l’UE. Cela montre qu'il y a des écarts entre la productivité et les salaires. Ce n’est pas la productivité seule qui détermine les salaires, mais aussi le marché du travail et les politiques économiques (par exemple, aides sociales ou investissements dans la productivité).
  • Pays avec une faible productivité peuvent compenser par des salaires plus bas. Par exemple, des pays moins productifs peuvent maintenir des salaires faibles pour rester compétitifs dans des secteurs comme le vin, où ils ne sont pas aussi productifs que d’autres pays.
  • Pays à forte productivité (comme le Danemark ou les pays nordiques) offrent des salaires élevés grâce à une productivité élevée. Ils peuvent offrir de bons salaires tout en étant compétitifs sur le marché international.


A retenir :

  • Les pays se spécialisent dans la production des biens pour lesquels ils ont un avantage comparatif, ce qui leur permet de maximiser leur efficacité et de bénéficier des échanges internationaux.
  • Les salaires dans chaque pays sont déterminés par la productivité. Un pays plus productif peut offrir des salaires plus élevés, mais même les pays moins productifs peuvent compenser par des salaires plus faibles pour rester compétitifs.

En résumé, l’équilibre entre productivité et salaires détermine la compétitivité de chaque pays sur le marché mondial, et l'échange international permet à chaque pays de profiter de la spécialisation dans les secteurs où il est le plus efficace.


1. L'idée de base du modèle Ricardien :

Dans l'économie classique, l'idée était que pour qu'un pays puisse bénéficier du commerce international (CI), il devait être efficace dans la production de certains biens, c'est-à-dire qu'il devait avoir un avantage absolu sur d'autres pays.

Exemple d'avantage absolu :

  • Si un pays produit 10 pommes avec 1 heure de travail et un autre produit 5 pommes avec 1 heure de travail, le premier pays a un avantage absolu en produisant des pommes.

Cependant, ce modèle a été remis en cause. L’ouverture au commerce international ne dépend pas uniquement de la capacité d’un pays à produire plus efficacement (avantage absolu), mais plutôt de son avantage comparatif.

2. L'avantage comparatif :

L'avantage comparatif signifie qu'un pays devrait se spécialiser dans la production du bien pour lequel il a le coût d'opportunité (CO) le plus bas.

Coût d'opportunité (CO) : Le CO est la quantité d'un bien qu'il faut sacrifier pour produire un autre bien.

  • Par exemple, si un pays peut produire du fromage en sacrifiant peu de vin, il a un coût d'opportunité bas pour le fromage, ce qui lui donne un avantage comparatif dans la production de fromage.

Ce qui est important ici :

  • Ce n'est pas nécessaire d’avoir un avantage absolu pour profiter du commerce international, mais d'avoir un avantage comparatif. Un pays peut être moins efficace dans tous les domaines, mais s'il est relativement plus efficace dans un domaine par rapport à un autre pays, il peut encore avoir un avantage comparatif et en bénéficier dans le commerce international.

3. Les pays à bas revenus et le "dumping social" :

Les pays à bas revenus ont souvent des salaires faibles, ce qui les rend compétitifs dans la production de biens à faible coût. Cela peut créer un dumping social, une forme de concurrence déloyale, car ces pays peuvent produire des biens à des prix plus bas que les pays développés en raison de leur faible coût de main-d'œuvre.

  • Par exemple, un pays en développement peut produire des vêtements à un prix bien plus bas qu'un pays développé, simplement parce que les salaires y sont très bas.
  • Cela peut tirer les prix vers le bas et rendre difficile pour les pays développés de rester compétitifs dans certains secteurs.

4. L'importance des différences de coûts d'opportunité :

Les différences de coût d'opportunité entre les pays sont cruciales dans le modèle Ricardien. Ce qui compte pour qu'un pays ait un avantage comparatif dans un secteur, ce sont les différences dans les coûts d'opportunité, et non seulement les différences de productivité brute.

  • Un pays peut être moins productif, mais si son coût d'opportunité est plus faible dans un secteur particulier, il aura un avantage comparatif pour produire ce bien.

Exemple pratique :

  • Imaginons que le pays A ait une productivité de 10 unités de vin et 10 unités de fromage, tandis que le pays B a une productivité de 20 unités de vin et 10 unités de fromage.
  • Même si le pays B est plus productif globalement, si son coût d'opportunité dans la production de fromage est plus élevé, le pays A pourrait avoir un avantage comparatif dans la production de fromage et devrait se spécialiser dans ce bien.

5. Le modèle Ricardien : pas infondé, mais limité :

Le modèle Ricardien est toujours pertinent pour comprendre les bases des échanges internationaux. Cependant, il n’explique pas tous les aspects du commerce international, notamment :

  • Le dumping social et la concurrence déloyale.
  • Les distorsions de marché créées par des politiques commerciales (tarifs, subventions, etc.).


A retenir :


  • L'avantage comparatif est ce qui permet à un pays de se spécialiser dans la production de biens pour lesquels il a un faible coût d’opportunité, même s'il n'a pas d'avantage absolu.
  • Le commerce international n'est pas réservé uniquement aux pays les plus productifs (avantage absolu), mais à ceux qui ont des différences dans leurs coûts d'opportunité.
  • Les pays à bas revenus peuvent être compétitifs grâce à des salaires faibles, mais cela peut aussi entraîner des concours déloyaux, comme le dumping social.
  • Le modèle Ricardien reste utile pour comprendre les principes de base du commerce international, mais il est simplifié et ne prend pas en compte toutes les complexités des échanges mondiaux.


C) Economie internationale avec plusieurs biens  



1. Deux économies, deux biens :

On a deux pays :

  • Le pays domestique (par exemple, la France)
  • Le pays étranger (par exemple, un pays comme le Vietnam).

Chacun de ces pays produit plusieurs biens (par exemple, des fromages et des vins). La quantité de travail nécessaire pour produire un bien dépend du pays. On parle de "quantité de travail nécessaire" pour produire chaque bien dans chaque pays. Cela peut varier d'un bien à l'autre, mais chaque bien nécessite une certaine quantité de travail.

2. Coût de production :

Le coût de production d'un bien dépend de deux choses :

  • La quantité de travail qu'il faut pour produire ce bien.
  • Le salaire dans chaque pays (combien les travailleurs sont payés par heure).

Donc, pour produire un bien, chaque pays doit payer des travailleurs un certain salaire, et ce salaire est multiplié par la quantité de travail nécessaire pour produire ce bien. Cela nous donne un coût total pour produire un bien.

3. Comparaison des coûts entre les pays :

Le pays qui peut produire un bien de manière moins coûteuse est celui où le coût total de production est le plus bas. Et cela dépend du rapport entre la quantité de travail nécessaire (par exemple, "combien d'heures il faut pour produire un bien") et du salaire dans chaque pays.

4. Le ratio du salaire relatif (W/W) :*

  • W est le salaire dans le pays domestique.
  • W* est le salaire dans le pays étranger.

Le ratio du salaire relatif (W/W)* montre comment le salaire dans le pays domestique se compare au salaire dans le pays étranger.

  • Si W/W > 1*, cela signifie que le pays domestique paie des salaires plus élevés que le pays étranger.
  • Si W/W < 1*, cela signifie que le pays domestique paie des salaires plus faibles que le pays étranger.

5. Le coût relatif de production :

On peut comparer la productivité entre les pays en regardant le rapport de la quantité de travail nécessaire pour produire un bien. Cela nous donne un autre ratio : aLi/a*Li, où :

  • aLi : la quantité de travail nécessaire dans le pays domestique pour produire le bien i.
  • a*Li : la quantité de travail nécessaire dans le pays étranger pour produire le même bien.

Si le pays domestique peut produire un bien plus rapidement (c’est-à-dire avec moins de travail), alors aLi sera plus faible que a*Li, et vice versa.

6. Quand un pays se spécialise dans la production de biens :

Le pays domestique choisira de produire un bien si son coût de production est plus bas que dans le pays étranger. Ce coût dépend de deux choses : la quantité de travail nécessaire pour produire le bien et le salaire.

Donc, si le ratio du travail est plus faible dans le pays domestique (aLi/a*Li < 1), cela signifie qu'il faut moins de travail pour produire le bien, et donc le pays domestique est plus efficace dans la production de ce bien. Si *le salaire dans le pays domestique est plus faible (W/W < 1)**, alors il sera encore moins coûteux de produire ce bien chez nous.

En résumé :

  • Le pays domestique produira les biens pour lesquels il a un avantage comparatif. Il les produira lorsque aLi/aLi < W/W.
  • Le pays étranger produira les biens pour lesquels il a un avantage comparatif. Il les produira lorsque aLi/aLi < W/W.

Cela veut dire que le pays domestique se spécialise dans les biens qu'il produit le plus efficacement (avec moins de travail), et le pays étranger se spécialise dans les biens qu'il produit plus efficacement de son côté.

7. Exemple simplifié :

Imaginons qu'on ait deux biens : des fromages et des vins.

  • Dans le pays domestique, il faut 2 heures pour produire un fromage et 4 heures pour produire un litre de vin.
  • Dans le pays étranger, il faut 6 heures pour produire un fromage et 3 heures pour produire un litre de vin.

Supposons que les salaires soient :

  • Dans le pays domestique : 10€/heure
  • Dans le pays étranger : 5€/heure

Le pays domestique a des salaires plus élevés, mais il faut moins de temps pour produire du fromage (2h contre 6h) et plus de temps pour produire du vin (4h contre 3h). Le pays domestique a donc un avantage comparatif dans la production de fromage, car il peut produire du fromage à un coût plus bas en termes de travail par rapport à l'étranger.

Le pays étranger a un avantage comparatif dans la production de vin, car il peut produire du vin à un coût moins élevé en termes de travail par rapport au pays domestique.


A retenir :

Les pays se spécialisent dans la production des biens où ils sont relativement plus efficaces par rapport à l'autre pays, et le salaire relatif joue un rôle clé dans cette décision.


1. Spécialisation selon salaire et productivité :

Les pays se spécialisent dans la production des biens pour lesquels leur productivité relative est plus élevée par rapport à leur salaire relatif. Par exemple :

  • Si le salaire domestique est 5 fois plus élevé que celui de l’étranger, alors le pays domestique produira des biens pour lesquels il est relativement plus productif, comme des pommes et des bananes. L’économie étrangère produira le reste (caviar, tamarin, etc.).

2. Impact de l’augmentation des salaires :

Si le salaire dans le pays domestique augmente :

  • Salaire égal à 3 : Le pays domestique produit des pommes, bananes et caviar.
  • Salaire supérieur à 4 : La production de caviar devient moins compétitive, donc le pays étranger commencera à produire du caviar, et le pays domestique se concentrera sur d'autres biens.

3. Introduction des coûts de transport :

Les coûts de transport peuvent modifier la structure des échanges. Par exemple :

  • Dattes : Si le pays domestique produit des dattes avec 6 heures de travail et l’étranger avec 12 heures, il est initialement plus avantageux pour le pays domestique d'importer.
  • Cependant, si le coût de transport est très élevé (100%), alors importer devient plus cher. Dans ce cas, chaque pays préfère produire lui-même ses dattes et son caviar, car cela devient moins coûteux que d'importer.

4. Cas des coûts de transport variables :

Le coût de transport varie en fonction du secteur. Par exemple :

  • Produits périssables (comme les dattes) ont des coûts de transport plus élevés, ce qui rend l'importation difficile.
  • Produits non périssables (comme le caviar) peuvent être moins affectés par ces coûts.

5. Exemple historique (Royaume-Uni vs États-Unis) :

  • Dans les années 50-60, les salaires américains étaient 2 fois plus élevés que ceux des Britanniques, mais la productivité des Américains était aussi 2,5 fois plus élevée. Cela a permis aux États-Unis de produire des biens plus efficacement malgré leurs salaires plus élevés.
  • Si la productivité britannique était moins de 2 fois plus faible, la production se faisait au Royaume-Uni car les salaires y étaient moins élevés, compensant ainsi la moindre productivité.

6. Cas Chine vs Allemagne :

  • Habillement : La Chine est 15 fois plus productive que l'Allemagne, donc elle se spécialise dans ce secteur.
  • Produits manufacturés : L'Allemagne est plus productive, donc elle se spécialise dans ce domaine, mais la productivité de la Chine est encore assez proche pour pouvoir être compétitive dans d’autres secteurs.


A retenir :

Le modèle Ricardien montre que les pays exportent les biens pour lesquels leur productivité relative (en fonction du salaire) est plus élevée. Les différences de productivité entre les pays, combinées aux salaires relatifs et aux coûts de transport, déterminent la structure des échanges et la spécialisation de chaque pays.

II. Le modèle Heckscher – Ohlin – Samuelson Modèle factoriel ou théorie des proportions des facteurs

A.      Le modèle factoriel avec 2 facteurs  


Dans ce modèle, il y a deux pays (domestique et étranger), chacun avec deux biens à produire : des vêtements et de la nourriture, et deux facteurs de production : terre (T) et travail (L).

Notation :

  • aTV : hectares de terre nécessaires pour produire 1 vêtement.
  • aLV : heures de travail nécessaires pour produire 1 vêtement.
  • aTN : hectares de terre nécessaires pour produire 1 kg de nourriture.
  • aLN : heures de travail nécessaires pour produire 1 kg de nourriture.

Contraintes de dotation :

Chaque pays a des quantités limitées de terre (T) et de travail (L). Les ressources disponibles sont donc contraintes. La production de vêtements et de nourriture doit respecter ces contraintes.

Les équations des contraintes de dotation sont :

  1. aTN * QN + aTV * Qv ≤ T (Utilisation de la terre)
  2. aLN * QN + aLV * Qv ≤ L (Utilisation du travail)

Où :

  • QN est la quantité de nourriture produite.
  • Qv est la quantité de vêtements produits.

Interprétation de la relation entre travail et terre :

  • aLV/aTV > aLN/aTN : Si la quantité de travail nécessaire pour produire un vêtement par rapport à la terre est plus grande que celle nécessaire pour produire de la nourriture, alors le pays devrait allouer plus de travail à la production de vêtements qu'à la production de nourriture. Cela signifie que la production de vêtements est plus intensive en travail et que la production de nourriture nécessite plus de terre.

Frontière des possibilités de production (FPP) :

  • Cette frontière montre toutes les combinaisons possibles de production de vêtements et de nourriture, en respectant les quantités de terre et de travail disponibles.
  • Elle est déterminée par les contraintes de dotation en facteurs de production.

La frontière représente la quantité maximale de nourriture ou de vêtements que l'on peut produire, compte tenu de la terre et du travail disponibles. La production de plus de l'un de ces biens implique de réduire la production de l'autre bien (en raison des ressources limitées).

Hypothèse des facteurs non substituables :

  • Dans ce modèle, les facteurs de production (terre et travail) sont non substituables, ce qui signifie qu'on ne peut pas remplacer la terre par du travail, ou vice versa.
  • La partie verte de l'image représente la frontière de production qui illustre toutes les combinaisons possibles de terre et de travail utilisées pour produire des vêtements et de la nourriture, en fonction des dotations de facteurs.


A retenir :

Chaque pays va décider de la quantité de terre et de travail à allouer à la production de vêtements ou de nourriture, en fonction de la productivité relative de chaque bien et de la disponibilité des facteurs. La frontière de production permet de visualiser les limites de production données les ressources disponibles. Si les facteurs sont non substituables, la spécialisation du pays dans la production de l’un ou l’autre bien dépendra des coûts relatifs en travail et en terre.


Dans ce modèle, les facteurs de production (terre et travail) sont considérés comme substituables, ce qui signifie que l'on peut remplacer l'un par l'autre dans la production des biens. Par exemple, si la production de vêtements nécessite plus de terre, on peut utiliser plus de travail pour compenser et vice versa. Cela rend la production plus flexible par rapport aux contraintes de ressources.

Frontière de production avec facteurs substituables :

Lorsque les facteurs de production sont substituables, la frontière de production entre les deux biens (vêtements et nourriture) ne sera plus une droite, mais un arc ou une courbe. Ce changement signifie que la manière dont un pays décide de répartir ses ressources entre la production de vêtements et de nourriture dépend de l’efficacité relative avec laquelle chaque facteur (terre et travail) est utilisé dans chaque production.

