Economie et société de 1600 à 1715
Une société rentière
Chapitre 1 : Une société rentière
Société d’Ancien régime = expression née pendant la Révolution française. Dans la nuit du 4 au 5 aout 1789 : abolition des privilèges et droits féodaux
Privilèges : marqueur social conçu comme une liberté donnée à certains individus ou groupe qui amène à une société hiérarchisée
Expression d’Ancien régime utilisé par A. de Tocqueville qui a écrit l’ancien régime et la révolution dans lequel il affirme la nécessité de la nation souveraine comme base de la démocratie. Oppose l’ordre ancien à l’ordre moderne bourgeois et libéral. Connotation négative du terme pour dénoncer l’ordre monarchiste et absolutiste. Considérer l’ancien régime comme obsolète. On utilise le terme pour dénoncer le caractère absolutiste. Dénonciation des légitimistes.
Par « ancien régime », on veut montrer que c’est un régime vieillissant, pour Tocqueville ce n’est pas une stigmatisation de l’AR mais montrer que la Révolution est dans la continuité de l’Ancien Régime et non une rupture. Ancien régime = on l’aborde en 1789, (1453 : invention de l’imprimerie, chgmt profond, constitution de l’Humanisme, Renaissance se développe, changements qui font l’ouverture d’une nouvelle période = l’époque moderne
Pierre Goubert a qualifié cette période de « tragique XVIIes » = S’interroger sur cette expression car va à l’encontre de l’image collective. Pourquoi les historiens parlent-ils d’un « tragique XVIIes » ?
Comment les mutations de l’économie ont provoqué des changements dans la société ? Comment ce XVIIes classique est-il un siècle de mutation ?
1715 : mort de Louis XIV
3 dirigeants pendant cette période
France du XVIIes = presque le même territoire, rôle de LXIV d’aboutir à ce territoire = par la guerre ou le mariage (ex : Bretagne). Territoire qui se construit autour du berceau royal et au fil du temps. Provinces + ou – anciennement rattaché à la France, souvent des régions périphériques (Provence, langue d’oc). Territoire qui est une vraie mosaïque de gestions différentes en fonction de l’ancienneté du territoire au royaume (cf. carte = découpage administratif de la France)
Sur ce territoire en 1610 : 18 à 20 M de français dont 90% sont des ruraux
Pierre Goubert veut faire une thèse = étude des populations des temps passés, il va travailler sur Beauvais, et le Beauvaisis de 1600-1730 = école des annales qui est à la recherche de phénomène structurel (natalité, fécondité, mortalité, nuptialité)
Atelier historien cf. One note
Ordonnance de saint germain en laye = "code louis" (1667), texte juridique le + fort, Louis XIV décide que les curés doivent tenir en double les registres dont l'original restera dans la paroisse
Les ruraux travaillent pour obtenir l’oisiveté des 10% restants, le revenu du travail profite à une élite sociale privilégiée.
Organisation née pdt l’époque médiévale avec la structure des 3 ordres :
- Tiers-Etat : paysans sont majoritaires + bourgeois (90%)
- Clergé et noblesse (10%)
Rente foncière = dû à l’exploitation de la terre par le tiers-état. C’est sur ces terres que sont prélevés les taxes du roi (taille), les impôts seigneuriaux (cens), et du clergé (dîme)
è Richesse que la terre produit et sur laquelle le paysan doit payer des taxes
Ajd vision + nuancé du XVIIes, on emploie moins l’expression de « tragique XVIIes », on a une longue période de difficultés ponctuée de moment d’amélioration et de réussite
STRUCTURE = long terme (siècle, millénaire) à caractéristique de la population
CONJONCTURE = évolution à court terme à mvmt de la population, crises démographiques
Structure démographique de l’ancien régime s’oppose à la transition démographique et au régime démographique moderne dans lequel nous vivons. Cette structure change-t-elle au XVIIes ? question de la croissance.
1 européen sur 4 est français (pays d’Europe le + peuplé)
L’économie transforme la société de l’ancien régime (lien fort)
I/ Les cadres de la société rurale
A) La famille
1. Définition
Source = dictionnaire de l’époque l’Académie en 1694 : « FAMILLE = toutes les personnes qui vivent dans une même maison, sous un même chef ». Co-résidence au cœur de la définition de la famille
Dico Furetière 1690 : « FAMILLE = se prend pour un ménage composé d’un chef et de ses domestiques, soit femme, enfant, serviteur » = Co-résidence et parenté. Mot proche du mot « maison » = gens illustres issues d’une même parenté
XVIIes = nouvelle noblesse qualifiée de « noblesse de robe » (droit ex : maison Séguier, Lamoignon), continuité dynastique qui s’explique par l’implantation dans un lieu.
Terme pour la fiscalité : « MENAGE » = ensemble des personnes vivant au même foyer, au même pot et au même feu = unité production et consommation. Possibilité de famille constituée de pls ménages. Pour taxer les paysans, on veut dénombrer (sous Louis XIV avec Vauban) pour recenser le nombre de ménages à taxer. Ménage = un seul indvd, un couple, une famille élargie…
è Structure de base de la société d’ancien régime
Difficulté à pouvoir s’établir, avoir son propre toit et faire vivre sa famille.
Lignage = individus descendant d’un même ancêtre commun, terme en train de changer.
Réseau de parentèle, réseau d’alliance, c’est dans le cadre du lignage que l’on va se marier. Famille peut donner des bonnes places, problème pour LXIV
1669 : Louis XIV interdit aux lignées d’entrer dans les juridictions royales ensemble (baillages, présidiaux, parlement), interdiction à un beau-père et gendre d’être dans la même juridiction, de même pour les lignées jusqu’au 4ème degrés.
2. Structures familiales
Travaux de P.Laslett
2 modèles, 2 France =
Familles élargies : (sud de Nantes à Genève) rassemblement d’un groupe social large sous un même toit, peut être constitué de pls générations + autres couples, enfants mariés avec leur jeune enfant voir des serviteurs (qui eux sont célibataires).
