Intéractions dans plusieurs secteurs puisque l'économie est plurielle : technologie, environnement, culture, géopo...
Définition
Le rôle moteur : Secteur économique
Pour Ortiz-Ospina et Roser :
- Phase préliminaire dès le 15ème et 16ème siècle
- La première mondialisation en 1850-1914
- La seconde mondialisation dès 1960
En intermédiaire, il y a une phase de « recul » qu’on appelle la phase de démondialisation.
Pour les historiens, une première mondialisation a eu lieu lors des premières migrations, avec les relations culturelles du monde antique (relations économiques).
Pour les économistes Bolt et Van Zanden le capitalisme ne commencera que plus tard.
Pour Balwin et Martin (1999), la mondialisation est définie selon 3 facteurs clés :
- Le développement du commerce international
- L’augmentation du flux des capitaux
- L’industrialisation et convergence des niveaux de développement entre pays.
La période des grandes découvertes n’a pas de date précise, c’est au fur et à mesure des inventions.
Au 15ème siècle, il y a les premières découvertes.
1492 : 1iers empires coloniaux (Amérique, puis 1498 Vasco en Inde, et 1519 Magellan)
Commerce international en Afrique, Amérique et Europe (thé, épices en Asie)
- Création de compagnies internationales (exemple : Compagnie britannique des Indes)
Principales économies où le niveau de vie était croissant : Portugal, Espagne, Angleterre, Provinces Unies et France.
Mais aussi les premières inflations et les désordres monétaires. (Exemple : 10 monnaies concurrentes au Pays Bas)
En Hollande, on délivre de la monnaie de papier
1694 : Création de la banque d’Angleterre
Problème n°1 des échanges : Le transport de matières premières lourdes était couteux, et le paiement n’était pas sur.
Première mondialisation : La révolution industrielle
Les améliorations techniques vont permettre de faire chuter le prix des produits, d’être plus productif (ratios). Plus on est productif, moins on met de temps à fabriquer.
1730 : Les première machines à textile, à tissage font leur apparition en Grande Bretagne. Les importations et les exportations en provenance d’Inde et des Etats-Unis augmentent car le prix chute
1770 : La métallurgie survient pour transformer du fer pour les bateaux et les trains.
1870 : Les transports évoluent à leur tour avec les bateaux à vapeur, les lignes de train, le canal de Suez (1869).
L’économiste Madison (1989) considère que le coût du fret entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne diminue de 40%.
Conséquences économiques : Décollage économique de l’Europe et de l’Amérique (Rostow 1960), mais :
- Commerce entre pays européen
- Fort protectionnisme (Etats-Unis : tarifs douaniers de 25 à 60%)
La première mondialisation se termine avec la fin de la première guerre.
Seconde mondialisation
On arrive à un ralentissement du commerce international entre les deux guerres, avec la crise de 1929, la « Grande dépression ».
Pour essayer de limiter l’impact, on va ressortir les armes du protectionnisme : les douane et les quotas. Mais on voit derrière les mesures de rétorsions (tu taxes ceci, je taxe cela).
Le commerce international bilatéral subsiste par zones (Canada et Etats-Unis par exemple)
Donc cette période marquée par la démondialisation, par la guerre, la crise, la crise monétaire en Allemagne…va durer de 1930 à 1950.
Ce n’est qu’en 1970 que l’on retrouve le commerce international de 1914 et commence la seconde mondialisation.
Comme pour la première mondialisation, l’innovation fait chuter le transport et la communication (aviation civile, marine marchande, téléphone, puis fax et téléphone).
Les flux de capitaux se dirigent vers les pays stables, les pays riches surtout ceux qui ont des ressources naturelles et ceux qui ont une main d’œuvre formée.
Lors de la première mondialisation, on assiste à des échanges interindustriels, les biens importés totalement différents des biens exportés, chaque pays commence à se spécialiser.
Depuis 1970, on assiste à des échanges industriels des biens et services différents, de valeurs différentes et de qualités différentes.
De plus, les pays émergents sont plus présents, donc les volumes sont plus importants.
Les échanges entre les pays en développement vont croître : Multipliés par 3 entre 1980 et 2011. Ce qui permet à certains pays de se développer.
La nature des biens change. Avant, il s’agissait de besoins primaires (boire, manger, se vêtir, se protéger). Maintenant, ce sont aussi des biens de loisirs.