Coût d’opportunité :

Le coût d’opportunité est le nombre d'unités de nourriture que l'on doit renoncer pour produire une unité supplémentaire de vêtements. Plus un pays utilise de ressources pour produire des vêtements, plus ce coût d’opportunité sera élevé. Cela signifie qu’il faudra renoncer à une grande quantité de nourriture pour augmenter la production de vêtements.

Choix de la combinaison de production :

La combinaison optimale de production de vêtements et de nourriture est celle qui correspond à l'égale pente de la fonction de production et au rapport des prix relatifs entre les deux biens, c’est-à-dire Pv/Pn, où :

  • Pv est le prix des vêtements.
  • Pn est le prix de la nourriture.

En d’autres termes, les pays choisiront d’allouer leurs ressources de manière à ce que le coût d’opportunité de produire des vêtements (en termes de nourriture) corresponde au prix relatif des deux biens. Si la pente de la frontière de production est égale au rapport des prix relatifs, alors la répartition des ressources est optimale pour maximiser les gains d’échange.


A retenir :

Si les facteurs de production sont substituables, les pays peuvent ajuster leurs ressources entre vêtements et nourriture plus facilement. Le coût d’opportunité de chaque bien dépend du niveau de production des autres biens. Le choix de la combinaison optimale de production dépend du rapport des prix relatifs, et la frontière de production reflète cette flexibilité dans l'utilisation des ressources.



Si l’entreprise ou un pays peut produire davantage sans utiliser plus de terre, elle peut compter la quantité produite et la relation entre l’ensemble des combinaisons de facteurs et la production peut être représentée sous la forme d’une courbe (CC). Cette courbe représente l’ensemble des combinaisons de facteurs qui permet de produire dans le cas présent 1 kg de nourriture. 

Si la rémunération de la terre est élevée (W : salaire horaire important) et le salaire de travail est faible, alors les entreprises du secteur vont privilégier une production avec peu de travail et beaucoup de travail, à l’inverse si le salaire est faible, ces mêmes entreprises privilégieront une production avec beaucoup de travail et moins de terre.  

La relation entre l’intensité factorielle et le ratio de rémunération :

  1. Choix des combinaisons de facteurs de production :
  • Les producteurs choisissent les facteurs de production (terre et travail) en fonction des prix relatifs de chaque facteur. Cela signifie que les rémunérations des facteurs influencent la quantité de terre et de travail utilisée pour produire des vêtements ou de la nourriture.
  1. Intensité factorielle :
  • L'intensité factorielle est mesurée par le rapport de la quantité de terre par rapport à la quantité de travail utilisée dans la production d’un bien.
  • Par exemple, pour la production de nourriture, on peut utiliser plus de terre que de travail, tandis que pour la production de vêtements, c'est souvent l'inverse (plus de travail que de terre).
  1. Droites de production :
  • La droite VV représente le secteur des vêtements, et la droite NN représente le secteur de la nourriture.
  • Si la production de nourriture est plus intensive en terre, la droite NN sera plus à gauche que la droite VV, ce qui signifie que la nourriture nécessite plus de terre par rapport au travail.
  1. Relation entre rémunération des facteurs :
  • La rémunération des facteurs (le salaire W et la rente de la terre r) est liée à l’intensité des facteurs utilisés.
  • Courbe rouge (W/r)1 : Si la production de vêtements utilise plus de travail que de terre, la courbe montre qu’à salaire plus élevé, la rémunération de la terre reste faible.
  • Courbe bleue (W/r)2 : Si le salaire (W) augmente plus vite que la rente de la terre (r), cela signifie que le travail devient plus rémunéré par rapport à la terre au fur et à mesure que les salaires augmentent.


A retenir :

  • La relation entre l'intensité factorielle et le ratio de rémunération indique que les choix de production dépendent des prix relatifs des facteurs (terre et travail).
  • Dans les secteurs, la production de nourriture est généralement plus intensive en terre, tandis que celle de vêtements est plus intensive en travail.
  • La rémunération des facteurs (salaire et rente) évolue en fonction de l’intensité des ressources utilisées dans chaque secteur de production.



2ème relation : ratio de rémunération du travail et de la terre (w/r) et le prix relatif des vêtements (PV/PN). 

 

Libre concurrence et prix de production :

  • En libre concurrence, un producteur choisit de produire des biens pour lesquels le prix est égal au coût de production.

Effet d’une hausse de la rémunération :

  • Si la rémunération de la terre (rente) augmente, les prix des biens utilisant de la terre (comme la nourriture) vont augmenter.
  • Si le salaire augmente, les prix des biens qui utilisent du travail (comme les vêtements) augmenteront aussi.

Impact de la hausse des rémunérations :

  • L’impact de l'augmentation des prix des facteurs dépend de l’intensité avec laquelle chaque bien utilise ces facteurs.
  • Par exemple, si la nourriture utilise plus de terre que de travail, une hausse de la rente (terre) entraînera une augmentation plus forte du prix de la nourriture par rapport aux vêtements.

Relation entre rémunération et prix des biens :

  • Quand le salaire augmente plus vite que la rente, cela entraîne une augmentation plus importante du prix des vêtements par rapport au prix de la nourriture.

Élasticité :

  • L'élasticité de cette relation est positive, ce qui signifie que la hausse de la rémunération des facteurs (terre ou travail) augmente les prix des biens. Mais cette relation évolue plus faiblement.


A retenir :

Une augmentation de la rémunération (salaire ou rente) affecte les prix des biens, mais l'impact dépend de l'intensité des facteurs (terre ou travail) utilisés dans la production des biens. La hausse du salaire a plus d'impact sur les biens utilisant davantage de travail, tandis qu'une hausse de la rente affecte plus fortement les biens utilisant principalement de la terre.


Situation initiale :

  • Si le prix relatif des biens (PV/PN) est égal à 1, on peut déterminer le ratio de rémunération du travail et de la terre (w/r) et l'intensité factorielle (combinaison de travail et de terre utilisée pour produire chaque bien).

Changement de prix :

  • Si le prix des vêtements augmente par rapport à la nourriture (PV/PN = 2), le ratio w/r augmente aussi. Cela signifie que la part du travail dans la production de vêtements augmente par rapport à la terre.

Effet sur les facteurs de production :

  • En réponse à cette hausse des prix relatifs, les entreprises vont ajuster leur utilisation des facteurs :
  • Vêtements : plus de travail (TV/LV passe de TV/LV1 à TV/LV2).
  • Nourriture : moins de terre (TN/LN passe de TN/LN1 à TN/LN2).

Impact sur la rémunération :

  • Lorsque le prix relatif des vêtements augmente :
  • Les salaires des travailleurs augmentent par rapport à la rente des propriétaires fonciers.
  • Les travailleurs bénéficient d'une augmentation de leur salaire réel, tandis que les propriétaires fonciers voient leur revenu réel diminuer.

Règle générale :

  • Les détenteurs de facteurs utilisés plus intensivement dans la production du bien dont le prix relatif augmente (ici, les travailleurs pour les vêtements) voient leur rémunération augmenter, tandis que ceux dont le facteur est utilisé moins intensivement (ici, les propriétaires fonciers pour la nourriture) voient leur rémunération baisser.


A retenir :

L'augmentation du prix relatif d'un bien modifie la répartition des revenus entre travail et terre. Ceux qui bénéficient de l'intensification de la production (travailleurs pour les vêtements) voient leur rémunération augmenter, tandis que ceux dont le facteur devient moins utilisé (propriétaires fonciers pour la nourriture) voient leur rémunération diminuer.


B. Les dotations factorielles

Hypothèses de base :

  • Pays domestique : a plus de travail par rapport à la terre.
  • Pays étranger : a plus de terre par rapport au travail.
  • Les deux pays sont pareils sur d'autres aspects (goûts, technologie), mais leurs ressources diffèrent.

Spécialisation :

  • Pays domestique : comme le travail est plus abondant, il produit plus de vêtements (les vêtements utilisent plus de travail).
  • Pays étranger : comme la terre est plus abondante, il produit plus de nourriture (la nourriture utilise plus de terre).

Ouverture au commerce international (CI) :

  • Quand les deux pays échangent, les prix des biens (vêtements vs nourriture) deviennent similaires dans les deux pays.
  • Le pays domestique produit plus de vêtements, donc son offre de vêtements est plus importante que celle de l'étranger.

Demande :

  • Les deux pays ont les mêmes préférences pour les biens, donc la demande est similaire.
  • En autarcie (sans commerce), chaque pays consomme ce qu'il produit.
  • Avec le commerce, chaque pays peut importer des biens et consommer plus que ce qu'il produit, mais il ne peut pas dépenser plus que ce qu'il gagne (c'est-à-dire qu'il doit équilibrer ses exportations et importations).


Simple du commerce international entre deux pays :

Imaginons deux pays : domestique et étranger, qui produisent des vêtements et de la nourriture.

Demande et Prix :

  • PV : prix des vêtements
  • PN : prix de la nourriture
  • DN : demande de nourriture
  • QV : quantité de vêtements produite
  • QN : quantité de nourriture produite
  • DV : demande de vêtements

L'ouverture au commerce :

  • Quand les deux pays commencent à échanger, chaque pays vend ce qu'il produit en excédent et achète ce qu'il produit en moins grande quantité.
  • Importations = Exportations : les biens échangés entre les deux pays se compensent.
  • Les prix relatifs des biens (prix des vêtements par rapport à la nourriture) commencent à converger entre les pays.

Spécialisation et Consommation :

  • Pays domestique : avec le commerce, le pays domestique devient exportateur de vêtements (il produit plus de vêtements) et importateur de nourriture (il en consomme plus car la nourriture devient moins chère).
  • À cause de l'augmentation des prix des vêtements, le pays domestique consomme moins de vêtements et plus de nourriture.
  • Pays étranger : pour l'autre pays, l'augmentation de l'offre de vêtements (importés du pays domestique) fait baisser leur prix relatif. Cela augmente la demande de vêtements dans ce pays, et il produit moins de vêtements tout en produisant plus de nourriture.
  • Ce pays devient exportateur de nourriture et importateur de vêtements.

Conclusion :

  • Chaque pays se spécialise dans ce qu'il produit le plus efficacement, c'est-à-dire dans la production des biens qui utilisent les facteurs dont il dispose en plus grande quantité.
  • Le pays domestique, plus riche en travail, exporte des vêtements (intensifs en travail).
  • Le pays étranger, plus riche en terre, exporte de la nourriture (intensive en terre).
  • En s'ouvrant au commerce, les deux pays deviennent des exportateurs de leurs biens spécialisés et des importateurs des biens produits plus efficacement par l'autre pays.

Cela conduit à une specialisation qui permet aux deux pays de bénéficier des avantages du commerce et d'augmenter leur consommation de biens.

Imaginons deux pays : domestique et étranger, qui produisent deux biens : des vêtements et de la nourriture.

  • PV : prix des vêtements
  • PN : prix de la nourriture
  • DN : demande de nourriture
  • QV : quantité de vêtements produite
  • QN : quantité de nourriture produite
  • DV : demande de vêtements

1. Formule des exportations et des importations

Lorsqu'un pays s'ouvre au commerce international, les exportations d'un pays sont égales aux importations de l'autre. Cela peut être exprimé par :

Importations=Exportations

Ainsi, si on note la demande de nourriture DN et la demande de vêtements DV, on peut l'exprimer sous la forme suivante :

Importations=(PV/PN)×(QV−DV)


Cela signifie que les importations de nourriture sont égales aux exportations de vêtements, qui sont déterminées par le prix relatif des biens (PV/PN) et les quantités échangées.

2. Équilibre des prix relatifs

Lorsque les deux pays s'ouvrent au commerce, les prix relatifs des biens commencent à converger. Le prix relatif des vêtements en termes de nourriture va s’ajuster dans les deux pays jusqu'à ce que l'offre et la demande se rencontrent.

3. Effets sur la production et la consommation

  • Pays domestique :
  • Le pays domestique devient exportateur de vêtements et importateur de nourriture.
  • Comme le prix des vêtements augmente (en raison de l’exportation accrue), la demande de nourriture augmente et la consommation de vêtements dans le pays domestique diminue.
  • À l'équilibre, la consommation de nourriture devient égale à la demande de nourriture DNDN, et la production de vêtements est augmentée pour répondre à l’exportation.
  • Pays étranger :
  • Le pays étranger devient exportateur de nourriture et importateur de vêtements.
  • L'augmentation des exportations de vêtements vers le pays domestique réduit le prix relatif des vêtements dans le pays étranger. Cela augmente la demande de vêtements dans ce pays, tandis que la production de vêtements diminue, et la production de nourriture augmente.
  • Ainsi, ce pays devient plus productif en nourriture et moins en vêtements, et il exporte plus de nourriture tout en important des vêtements.


A retenir :

  • Spécialisation :
  • Le pays domestique, plus abondant en travail, se spécialise dans la production de vêtements (qui sont intensifs en travail) et exporte des vêtements.
  • Le pays étranger, plus abondant en terre, se spécialise dans la production de nourriture (qui est intensive en terre) et exporte de la nourriture.
  • Équilibre du commerce :
  • À l'équilibre, les exportations d'un pays sont égales à ses importations, et chaque pays bénéficie d'un gain à l'échange, en consommant plus que ce qu'il produit localement.

Ainsi, l'ouverture au commerce international permet aux deux pays de se spécialiser dans les biens qu'ils produisent le plus efficacement et d'échanger ces biens pour augmenter la consommation de chaque pays.

→ Si tel est le cas, les EU doivent-ils exporter des biens riches en travail ou riches en capital ? (Diapo 15)

Si les EU ont plus de capital que de travail, ils devraient produire des biens nécessitant du capital, richement ou intensément en capital, ils devraient exporter ces biens et à l’inverse, ils devraient importer des biens riches ou intenses en travail.

Tableau : ce qui est mesuré c’est le contenu des importations et le contenu des exportations, ce n’est pas une balance commerciale !! 


On observe un paradoxe lorsqu'on analyse les exportations et importations des États-Unis à partir de la perspective du modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson (HOS), qui stipule que les pays exportent des biens qui utilisent intensivement les facteurs de production dont ils sont relativement abondants.

Le paradoxe :

  • Capital dans les exportations vs capital dans les importations : Selon l’analyse HOS, un pays avec beaucoup de capital (comme les États-Unis) devrait exporter des biens capitalistiques (utilisant beaucoup de capital) et importer des biens à faible capital (utilisant peu de capital). Mais on observe que les exportations américaines contiennent plus de capital que les importations. Cela semble paradoxal par rapport à ce que prévoit HOS.
  • Travail dans les exportations vs travail dans les importations : Idem pour le travail, les exportations américaines contiennent moins de travail que les importations américaines, ce qui va à l’encontre des prévisions du modèle HOS.

Réconciliation du paradoxe :

  • Le paradoxe peut être levé si on distingue le travail qualifié du travail non qualifié.
  • Les États-Unis sont relativement abondants en travail qualifié, tandis que d'autres pays comme le Bangladesh ou l'Allemagne se spécialisent dans des types de travail différents.
  • Si les États-Unis produisent beaucoup de biens qui nécessitent du travail qualifié (par exemple dans des secteurs technologiques ou de services), ils vont importer plus de travail non qualifié (comme celui utilisé dans la production de biens simples).

Exemple des importations :

  • Importations en provenance du Bangladesh : Ce pays se spécialise dans des biens nécessitant peu de travail qualifié. La part de ces importations dans le total des importations américaines diminue à mesure que la part de travail qualifié augmente aux États-Unis.
  • Importations en provenance de l’Allemagne : L'Allemagne, au contraire, se spécialise dans des biens nécessitant beaucoup de travail qualifié. La part des importations en provenance d'Allemagne augmente à mesure que la part du travail qualifié aux États-Unis augmente.


Ce paradoxe est expliqué en faisant la distinction entre travail qualifié et non qualifié. Selon l’analyse HOS, chaque pays se spécialise dans la production des biens qui nécessitent intensivement les facteurs dont il dispose en abondance. Les États-Unis, avec leur abondance de travail qualifié, vont se spécialiser dans des biens à forte intensité de travail qualifié et importer des biens à faible intensité de travail qualifié.