Nourrit l’image de la famille patriarcale car sous l’autorité d’un même chef (= rôle fort sur le destin des indvd, la direction de l’exploitation, et choisi son successeur) à Communauté familiale
On va trouver ces communautés surtout au sud de la Loire, 43 % des familles sont des communautés dans les Pyrénées : identité méridionale
Hérités du droit romain qui investit particulièrement le chef de famille, droit de désigner parmi ses enfants celui qui gardera intact le système familial. Communauté qui sert à conserver le patrimoine = Eviter l’émiettement. Peut expliquer que le monde paysan du sud résiste mieux à la crise économique
Frérèche = descendant d’un même couple qui décident de vivre ensemble pour travailler sur une même exploitation. Pour préserver le patrimoine frère et sœur s’installent. Ils choisissent entre eux celui qui aura la qualité de chef = organiser par un contrat. En moyenne 30 à 40 personnes dans les frérèches (bcp de serviteurs). Le chef est maitre de la communauté et les autres sont parsonniers + démocratique. Famille polynucléaire (= pls familles conjugales)
Famille conjugale : couple et ses enfants non-mariés, donc faculté à s’établir (nord de la France : 81% des familles conjugales), on ne cohabite pas avec ses parents
Obstacle = stock de futurs époux, nombres d’exploitation libre, il faut trouver des terres. Problème : il faut avoir la main sur son exploitation pour être indépendant, le vieillard veut conserver le + longtemps possible son indépendance, il devra vendre ou se mettre en pension chez ses enfants. Question de la sauvegarde de la propriété.
· France de l’ouest (sans la Normandie) = égalité parfaite de l’héritage
· Picardie/ nord : possibilité de mettre en place une inégalité en faveur des enfants masculin (primogéniture masculine)
· Bassin parisien : on privilégie un héritier mais indemnités pour les autres
Au sud : maxi 51 % de familles conjugales mais quand même : Minimum entre 10 et 20 % de familles élargies
En moyenne un couple en France au XVIIes a entre 5 et 6 enfants.
2 Caractéristiques démographiques
· La surmortalité infantile (enfants de – d’un an) = Sur 1000 enfants, 300 meurent (ex : meulan, Yvelines 765 enfants qui ont fêté leur anniversaire à un an, 544 qui fêtent leur 5 ans et 511 qui fêtent leur 10 ans) à forte mortalité juvénile
Pierre Goubert = au XVIIes, il faut 2 enfants pour que vive un adulte (donc 50% de mortalité)
Surmortalité encore + forte en ville
· Age de mariage tardif : on se marie globalement tard (espérance de vie de 28 ans à la naissance) ce qui réduit la période de fécondité (faiblesse de la croissance démographique)
A 20 ans, l’espérance de vie est de 32 ans
Question du mariage se pose à la puberté des filles entre 16 et 18 ans, on veut préserver la puberté des filles. Si mariage tardif = problème
Age du mariage :
- Femmes : 22 – 25 ans
- Hommes : 27-29 ans
Pour se marier, il faut avoir des biens et pouvoir s’établir, donc mariage + tard
En moyenne le mariage dure 17 à 20 ans, ce qui pose un décalage par sexe car l’espérance de vie et de 32 ans. Rupture du mariage par décès des 2 époux (soit à l’accouchement ou de l’homme qui meure)
¼ de remariages, ne posent aucune difficulté à – de 30 ans. Après 30 ans, cela devient compliqué pour la femme de se remarier.
è Famille fracturée par la mort des enfants et des époux
On parle de « famille en miettes » - Michèle Baulant (recomposée)
On passe facilement de la famille élargie à la famille conjugales
Taille des familles varient aussi selon :
· Le sexe du chef de famille
Famille ou le chef est une femme sont + réduite. 30% des familles où le chef qui a + de 55 ans est une femme. Compliqué pour une femme de se remarier une fois âgé donc ménage féminin. En ville ¼ des ménages sont féminins = bcp sont des domestiques qui n’ont pas forcément d’enfants légitimes. La santé masculine est aussi + fragile que la santé des femmes.
· Statut social
A différencier du statut économique (= + on est riche + on a de serviteur qui sont de plus en plus spécialisé)
Statut social = statut nobiliaire, sociabilité ostentatoire (fait de recevoir est indispensable si on est noble), cherche a montrer un train de vie et un statut. On peut recevoir la famille, les alliés
Région du sud de la France : très forte sociabilité masculine, c’est le statut de l’homme de recevoir ses amis.
è La famille conjugale domine en France (la famille élargie est exceptionnelle)
è Patrimoine permet l’établissement de la famille (peut être + ou – grand), importance de la préservation
Famille et un lieu de pouvoir et de contrainte
Atelier de l’historien 2 : LE MARIAGE
Varie en fonction du contexte historique : guerre, paix = bcp de guerre sous le règne de Louis XIV (1 année sur 2) ; famine/prospérité ; épidémies (peste) à crises démographiques
Analyser le rythme des mariages : fonction du calendrier liturgique et agricole (récolte : juil-sept) et mentalités
Temps creux è Avent, mars-avril /Temps de mariage : janvier, février et mai, dbt juin
On ne se marie pas trop en mai car naissance en février pdt le carnaval, on craint que l’enfant soit idiot. Quel jour se marie-t-on le + ? lundi ou mardi entre le lever du soleil et midi
Pierre Chaunu a qualifié le mariage comme un système d’autorégulation de la population. Le caractère tardif du mariage permet de dégager une structure démographique stable. Pour lui, ce mariage est l’équivalent d’un système contraceptif qui réduit la période de fécondité de la femme, donc les populations arrivent difficilement à croitre.
Quelles sont les conditions qui rendent le mariage possible ?
Il faut quelqu’un d’honorable, avec du patrimoine. On peut considérer le mariage comme une association socio-économique de familles qui espèrent résoudre leur difficulté ou améliorer leur situation
Texte de R.Fleuriot qui écrit à son fils Sébastien : condition pour trouver une bonne épouse. Son père est un gentilhomme breton. Il doit se marier en 1623.
Terme honneur revient souvent : épouse doit être sage et bonne, belle, avec du patrimoine (biens), question de l’hypergamie, pas trop dans la haute noblesse (sinon coute chère) et pas « hors de votre pays » (= village autour de 10 à 20 km), pas trop dépensière mais doit être une bonne gestionnaire.