La mise en place d’organisations qui vont réglementer le commerce international : GATT (1948) puis OMC (1994).
Le commerce mondial actuel
On s’aperçoit que depuis la seconde mondialisation, on voit l’accélération des échanges (depuis les 30 glorieuses).
En 1980 on était à 2030 milliards de dollars d’échange, et en 2014 on arrive à 19 000 milliards d’échange, soit une progression d’environ 7% par an.
Définition
Les mesures non-tarifaires : Toutes les normes que l’on va demander
Cependant, pendant cette période il y a des crises :
- La crise financière asiatique en 1997 : Cette crise a été contenue sur le secteur géographique asiatique mais a eu pour conséquence un ralentissement des investissements
- L’éclatement de la bulle Internet en 2001, 2002 : Parmi les entreprises nouvelles, beaucoup se créent, beaucoup disparaissent, certains se sont adaptés (facile de créer des magasins en ligne) Exemple : Amazon a toujours été à la pointe du e-commerce
- La crise de 2008, la crise des subprimes : Déclenchée aux États-Unis, la crise des subprimes trouve son origine dans un excès d'endettement des particuliers à la suite d’investissements/placements (Loup de Wall Street)
De ces trois crises, seule la crise de 2002 a entraîné un recul du commerce international, qui a décru de 12%. Cette chute de 12% a principalement impacté les marchandises.
Définition
Depuis 2008, le commerce international augmente beaucoup plus que la production mondiale, ce qui n’a pas toujours été le cas.
Le PIB a augmenté de 3,2% entre 1980 et 1985 alors que le commerce international sur la même période n’augmentait que de 2,9%.
Entre 1985 et 2011, il y a un retournement de tendance, le PIB n’augmente que de 3,1% par an, alors que le commerce international augmente de 3,6% par an.
Causes de cette augmentation du commerce international jusqu’en 2011 :
- La fin de la Guerre froide
- Le développement d’internet
- Rattrapage économique flagrant de la Chine et de l’Inde (pays + peuplé au monde), la Chine est vieillissante et l’Inde rattrape son retard économique
Recul important de 5%, certains se sont enrichis (propriétaire de Zoom), d’autres ont coulé.
Non seulement il a fallu retrouver le niveau d’avant, mais avec des habitudes différentes. En France, certaines marques disparaissent.
Les principaux acteurs du commerce international
Depuis ces 30 dernières années, on voit qu’il y a les pays, les nations qui commencent à devenir émergents, qui s’engagent dans cette voie de développement, des pays qui représentaient 34% des exportations, et aujourd’hui 47%. Ils reçoivent aussi (29% -> 42%).
Ainsi la Chine devient maintenant le premier exportateur, elle a dépassé les Etats-Unis et l’Allemagne.
Deux groupes de pays se distinguent :
- Pays développés
- Pays en voie de développement
Ce qui donne trois types de commerces :
- Entre pays développés : Nord UE, Japon, Canada, USA (Leur part dans le CI mondial de 56% à 36%)
- Entre pays émergents (8% à 24%)
- Entre pays développés et pays émergents (33% à 38%)
Il y a trois régions principales :
- Europe (historiquement le premier à faire des conquêtes
- Amérique du nord
- Une partie de l’Asie : Chine, Japon et Sud-Est asiatique (Taiwan par exemple qui s’hyperspécialise dans les semi-conducteurs)
Ces trois zones concentrent 87% du commerce international.
Elles commercent avant tout entre elles : 70% des exportations européennes vont à un pays européen.
Le premier fournisseur et client de la France c’est Allemagne, et pour l’Espagne c’est la France.
A partir du moment où vous avez signé un accord intra zone, vous allez commercer avec l’UE.
Il n’y a pas de frais de douanes c’est pour cela que c’est bénéfique.
25 mars 1957 : La création de l’UE
1993 : L’UE devient le premier marché européen
Définition
La composition des échanges
Suivant l’évolution il peut y avoir des vagues de commerce international.
Les vagues les plus flagrantes, se sont celles de produits manufacturés (frigo, ordi, vêtements, voitures) et agricoles.
1900 : Les premiers produits manufacturés représentent 40% du commerce.
20ème siècle : Avec les innovations, 75% des pays ont une progression constante (sauf 1970-1980 où il y a eu un tassement crise pétrolières et 2000-2010 crise Subprimes).