A retenir :

  • Les États-Unis produisent des biens qui nécessitent beaucoup de travail qualifié et importent des biens nécessitant peu de travail qualifié.
  • Le paradoxe entre les exportations et les importations en termes de capital et de travail peut être levé en distinguant le travail qualifié du travail non qualifié, comme l'indique le modèle HOS.



Analyse des exportations et importations de la Chine :

  • Chine avec peu de travail qualifié : Si la Chine a moins de travail qualifié, elle aura tendance à importer plus de biens qu'elle n'en exporte, ce qui confirme l’analyse HOS. En effet, selon HOS, un pays moins doté en travail qualifié va importer des biens nécessitant davantage de travail qualifié.
  • Chine et la production de vêtements : La production de vêtements en Chine nécessite peu de travail qualifié, donc la Chine est très compétitive dans l'exportation de vêtements. Ainsi, les exportations chinoises de vêtements sont beaucoup plus importantes que les importations de vêtements. La Chine importe peu de vêtements par rapport aux autres pays comme le Japon, l'UE ou les États-Unis.

UE, États-Unis et Japon avec peu de travail qualifié :

  • Si l’UE, les États-Unis et le Japon sont peu dotés en travail qualifié, ces pays importent moins de vêtements en comparaison avec leurs exportations. Cela signifie qu'ils produisent et exportent plus de biens nécessitant beaucoup de travail qualifié.
  • En revanche, la Chine, qui est abondante en travail peu qualifié, est plus spécialisée dans la production de vêtements nécessitant peu de travail qualifié. C’est pourquoi la Chine exporte plus de vêtements que ces pays.


A retenir :

Le modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson) explique pourquoi les pays échangent des biens. Selon ce modèle :

  1. Chaque pays a des ressources différentes : Par exemple, certains pays ont beaucoup de travail qualifié (comme des ingénieurs), d'autres ont plus de capital (comme des machines).
  2. Les pays exportent ce qu'ils ont en abondance : Un pays riche en travail qualifié, comme les États-Unis, exportera des biens qui nécessitent beaucoup de travail qualifié (comme des logiciels).
  3. Les pays importent ce qu'ils n'ont pas : Un pays avec peu de travail qualifié importera des produits nécessitant ce type de travail, comme des technologies avancées.

En résumé, les pays se spécialisent dans ce qu'ils produisent le mieux en fonction de leurs ressources disponibles.


La structure des importations américaines : 

 

Graphique du haut : représente la structure des importations américaines pour l’Europe occidentale, le cas de nouveaux pays industrialisés, du Japon… On retrouve en 1960 : la part des importations américaine en provenance de l’Europe s’accroît à mesure que l’intensité factorielle s’accroît (courbe verte). Pour le Japon, on observe que la part des importations américaines décroît, la proportion de travail qualifié est forte, signe que le Japon est sur un segment de marché nécessitant beaucoup de travail peu qualifié ou peu de travail qualifié. Pour les nouveaux pays industrialisés, la part des importations américaines en provenance de ces pays est forte dans les biens nécessitant beaucoup de travail peu qualifié, elle décroît à mesure que l’intensité factorielle de travail qualifié s’accroît.  

 

Graphique du bas : la part des importations américaines en provenance de l’Europe s’accroît à mesure que l’intensité factorielle en travail qualifié s’accroît. Là où il y a du changement c’est au niveau du Japon, la part des importations US était forte alors qu’ici le Japon a le même profil que l’Europe en fonction de l’intensité factorielle en travail qualifié, la part des importations US en provenance du Japon nécessitant peu de travail qualifié est encore plus faible que le cas de l’UE, le Japon a alors délaissé la production des biens nécessitant beaucoup de travail qualifié. Dans le temps, Le Japon se positionne comme l’Europe, nécessitant une intensité factorielle de travail qualifié croissante. Le 3ème élément étant le cas des nouveaux pays industrialisés, la courbe (jaune) est croissante puis se stabilise. La part des importations américaines en provenance de ces pays-là est plus importante que celle de l’Europe, quand la courbe est croissante au début, la part est importante, nécessitant un niveau de travail qualifié. 

 

III. Le modèle de concurrence imparfaite  

On distingue 3 cas de figure dans la fonction de production qui relie les quantités produites (Q) avec les facteurs de production mobilisés (W, K).  

Les rendements d'échelle montrent comment la production change quand on augmente tous les facteurs de production (comme le travail et le capital) dans des proportions égales.

  1. Rendements d'échelle constants : Si on double le travail et le capital, la production double également. Cela signifie que le coût moyen reste le même. Exemple : Si tu mets 2 fois plus de travailleurs et 2 fois plus de machines, tu obtiens 2 fois plus de biens à un coût par bien constant.
  2. Rendements d'échelle décroissants : Si on double le travail et le capital, la production augmente moins que deux fois. Cela signifie que produire plus devient de plus en plus coûteux. Exemple : Si tu mets 2 fois plus de travailleurs et de machines, tu n’obtiendras pas deux fois plus de biens, et chaque bien coûtera plus cher à produire.
  3. Rendements d'échelle croissants : Si on double le travail et le capital, la production augmente plus que deux fois. Cela signifie que produire plus devient moins cher par bien. Exemple : Si tu mets 2 fois plus de travailleurs et de machines, tu obtiens plus de 2 fois plus de biens, et chaque bien te coûte moins cher à produire.




A) Modèle de concurrence monopolistique  

La concurrence monopolistique est un marché où plusieurs entreprises vendent des produits similaires, mais différenciés. Cela signifie que chaque entreprise essaie de rendre son produit unique pour attirer les consommateurs. Voici les points clés du modèle :

  1. Biens différenciés : Les entreprises proposent des produits qui ne sont pas exactement les mêmes. Par exemple, Nike et Adidas vendent des baskets, mais les consommateurs peuvent préférer l'un à l'autre en fonction de la marque, du design, etc.
  2. Décisions indépendantes : Chaque entreprise prend ses décisions en fonction de ce que font les autres, mais sans influencer directement les prix des autres entreprises. Si une entreprise baisse son prix, cela n'affecte pas directement les prix des autres, mais cela peut attirer plus de clients.
  3. Nombre d’entreprises : Il y a beaucoup d'entreprises sur ce marché. Si une entreprise baisse son prix, elle peut augmenter sa part de marché, mais si beaucoup d'entreprises font de même, la concurrence devient plus forte.
  4. Demande : La demande pour les produits d'une entreprise dépend du prix de son produit et des prix des autres entreprises. Si l'entreprise garde un prix élevé, elle risque de perdre des clients au profit des autres, mais si elle baisse son prix, elle peut attirer plus de consommateurs, tout en devant aussi gérer ses coûts.
  5. Coût moyen : Si une entreprise produit peu de biens, son coût moyen par produit est plus élevé, car elle ne profite pas des économies d'échelle. À l'inverse, si elle produit plus, son coût moyen diminue, mais avec plus de concurrence, cela peut aussi pousser les entreprises à baisser leurs prix pour attirer plus de clients.
  6. Impact du nombre de firmes : Si le nombre d'entreprises dans le secteur augmente, chaque entreprise vendra moins de produits, ce qui augmentera son coût moyen. Plus il y a de concurrence, plus les entreprises devront baisser leurs prix pour rester attractives.
  7. Courbe PP : La courbe montre la relation entre le prix des produits et le nombre d'entreprises. Si peu d'entreprises sont sur le marché, les prix seront plus élevés, car la concurrence est faible. Si beaucoup d'entreprises sont présentes, la concurrence augmente et les prix baissent.


A retenir :

Dans un marché de concurrence monopolistique, les entreprises cherchent à se différencier, et plus il y a de concurrence, plus les prix peuvent baisser, ce qui augmente les défis pour chaque entreprise.

Dans le modèle de la concurrence monopolistique, voici l'explication des relations et des courbes :

  1. PP (Prix-Production) : Cette courbe montre la relation entre le prix des biens et le nombre d'entreprises dans le marché. Plus il y a d'entreprises sur le marché, plus la concurrence augmente, ce qui fait baisser les prix. Si le nombre d'entreprises est faible, les entreprises peuvent fixer des prix plus élevés, car la concurrence est faible.
  2. CM (Coût Moyen) : Cette courbe montre comment le coût moyen par entreprise évolue en fonction du nombre d'entreprises. Si le nombre d'entreprises est faible, chaque entreprise bénéficie d'économies d'échelle (production à grande échelle), ce qui réduit son coût moyen. Mais si le nombre d'entreprises augmente, chaque entreprise produit moins, ce qui augmente son coût moyen.
  3. Relation entre PP et CM :
  • Lorsque PP (prix) baisse en raison de l'augmentation du nombre d'entreprises, les prix deviennent plus compétitifs, mais cela pousse les entreprises à avoir des marges plus faibles.
  • Plus il y a de firmes, plus le coût moyen (CM) augmente car chaque entreprise produit moins, ne bénéficiant pas autant des économies d'échelle.
  1. Point E (Équilibre) : Ce point se situe où la courbe PP et la courbe CM se croisent. À ce niveau, le nombre d'entreprises est égal à n2, et le prix est égal à CM2. Ici, le prix est supérieur à P1, qui lui-même est supérieur au CM1.
  2. CC (Changement de Marché) : Cela représente une expansion du marché. Si le marché s'élargit, par exemple, à une échelle plus grande (comme un marché européen ou mondial), le nombre d'entreprises sur ce marché augmente. Cela entraîne une baisse des prix, car la concurrence devient plus forte. Avec plus d'entreprises sur un marché plus grand, la production augmente, ce qui permet de bénéficier d'économies d'échelle et de réduire les coûts moyens.

Résumé :

  • PP = Prix en fonction du nombre d'entreprises. Plus il y a d'entreprises, plus le prix est bas.
  • CM = Coût moyen en fonction du nombre d'entreprises. Moins d'entreprises = plus d'économies d'échelle, coût moyen plus faible.
  • CC = Changement de marché. Expansion du marché réduit les prix en augmentant le nombre d'entreprises et la concurrence.


A retenir :

Ainsi, plus le nombre d'entreprises augmente, plus le prix baisse (relation négative entre PP et nombre d'entreprises), et plus le nombre d'entreprises diminue, plus le coût moyen baisse (relation positive entre CM et nombre d'entreprises).

L'extension des marchés et de l'articulation entre les coûts moyens et quantités produites dans le contexte de la production des montres, en particulier entre la Suisse et l'Asie :

CM (Coût Moyen) :

  • Coût moyen de production en Suisse (CM Suisse) est plus élevé que celui de l'Asie. Cela est dû à des coûts de production plus élevés en Suisse (salaires, normes, etc.).
  • Coût moyen de production en Asie (CM Asie) est plus bas grâce à des coûts de main-d'œuvre moins élevés et à des économies d'échelle réalisées à grande échelle.

Courbe de CM :

  • Les coûts moyens (CM) diminuent lorsque la production augmente, car les entreprises peuvent répartir leurs coûts fixes (comme les infrastructures ou la recherche et développement) sur un plus grand nombre d'unités produites.
  • Cela signifie que plus on produit, moins le coût moyen par unité est élevé.

Courbe de demande :

  • La demande pour les montres est liée au prix : lorsque les prix sont élevés, la demande est plus faible, et inversement, lorsque les prix sont bas, la demande augmente.
  • La courbe de demande décroît quand les prix sont élevés, ce qui signifie qu'une baisse des prix peut augmenter la quantité demandée.

Point d’équilibre (Point 1) :

  • L’équilibre sur le marché se situe au point 1, où la quantité produite correspond à la demande du marché au prix d'équilibre.
  • À ce point, le coût moyen de production correspond à la quantité produite et au prix demandé.

Coûts fixes (C0) :

  • Peu importe où l'on produit (en Suisse ou en Asie), il existe des coûts fixes (C0), qui ne dépendent pas de la quantité produite. Cela inclut des éléments comme les investissements initiaux, les salaires administratifs, etc.
  • Ces coûts fixes sont répartis sur la quantité produite, ce qui fait baisser le coût moyen au fur et à mesure que la production augmente.



A retenir :

  • CM (Coût Moyen) est plus élevé en Suisse qu'en Asie, mais diminue avec l'augmentation de la production.
  • Coût fixe (C0) est constant, indépendamment de la quantité produite.
  • La demande est plus forte quand les prix sont bas, et l’équilibre se trouve au point où la production et la demande se rencontrent.



Economie internationale

A retenir :

La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau

→ ne touche pas qu’aux biens et services, mais aussi des cultures,

→ n’a pas démarré au XXIè siècle mais depuis très longtemps

→ il est couramment utilisé pour les interdépendances des économies : disparition des frontières

→ sur la période contemporaine, on distingue 2 grandes périodes au cours desquelles on a eu une intensification du commerce des biens, des services, des flux financiers, des flux informationnels, flux migratoires. 

La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau, pas plus qu’elle n’est une simple occidentalisation. Pendant des milliers d’années, elle a progressé du fait des voyages, du commerce, des migrations, de l’expansion des cultures, de la propagation du savoir et des découvertes (y compris dans la science et la technologie). Les influences ont joué dans diverses directions. Vers la fin du millénaire, qui vient de s’achever, le mouvement s’est en grande partie opéré à partir de l’Occident, mais à ses débuts (aux environs de l’an 1000), l’Europe s’imprégnait de la science et de la technologie chinoise, des mathématiques indiennes et arabes. Il existe un héritage mondial de l’interaction 

La première vague de mondialisation (milieu du XIXe siècle jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale) est caractérisée par un passage du mercantilisme au libéralisme. Auparavant, le commerce extérieur permettait de récupérer de l'or pour financer les guerres. Mais au XIXe siècle, les pays adoptent des politiques commerciales plus ouvertes, influencées par les idées libérales de David Ricardo.

Un exemple de cette libéralisation est l'abolition des Corn Laws en Angleterre en 1846, qui limitaient les importations de blé. La France et l'Angleterre réduisent fortement leurs droits de douane, favorisant le commerce international, tandis que les États-Unis restent protectionnistes avec des droits de douane élevés.

Des accords bilatéraux sont signés entre pays, avec la clause de "nation la plus favorisée", qui étend les réductions de droits de douane entre pays signataires. De plus, les coûts de transport diminuent, rendant les échanges commerciaux plus rapides et moins chers.

A retenir :

La première vague de mondialisation (XIXe siècle) voit la transition du mercantilisme au libéralisme, avec la réduction des droits de douane, surtout en France et en Angleterre. Les accords bilatéraux et la baisse des coûts de transport facilitent les échanges internationaux.

A retenir :

(illustration du graphique)

La révolution industrielle, avec l'invention de la machine à vapeur, réduit les coûts de transport (maritimes divisés par 2), ce qui baisse les coûts de transaction et les barrières douanières. En conséquence, les exportations, qui représentaient seulement 7% du PIB au XIXe siècle, atteignent près de 15%. Les puissances européennes, par la colonisation, concentrent jusqu'à 10-25% de leur commerce avec leurs colonies, au détriment des autres régions. Cette intégration commerciale s'accompagne d'une intensification des flux financiers et migratoires.


A retenir :

Entre 1880 et 1889, les Britanniques investissent près de la moitié de leur épargne à l'étranger, et la France entre 20 et 30%. Ces investissements concernent l’or, les produits agricoles, les mines, ainsi que les transports (chemins de fer, ports). Entre 1815 et 1913, 60 millions d’Européens, principalement des Irlandais, Italiens et Français, migrent vers le Nouveau Monde (Canada, États-Unis), ce qui favorise les échanges et les flux migratoires. En 1947, les Britanniques importent du coton indien pour le traiter en Angleterre, mais Gandhi incite les Indiens à boycotter les produits britanniques.

A retenir :

> Formule de l'élasticité prix de la demande (eD/p):

eD/p = [(Variation de la demande -D initiale) / Demande initiale] /

[(Variation du prix - P initiale) / Prix initial]

> Formule de l'élasticité ( Élasticité-revenu de la demande): La formule est similaire à celle de l'élasticité-prix, mais en remplaçant la variation du prix par la variation du revenu.