Réglementation qui se met en place. Obligations qui ont fixé le caractère public du mariage = faire la publicité du mariage : 3 bancs de mariage, on informe le village du mariage pour que si ce mariage n’est pas consenti par les familles, il soit annulé. Cela évite les mariages clandestins. Loi de 1629 qui oblige à la publicité. Monarchie veut renforcer le rôle du père au détriment de l’église.
Art 40 de l’ordonnance de 1629 : pour officialiser le mariage, il faut une preuve écrite des parents. Empêchement au 4ème degré. Il faut être majeur : 30 ans pour les hommes et 25 pour les femmes pour pouvoir se marier sans l’accord des parents. On tient des registres. Le mariage a un caractère indissoluble.
Rencontre : par le travail ou pour la noblesse lorsque l’on reçoit = endogamie (se marier dans ce rayon limité de 10 à 20 km)
Accordailles : cérémonie privée, laïque ou l’époux donne un gage (peut-être un bijou pour les nobles ou sac de blé ou autre pour le paysan) à l’épouse. Rédaction du contrat de mariage (très précis), on peut ensuite faire les fiançailles (aspect religieux) avec les familles tjr présente puis mariage (2 ans entre la rencontre et le mariage car organisation des familles). Notion du stock de fille ou de garçon. Si une fille se marie avec un homme extérieur = manifeste leur mécontentement pdt le mariage = charivari
àOn comprend donc que l’affection, amour qui caractérisent normalement la relation de deux personnes qui décident de s’unir n’est pas d’actualité au 17 e s.
Introduction :
L’Ancien Régime peut être qualifié d’époque moderneà1492-1789 (Henri 3/13 et Louis 14 durant cette période).
Ancien régime= expression nait pendant la rev Fr.
Dans la nuit du 4 au 5 aout 1789= ont été abolie les privilèges, les droits féodaux.
1 privilège= liberté donnée à certains groupes ou individus. Expression qui va être popularisée et qui va connaître un grand succès.
Alexis de Tocqueville= utilise bcp cette expression « d’Ancien régime de la révolution » dans laquelle il utilise comme base la nation souveraine.
Ordre nouveau= ordre bourgeois et libéral.
Dans son esprit c’est avant- tout (utilisation de l’expression) pour qualifier ces nouveaux ordres
Mais expression a pris aussi connotations négatives car a servi pour dénoncer l’ordre monarchistes/absolutisme.
Terme qui au départ caractérise la fin du monde des privilèges puis apparait comme une expression qui sert à dénoncer l’absolutisme.
Cette dénonciation de ceux qui veulent un retour à un ordre inégalitaire et à un pouvoir donné au roi.
Ancien Régime= régime vieillissant qui allait à sa propre perte.
Pour Tocqueville il s’agit de montrer que finalement rev est dans la continuité de l’Ancien Reg= ça n’est pas une rupture.
Ex= la construction de l’Etat et de la centralisation= s’est mise en place au 17e s et s’est poursuivie par œuvre de Napoléon= démontre la pensée de Tocqueville comme quoi c’est une continuité.
Il y a des mutations de l’éco qui ont provoqué des changements dans la société. Il y a des transformations invisibles qu’on a du mal à percevoir.
àPierre Goubert qualifie ce 17 e s de « siècle tragique ».
La France du 17e s est presque notre France actuelle, il manque les territoires Alpins et Savoyards. La dernière province à rentrer dans le territoire fr est la Bretagne qui avait résisté pendant longtemps pour ne pas faire partie de la France mais elle a échoué.
Le territoire s’est formé par mariages, guerres, successions. On a des provinces qui sont rattachées à la France (donc Bretagne, Languedoc, Provence par ex). Ce sont des régions périphériques qui en général sont rattachées tardivement. En fonction de la date de rattachement au territoire fr il y a des privilèges donnés aux régions.
àIdée que la France est construite par ajouts successifs= Bourgogne…. Sont des ajouts tardifs mais une fois sur territoire fr vont demander au roi certains privilèges. Elles ne vont donc pas être administré de la même façon que les autres régions.
Gvrts= administrations miliaires= des chefs d’armée sont au service du roi= ARMEE
Généralités et intendances= tout ce qui est économique= ECONOMIE
Parlement= cour de justice=JUSTICE
Il y a 18 à 20 Millions de Fr dont 88% sont des ruraux.
è Atelier historien : la démographie historique
Avec quelles sources connaitre ces populations ? ET comment avoir une vérité historique ?
Les recensements ne commencent qu’en 1861. En France on a créé dans les années 50 un institut national d’étude géographique (INED)
On a des sociologies qui se sont intéressés à étudier la pop des temps anciens. C’est Louis Henry qui a débuté.
Pierre Goubert s’empare de cette question. C’est l’école des annales qui est à la recherche de phénomènes structurels et de la structuration de la société.
Pour faire cette étude il va chercher à connaitre à la fois les structures de population du passé
Structure= natalité, fécondité, martialité, mortalité…
On va chercher à déterminer ce qui fait ou non la croissance démographique.
On est dans une situation de fécondité catastrophique depuis 1 siècle. Hox faire tourner l’éco si on n’a pas de bras ? How faire en sorte que la croissance eco soit présente ? Il y a véritable corrélation entre croissance démographique et croissance économique.
Qu’est ce qui explique cette structure ?
C’est l’ordonnance de Villers-Cotterêts 1539 qui a mis en place une obligation de tenir un registre de baptêmes et de sépultures par les curésàPermet de mieux connaître le royaume. En revanche curés pas très alphabétisés donc difficile comme demande. Une fois l’année civile achevée ils doivent aller porter ce registre au greffe du baillage= permet aux autorités royales de prendre connaissance de la population= utile pour les impôts.
Le baillage= juridiction royale locale
On ajoute en 1579 les mariages.
Ordonnance de Saint Germain en Laye (appelé aussi Code Louis) de 1667.
Les curés doivent tenir en double les registres= l’original dans la paroisse et le second ira aux graffes.