Les accords bilatéraux c’est fini, le prix pétrole a quadruplé et en 1979 survient le 2ème choc pétrolier en Iran qui veut fermer les vannes et durcir la politique de l’OPEP. Le prix du pétrole double.
Actuellement ces produits manufacturés représentent 82,9%.
Explication : Lors de la 1ere mondialisation, les pays riches exportaient ces produits contre des produits agricoles.
Seconde mondialisation : Import et export de produits similaires, ce qu’on appelle le commerce intra-industriel ou intra-branche
Définition
Deux types de commerces intra-branche :
- Commerce de produits différenciés : produits de mêmes secteurs
- Deux sous catégories :
- Différenciation horizontale : produits similaires mais de variétés similaires (Exemple : voiture de même gamme et prix mais de marque différente)
- Différenciation verticale : produits différenciés par la gamme, la qualité (Exemple : vêtements de luxe contre vêtements bas prix) C’est cette deuxième catégorie qui augmente le plus. 75 marques dans le groupe LVMH.
- Commerce de produits décomposés : même produits avec des stades de productions différents
Ces échanges intra-branches représentent 40% du commerce mondial, 70% au sein de l’UE.
Également, les pays en voie de développement importent et exportent de plus en plus de produits manufacturés. Ils arrivent donc à implanter des firmes qui fabriquent ces produits manufacturés.
Enfin, le prix des produits « primaires » (agricole, gaz…) : Lorsque sa part augmente, la part des produits manufacturés baisse (1970).
Pour les produits agricoles : Leur part baisse dans le commerce international chaque année, il y en a de moins en moins.
En 1900, la part des produits agricoles représentait 57% du commerce international.
Mais en 2000, elle se réduit à 9%.
Mais cela ne montre pas une baisse : Prix (en chute) + Volume du commerce international en hause = Augmentation de échanges des produits agricoles x2,6 depuis 30 ans.
C’est moins facile d’échanger ces services, certains ne peuvent pas être échangés, certains sont contraints par une zone géographique.
Ces services représentent 20% du commerce international.
On se rapproche de plus en plus vers une tertiarisation des économies.
Définition
Différentes catégories d’échanges pour ces services :
- Exportation : Achat à la City pour un client en France
- Consommation du service à l’étranger : Client qui va en vacances en Grande-Bretagne
- Services fournis par la maison/société mère à sa filiale : Exemple de Total, LVMH (services informatiques centralisés)
- Personne qui franchit la frontière pour proposer un service (ouvrier détaché).
Les théories du commerce international
Avec le développement du commerce international dès le 18ème, il a fallu organiser et théoriser (rôle d’un économiste) le commerce international.
Emballement du commerce international : 30 glorieuses (Fourastié)
Période de relance : Après guerre
Pendant la période des 30 glorieuses, pour sortir de la guerre on était parfois à une croissance à 2 chiffres, et la moyenne chaque année était aux alentours des 5-6%.
1945-1973 : Période qui ne devrait pas se renouveler.
Facteurs :
- Société de consommation
- Développement du travail féminin
- Plus récemment : Le développement d’internet, des loisirs, de la santé (qui est de plus en plus chère)
Cependant :
- Triade qui en profite en plus de quelques pays émergeants.
- Pays qui sont en retard, le fossé se creuse (besoins primaires non satisfaits).
- Externalités négatives : Containers, pollution, ressources naturelles qui disparaissent -> car le commerce international existe avec le profit et la croissance
Des théoriciens ont tenté d’expliquer ces différents cycles de croissance.
Les origines théoriques
Adam Smith (anglais) est le précurseur au 18ème : Pour lui, chaque pays va se spécialiser naturellement.
Chaque pays va se spécialiser là où il a un avantage absolu (coût de production plus faible)
Toutes les autres productions on va devoir les importer.
Nécessité du libre échange (laisser faire, laisser passer) mais certains pays n’ont pas d’avantages et ne savent pas comment faire (pas de richesses naturelles, pas d’accès à la mer, pas de savoir faire)
David Ricardo est aussi un auteur classique anglais et il va répondre à la question de Smith.
Chaque pays doit se spécialiser là où il y a le moins de désavantages.
C’est-à-dire là où la productivité est la plus forte ou la moins faible par rapport aux autres.
Ici il y a deux éléments :
- On ne donne plus la valeur des choses par rapport au travail nécessaire à la production.
- La productivité du travail va être avancée, il faut être plus productif.
Mais les autres facteurs de productions comme le Capital sera négligé (parfois il compte énormément).