> Élasticité du commerce international par rapport à la distance:

eCI/Dist = [(Variation du commerce - C initial) / Commerce initial]

/ [(Variation de la distance - D initial) / Distance initiale]



EXEMPLE :

1- Élasticité de la demande par rapport au prix

Supposons que le prix d'un produit augmente de 10% et que la demande pour ce produit diminue de 20%. Nous pouvons calculer l'élasticité de la demande par rapport au prix (notée eD/p).

Nous allons utiliser la formule de eD/p

avec :

  • Variation du prix = 10 % soit 0,10 %
  • Variation de la demande = 20 % soit 0,20

Donc 0,20 / 0,10 = - 2

eD/p = -2


 


A retenir :

Interprétation :

L'élasticité de -2 signifie que pour chaque augmentation de 1% du prix, la demande diminue de 2%. Cela indique une demande élastique, où la demande est fortement influencée par le prix.


EXEMPLE 2 :

2. Élasticité de la demande par rapport au revenu

Imaginons que le revenu des consommateurs augmente de 5% et que la demande pour un produit augmente de 8%. Nous pouvons calculer l'élasticité de la demande par rapport au revenu.

Nous allons suivre la formule avec

  • Variation du revenu = 5 % = 0,5
  • Variation de la demande = 8 % = 0,8

Donc nous avons variation de la demande / variation du revenu = 0,8 / 0,5 = 1,6


A retenir :

Interprétation :

L'élasticité de 1.6 signifie qu'une augmentation de 1% du revenu conduit à une augmentation de 1.6% de la demande. Cela indique que le produit est un bien normal (la demande augmente quand le revenu augmente).


EXEMPLE 3 :

3. Élasticité du commerce international par rapport à la distance

Supposons qu'un pays exporte des biens pour 1 000 millions de dollars et que la distance entre ce pays et son principal partenaire commercial augmente de 10%. Les exportations diminuent de 5% à cause de l'augmentation de la distance.

Nous allons suivre la formule avec

  • variation des exportations : - 5 % = - 0,05
  • variation de la distance : 10 % = 10 % = 0,10

Donc la réponse est - 0, 5

A retenir :

Interprétation :

L'élasticité de -0.5 signifie qu'une augmentation de 10% de la distance entraîne une diminution de 5% des exportations. Cela montre que le commerce international est modérément sensible à la distance, ce qui est typique car les coûts de transport augmentent avec la distance.

Elasticité du commerce international à la distance


Elasticité et commerce international :

L'élasticité du commerce international par rapport à la distance (CI/Dist) montre que, généralement, plus la distance augmente, plus le commerce international diminue. .Si la distance économique baisse (grâce à des réductions de coûts de transport) le commerce augmente, le Par exemple, une élasticité de -1 signifie qu'une augmentation de 10% de la distance entraîne une réduction de 10% du commerce.

1ère phase de mondialisation (années 60-80) :

Marquée par une forte intensification des échanges entre pays développés, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, grâce aux accords internationaux comme les accords de Bretton Woods. La construction européenne avance et les pays en développement cherchent à se libérer de la domination coloniale. Une avancée majeure fut l'invention du container en 1956, facilitant le transport des biens.

2ème phase de mondialisation (années 90 - aujourd'hui) :

Caractérisée par l'effondrement du bloc soviétique, l'émergence de la Chine comme acteur économique mondial, et la création de l'OMC en 1995. Les accords multilatéraux et bilatéraux se multiplient, et les investissements directs étrangers (IDE) connaissent une forte croissance. En parallèle, la Chine devient le plus grand exportateur mondial et le commerce mondial se diversifie avec la spécialisation des pays.

Différences entre les phases :

  • 1ère mondialisation : L’industrie manufacturière des pays européens domine, mais au détriment des pays du Sud.
  • 2ème mondialisation : Le commerce intrabranche se développe, avec une forte division internationale du travail, où des processus de production sont fragmentés à l’échelle mondiale. Cela favorise l’émergence de pays en développement dans certaines spécialisations mais aussi les rend vulnérables.

Impact social et économique :

  • La première mondialisation a entraîné une réduction des revenus dans le secteur agricole en Europe, avec un exode rural.
  • La seconde a favorisé les revenus dans les secteurs d’échanges intrabranche, mais elle a aussi conduit à une augmentation des inégalités, particulièrement entre les travailleurs qualifiés et non qualifiés.
  • En résumé, la mondialisation a réduit les inégalités mondiales, mais a accentué les inégalités à l’intérieur des pays, avec des effets politiques notables.


Situation actuelle

Le commerce mondial atteint près de 20 000 milliards de dollars. Parmi cela, la majeure partie concerne les produits manufacturés (12 000 milliards), notamment les machines et matériels de transport, suivis par les produits chimiques. Ensuite, on retrouve les produits énergétiques, représentant environ 4 000 milliards.

Tableau en 2019


- Les pays développés assurent aujourd’hui moins de la moitié du PIB mondial (statistique du FMI 2018). PIB : les pays développés font moins de la moitié (40%), alors cela signifie que dans la situation actuelle, les pays émergents en font plus de la moitié (60%).

- Du point de vue du CI, les exportations de biens et services sont quasiments ⅔ (63%) le fait des pays développés et un ⅓ des pays émergents (33%). L’europe fait 1⁄4 des exportations des biens et services.

- 85% des individus vivent dans des pays émergents.

Productivité : relation entre la quantité produite et le produit capital.

Les pays développés font moins de 50% du PIB mais ils ont une forte productivité. Les autres pays font la moitié du PIB mondial mais avec une productivité faible. 

Ce graphique ci-dessus montre que la part des échanges internationaux rapporte entre 20 et 25% au PIB. Tous les pays sont au même niveau du degré d’ouverture.


Calcul de l’élasticité non plus du commerce international au PIB (voir formule). (C’est la variation du CI dans le temps sur la variation du CI, le tout sur la variation du PIB dans le temps)

Formule par rapport au prix

Formule par rapport au revenu

Formule par rapport au commerce international

Le graphique ci-dessus montre que l’élasticité est positive, elle est forte, elle va être supérieure à 1, cela signifie que la croissance augmente de 10%. Lorsque la croissance économique augmente de 1%, le commerce mondial augmente de 2,5%. On a des niveaux positifs mais en plus très élevés.

A retenir :

Le commerce mondial est très concentré, avec les 50 premiers exportateurs représentant 93% des exportations mondiales, et la Chine à elle seule faisant 13,2% du commerce mondial. De même, les 50 premiers importateurs représentent 91,9% du commerce mondial. Cette concentration montre une forte polarisation, où certains pays dominent le commerce, notamment la Chine. En outre, les échanges se concentrent souvent sur des régions spécifiques, comme le montrent les données sur les zones économiques (ex. : CEI, ancien bloc soviétique).


Le commerce international est très polarisé. Par exemple, 50% du commerce de l’Amérique du Nord se fait entre ses propres pays, tandis que l’Europe réalise 70% de son commerce avec ses propres pays. Les pays en développement, comme ceux d'Afrique ou d'Amérique du Sud, ont une forte dépendance commerciale envers les pays développés (surtout l'Europe et l'Amérique du Nord). Les zones comme le Mercosur en Amérique du Sud et l’UEMOA en Afrique sont moins intégrées. Les accords comme l’ALENA visent à renforcer les échanges entre pays voisins en réduisant les barrières douanières. L'impact des taux de change influence aussi ces échanges, en rendant les exportations et importations plus sensibles à leur variation.


  • Taux de change : Il détermine la valeur d'une monnaie par rapport à une autre. Par exemple, si le franc CFA est dévalué de 50%, cela signifie que sa valeur par rapport au franc français est réduite, rendant le franc CFA moins cher en termes de francs français. Cela impacte le PIB car il faut convertir les monnaies pour comparer les économies entre pays.
  • Parité de pouvoir d'achat (PPA) : Lorsqu’on compare des PIB, on utilise parfois des ajustements en dollars PPA ou euros SPA pour tenir compte des différences de prix entre les pays. Par exemple, le PIB par habitant chinois est inférieur en dollars PPA que celui des États-Unis, car les prix en Chine sont plus bas.
  • Impact du PIB et du commerce international : Les pays qui ont un PIB élevé tendent à commercer plus, et les échanges internationaux sont souvent proportionnels à la taille de l'économie. Par exemple, l'Allemagne représente 20% du PIB européen et environ 15% du commerce avec la France.
  • Facteurs influençant le commerce international (CI) : Plusieurs éléments expliquent les échanges commerciaux, notamment :
  • Le PIB : Plus un pays est riche, plus il commerce.
  • La distance géographique : Plus la distance entre deux pays est grande, moins ils échangent.
  • Le revenu et la consommation : Lorsque le revenu d'un pays augmente, sa consommation et son commerce augmentent aussi.
  • L’effet frontière : Par exemple, les provinces canadiennes échangent beaucoup plus entre elles que avec les États-Unis, malgré la proximité géographique.
  • Loi de gravitation : Elle suggère que deux pays échangent davantage lorsqu’ils sont proches économiquement et géographiquement, mais moins lorsqu’ils sont éloignés.


Le commerce international est influencé par le PIB, la distance et des facteurs culturels, avec une tendance à plus d’échanges entre pays économiquement similaires ou proches géographiquement.



  1. Effet frontière :
  • L'effet frontière a un impact négatif sur le commerce. Cela signifie que plus il y a de barrières (comme des frontières physiques, douanières, etc.), moins les pays échangent.
  • Cependant, cet effet diminue avec le temps grâce à des facteurs comme la réduction des frais de douane, la libre circulation des personnes (comme dans l'espace Schengen), et l’intégration monétaire (comme dans la zone euro).
  • Si l’effet frontière baisse, cela augmente l’intégration économique entre les pays, rendant les échanges plus faciles.
  1. Relation entre PIB et commerce :
  • Lorsque le PIB d'un pays augmente, son commerce augmente également, car une économie plus forte a tendance à échanger davantage.
  1. Impact des prix sur le commerce :
  • Si les prix des biens baissent, le commerce international augmente. Cela est dû à une compétitivité accrue lorsque les prix sont plus bas.
  • Si les écarts de prix entre les pays diminuent, le commerce s'accroît également.
  1. Distance et commerce :
  • Plus la distance géographique entre deux pays est grande, moins il y a d'échanges commerciaux.
  • Si la distance géographique diminue, le commerce augmente.
  1. Langue :
  • Partager une langue commune entre deux pays facilite le commerce en raison de la communication plus facile


A retenir :

  • L'effet frontière devient moins important avec le temps et l'intégration, ce qui favorise le commerce.
  • Le PIB plus élevé = plus de commerce.
  • La baisse des prix et la diminution de la distance géographique augmentent également le commerce.
  • Le partage de la même langue facilite les échanges.



Chapitre 2 : Les modèles théoriques


Le modèle ricardien des avantages comparatifs :

  1. Théorie des avantages comparatifs (David Ricardo) :
  • Coût d'opportunité : C’est le concept clé dans le modèle de Ricardo. Il indique ce qu'un pays doit renoncer à produire pour produire quelque chose d’autre. Par exemple, si un pays choisit de produire des chemises, il renonce à produire un certain nombre de voitures.
  1. Exemple :
  • UE : L'UE pourrait produire des chemises ou des voitures. Si elle produit des chemises, elle doit renoncer à produire des voitures. Disons que l'UE pourrait produire 10 000 voitures, donc le coût d'opportunité de produire des chemises en Europe est de 10 000 voitures.
  • Chine : En Chine, la production de chemises est moins coûteuse (en termes de travail) et le coût d'opportunité est plus faible : en renonçant à produire 3 000 voitures, la Chine peut produire 10 000 000 de chemises.
  1. Spécialisation et gains commerciaux :
  • Si l'Europe se spécialise dans la production de voitures et la Chine dans les chemises, chaque pays produit ce qu'il fait de manière plus efficace.
  • Au niveau mondial, cette spécialisation permet de produire plus avec les mêmes ressources. Par exemple, l'UE produit des voitures et la Chine des chemises, et ensemble, ils produisent 7 000 voitures de plus qu'ils ne l’auraient fait en produisant les deux produits.


A retenir :

Le modèle ricardien montre que les pays bénéficient à échanger lorsqu'ils se spécialisent dans ce qu'ils produisent de manière la plus efficace (moins de coût d’opportunité).



Avantages comparatifs et coût d'opportunité :

  • Avantage comparatif : Un pays a un avantage comparatif dans la production d’un bien si son coût d’opportunité (CO) est plus faible que celui des autres pays. Le coût d’opportunité, c'est le nombre de biens qu'un pays doit renoncer à produire pour produire un autre bien.
  • Exemple de la Chine et de l’Europe :
  • La Chine a un coût d’opportunité plus faible pour produire des chemises, c’est-à-dire qu’elle peut produire des chemises avec moins de renoncements à d’autres biens (par exemple, des voitures).
  • L’Europe a un coût d’opportunité plus élevé pour produire des chemises, donc elle se spécialise dans la production de voitures.
  • Spécialisation mutuellement avantageuse : Si chaque pays se spécialise dans la production de biens pour lesquels il a un avantage comparatif, ils peuvent échanger et tous en bénéficier. Cela permet à chaque pays de produire plus efficacement et de consommer davantage.

Pas d’autorité centrale :

  • Il n'y a pas de gouvernement central ou d'organisation mondiale qui décide de la spécialisation des pays. C'est le marché qui détermine cette spécialisation en fonction des coûts d’opportunité.

Le cas d’une économie à un facteur :

Imaginons une économie simple avec un seul facteur de production (par exemple, le travail) et deux biens à produire : le vin et le fromage.

  1. Productivité du travail :
  • Pour chaque bien (vin ou fromage), on définit la quantité de travail nécessaire pour produire une unité du bien.
  • Si, pour produire une unité de vin, il faut aLV heures de travail et pour produire une unité de fromage, il faut aLF heures, alors ces chiffres mesurent la productivité du travail dans chaque secteur.
  1. Coût d’opportunité dans cette économie :
  • Si un pays veut produire du vin mais qu'il doit renoncer à produire du fromage, son coût d’opportunité est exprimé en quantité de fromage qu'il pourrait avoir produit avec les ressources utilisées pour produire du vin. De même, pour le fromage, le coût d’opportunité est exprimé en quantité de vin que le pays pourrait produire à la place.

A retenir :

Le coût d’opportunité détermine la spécialisation des pays dans le commerce international. Chaque pays se spécialise dans ce qu’il peut produire le plus efficacement (avec le moindre coût d’opportunité) et échange avec d’autres pays pour maximiser les gains.


Ce processus se fait naturellement à travers le marché, sans qu'il y ait une autorité centrale qui impose cette spécialisation.


Cas d'une économie à facteur



Le modèle avec une économie à un facteur de production

Dans ce modèle, on suppose qu'il n'y a qu'un seul facteur de production : le travail (L). Ce travail est limité et peut être alloué à deux secteurs : la production de vin (V) et la production de fromage (F).

  • aLV : Productivité du travail dans le secteur du vin (nombre d'unités de vin produites par unité de travail)
  • aLF : Productivité du travail dans le secteur du fromage (nombre d'unités de fromage produites par unité de travail)

Frontière des possibilités de production (FPP)

La frontière des possibilités de production (FPP) montre toutes les combinaisons possibles de production de vin (Qv) et de fromage (Qf) qu'une économie peut produire, en fonction de la quantité de travail disponible.

La formule de la FPP est :

  • aLV⋅Qv+aLF⋅Qf ≤L ( voir exemple pour plus d'xplications)
  • Qf : Quantité de fromage produite
  • L : Quantité totale de travail disponible

Cette formule signifie que la somme du travail utilisé pour produire du vin et du fromage ne doit pas dépasser le total du travail disponible (L).

Coût d'opportunité (CO)

Le coût d'opportunité (CO) mesure ce que l'on doit sacrifier pour produire un bien au lieu d'un autre. Par exemple, si l'on décide de produire du fromage, on doit renoncer à produire une certaine quantité de vin. Le coût d'opportunité d'un bien est donné par le rapport des productivités des deux biens :


COF/V= aLF/ aLV


Cela signifie que le coût d'opportunité du fromage, exprimé en vin, est égal à la productivité du travail dans le secteur du fromage divisée par la productivité du travail dans le secteur du vin. Ce coût d'opportunité est constant, quel que soit le niveau de production.