C’est à partir de ces registres paroissiaux que la statistique va pouvoir s’élaborer.
On fait un sondage sur un espace pour identifier sur un espace homogène des comportements géographiques.
Une enquête nationale a été menée à partir de 1980. La recherche fr envoie bcp d’étudiants travailler partout en France sur les registres paroissiaux.
A partir de cela on a pu faire une synthèse, une somme= J. Dupâquier, Histoire de la population française.
How connaître les comportements géographiques en dehors des registres paroissiaux ? On peut utiliser la littérature de l’époque qui est en général plus tournée sur la société que les structures démographiques.
Les écrits du for privé= correspondances privées + écrits mémoriaux.
Epoque moderne= individu s’affirme et va vouloir laisser une trace de son passage donc va écrire de plus en plus de mémoires, de chroniques, les livres de raison, journaux.
Livre de raison= Un livre de raison est un registre de comptabilité domestique comportant également des notations à caractère familial ou local. Tenu par le père de famille, il constituait un aide-mémoire pour l’auteur, mais il était principalement destiné à renseigner ses héritiers. Fréquemment, un même livre de raison se transmettait de génération en génération, chaque chef de famille le tenant à son tour.
àEtude texte « chronique d’une famille angevine »
C’est un document faisant la généalogie de la famille Audouys.
àArbre généalogique
Mise en nourrice= le mécanisme de la nourrice fait disparaitre des enfants.
Hyper-mortalité des enfants.
Pourquoi est-ce qu’ils mettent en nourrice les enfants ? La femme doit retrouver assez vite son statut social. Il y a une cérémonie après accouchement qui se nomme « les relevailles ».
Structure de la population :
Pour ce qui est de structures on a dégagé une forte fécondité avec 18 mois environ entre chaque enfant accompagné d’une forte mortalité infantile= va alimenter la faible croissance démographique Française.
Pierre Goubert a estimé qu’il fallait la naissance de 5 enfants pour avoir une génération qui soit conduit à l’âge adulte.
Comportements :
àLa mise en nourrice
àIdentité familiale (prénoms souvent les mêmes et repris)
àMariage arrangé qui se fait dans le cadre social : Hypergamie (niveau social du conjoint + élevé) /hypogamie (niveau social du conjoint + faible) /Homogamie (même niveau social)
àMobilité sociale= est ce qu’il y a une ascension ou inverse au niv social ?
àBeaulieu apparait comme le lieu de prédilection = sorte de tradition familiale où l’on envoie les enfants pour la mise en nourrice.
àLiens sociaux que cette famille noue avec les autres.
àLe choix des parrains/marraines= membres de la famille qui sont sélectionnés.
àRapport à la vie et à la mort= question de la santéàon est pas du tout dans l’émotion quand un enfant meurt= mort très évoquée dans les textes= relation avec la mort= sorte d’habitude = donc émotions atténuées.
àRapport au corps « fausse couche= éternuement ».
Il est très rare qu’un individu exprime ce qu’il ressent dans les journaux.
I- Les cadres de la société rurale
1) La famille
Société où la rente est un élément principal dans l’économie. Les ruraux (90%de la pop environ) travaillent pour entretenir l’oisiveté des 10% restant. Le revenu du travail profite à une élite sociale privilégiée.
Dans ces 90% on le Tiers Etat constitué de majoritairement de paysans et infime partie de bourgeois.
Les 10% restant sont constitués par le clergé et la noblesse.
àSociété des 3 ordres.
Ce qui est au cœur de cette rente est la terre. C’est l’exploitation de la terre qui permet de récolter cette richesse. L’Ancien régime est une société rentière, et cette rente est d’origine foncière.
C’est sur ces terres que sont prélevés les impôts du roi qu’on nomme « la taille », les impôts seigneuriaux « le cens », les impôts cléricaux nommés « la dîme ».
Rente= produit de la richesse de la terre.
Un noble ne travaille pas, il se bat. Le travail est vu comme ingrat, c’est une punition de devoir travailler.
Conjoncture= sur une période courte sinon c’est une dépression.
On cherche à voir le mouvement de la population et les structures.
Ancien régime démographique s’oppose au régime démographique moderne (dans lequel nous vivons aujourd’hui)
Famille= ménage composée d’un chef et de ses domestiques soit femmes, enfants, serviteurs. (co résidence)
Au 17 e s on voit apparaitre une nouvelle noblesseàune noblesse de robe= une noblesse qui tient son prestige de la maitrise du roi
On emploi aussi le terme de ménage= ensemble des personnes vivant dans le même foyer « même pot, même feu »= unit » de production et de consommation= on peut ainsi avoir une famille constituée de plusieurs ménages.
Pour taxer les paysans on va chercher à dénombrer= on aura des dénombrements de feux
Feu= unité fiscale.
Le ménage peut être célibataire, couple, couple avec enfants, famille avec ascendants. La famille est la structure de base de la société de l’ancien régime.
Lignage = tout un ensemble d’individus descendent d’un même ancêtre aussi bien pour les hommes que pour les femmes.
Le lignage au-delà de cet ancêtre commun est le réseau de parentés sur plusieurs générations. Le lignage permet un réseau de solidarité et d’alliance. C’est dans le cadre du lignage qu’on va chercher à se marier.
Pour faire face à cette puissance du lignage a légiféré en 1669. Il va mettre des interdictions de parentés
Baillage= juridiction royale qui correspond à une circonscription aujourd’hui.
La famille est donc une conception large qui repose sur la corésidence
On parle de communauté familiale dont la constitution repose sur la propriété de biens.
La surface cultivée doit être considérable pour entretenir cette communauté familiale. On va trouver ces communautés surtout au sud de la Loire principalement autour du Massif central.
àEnregistrement
Période de fécondité :
Michèle Baulant parlera de « famille en miettes » = le foyer familial vient à souvent être élargi par des enfants orphelins, des veufs… La famille en miettes est la famille recomposée, élargie sous l’effet de la mort. Selon les régions ces familles complexes sont plus ou moins présentes.
On passe de familles avec structure simple à structure plus complexe.