La pente de la FPP (la droite qui relie la production de vin à celle de fromage) est donc égale à aLF/ aLV ce rapport, et représente le coût d'opportunité absolu.

Salaire et allocation du travail

Le salaire horaire dans chaque secteur est défini par le prix du produit divisé par la productivité du travail :

  • Salaire dans le secteur du fromage : PF/aLF
  • Salaire dans le secteur du vin : PV /aLV

Les travailleurs vont choisir de travailler dans le secteur où le salaire est le plus élevé. Si, par exemple, le salaire dans le secteur du fromage est plus élevé, ils préféreront travailler dans ce secteur.

Trois cas de figure pour la spécialisation

  1. Si PF/PV>aLF/aLV

Cela signifie que le prix relatif du fromage (prix du fromage par rapport au prix du vin) est plus élevé que le coût d'opportunité du fromage (en termes de vin). Donc, l'économie se spécialise dans la production de fromage. Les travailleurs se dirigent vers le secteur du fromage.


  1. Si PF/PV<aLF/aLV

Ici, le prix relatif du vin est plus élevé que le coût d'opportunité du vin (en termes de fromage). Donc, l'économie se spécialise dans la production de vin et laisse de côté la production de fromage.

  1. Si PF/PV=aLF/aLV

Dans ce cas, le prix relatif des deux biens est égal à leur coût d'opportunité. L'économie ne se spécialise dans aucun secteur et produit à la fois du vin et du fromage.

Cas sans commerce international :

En l'absence de commerce, tout ce qui est consommé dans un pays doit être produit sur place. Si un pays veut consommer à la fois du vin et du fromage, il doit produire les deux, ce qui implique que les prix relatifs des biens doivent être égaux à leur coût d'opportunité pour que la production de ces deux biens soit viable.

  • Si les prix relatifs sont différents des coûts d'opportunité, le pays se spécialise dans la production d'un seul bien, et l'autre bien doit être importé.



A retenir :

  • L'économie se spécialise dans un secteur lorsque le prix relatif de ce bien est plus élevé que son coût d'opportunité.
  • Elle produit les deux biens si les prix relatifs sont égaux à leurs coûts d'opportunité.



EXEMPLE

aLV⋅Qv+aLF⋅Qf≤L

représente la frontière des possibilités de production (FPP) dans un modèle économique avec un facteur de production unique, ici le travail. Voici l'explication détaillée et simplifiée :

Explication de chaque terme :

  • aLV : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de vin. Autrement dit, pour produire une unité de vin, il faut aLV heures de travail.
  • aLF : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de fromage. Donc, pour produire une unité de fromage, il faut aLF heures de travail.
  • Qv : C'est la quantité de vin produite. Par exemple, si tu produis 100 unités de vin, alors Qv = 100.
  • Qf : C'est la quantité de fromage produite. Par exemple, si tu produis 50 unités de fromage, alors Qf = 50.
  • L : C'est la quantité totale de travail disponible dans l'économie. Il s'agit de l'ensemble des heures de travail disponibles pour être allouées à la production de vin et de fromage.

Ce que dit la formule :

La formule montre que la quantité totale de travail utilisée pour produire du vin et du fromage ne doit pas dépasser la quantité de travail disponible (L).

  • aLV \cdot Qv représente le travail nécessaire pour produire la quantité de vin (Qv).
  • aLF \cdot Qf représente le travail nécessaire pour produire la quantité de fromage (Qf).

Ensemble, la somme de ces deux termes donne la quantité totale de travail utilisée pour produire vin et fromage. Cette quantité totale doit être inférieure ou égale à L, qui est la quantité totale de travail disponible.

Exemple simplifié :

Imaginons que l'économie dispose de 100 heures de travail (L = 100), et les coûts de travail sont les suivants :

  • aLV = 2 heures de travail par unité de vin,
  • aLF = 4 heures de travail par unité de fromage.

Si tu choisis de produire 20 unités de vin (Qv = 20) et 10 unités de fromage (Qf = 10), tu utiliseras :

  • Pour le vin : 2×20=402 \times 20 = 40
  • 2×20=40 heures de travail.
  • Pour le fromage : 4×10=404 \times 10 = 40
  • 4×10=40 heures de travail.

Le total de travail utilisé est donc 40+40=8040 + 40 = 80

40+40=80 heures, ce qui est inférieur aux 100 heures disponibles. Cela respecte la condition aLV⋅Qv+aLF⋅Qf≤LaLV \cdot Qv + aLF \cdot Qf \leq L

aLV⋅Qv+aLF⋅Qf≤L.

A retenir :

Interprétation : Cette formule exprime simplement qu'il y a une limite à la quantité de travail disponible pour produire différentes choses (dans cet exemple, du vin et du fromage). Elle permet de savoir combien de biens peuvent être produits sans dépasser les ressources de travail disponibles dans l'économie.


Exemple 2

La formule :

FV=aLF /aLV exprime le coût d'opportunité (CO) du fromage en termes de vin dans un modèle où l'économie utilise du travail pour produire deux biens : du vin et du fromage.

Explication de chaque terme :

  • F : C'est la quantité de fromage produite.
  • V : C'est la quantité de vin produite.
  • aLF : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de fromage. Par exemple, si aLF = 4 heures, cela signifie qu'il faut 4 heures de travail pour produire une unité de fromage.
  • aLV : C'est la quantité de travail nécessaire pour produire une unité de vin. Par exemple, si aLV = 2 heures, cela signifie qu'il faut 2 heures de travail pour produire une unité de vin.

Interprétation de la formule :

La pente de la frontière des possibilités de production (FPP) est représentée par le rapport aLF/aLV. Ce rapport indique le coût d’opportunité de la production de fromage par rapport à la production de vin.

  • Coût d'opportunité du fromage en termes de vin : Cela signifie combien de unités de vin il faut sacrifier pour produire une unité de fromage.
  • Formule : aLF/aLV donne donc le nombre d'unités de vin qui doivent être sacrifiées pour produire une unité supplémentaire de fromage.

Exemple :

Imaginons que dans une économie :

  • aLF = 4 heures (temps pour produire une unité de fromage),
  • aLV = 2 heures (temps pour produire une unité de vin).

Le coût d'opportunité de produire une unité de fromage en termes de vin est donc :

FV=4 / 2= 2Cela signifie que pour chaque unité de fromage produite, l'économie doit renoncer à produire 2 unités de vin. En d'autres termes, il faut sacrifier la production de 2 unités de vin pour produire 1 unité de fromage.



A retenir :

La formule nous donne le coût d’opportunité en termes de renoncement à la production d’un bien (vin) pour produire un autre bien (fromage). Ce rapport montre combien de vin doit être sacrifié pour produire une unité de fromage.Plus le rapport est élevé, plus le coût d’opportunité du fromage (en termes de vin) est élevé.

Contexte et hypothèses

Nous avons deux pays :

  • Pays domestique : Un pays produit à la fois du vin et du fromage.
  • Pays étranger : Un autre pays qui produit aussi du vin et du fromage.

Chaque pays utilise un seul facteur de production, à savoir le travail. La quantité de travail nécessaire pour produire une unité de vin ou de fromage est différente dans chaque pays. Les productivités dans les deux pays sont représentées par aLF (travail pour produire une unité de fromage) et aLV (travail pour produire une unité de vin) dans le pays domestique, et a*LF et a*LV dans le pays étranger.

Les concepts clés

  1. Coût d’opportunité (CO) : Le coût d’opportunité mesure ce qu'un pays doit sacrifier pour produire un bien au lieu de l'autre.
  • Le coût d’opportunité du fromage dans chaque pays est le nombre d'unités de vin qu'un pays doit renoncer pour produire 1 unité de fromage.
  • Dans l'économie domestique, le coût d’opportunité du fromage en termes de vin est exprimé par : CO domestique=aLF/aLV
  • Dans l’économie étrangère, le coût d’opportunité du fromage en termes de vin est : CO eˊtrangeˋre=a∗LF/a∗LV
  1. Avantage comparatif : Un pays a un avantage comparatif dans la production d'un bien s’il peut produire ce bien à un coût d’opportunité plus faible que les autres pays.
  • Si le CO du fromage est plus faible dans l’économie domestique que dans l’économie étrangère, cela signifie que le pays domestique a un avantage comparatif dans la production de fromage.
  • Inversement, l’économie étrangère aura un avantage comparatif dans la production de vin, car son coût d’opportunité pour produire du vin est plus faible.

Situation sans commerce international (CI) :

  • Si les pays ne commercent pas, chaque pays détermine ses prix en fonction de ses propres coûts de production.
  • Le prix relatif du fromage dans le pays domestique est donné par aLF/aLV
  • Le prix relatif du fromage dans le pays étranger est donné par a∗LF/a∗LV

Dans ce cas, les prix du fromage et du vin sont déterminés par les coûts internes de chaque pays.

Situation avec commerce international (CI) :

  • Avec le commerce, les prix relatifs ne sont plus seulement influencés par les coûts internes d'un pays. Ils sont aussi influencés par les prix dans l'autre pays.
  • Spécialisation : Si un pays a un avantage comparatif, il se spécialise dans la production du bien pour lequel il a cet avantage, et il exporte ce bien tout en important l’autre bien.
  • Si le pays domestique a un avantage comparatif dans la production de fromage, il exporte du fromage et importe du vin.

Détermination du prix relatif :

  • Sur les marchés nationaux, les prix sont déterminés par l’intersection de l’offre relative (OR) et de la demande relative (DR).
  • Offre relative (OR) : Représente la quantité de fromage et de vin que le pays est prêt à offrir, en tenant compte des coûts d’opportunité aLF/aLV pour le fromage et aLV/aLF pour le vin.
  • Demande relative (DR) : Représente la consommation de fromage par rapport au vin. La demande relative diminue lorsque le prix relatif du fromage augmente, car les consommateurs se tournent vers le vin. C’est l’effet substitution.

Explication avec un exemple :

  1. Offre relative (OR) : Imaginons qu’un pays peut produire du fromage et du vin en utilisant un certain nombre d'heures de travail. La courbe de l’offre relative montre la quantité de fromage par rapport au vin que le pays est disposé à produire et vendre à chaque prix relatif.
  • Si le prix du fromage (en termes de vin) augmente, le pays aura plus d’incitation à produire du fromage, ce qui augmente l’offre relative de fromage par rapport au vin.
  1. Demande relative (DR) : La demande relative est plus classique : plus le prix du fromage augmente, moins les consommateurs voudront en acheter. En conséquence, ils consommeront plus de vin. La courbe de demande relative montre comment la consommation de fromage varie par rapport au vin en fonction de leur prix relatif.
  2. Équilibre du marché : L’équilibre des prix est atteint lorsque l’offre relative (OR) rencontre la demande relative (DR). Cela détermine le prix relatif du fromage par rapport au vin.


A retenir :

  • Coût d’opportunité (CO) : Compare ce qu'un pays doit sacrifier pour produire un bien en termes d'un autre bien.
  • Avantage comparatif : Un pays se spécialise dans le bien pour lequel il a un coût d’opportunité plus faible, ce qui lui permet de commercer avantageusement avec d’autres pays.
  • Offre et demande relatives : Les prix sont déterminés par les quantités relatives offertes et demandées sur les marchés, influencées par les coûts d’opportunité internes de chaque pays.



1. Spécialisation et Échange : Autarcie et Libre-Échange

En autarcie (sans commerce international) :

  • Chaque pays produit les deux biens, mais il le fait en fonction de ses coûts d’opportunité (CO). En autarcie, le prix relatif d'un bien est déterminé par le rapport des coûts d’opportunité dans ce pays.
  • Prix relatif du fromage dans l'économie domestique (en autarcie) : Pf/Pv=aLF/aLV
  • Prix relatif du fromage dans l'économie étrangère (en autarcie) : Pf/Pv=aLF/aLV
  • Ces prix relatifs déterminent quel bien chaque pays produira le plus. Chaque pays va être plus productif dans la production du bien pour lequel il a l'avantage comparatif.

Spécialisation dans le libre-échange (point 1) :

  • Quand les deux pays commencent à commercer, le prix relatif mondial se trouve entre les deux prix relatifs en autarcie. Cela permet à chaque pays de se spécialiser dans le bien pour lequel il a un avantage comparatif :
  • Le pays domestique va se spécialiser dans la production de fromage s'il a un avantage comparatif dans ce secteur (c'est-à-dire si son coût d'opportunité de la production de fromage est plus faible que celui de l'économie étrangère).
  • Le pays étranger va se spécialiser dans la production de vin s'il a un avantage comparatif dans ce secteur.
  • Le prix relatif mondial est donc compris entre les deux prix relatifs en autarcie, ce qui permet un échange mutuellement bénéfique.

Situation d'équilibre (point 2) :

  • À ce stade, la courbe de demande relative (DR) se croise avec la courbe de l'offre relative (OR). Cela définit un prix relatif d’équilibre sur le marché mondial.
  • Prix relatif d’équilibre (Pf/Pv) est déterminé par la courbe de l'offre relative, et il est compris entre les prix relatifs des deux pays en autarcie. En équilibre, ce prix relatif est également égal au coût d'opportunité de chaque bien dans les deux pays.
  • Par exemple : Pf/Pv=aLF/aLV(domestique) et Pf/Pv=aLF/aLV(étranger).
  • Conséquences de l'équilibre :
  • Le pays domestique se spécialise dans la production de fromage, mais peut maintenant consommer plus grâce aux échanges. Il échange du fromage contre du vin avec le pays étranger.
  • Le pays étranger se spécialise dans la production de vin et consomme également plus grâce aux échanges avec le pays domestique.
  • Chaque pays peut consommer une quantité plus grande de biens qu'il ne pourrait produire seul, élargissant ainsi ses possibilités de consommation.

2. Les Salaires dans un Modèle de Spécialisation

Détermination des salaires :

Les salaires dans chaque pays sont liés à la productivité marginale du travail dans chaque secteur de production. La rémunération du travail est déterminée par ce que le travailleur produit dans une heure, en fonction de la productivité de chaque secteur.

  • Si le pays domestique produit du fromage et du vin, le salaire dans ce pays sera égal à la productivité du travail dans ces secteurs :
  • Salaire dans le secteur du fromage : Pf/aLF
  • Salaire dans le secteur du vin : Pv/aLV

Effet de la spécialisation :

  • Quand un pays se spécialise dans un secteur, par exemple dans la production de fromage, les travailleurs de ce pays seront rémunérés en fonction de la productivité dans ce secteur.
  • De même, dans l'économie étrangère, le salaire dans le secteur du vin sera déterminé par la productivité dans ce secteur :
  • Salaire dans le secteur du vin : Pv/aLV

Prix Relatif et Salaires :

  • Le prix relatif des biens (comme le prix du fromage par rapport au vin) est important, car il détermine l'incitation à produire et à échanger.
  • Si le prix relatif du fromage dans le pays domestique est plus bas que dans l'économie étrangère, le pays domestique aura un incitatif plus fort à exporter du fromage et à importer du vin.

3. Résumé du Processus

  1. Autarcie : Chaque pays produit en fonction de ses coûts d'opportunité et détermine son prix relatif en fonction de ses propres coûts de production.
  2. Libre-échange : Les pays se spécialisent dans la production des biens pour lesquels ils ont un avantage comparatif. Ils échangent ces biens, ce qui permet à chaque pays de consommer plus de biens qu'il ne pourrait produire en autarcie.
  3. Prix Relatif d’Équilibre : Sur les marchés mondiaux, un prix relatif d'équilibre se forme entre les pays, ce qui facilite l'échange et la spécialisation.
  4. Salaires : Les salaires dans chaque pays dépendent de la productivité du travail dans les secteurs où ils se spécialisent.


A retenir :

Dans le cadre du commerce international :

  • Chaque pays se spécialise dans la production du bien où il a un avantage comparatif. Cela permet une allocation plus efficace des ressources à l'échelle mondiale.
  • Les échanges internationaux permettent aux pays de consommer davantage de biens qu'ils ne pourraient produire en autarcie, ce qui augmente leur niveau de vie global.