La taille de la famille peut varier aussi en fonction de certains aléas :
- Les familles où le chef est une femme sont plus réduites mais il y a 30% des familles où femmes de plus de 55 ans est une cheffe. Pourquoi ?= mort du mari=surmortalité masculine liée au fait qu’ils ont des travails physiques plus conséquent mais aussi dû à facteurs naturels.
- On trouve aussi beaucoup de ménages féminins en ville= environ ¼ des ménages= s’explique par un phénomène socio-démographique à savoir que bcp de chef de famille ont des domestiques= on trouvera donc plus de femmes avec enfants en ville=domestiques ont des enfants illégitimes avec chefs.
-
- Le train de vie de la noblesse=
Le statut économique = permet une certaine richesse donc augmentation du niveau de domesticité.
Le statut social= statut ostentatoire= on reçoit sa famille en faisant des salons… La noblesse fonctionne aussi en réseau càd avec des alliés qui sont des membres de la famille avec qui on se montre en public = famille peut donc être très nombreuse. On parle de sociabilité= dans les régions du Sud de la France il y a un très fort taux de sociabilité masculine= société de jeunesse qui alimente cette vie de la France du Sud.
ATTENTION= la famille conjugale est majoritaire en France.
Le patrimoine permet affirmation
On va pouvoir étudier le rythme de la natalité, du mariage…. Les deux facteurs qui peuvent expliquer ce rythme différé (voir le document avec les statistiques) sont=
- Le calendrier liturgique= Avent - 6 janvier ET mars- avril= on se marie très peu. Janvier – février= mariage où l’on peut se marier.
- Calendrier agricole (de juillet à septembre difficile de se marier à cause de la moisson, des vendanges…). On peut se marier entre mai et juin mais le mois de mai est un mois superstitieux car mois du carnaval donc croyances que l’enfant qui naitra après mariage sera idiot.
àPierre Chaunu a qualifié le mariage de système d’auto-régulation de la population. L’idée est que le mariage et surtout son caractère tardif, va permettre de dégager une structure démographique stable. Ce mariage est l’équivalent d’un système contraceptif pour Chaunu qui réduit la période fécondité de la femme et qui fait que les pop arrivent difficilement à croitre. On a donc une stabilité de la structure démographique.
Quelles sont les conditions pour que le mariage soit possible :
- Avoir un patrimoine
- Être quelqu’un d’honorable= honneur et cet honneur repose en partie sur le patrimoine.
àAssociation socio éco de familles qui espèrent résoudre une partie de leur difficulté ou améliorer leur situation en se mariant.
àEtude d’un texte qu’on n’a pas car ne nous l’a pas imprimé :
Même si la résidence familiale s’impose il n’est pas rare que le chef de maison (un homme bien sûr…) loge sa maitresse dans la maison qu’il a avec sa femme.
Le père chiffre à 1200 livre= met le chiffre aussi haut pour atteindre une femme avec du patrimoine qui puisse accepter et donc = hypergamie.
Le père réclame que son fils prenne une femme pas trop dépensière, assez belle tout de même, qui sait s’occuper du ménage, capable de faire des enfants.
àOn comprend donc que l’affection, amour qui caractérisent normalement la relation de deux personnes qui décident de s’unir n’est pas d’actualité au 17 e s.
« Il faut du bien pour pouvoir paraitre dans le monde »
On fait la publicité pour les mariages= 3 bans du mariage = On publiait les bans plusieurs semaines à l’avance, trois bans sur trois semaines depuis le XVIe. Le mariage était un acte public, tout le monde savait que X allait épouser Y, et l’on pouvait s’y opposer. Les portes de l’église restaient ouvertes pendant la cérémonie, sous peine de nullité.
1629=
On va tenir un registre + le mariage a un caractère indissoluble= seule la mort peut rompre l’union= la coutume est de se marier dans la paroisse de l’épousée.
Il faut trouver la bonne femme dans un rayon de 10-20km= proximité= plus pratique pour faire rencontrer les familles. C’est l’endogamie= se marier dans un rayon de proximité.
Déroulement de cette vie :
àLa rencontre
àLes accordailles= promesse de mariage avec un bijou (pour les nobles) ou sac de blé…(pour les paysans)
àLes contrats de mariage
àLes fiançailles
Puis délai très court entre fiançailles et mariage
àLe mariage
è Il peut se dérouler 2 ans entre la rencontre et le mariage.
Le mariage se déroule quand même avec un certain nombre de libertés mais ils doivent tout de même respecter un certain nombre de critères.
Mais pas que des mariages arrangés aussi mariages d’amour.
On se marie plus tardivement en ville qu’en campagne. On a une noblesse qui est en train de se diversifier. Dans cette noblesse= ducs et pairs = le mariage est précoce= les filles sont mariées autour de 2 ans et les garçons autour de 25 ans. En se mariant très tôt ils ont une descendance limitée= signe d’un début de fécondité artificiel lié à des méthodes contraceptives qui sont employées= montre un changement démographique liée à la naissance.
Néanmoins sur l’ensemble de la pop française on constate tout de même une élévation de l’âge du mariage tout au long du 17e s.
2.1- La communauté villageoise
On l’appelle aussi la communauté d’habitants= c’est le village. La cellule villageoise est très stable= ¾ des garçons choisissent parmi le « stock de filles du village » et 4/5 des filles choisissent un garçon du village et jamais à plus de cette dizaine de km.
On a très peu d’épousées qui sont nées en dehors de la zone de mariage= très peu de mobilité géographique. Seulement une dizaine de pourcent qui va aller en dehors de cette zone peut-être parce qu’ils n’ont plus les moyens de rester. Ceux qui sont venus pour un travail saisonnier ont tendance à y rester s’ils trouvent une fille dans le village= mai pas bien vu car venu d’un village voisin ou d’une autre province= il est donc appelé forain ou horsain (=étranger).
ATTENTION= étranger à l’époque veut dire celui qui vient d’une autre province mais tjrs en France et qui peut avoir un dialecte différent mais n’est pas un étranger du genre espagnol ou italien.