1. Les données de base :

  • Pays domestique (Europe) :
  • 1 heure pour produire 1 kg de fromage.
  • 2 heures pour produire 1 litre de vin.
  • Pays étranger :
  • 6 heures pour produire 1 kg de fromage.
  • 3 heures pour produire 1 litre de vin.

2. Calcul des coûts d'opportunité (CO) :

Le coût d'opportunité (CO) mesure combien de biens d'un type doivent être sacrifiés pour produire un autre bien.

  • Pays domestique :
  • Le coût d’opportunité de produire 1 kg de fromage est 1/2 litre de vin, car il faut 1 heure pour produire 1 kg de fromage et 2 heures pour produire 1 litre de vin.
  • Donc, COfromage=1/2 (1 kg de fromage = ½ litre de vin).
  • Pays étranger :
  • Le coût d’opportunité de produire 1 kg de fromage est 6/3=2 litres de vin, car il faut 6 heures pour produire 1 kg de fromage et 3 heures pour produire 1 litre de vin.
  • Donc, COfromage=2(1 kg de fromage = 2 litres de vin).

3. Avantage comparatif :

  • Pays domestique : A un avantage comparatif dans la production de fromage, car son coût d’opportunité pour produire du fromage est plus bas (1/2) comparé au pays étranger (22).
  • Pays étranger : A un avantage comparatif dans la production de vin, car son coût d’opportunité pour produire du vin est plus bas (1 litre de vin = 3 heures dans l’économie étrangère contre 2 heures dans l’économie domestique).

4. Spécialisation en libre-échange :

  • Pays domestique se spécialise dans la production de fromage.
  • Pays étranger se spécialise dans la production de vin.

Le prix relatif du fromage (prix du fromage / prix du vin) va se situer entre 1/2 et 2. Cela signifie que, sur le marché mondial, 1 kg de fromage s'échangera contre 1 litre de vin.

5. Salaire et productivité :

La productivité horaire et le salaire sont liés : un pays plus productif dans la production d'un bien peut offrir un salaire plus élevé.

  • Pays domestique (plus productif dans la production de fromage) peut offrir des salaires plus élevés à ses travailleurs. Par exemple, si un travailleur domestique produit 1 kg de fromage par heure, il peut être payé 12€ (en supposant que 1 kg de fromage coûte 12€).
  • Salaire domestique par heure = Pf/aLF=12/1=12 €(si un travailleur produit 1 kg de fromage en 1 heure).
  • Pays étranger (moins productif) aura des salaires plus bas. Si un travailleur étranger produit 1 litre de vin en 3 heures, il sera payé 12/3=4 € par heure.

Salaire étranger par heure = Pf/aLV∗=12/3=4 €6.

Rémunération et productivité dans le commerce international :

  • Le salaire d'un travailleur dans un pays est directement lié à la productivité horaire dans le secteur où il travaille. Les pays plus productifs peuvent offrir des salaires plus élevés.
  • Même si le pays domestique paie des salaires plus élevés, il reste compétitif grâce à sa plus grande productivité.
  • En libre-échange, les pays s’échangent des biens, et bien que le pays étranger ait des salaires plus faibles, il peut compenser par une productivité moindre, surtout dans des secteurs où les coûts de main-d'œuvre sont moins chers.

7. Équilibre entre salaires et productivité :

La relation entre productivité et salaire est linéaire : plus un pays est productif, plus il peut offrir des salaires élevés.

  • Exemple de l’Espagne : La productivité est à 90% de la moyenne de l’UE, mais les salaires y sont seulement à 70% de la moyenne de l’UE. Cela montre qu'il y a des écarts entre la productivité et les salaires. Ce n’est pas la productivité seule qui détermine les salaires, mais aussi le marché du travail et les politiques économiques (par exemple, aides sociales ou investissements dans la productivité).
  • Pays avec une faible productivité peuvent compenser par des salaires plus bas. Par exemple, des pays moins productifs peuvent maintenir des salaires faibles pour rester compétitifs dans des secteurs comme le vin, où ils ne sont pas aussi productifs que d’autres pays.
  • Pays à forte productivité (comme le Danemark ou les pays nordiques) offrent des salaires élevés grâce à une productivité élevée. Ils peuvent offrir de bons salaires tout en étant compétitifs sur le marché international.


A retenir :

  • Les pays se spécialisent dans la production des biens pour lesquels ils ont un avantage comparatif, ce qui leur permet de maximiser leur efficacité et de bénéficier des échanges internationaux.
  • Les salaires dans chaque pays sont déterminés par la productivité. Un pays plus productif peut offrir des salaires plus élevés, mais même les pays moins productifs peuvent compenser par des salaires plus faibles pour rester compétitifs.

En résumé, l’équilibre entre productivité et salaires détermine la compétitivité de chaque pays sur le marché mondial, et l'échange international permet à chaque pays de profiter de la spécialisation dans les secteurs où il est le plus efficace.


1. L'idée de base du modèle Ricardien :

Dans l'économie classique, l'idée était que pour qu'un pays puisse bénéficier du commerce international (CI), il devait être efficace dans la production de certains biens, c'est-à-dire qu'il devait avoir un avantage absolu sur d'autres pays.

Exemple d'avantage absolu :

  • Si un pays produit 10 pommes avec 1 heure de travail et un autre produit 5 pommes avec 1 heure de travail, le premier pays a un avantage absolu en produisant des pommes.

Cependant, ce modèle a été remis en cause. L’ouverture au commerce international ne dépend pas uniquement de la capacité d’un pays à produire plus efficacement (avantage absolu), mais plutôt de son avantage comparatif.

2. L'avantage comparatif :

L'avantage comparatif signifie qu'un pays devrait se spécialiser dans la production du bien pour lequel il a le coût d'opportunité (CO) le plus bas.

Coût d'opportunité (CO) : Le CO est la quantité d'un bien qu'il faut sacrifier pour produire un autre bien.

  • Par exemple, si un pays peut produire du fromage en sacrifiant peu de vin, il a un coût d'opportunité bas pour le fromage, ce qui lui donne un avantage comparatif dans la production de fromage.

Ce qui est important ici :

  • Ce n'est pas nécessaire d’avoir un avantage absolu pour profiter du commerce international, mais d'avoir un avantage comparatif. Un pays peut être moins efficace dans tous les domaines, mais s'il est relativement plus efficace dans un domaine par rapport à un autre pays, il peut encore avoir un avantage comparatif et en bénéficier dans le commerce international.

3. Les pays à bas revenus et le "dumping social" :

Les pays à bas revenus ont souvent des salaires faibles, ce qui les rend compétitifs dans la production de biens à faible coût. Cela peut créer un dumping social, une forme de concurrence déloyale, car ces pays peuvent produire des biens à des prix plus bas que les pays développés en raison de leur faible coût de main-d'œuvre.

  • Par exemple, un pays en développement peut produire des vêtements à un prix bien plus bas qu'un pays développé, simplement parce que les salaires y sont très bas.
  • Cela peut tirer les prix vers le bas et rendre difficile pour les pays développés de rester compétitifs dans certains secteurs.

4. L'importance des différences de coûts d'opportunité :

Les différences de coût d'opportunité entre les pays sont cruciales dans le modèle Ricardien. Ce qui compte pour qu'un pays ait un avantage comparatif dans un secteur, ce sont les différences dans les coûts d'opportunité, et non seulement les différences de productivité brute.

  • Un pays peut être moins productif, mais si son coût d'opportunité est plus faible dans un secteur particulier, il aura un avantage comparatif pour produire ce bien.

Exemple pratique :

  • Imaginons que le pays A ait une productivité de 10 unités de vin et 10 unités de fromage, tandis que le pays B a une productivité de 20 unités de vin et 10 unités de fromage.
  • Même si le pays B est plus productif globalement, si son coût d'opportunité dans la production de fromage est plus élevé, le pays A pourrait avoir un avantage comparatif dans la production de fromage et devrait se spécialiser dans ce bien.

5. Le modèle Ricardien : pas infondé, mais limité :

Le modèle Ricardien est toujours pertinent pour comprendre les bases des échanges internationaux. Cependant, il n’explique pas tous les aspects du commerce international, notamment :

  • Le dumping social et la concurrence déloyale.
  • Les distorsions de marché créées par des politiques commerciales (tarifs, subventions, etc.).


A retenir :


  • L'avantage comparatif est ce qui permet à un pays de se spécialiser dans la production de biens pour lesquels il a un faible coût d’opportunité, même s'il n'a pas d'avantage absolu.
  • Le commerce international n'est pas réservé uniquement aux pays les plus productifs (avantage absolu), mais à ceux qui ont des différences dans leurs coûts d'opportunité.
  • Les pays à bas revenus peuvent être compétitifs grâce à des salaires faibles, mais cela peut aussi entraîner des concours déloyaux, comme le dumping social.
  • Le modèle Ricardien reste utile pour comprendre les principes de base du commerce international, mais il est simplifié et ne prend pas en compte toutes les complexités des échanges mondiaux.


C) Economie internationale avec plusieurs biens  



1. Deux économies, deux biens :

On a deux pays :

  • Le pays domestique (par exemple, la France)
  • Le pays étranger (par exemple, un pays comme le Vietnam).

Chacun de ces pays produit plusieurs biens (par exemple, des fromages et des vins). La quantité de travail nécessaire pour produire un bien dépend du pays. On parle de "quantité de travail nécessaire" pour produire chaque bien dans chaque pays. Cela peut varier d'un bien à l'autre, mais chaque bien nécessite une certaine quantité de travail.

2. Coût de production :

Le coût de production d'un bien dépend de deux choses :

  • La quantité de travail qu'il faut pour produire ce bien.
  • Le salaire dans chaque pays (combien les travailleurs sont payés par heure).

Donc, pour produire un bien, chaque pays doit payer des travailleurs un certain salaire, et ce salaire est multiplié par la quantité de travail nécessaire pour produire ce bien. Cela nous donne un coût total pour produire un bien.

3. Comparaison des coûts entre les pays :

Le pays qui peut produire un bien de manière moins coûteuse est celui où le coût total de production est le plus bas. Et cela dépend du rapport entre la quantité de travail nécessaire (par exemple, "combien d'heures il faut pour produire un bien") et du salaire dans chaque pays.

4. Le ratio du salaire relatif (W/W) :*

  • W est le salaire dans le pays domestique.
  • W* est le salaire dans le pays étranger.

Le ratio du salaire relatif (W/W)* montre comment le salaire dans le pays domestique se compare au salaire dans le pays étranger.

  • Si W/W > 1*, cela signifie que le pays domestique paie des salaires plus élevés que le pays étranger.
  • Si W/W < 1*, cela signifie que le pays domestique paie des salaires plus faibles que le pays étranger.

5. Le coût relatif de production :

On peut comparer la productivité entre les pays en regardant le rapport de la quantité de travail nécessaire pour produire un bien. Cela nous donne un autre ratio : aLi/a*Li, où :

  • aLi : la quantité de travail nécessaire dans le pays domestique pour produire le bien i.
  • a*Li : la quantité de travail nécessaire dans le pays étranger pour produire le même bien.

Si le pays domestique peut produire un bien plus rapidement (c’est-à-dire avec moins de travail), alors aLi sera plus faible que a*Li, et vice versa.

6. Quand un pays se spécialise dans la production de biens :

Le pays domestique choisira de produire un bien si son coût de production est plus bas que dans le pays étranger. Ce coût dépend de deux choses : la quantité de travail nécessaire pour produire le bien et le salaire.

Donc, si le ratio du travail est plus faible dans le pays domestique (aLi/a*Li < 1), cela signifie qu'il faut moins de travail pour produire le bien, et donc le pays domestique est plus efficace dans la production de ce bien. Si *le salaire dans le pays domestique est plus faible (W/W < 1)**, alors il sera encore moins coûteux de produire ce bien chez nous.

En résumé :

  • Le pays domestique produira les biens pour lesquels il a un avantage comparatif. Il les produira lorsque aLi/aLi < W/W.
  • Le pays étranger produira les biens pour lesquels il a un avantage comparatif. Il les produira lorsque aLi/aLi < W/W.

Cela veut dire que le pays domestique se spécialise dans les biens qu'il produit le plus efficacement (avec moins de travail), et le pays étranger se spécialise dans les biens qu'il produit plus efficacement de son côté.

7. Exemple simplifié :

Imaginons qu'on ait deux biens : des fromages et des vins.

  • Dans le pays domestique, il faut 2 heures pour produire un fromage et 4 heures pour produire un litre de vin.
  • Dans le pays étranger, il faut 6 heures pour produire un fromage et 3 heures pour produire un litre de vin.

Supposons que les salaires soient :

  • Dans le pays domestique : 10€/heure
  • Dans le pays étranger : 5€/heure

Le pays domestique a des salaires plus élevés, mais il faut moins de temps pour produire du fromage (2h contre 6h) et plus de temps pour produire du vin (4h contre 3h). Le pays domestique a donc un avantage comparatif dans la production de fromage, car il peut produire du fromage à un coût plus bas en termes de travail par rapport à l'étranger.

Le pays étranger a un avantage comparatif dans la production de vin, car il peut produire du vin à un coût moins élevé en termes de travail par rapport au pays domestique.


A retenir :

Les pays se spécialisent dans la production des biens où ils sont relativement plus efficaces par rapport à l'autre pays, et le salaire relatif joue un rôle clé dans cette décision.


1. Spécialisation selon salaire et productivité :

Les pays se spécialisent dans la production des biens pour lesquels leur productivité relative est plus élevée par rapport à leur salaire relatif. Par exemple :

  • Si le salaire domestique est 5 fois plus élevé que celui de l’étranger, alors le pays domestique produira des biens pour lesquels il est relativement plus productif, comme des pommes et des bananes. L’économie étrangère produira le reste (caviar, tamarin, etc.).

2. Impact de l’augmentation des salaires :

Si le salaire dans le pays domestique augmente :

  • Salaire égal à 3 : Le pays domestique produit des pommes, bananes et caviar.
  • Salaire supérieur à 4 : La production de caviar devient moins compétitive, donc le pays étranger commencera à produire du caviar, et le pays domestique se concentrera sur d'autres biens.

3. Introduction des coûts de transport :

Les coûts de transport peuvent modifier la structure des échanges. Par exemple :

  • Dattes : Si le pays domestique produit des dattes avec 6 heures de travail et l’étranger avec 12 heures, il est initialement plus avantageux pour le pays domestique d'importer.
  • Cependant, si le coût de transport est très élevé (100%), alors importer devient plus cher. Dans ce cas, chaque pays préfère produire lui-même ses dattes et son caviar, car cela devient moins coûteux que d'importer.

4. Cas des coûts de transport variables :

Le coût de transport varie en fonction du secteur. Par exemple :

  • Produits périssables (comme les dattes) ont des coûts de transport plus élevés, ce qui rend l'importation difficile.
  • Produits non périssables (comme le caviar) peuvent être moins affectés par ces coûts.

5. Exemple historique (Royaume-Uni vs États-Unis) :

  • Dans les années 50-60, les salaires américains étaient 2 fois plus élevés que ceux des Britanniques, mais la productivité des Américains était aussi 2,5 fois plus élevée. Cela a permis aux États-Unis de produire des biens plus efficacement malgré leurs salaires plus élevés.
  • Si la productivité britannique était moins de 2 fois plus faible, la production se faisait au Royaume-Uni car les salaires y étaient moins élevés, compensant ainsi la moindre productivité.

6. Cas Chine vs Allemagne :

  • Habillement : La Chine est 15 fois plus productive que l'Allemagne, donc elle se spécialise dans ce secteur.
  • Produits manufacturés : L'Allemagne est plus productive, donc elle se spécialise dans ce domaine, mais la productivité de la Chine est encore assez proche pour pouvoir être compétitive dans d’autres secteurs.


A retenir :

Le modèle Ricardien montre que les pays exportent les biens pour lesquels leur productivité relative (en fonction du salaire) est plus élevée. Les différences de productivité entre les pays, combinées aux salaires relatifs et aux coûts de transport, déterminent la structure des échanges et la spécialisation de chaque pays.

II. Le modèle Heckscher – Ohlin – Samuelson Modèle factoriel ou théorie des proportions des facteurs

A.      Le modèle factoriel avec 2 facteurs  


Dans ce modèle, il y a deux pays (domestique et étranger), chacun avec deux biens à produire : des vêtements et de la nourriture, et deux facteurs de production : terre (T) et travail (L).

Notation :

  • aTV : hectares de terre nécessaires pour produire 1 vêtement.
  • aLV : heures de travail nécessaires pour produire 1 vêtement.
  • aTN : hectares de terre nécessaires pour produire 1 kg de nourriture.
  • aLN : heures de travail nécessaires pour produire 1 kg de nourriture.

Contraintes de dotation :

Chaque pays a des quantités limitées de terre (T) et de travail (L). Les ressources disponibles sont donc contraintes. La production de vêtements et de nourriture doit respecter ces contraintes.

Les équations des contraintes de dotation sont :

  1. aTN * QN + aTV * Qv ≤ T (Utilisation de la terre)
  2. aLN * QN + aLV * Qv ≤ L (Utilisation du travail)

Où :

  • QN est la quantité de nourriture produite.
  • Qv est la quantité de vêtements produits.

Interprétation de la relation entre travail et terre :

  • aLV/aTV > aLN/aTN : Si la quantité de travail nécessaire pour produire un vêtement par rapport à la terre est plus grande que celle nécessaire pour produire de la nourriture, alors le pays devrait allouer plus de travail à la production de vêtements qu'à la production de nourriture. Cela signifie que la production de vêtements est plus intensive en travail et que la production de nourriture nécessite plus de terre.

Frontière des possibilités de production (FPP) :

  • Cette frontière montre toutes les combinaisons possibles de production de vêtements et de nourriture, en respectant les quantités de terre et de travail disponibles.
  • Elle est déterminée par les contraintes de dotation en facteurs de production.

La frontière représente la quantité maximale de nourriture ou de vêtements que l'on peut produire, compte tenu de la terre et du travail disponibles. La production de plus de l'un de ces biens implique de réduire la production de l'autre bien (en raison des ressources limitées).

Hypothèse des facteurs non substituables :

  • Dans ce modèle, les facteurs de production (terre et travail) sont non substituables, ce qui signifie qu'on ne peut pas remplacer la terre par du travail, ou vice versa.
  • La partie verte de l'image représente la frontière de production qui illustre toutes les combinaisons possibles de terre et de travail utilisées pour produire des vêtements et de la nourriture, en fonction des dotations de facteurs.


A retenir :

Chaque pays va décider de la quantité de terre et de travail à allouer à la production de vêtements ou de nourriture, en fonction de la productivité relative de chaque bien et de la disponibilité des facteurs. La frontière de production permet de visualiser les limites de production données les ressources disponibles. Si les facteurs sont non substituables, la spécialisation du pays dans la production de l’un ou l’autre bien dépendra des coûts relatifs en travail et en terre.


Dans ce modèle, les facteurs de production (terre et travail) sont considérés comme substituables, ce qui signifie que l'on peut remplacer l'un par l'autre dans la production des biens. Par exemple, si la production de vêtements nécessite plus de terre, on peut utiliser plus de travail pour compenser et vice versa. Cela rend la production plus flexible par rapport aux contraintes de ressources.

Frontière de production avec facteurs substituables :

Lorsque les facteurs de production sont substituables, la frontière de production entre les deux biens (vêtements et nourriture) ne sera plus une droite, mais un arc ou une courbe. Ce changement signifie que la manière dont un pays décide de répartir ses ressources entre la production de vêtements et de nourriture dépend de l’efficacité relative avec laquelle chaque facteur (terre et travail) est utilisé dans chaque production.

Coût d’opportunité :

Le coût d’opportunité est le nombre d'unités de nourriture que l'on doit renoncer pour produire une unité supplémentaire de vêtements. Plus un pays utilise de ressources pour produire des vêtements, plus ce coût d’opportunité sera élevé. Cela signifie qu’il faudra renoncer à une grande quantité de nourriture pour augmenter la production de vêtements.

Choix de la combinaison de production :

La combinaison optimale de production de vêtements et de nourriture est celle qui correspond à l'égale pente de la fonction de production et au rapport des prix relatifs entre les deux biens, c’est-à-dire Pv/Pn, où :

  • Pv est le prix des vêtements.
  • Pn est le prix de la nourriture.

En d’autres termes, les pays choisiront d’allouer leurs ressources de manière à ce que le coût d’opportunité de produire des vêtements (en termes de nourriture) corresponde au prix relatif des deux biens. Si la pente de la frontière de production est égale au rapport des prix relatifs, alors la répartition des ressources est optimale pour maximiser les gains d’échange.


A retenir :

Si les facteurs de production sont substituables, les pays peuvent ajuster leurs ressources entre vêtements et nourriture plus facilement. Le coût d’opportunité de chaque bien dépend du niveau de production des autres biens. Le choix de la combinaison optimale de production dépend du rapport des prix relatifs, et la frontière de production reflète cette flexibilité dans l'utilisation des ressources.



Si l’entreprise ou un pays peut produire davantage sans utiliser plus de terre, elle peut compter la quantité produite et la relation entre l’ensemble des combinaisons de facteurs et la production peut être représentée sous la forme d’une courbe (CC). Cette courbe représente l’ensemble des combinaisons de facteurs qui permet de produire dans le cas présent 1 kg de nourriture. 

Si la rémunération de la terre est élevée (W : salaire horaire important) et le salaire de travail est faible, alors les entreprises du secteur vont privilégier une production avec peu de travail et beaucoup de travail, à l’inverse si le salaire est faible, ces mêmes entreprises privilégieront une production avec beaucoup de travail et moins de terre.  

La relation entre l’intensité factorielle et le ratio de rémunération :

  1. Choix des combinaisons de facteurs de production :
  • Les producteurs choisissent les facteurs de production (terre et travail) en fonction des prix relatifs de chaque facteur. Cela signifie que les rémunérations des facteurs influencent la quantité de terre et de travail utilisée pour produire des vêtements ou de la nourriture.
  1. Intensité factorielle :
  • L'intensité factorielle est mesurée par le rapport de la quantité de terre par rapport à la quantité de travail utilisée dans la production d’un bien.
  • Par exemple, pour la production de nourriture, on peut utiliser plus de terre que de travail, tandis que pour la production de vêtements, c'est souvent l'inverse (plus de travail que de terre).
  1. Droites de production :
  • La droite VV représente le secteur des vêtements, et la droite NN représente le secteur de la nourriture.
  • Si la production de nourriture est plus intensive en terre, la droite NN sera plus à gauche que la droite VV, ce qui signifie que la nourriture nécessite plus de terre par rapport au travail.
  1. Relation entre rémunération des facteurs :
  • La rémunération des facteurs (le salaire W et la rente de la terre r) est liée à l’intensité des facteurs utilisés.
  • Courbe rouge (W/r)1 : Si la production de vêtements utilise plus de travail que de terre, la courbe montre qu’à salaire plus élevé, la rémunération de la terre reste faible.
  • Courbe bleue (W/r)2 : Si le salaire (W) augmente plus vite que la rente de la terre (r), cela signifie que le travail devient plus rémunéré par rapport à la terre au fur et à mesure que les salaires augmentent.


A retenir :

  • La relation entre l'intensité factorielle et le ratio de rémunération indique que les choix de production dépendent des prix relatifs des facteurs (terre et travail).
  • Dans les secteurs, la production de nourriture est généralement plus intensive en terre, tandis que celle de vêtements est plus intensive en travail.
  • La rémunération des facteurs (salaire et rente) évolue en fonction de l’intensité des ressources utilisées dans chaque secteur de production.



2ème relation : ratio de rémunération du travail et de la terre (w/r) et le prix relatif des vêtements (PV/PN). 

 

Libre concurrence et prix de production :

  • En libre concurrence, un producteur choisit de produire des biens pour lesquels le prix est égal au coût de production.

Effet d’une hausse de la rémunération :

  • Si la rémunération de la terre (rente) augmente, les prix des biens utilisant de la terre (comme la nourriture) vont augmenter.
  • Si le salaire augmente, les prix des biens qui utilisent du travail (comme les vêtements) augmenteront aussi.

Impact de la hausse des rémunérations :

  • L’impact de l'augmentation des prix des facteurs dépend de l’intensité avec laquelle chaque bien utilise ces facteurs.
  • Par exemple, si la nourriture utilise plus de terre que de travail, une hausse de la rente (terre) entraînera une augmentation plus forte du prix de la nourriture par rapport aux vêtements.

Relation entre rémunération et prix des biens :

  • Quand le salaire augmente plus vite que la rente, cela entraîne une augmentation plus importante du prix des vêtements par rapport au prix de la nourriture.

Élasticité :

  • L'élasticité de cette relation est positive, ce qui signifie que la hausse de la rémunération des facteurs (terre ou travail) augmente les prix des biens. Mais cette relation évolue plus faiblement.


A retenir :

Une augmentation de la rémunération (salaire ou rente) affecte les prix des biens, mais l'impact dépend de l'intensité des facteurs (terre ou travail) utilisés dans la production des biens. La hausse du salaire a plus d'impact sur les biens utilisant davantage de travail, tandis qu'une hausse de la rente affecte plus fortement les biens utilisant principalement de la terre.


Situation initiale :

  • Si le prix relatif des biens (PV/PN) est égal à 1, on peut déterminer le ratio de rémunération du travail et de la terre (w/r) et l'intensité factorielle (combinaison de travail et de terre utilisée pour produire chaque bien).

Changement de prix :

  • Si le prix des vêtements augmente par rapport à la nourriture (PV/PN = 2), le ratio w/r augmente aussi. Cela signifie que la part du travail dans la production de vêtements augmente par rapport à la terre.

Effet sur les facteurs de production :

  • En réponse à cette hausse des prix relatifs, les entreprises vont ajuster leur utilisation des facteurs :
  • Vêtements : plus de travail (TV/LV passe de TV/LV1 à TV/LV2).
  • Nourriture : moins de terre (TN/LN passe de TN/LN1 à TN/LN2).

Impact sur la rémunération :

  • Lorsque le prix relatif des vêtements augmente :
  • Les salaires des travailleurs augmentent par rapport à la rente des propriétaires fonciers.
  • Les travailleurs bénéficient d'une augmentation de leur salaire réel, tandis que les propriétaires fonciers voient leur revenu réel diminuer.

Règle générale :

  • Les détenteurs de facteurs utilisés plus intensivement dans la production du bien dont le prix relatif augmente (ici, les travailleurs pour les vêtements) voient leur rémunération augmenter, tandis que ceux dont le facteur est utilisé moins intensivement (ici, les propriétaires fonciers pour la nourriture) voient leur rémunération baisser.


A retenir :

L'augmentation du prix relatif d'un bien modifie la répartition des revenus entre travail et terre. Ceux qui bénéficient de l'intensification de la production (travailleurs pour les vêtements) voient leur rémunération augmenter, tandis que ceux dont le facteur devient moins utilisé (propriétaires fonciers pour la nourriture) voient leur rémunération diminuer.


B. Les dotations factorielles

Hypothèses de base :

  • Pays domestique : a plus de travail par rapport à la terre.
  • Pays étranger : a plus de terre par rapport au travail.
  • Les deux pays sont pareils sur d'autres aspects (goûts, technologie), mais leurs ressources diffèrent.

Spécialisation :

  • Pays domestique : comme le travail est plus abondant, il produit plus de vêtements (les vêtements utilisent plus de travail).
  • Pays étranger : comme la terre est plus abondante, il produit plus de nourriture (la nourriture utilise plus de terre).

Ouverture au commerce international (CI) :

  • Quand les deux pays échangent, les prix des biens (vêtements vs nourriture) deviennent similaires dans les deux pays.
  • Le pays domestique produit plus de vêtements, donc son offre de vêtements est plus importante que celle de l'étranger.

Demande :

  • Les deux pays ont les mêmes préférences pour les biens, donc la demande est similaire.
  • En autarcie (sans commerce), chaque pays consomme ce qu'il produit.
  • Avec le commerce, chaque pays peut importer des biens et consommer plus que ce qu'il produit, mais il ne peut pas dépenser plus que ce qu'il gagne (c'est-à-dire qu'il doit équilibrer ses exportations et importations).


Simple du commerce international entre deux pays :

Imaginons deux pays : domestique et étranger, qui produisent des vêtements et de la nourriture.

Demande et Prix :

  • PV : prix des vêtements
  • PN : prix de la nourriture
  • DN : demande de nourriture
  • QV : quantité de vêtements produite
  • QN : quantité de nourriture produite
  • DV : demande de vêtements

L'ouverture au commerce :

  • Quand les deux pays commencent à échanger, chaque pays vend ce qu'il produit en excédent et achète ce qu'il produit en moins grande quantité.
  • Importations = Exportations : les biens échangés entre les deux pays se compensent.
  • Les prix relatifs des biens (prix des vêtements par rapport à la nourriture) commencent à converger entre les pays.

Spécialisation et Consommation :

  • Pays domestique : avec le commerce, le pays domestique devient exportateur de vêtements (il produit plus de vêtements) et importateur de nourriture (il en consomme plus car la nourriture devient moins chère).
  • À cause de l'augmentation des prix des vêtements, le pays domestique consomme moins de vêtements et plus de nourriture.
  • Pays étranger : pour l'autre pays, l'augmentation de l'offre de vêtements (importés du pays domestique) fait baisser leur prix relatif. Cela augmente la demande de vêtements dans ce pays, et il produit moins de vêtements tout en produisant plus de nourriture.
  • Ce pays devient exportateur de nourriture et importateur de vêtements.

Conclusion :

  • Chaque pays se spécialise dans ce qu'il produit le plus efficacement, c'est-à-dire dans la production des biens qui utilisent les facteurs dont il dispose en plus grande quantité.
  • Le pays domestique, plus riche en travail, exporte des vêtements (intensifs en travail).
  • Le pays étranger, plus riche en terre, exporte de la nourriture (intensive en terre).
  • En s'ouvrant au commerce, les deux pays deviennent des exportateurs de leurs biens spécialisés et des importateurs des biens produits plus efficacement par l'autre pays.

Cela conduit à une specialisation qui permet aux deux pays de bénéficier des avantages du commerce et d'augmenter leur consommation de biens.

Imaginons deux pays : domestique et étranger, qui produisent deux biens : des vêtements et de la nourriture.

  • PV : prix des vêtements
  • PN : prix de la nourriture
  • DN : demande de nourriture
  • QV : quantité de vêtements produite
  • QN : quantité de nourriture produite
  • DV : demande de vêtements

1. Formule des exportations et des importations

Lorsqu'un pays s'ouvre au commerce international, les exportations d'un pays sont égales aux importations de l'autre. Cela peut être exprimé par :

Importations=Exportations

Ainsi, si on note la demande de nourriture DN et la demande de vêtements DV, on peut l'exprimer sous la forme suivante :

Importations=(PV/PN)×(QV−DV)


Cela signifie que les importations de nourriture sont égales aux exportations de vêtements, qui sont déterminées par le prix relatif des biens (PV/PN) et les quantités échangées.

2. Équilibre des prix relatifs

Lorsque les deux pays s'ouvrent au commerce, les prix relatifs des biens commencent à converger. Le prix relatif des vêtements en termes de nourriture va s’ajuster dans les deux pays jusqu'à ce que l'offre et la demande se rencontrent.

3. Effets sur la production et la consommation

  • Pays domestique :
  • Le pays domestique devient exportateur de vêtements et importateur de nourriture.
  • Comme le prix des vêtements augmente (en raison de l’exportation accrue), la demande de nourriture augmente et la consommation de vêtements dans le pays domestique diminue.
  • À l'équilibre, la consommation de nourriture devient égale à la demande de nourriture DNDN, et la production de vêtements est augmentée pour répondre à l’exportation.
  • Pays étranger :
  • Le pays étranger devient exportateur de nourriture et importateur de vêtements.
  • L'augmentation des exportations de vêtements vers le pays domestique réduit le prix relatif des vêtements dans le pays étranger. Cela augmente la demande de vêtements dans ce pays, tandis que la production de vêtements diminue, et la production de nourriture augmente.
  • Ainsi, ce pays devient plus productif en nourriture et moins en vêtements, et il exporte plus de nourriture tout en important des vêtements.