Il y a aussi les soldats= obligation pour les paysans à loger les troupes= les hommes qui sont sur les chemins peuvent trouver une épouse et se refaire une nouvelle existence. Ces apports extérieurs sont plus présents lors des périodes troublées notamment lors de la guerre de 30 ans (1618-1648).
Le village est une société en réduction qui cherche à préserver son harmonie et sa solidarité. Le seigneur est à la tête de ce village il fait partie des gentilshommes. Le seigneur habite dans un manoir. Les nobles sont toujours supérieurs à un bourgeois et leur statut leur donne la garantie d’une prééminence sociale. Dans certains villages le gentilhomme a disparu et est remplacé par seigneur d’origine bourgeoise.
Il y a aussi le curé qui est une figure d’autorité et est le détenteur des secrets individuels (avec la confession). Il y a aussi les notables du village= représentants du seigneur = ceux qui travaillent pour lui. Il y a aussi la fonction de receveur des imports du seigneur.
àCes gens sont appelés notables seigneuriaux.
Dans la paysannerie on a une élite paysanne appelée « les laboureurs »= sont des exploitants agricoles qui possèdent des terres mais qui en louent aussi= peuvent avoir de vastes terres où ils emploient de la manœuvre= le brassier ou le manœuvre= gens qui vont être salariés chez ce laboureur. Ils sont en capacité de dégager des stocks de blés en plus= donc en vendent= donc argent= peuvent prêter de l’argent = nommé le prêt ou l’usure. On est dans une société où l’argent circule davantage. En période difficile= les petits paysans vont voir le laboureur est obtenir de lui une solidarité qui est indéniable et lui demander de l’argent. Cela peut être aussi un prêt de bien comme du blé … Dans les villages les plus peuplés on va trouver aussi un notaire ou un tabellionàquelqu’un qui sait écrire et qui est capable de produire des actes notariés comme contrat de mariage, inventaire, acte de vente.
Inventaire= après décès contrat qui récapitule tout ce qui s’y trouve=très minutieux = permet d’identifier le mode de vie de cette population.
Acte de vente= achat maison, terres…
On rentre donc dans le mode de vie. Tout une réflexion sur la structuration de la société.
Le notaire va être aussi mobilisé pour des procès= car il sait écrire.
Dans les bourgs peu peuplés notaire a souvent un greffier.
Le reste de la population ce sont des manouvriers= ceux qui n’ont pas de terre comme les bergers.
On a donc les petits paysans, les artisans et tous ces gens ont un statut assez précaire= selon les aléas de la conjoncture ils peuvent basculer d’un statut à l’autre.
àLa précarité
Dans cette communauté= on a des pauvres. La communauté accepte le pauvre, il en fait partie. Le pauvre est vu comme le Christ souffrant. Cette charité va permettre aussi de sauver son âme. On va trouver parmi ces pauvres de nombreuses veuves sans ressources, des vieillards sans familles.
Communauté= grande solidarité/monde assez clos/hostile aux vagabonds, bohémiens= population flottante= pop qui n’a plus d’habitats et qui va de village en village pour y trouver de la ressource. Sont hostiles aussi aux seigneurs urbains qui sont rentiers et qui vont vouloir acheter des terres aux gentilhommes qui ont besoin de vendre leurs terres. Ces bourgeois qui achètent ces terres sont très mal vus (à revoir).
La communauté d’habitants forme alors un corps= groupe d’individus socialement et eco liés avec à l’intérieur des statuts sociaux différents. Ce corps va être reconnu par la monarchie.
2.2 un corps reconnu par le droit coutumier et la monarchie.
Le MA= règles orales et qui peu à peu ont été fixées mais ne s’appliquent pas à tout le pays= à certains territoires= la monarchie va chercher à imposer un droit supérieur par rapport à ses coutumes et à imposer le droit royal.
Personne morale= peut posséder des terres= elle peut donc vendre, conclure des accords, aller en justice= donc pas mal de pouvoir mais a aussi des devoirs. Elle doit entretenir et gérer ses biens et assurer des services aux habitants. Elle doit aussi assurer une part de l’administration royale= le roi délègue à la communauté un certain nombre de taches à entreprendre.
Cette communauté est aussi synonyme de paroisse au 17e s = c’est-à-dire que le village et la communauté se superposent.
C’est l’unité de base fiscale qu’il y a un impôt annuel royal= la taille.
On a un terroir=
L’ensemble des champs forment « l’ager » = ce sont les champs labourables dont la finalité est de produire des céréales.
Il y a une corrélation entre la production céréalière et la démographie. On a un système d’autosubsistance= on produit pour se nourrir. C’est sur ces champs que la fiscalité porte, que ce soit la fiscalité seigneuriale ou royale. Il y a bcp de prélèvements sur ces terres. Ce qui en grande partie explique la difficulté à produire sur ces terres c’est la difficulté à fertiliser ces terres.
àDoc n°2 : une crise démographique dans l’Agenais (1692-1694)
La disette= si celle-ci persiste l’année suivante = on bascule dans la famine. Le blé a vu son prix augmenter puisqu’à la fin de l’année 1692 en décembre le blé a augmenté jusqu’à 25= signifie que blé est rare donc plus cher= offre et la demande.
Disette= Manque de ce qui est nécessaire à la vie, et en particulier manque de vivres, pénurie
On s’attendait à une abondante récolte mais la pluie a gâté la récolte= « été pourri ». Dans le Sud de la France= production du maïs qui demande de l’eau et température assez chaude.
On produit aussi des légumineuses= sont cultivables ds des sols moins riches= ex : pois…. La patate on la connait mais pas considérée comme un aliment que l’on puisse manger= tout ce qui pousse sous terre est mal considéré, on ne mange que des plantes de surface.
On produit céréales : blé, seigle.
On voit qu’on fait les vendanges à la Toussaint alors que de notre temps elles se font à partir du 20 aout= cgmt climatique/optimum climatique.
Signe que toute l’éco paysanne dépend de ces conditions météorologiques et de la capacité à fertiliser les sols avec la fumure = fumier.
C’est la communauté d’habitants qui décide quand on récolte= car récolte au même moment= gestion collective du terroir= solidarité dans le travail avec possibilité de donner un coup de main.
àLa sole ?
Le terroir n’est pas uniquement constitué de bonnes terres, il est constitué de saltus= terres peu rentables, landes… qu’on décide ne pas exploiter.
Mais on utilise quand même ces saltus pour faire de la cueillette, on récolte champignons. Donc il faut en assurer la protection, ne pas piller les ressources de la forêt ou landes car on en a besoin continuellement= volonté de protéger du monde extérieur. Les seigneurs voudraient récupérer ces terres= bois= chauffage.
Les espaces qui constituent le terroir : les manses/les saltus/ager
Manse= sont des parcelles où abrite maison, sont délimitées, clôturées= jardin où il n’y a pas de taxe et où culture est libre même si superficie bcp plus petite qu’un champ. On est sur une communauté d’exploitation agricole= on se met d’accord sur ce qu’elle est.
Possibilité de dégager des ressources des biens communaux. Fermage et possibilité de faire des emprunts.
La communauté d’habitants va décharger l’autorité royale d’une partie de son administration et organiser le prélèvement de l’impôt. Le prélèvement de la taille se fait par la commu d’habitants elle-même.
2.3 Les organes de représentation de la communauté
Cette assemblée des habitants n’est pas l’assemblée de tous.
On a la commu qui va mettre en place une assemblée. On réunit que les chefs de familles, le curé et le seigneur.
Selon les régions on a une organisation plutôt différente, la réunion se tient à la fin de la messe du dimanche. Dans le Nord cette réunion se fait directement dans l’église après la messe et dans le Sud il y a maison commune.
On se réunit 2/3 fois par an pas plus= on va élire des représentants appelés officiers municipaux (= des syndic et consul) et prendre des décisions importantes. Parmi les chefs de famille certains vont être choisis pour représenter la communauté en tant qu’officiers municipaux.
C’est le seigneur qui choisit les officiers de l’Assemblée dans certaines régions.
Le garde messier/garde champêtre= garde les bois, facteur= protéger les bois, distribue le courriel….
Ces assemblées sont dominées malgré tout par les familles les + anciennes et les plus riches= s’imposent malgré tout, les laboureurs. Bcp de décisions viennent de notables= montrent leur pouvoir.
Les chefs de famille les + pauvres assistent assez rarement à ces assemblées. Ce sont les « gros laboureurs » qui peuvent s’occuper des affaires de la communauté.
Dans ces assemblées on va trouver de + en + le maitre d’école. Cette assemblée doit rendre le service aux habitants. Il va falloir au début de la moisson que l’A se réunisse pour rémunérer quelques paysans qui seront chargés de surveiller la protection des vendanges.
Elle veut conserver les droits et les privilèges qu’elle a.
2 privilèges :
-
Terres communales= concession par le seigneur
La commu paysanne entend bien défendre ses biens mais posent un problème car appauvrissement de ces paysans donc il va falloir trouver un moyen pour eux de résister à la perte de leur bien.
Alleu= terre sans seigneur= villageois pas envie que ces terres redeviennent terres appartenant au seigneur= conflit entre villageois et seigneurs
Protéger biens commu= assurer aussi bon fonctionnement d’équipement public comme four commun, lavoirs… Mais un certain nombre de ces biens appartiennent au seigneur.
On a les équipements seigneuriaux et communaux.
Seigneur= moulin/pressoir/four à pain.
Il s’agit de couvrir tous les besoins des habitants et garantir la protection de ces besoins. En dehors de cela il y a aussi les besoins les + culturels. On voit se dvlp au 17 e s le dvlp d’écoles communales= Assemblée a mis en place écoles= donc vont devoir payer un maitre d’école.
De plus il faut payer le soin aux pauvres malades et aux invalides = communauté= assistance publique= 17 e s = siècle qui est tragique = dvlp de la mendicité et communauté des habitants va être de + en + dépourvue face à l’ampleur du pb.
Qd la commu a suffisamment d’argent= elle va payer pour ne pas loger les soldats car n’ont pas des mœurs très civilisés (ils violent les femmes des villageois, sont violents…). Si la commu en a les moyens elle va donc négocier avec le chef de garnison de ne pas loger les soldats.
Après les habitants= il y a aussi le service de Dieu. Le terme de curé s’emploi. Contrairement au MA ce n’est plus l’évêque qui donne ce bénéfice c’est très souvent le seigneur.
L’ordonnance de 1667= leur demande des taches de + en + complexes et vont devoir diffuser les ordonnances royales en faisant connaitre les décisions prise par le roi aux habitants. Le curé fait donc lors de la messe les infos= il annonce la vente des biens publiques, la justice= publicité d’informations= l’éloigne de la pastorale car taches plutôt laïques. Pour monarchie moyen de faire connaitre aux analphabètes les infos et moyen de rapprocher la royauté du peuple. Le curé est soumis à une petite tutelle des communautés d’habitants qui dirigent messes ???
Le calraretier= ???
Processus de laïcisation qui se met en place.
àego histoire
Le 17 e s= siècle où les campagnes sont menacées par les brigands, maraudeurs. Cette commu d’habitants a pour valeur l’hospitalité donc quand un individu vient frapper à la porte pour chercher un gite, le paysan l’accueille mais il peut s’avérer parfois que ce soit un brigand qui va violenter la femme du paysan et voler les ressources.
Les soldats qui perdent leur solde, et qui ne sont plus rémunérés basculent dans le système de brigandage. En ville on a aussi le gai qui assure la sécurité de la campagne.
è La paroisse= elle a des biens. Assemblée constituée de marguillers qui gèrent les biens matériels de la paroisse= achète les ornements liturgiques mais reçoivent aussi dons qui lui permettent d’agrandir le bâtiment de l’église.
Fabrique= assemblée de paroissiens qui s’occupent de biens matériels de l’Eglise.