A retenir :

  • Spécialisation :
  • Le pays domestique, plus abondant en travail, se spécialise dans la production de vêtements (qui sont intensifs en travail) et exporte des vêtements.
  • Le pays étranger, plus abondant en terre, se spécialise dans la production de nourriture (qui est intensive en terre) et exporte de la nourriture.
  • Équilibre du commerce :
  • À l'équilibre, les exportations d'un pays sont égales à ses importations, et chaque pays bénéficie d'un gain à l'échange, en consommant plus que ce qu'il produit localement.

Ainsi, l'ouverture au commerce international permet aux deux pays de se spécialiser dans les biens qu'ils produisent le plus efficacement et d'échanger ces biens pour augmenter la consommation de chaque pays.

→ Si tel est le cas, les EU doivent-ils exporter des biens riches en travail ou riches en capital ? (Diapo 15)

Si les EU ont plus de capital que de travail, ils devraient produire des biens nécessitant du capital, richement ou intensément en capital, ils devraient exporter ces biens et à l’inverse, ils devraient importer des biens riches ou intenses en travail.

Tableau : ce qui est mesuré c’est le contenu des importations et le contenu des exportations, ce n’est pas une balance commerciale !! 


On observe un paradoxe lorsqu'on analyse les exportations et importations des États-Unis à partir de la perspective du modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson (HOS), qui stipule que les pays exportent des biens qui utilisent intensivement les facteurs de production dont ils sont relativement abondants.

Le paradoxe :

  • Capital dans les exportations vs capital dans les importations : Selon l’analyse HOS, un pays avec beaucoup de capital (comme les États-Unis) devrait exporter des biens capitalistiques (utilisant beaucoup de capital) et importer des biens à faible capital (utilisant peu de capital). Mais on observe que les exportations américaines contiennent plus de capital que les importations. Cela semble paradoxal par rapport à ce que prévoit HOS.
  • Travail dans les exportations vs travail dans les importations : Idem pour le travail, les exportations américaines contiennent moins de travail que les importations américaines, ce qui va à l’encontre des prévisions du modèle HOS.

Réconciliation du paradoxe :

  • Le paradoxe peut être levé si on distingue le travail qualifié du travail non qualifié.
  • Les États-Unis sont relativement abondants en travail qualifié, tandis que d'autres pays comme le Bangladesh ou l'Allemagne se spécialisent dans des types de travail différents.
  • Si les États-Unis produisent beaucoup de biens qui nécessitent du travail qualifié (par exemple dans des secteurs technologiques ou de services), ils vont importer plus de travail non qualifié (comme celui utilisé dans la production de biens simples).

Exemple des importations :

  • Importations en provenance du Bangladesh : Ce pays se spécialise dans des biens nécessitant peu de travail qualifié. La part de ces importations dans le total des importations américaines diminue à mesure que la part de travail qualifié augmente aux États-Unis.
  • Importations en provenance de l’Allemagne : L'Allemagne, au contraire, se spécialise dans des biens nécessitant beaucoup de travail qualifié. La part des importations en provenance d'Allemagne augmente à mesure que la part du travail qualifié aux États-Unis augmente.


Ce paradoxe est expliqué en faisant la distinction entre travail qualifié et non qualifié. Selon l’analyse HOS, chaque pays se spécialise dans la production des biens qui nécessitent intensivement les facteurs dont il dispose en abondance. Les États-Unis, avec leur abondance de travail qualifié, vont se spécialiser dans des biens à forte intensité de travail qualifié et importer des biens à faible intensité de travail qualifié.


A retenir :

  • Les États-Unis produisent des biens qui nécessitent beaucoup de travail qualifié et importent des biens nécessitant peu de travail qualifié.
  • Le paradoxe entre les exportations et les importations en termes de capital et de travail peut être levé en distinguant le travail qualifié du travail non qualifié, comme l'indique le modèle HOS.



Analyse des exportations et importations de la Chine :

  • Chine avec peu de travail qualifié : Si la Chine a moins de travail qualifié, elle aura tendance à importer plus de biens qu'elle n'en exporte, ce qui confirme l’analyse HOS. En effet, selon HOS, un pays moins doté en travail qualifié va importer des biens nécessitant davantage de travail qualifié.
  • Chine et la production de vêtements : La production de vêtements en Chine nécessite peu de travail qualifié, donc la Chine est très compétitive dans l'exportation de vêtements. Ainsi, les exportations chinoises de vêtements sont beaucoup plus importantes que les importations de vêtements. La Chine importe peu de vêtements par rapport aux autres pays comme le Japon, l'UE ou les États-Unis.

UE, États-Unis et Japon avec peu de travail qualifié :

  • Si l’UE, les États-Unis et le Japon sont peu dotés en travail qualifié, ces pays importent moins de vêtements en comparaison avec leurs exportations. Cela signifie qu'ils produisent et exportent plus de biens nécessitant beaucoup de travail qualifié.
  • En revanche, la Chine, qui est abondante en travail peu qualifié, est plus spécialisée dans la production de vêtements nécessitant peu de travail qualifié. C’est pourquoi la Chine exporte plus de vêtements que ces pays.


A retenir :

Le modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson) explique pourquoi les pays échangent des biens. Selon ce modèle :

  1. Chaque pays a des ressources différentes : Par exemple, certains pays ont beaucoup de travail qualifié (comme des ingénieurs), d'autres ont plus de capital (comme des machines).
  2. Les pays exportent ce qu'ils ont en abondance : Un pays riche en travail qualifié, comme les États-Unis, exportera des biens qui nécessitent beaucoup de travail qualifié (comme des logiciels).
  3. Les pays importent ce qu'ils n'ont pas : Un pays avec peu de travail qualifié importera des produits nécessitant ce type de travail, comme des technologies avancées.

En résumé, les pays se spécialisent dans ce qu'ils produisent le mieux en fonction de leurs ressources disponibles.


La structure des importations américaines : 

 

Graphique du haut : représente la structure des importations américaines pour l’Europe occidentale, le cas de nouveaux pays industrialisés, du Japon… On retrouve en 1960 : la part des importations américaine en provenance de l’Europe s’accroît à mesure que l’intensité factorielle s’accroît (courbe verte). Pour le Japon, on observe que la part des importations américaines décroît, la proportion de travail qualifié est forte, signe que le Japon est sur un segment de marché nécessitant beaucoup de travail peu qualifié ou peu de travail qualifié. Pour les nouveaux pays industrialisés, la part des importations américaines en provenance de ces pays est forte dans les biens nécessitant beaucoup de travail peu qualifié, elle décroît à mesure que l’intensité factorielle de travail qualifié s’accroît.  

 

Graphique du bas : la part des importations américaines en provenance de l’Europe s’accroît à mesure que l’intensité factorielle en travail qualifié s’accroît. Là où il y a du changement c’est au niveau du Japon, la part des importations US était forte alors qu’ici le Japon a le même profil que l’Europe en fonction de l’intensité factorielle en travail qualifié, la part des importations US en provenance du Japon nécessitant peu de travail qualifié est encore plus faible que le cas de l’UE, le Japon a alors délaissé la production des biens nécessitant beaucoup de travail qualifié. Dans le temps, Le Japon se positionne comme l’Europe, nécessitant une intensité factorielle de travail qualifié croissante. Le 3ème élément étant le cas des nouveaux pays industrialisés, la courbe (jaune) est croissante puis se stabilise. La part des importations américaines en provenance de ces pays-là est plus importante que celle de l’Europe, quand la courbe est croissante au début, la part est importante, nécessitant un niveau de travail qualifié. 

 

III. Le modèle de concurrence imparfaite  

On distingue 3 cas de figure dans la fonction de production qui relie les quantités produites (Q) avec les facteurs de production mobilisés (W, K).  

Les rendements d'échelle montrent comment la production change quand on augmente tous les facteurs de production (comme le travail et le capital) dans des proportions égales.

  1. Rendements d'échelle constants : Si on double le travail et le capital, la production double également. Cela signifie que le coût moyen reste le même. Exemple : Si tu mets 2 fois plus de travailleurs et 2 fois plus de machines, tu obtiens 2 fois plus de biens à un coût par bien constant.
  2. Rendements d'échelle décroissants : Si on double le travail et le capital, la production augmente moins que deux fois. Cela signifie que produire plus devient de plus en plus coûteux. Exemple : Si tu mets 2 fois plus de travailleurs et de machines, tu n’obtiendras pas deux fois plus de biens, et chaque bien coûtera plus cher à produire.
  3. Rendements d'échelle croissants : Si on double le travail et le capital, la production augmente plus que deux fois. Cela signifie que produire plus devient moins cher par bien. Exemple : Si tu mets 2 fois plus de travailleurs et de machines, tu obtiens plus de 2 fois plus de biens, et chaque bien te coûte moins cher à produire.




A) Modèle de concurrence monopolistique  

La concurrence monopolistique est un marché où plusieurs entreprises vendent des produits similaires, mais différenciés. Cela signifie que chaque entreprise essaie de rendre son produit unique pour attirer les consommateurs. Voici les points clés du modèle :

  1. Biens différenciés : Les entreprises proposent des produits qui ne sont pas exactement les mêmes. Par exemple, Nike et Adidas vendent des baskets, mais les consommateurs peuvent préférer l'un à l'autre en fonction de la marque, du design, etc.
  2. Décisions indépendantes : Chaque entreprise prend ses décisions en fonction de ce que font les autres, mais sans influencer directement les prix des autres entreprises. Si une entreprise baisse son prix, cela n'affecte pas directement les prix des autres, mais cela peut attirer plus de clients.
  3. Nombre d’entreprises : Il y a beaucoup d'entreprises sur ce marché. Si une entreprise baisse son prix, elle peut augmenter sa part de marché, mais si beaucoup d'entreprises font de même, la concurrence devient plus forte.
  4. Demande : La demande pour les produits d'une entreprise dépend du prix de son produit et des prix des autres entreprises. Si l'entreprise garde un prix élevé, elle risque de perdre des clients au profit des autres, mais si elle baisse son prix, elle peut attirer plus de consommateurs, tout en devant aussi gérer ses coûts.
  5. Coût moyen : Si une entreprise produit peu de biens, son coût moyen par produit est plus élevé, car elle ne profite pas des économies d'échelle. À l'inverse, si elle produit plus, son coût moyen diminue, mais avec plus de concurrence, cela peut aussi pousser les entreprises à baisser leurs prix pour attirer plus de clients.
  6. Impact du nombre de firmes : Si le nombre d'entreprises dans le secteur augmente, chaque entreprise vendra moins de produits, ce qui augmentera son coût moyen. Plus il y a de concurrence, plus les entreprises devront baisser leurs prix pour rester attractives.
  7. Courbe PP : La courbe montre la relation entre le prix des produits et le nombre d'entreprises. Si peu d'entreprises sont sur le marché, les prix seront plus élevés, car la concurrence est faible. Si beaucoup d'entreprises sont présentes, la concurrence augmente et les prix baissent.


A retenir :

Dans un marché de concurrence monopolistique, les entreprises cherchent à se différencier, et plus il y a de concurrence, plus les prix peuvent baisser, ce qui augmente les défis pour chaque entreprise.

Dans le modèle de la concurrence monopolistique, voici l'explication des relations et des courbes :

  1. PP (Prix-Production) : Cette courbe montre la relation entre le prix des biens et le nombre d'entreprises dans le marché. Plus il y a d'entreprises sur le marché, plus la concurrence augmente, ce qui fait baisser les prix. Si le nombre d'entreprises est faible, les entreprises peuvent fixer des prix plus élevés, car la concurrence est faible.
  2. CM (Coût Moyen) : Cette courbe montre comment le coût moyen par entreprise évolue en fonction du nombre d'entreprises. Si le nombre d'entreprises est faible, chaque entreprise bénéficie d'économies d'échelle (production à grande échelle), ce qui réduit son coût moyen. Mais si le nombre d'entreprises augmente, chaque entreprise produit moins, ce qui augmente son coût moyen.
  3. Relation entre PP et CM :
  • Lorsque PP (prix) baisse en raison de l'augmentation du nombre d'entreprises, les prix deviennent plus compétitifs, mais cela pousse les entreprises à avoir des marges plus faibles.
  • Plus il y a de firmes, plus le coût moyen (CM) augmente car chaque entreprise produit moins, ne bénéficiant pas autant des économies d'échelle.
  1. Point E (Équilibre) : Ce point se situe où la courbe PP et la courbe CM se croisent. À ce niveau, le nombre d'entreprises est égal à n2, et le prix est égal à CM2. Ici, le prix est supérieur à P1, qui lui-même est supérieur au CM1.
  2. CC (Changement de Marché) : Cela représente une expansion du marché. Si le marché s'élargit, par exemple, à une échelle plus grande (comme un marché européen ou mondial), le nombre d'entreprises sur ce marché augmente. Cela entraîne une baisse des prix, car la concurrence devient plus forte. Avec plus d'entreprises sur un marché plus grand, la production augmente, ce qui permet de bénéficier d'économies d'échelle et de réduire les coûts moyens.

Résumé :

  • PP = Prix en fonction du nombre d'entreprises. Plus il y a d'entreprises, plus le prix est bas.
  • CM = Coût moyen en fonction du nombre d'entreprises. Moins d'entreprises = plus d'économies d'échelle, coût moyen plus faible.
  • CC = Changement de marché. Expansion du marché réduit les prix en augmentant le nombre d'entreprises et la concurrence.


A retenir :

Ainsi, plus le nombre d'entreprises augmente, plus le prix baisse (relation négative entre PP et nombre d'entreprises), et plus le nombre d'entreprises diminue, plus le coût moyen baisse (relation positive entre CM et nombre d'entreprises).

L'extension des marchés et de l'articulation entre les coûts moyens et quantités produites dans le contexte de la production des montres, en particulier entre la Suisse et l'Asie :

CM (Coût Moyen) :

  • Coût moyen de production en Suisse (CM Suisse) est plus élevé que celui de l'Asie. Cela est dû à des coûts de production plus élevés en Suisse (salaires, normes, etc.).
  • Coût moyen de production en Asie (CM Asie) est plus bas grâce à des coûts de main-d'œuvre moins élevés et à des économies d'échelle réalisées à grande échelle.

Courbe de CM :

  • Les coûts moyens (CM) diminuent lorsque la production augmente, car les entreprises peuvent répartir leurs coûts fixes (comme les infrastructures ou la recherche et développement) sur un plus grand nombre d'unités produites.
  • Cela signifie que plus on produit, moins le coût moyen par unité est élevé.

Courbe de demande :

  • La demande pour les montres est liée au prix : lorsque les prix sont élevés, la demande est plus faible, et inversement, lorsque les prix sont bas, la demande augmente.
  • La courbe de demande décroît quand les prix sont élevés, ce qui signifie qu'une baisse des prix peut augmenter la quantité demandée.

Point d’équilibre (Point 1) :

  • L’équilibre sur le marché se situe au point 1, où la quantité produite correspond à la demande du marché au prix d'équilibre.
  • À ce point, le coût moyen de production correspond à la quantité produite et au prix demandé.

Coûts fixes (C0) :

  • Peu importe où l'on produit (en Suisse ou en Asie), il existe des coûts fixes (C0), qui ne dépendent pas de la quantité produite. Cela inclut des éléments comme les investissements initiaux, les salaires administratifs, etc.
  • Ces coûts fixes sont répartis sur la quantité produite, ce qui fait baisser le coût moyen au fur et à mesure que la production augmente.



A retenir :

  • CM (Coût Moyen) est plus élevé en Suisse qu'en Asie, mais diminue avec l'augmentation de la production.
  • Coût fixe (C0) est constant, indépendamment de la quantité produite.
  • La demande est plus forte quand les prix sont bas, et l’équilibre se trouve au point où la production et la demande se rencontrent.


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