è On retrouve « l’église tridentine » où à partir de 1563 se met en place la réforme catholique. Tout le 17 e s fonctionne avec l’idée que l’Eglise catholique doit triompher donc investissement architectural d’ornements pour embellir les églises. Art baroque du 17 e s amène cette idée de triomphe de l’Eglise catholique si la commu en a les moyens elle va investir pour l’embellissement du cœur ou de la façade de l’Eglise. Les ressources de la paroisse sont :
- La dime qui est prélevée par les décimateurs= 1/10 des récoltes va être prélevé, on mettra ces récoltes dans les dîmières. On parle de « portion congrue ». Le curé a un niveau de vie tout à fait convenable. C’est une Eglise qui veut s’imposer face aux protestants.
1685= révocation de l’Edit de Nantes
Obligations mises en place :
- Payer l’impôt royal nommée la taille, il est collecté par la paroisse (le village + paroisse= unité de base fiscale). Ce sont les collecteurs qui vont se charger de collecter l’impôt. Ces collecteurs se voient attribuer un montant qu’ils ont à payer au roi. Ce montant est fixé dans les pays d’élections (voir carte distribuée) par le roi qui représente ce pays. Il va falloir ensuite répartir par provinces ce montant que souhaite le roi. Le montant est fixé en juillet. La taille représente environ la moitié des ressources royales= donc roi de France a absolument besoin de cet argent, essentiel pour lui. L’intendant àélusàcollecteursàpaysans. A savoir que cet impôt concerne les campagnes et non pas les villes qui sont exemptés de cet impôt.
Pays d’élection = pays les + anciennement attachés à la monarchie et pays d’Etat= les + récentes.
C’est l’Assemblée qui va fixer pour chaque paroisse le montant. (A revoir)
Ds ces pays d’E=états on est sur ce qu’on appelle une taille réelle.
Un cadastre= carte avec délimitations très précises pratique quand il y a des conflits entre voisins. Mais n’existe pas partout, essentiellement dans le Sud. Il faut parfois réactualiser ces compoix car défrichement, changements de taille des propriétés. Grâce à ces cartes on va pouvoir taxer plus les paysans qui ont des plus grandes parcelles= plus grande justice fiscale. Les collecteurs vont pouvoir s’appuyer sur ces registres.
Dans le Nord on est sur une taille personnelle= on va chercher l’argent en fonction de leur « supposés revenus ». Injustice sociale quand même car le coq du village (le chef) aura tendance à devenir collecteur pour payer moins d’impôts.
Les paroisses sont essentielles à la monarchie.
2.4-L’affaiblissement des communautés d’habitants
Les habitants vont recevoir des loyers. Ces biens qui sont des biens communaux sont inaliénables. La commune ne peut pas les vendre mais peut les louer. ATTENTION AU TERME COMMUNE. Les ressources sont réellement des biens communaux. Qd il y a coup dur l’Assemblée villageoise peut emprunter (vu plus tôt).
De 1560 à 1700= temps troubles car période de guerre= première fois que l’on a commencé à vendre des biens communaux en vue de la période qui s’avère être très difficile. Les régions au Nord Est, Bourgogne, Champagne... ont été marquées par ces difficultés car doivent payer la taille mais aussi rembourser leurs emprunts. La monarchie a décidé de réagir car elle veut que ces communautés d’habitants retrouvent une certaine autonomie au niveau de leur bien mais surtout parce que royauté veut sa taille aussi.
Colbert en 1660 veut donner plus de souplesse financière aux habitants il réaliste une loi= édit de 1667= permet aux communautés de rentrer en possession des biens qu’elles auraient vendus depuis 1620. Le roi leur donne 10 ans pour ces commu de racheter ces biens et ainsi interdire toute vente. En 1683/1687= interdiction aux communautés de vendre, d’emprunter sauf s’il y a la peste et sauf pour le logement des troupes et sauf si la nef de l’église venait à s’effondrer= tout cela est une technique pour que les commu liquident leurs dettes.
Les résultats qui s’étalent sur environ 30 années= les dettes ont été liquidées mais les communes n’ont pas récupéré leurs biens communaux puisqu’on est dans une période déflation = le prix des emprunts ne vaut plus rien. Ces biens communaux avaient été accaparés par des seigneurs et des bourgeois donc communauté d’habitats sort appauvrie et elle est de + en + soumise à l’autorité monarchique. Cette autorité monarchique est incarnée par l’intendant qui devient le tuteur du village car c’est son rôle de vérifier la bonne gestion de l’A des habitats= va être le contrôleur des comptes.
3- La seigneurie
La noblesse se trouve principalement dans le Sud du diocèse= voir carte. On a des seigneuries aristocratiques et bourgeoises. Quand on est bourgeois il faut acquérir des terres, être bourgeois ne suffit pas.
On constate aussi que des seigneurs ont des terres à Beauvais alors qu’ils viennent d’ailleurs= permet de donner à l’Eglise des terres en cas de salvation de l’âme.
On utilise le terrier= registre dans lequel sont inscrits toutes les propriétés et les droits d’un individu. La seigneurie socialement est hétérogène.
Marc Bloch a réfléchi à ce sujet et démontre que même s’il y a un dvlp de la seigneurie bourgeoise cela n’a pas détruit la seigneurie du MA.
E. Labrousse a montré que le lien seigneurial est la structure de base essentielle de la vie quotidienne sous l’Ancien Régime.
Un village peut être soumit à plusieurs seigneurs= un terroir peut correspondre à plusieurs seigneuries. Le seigneur n’est pas tjrs un noble même si la noblesse reste majoritaire. Ce seigneur n’est aussi pas toujours présent car s’il est bourgeois il vit principalement en ville. Le seigneur peut aussi être un laïc ou un ecclésiastique. N’importe qui peut acheter une seigneurie, il suffit d’être riche et par cet achat de terres on va acquérir une dignité qui peut masquer l’origine roturière (= ce mot signifie qu’on appartient au 1/3 Etat). Les bourgeois sont friands ce ces seigneuries qui leur permettent d’atteindre cette illusion de noblesse et ainsi hausser leur statut.
àLa réserve = corvées
2) Directe seigneuriale= terre exploitée par tenanciers = (pas certaine). Les tenanciers sont dépendants du seigneur car la tenure va identifier ce statut.
-Le cens
-Le champart= autre taxe qui est en nature. Le champart est prélevé après la dîme
-Le lods et ventes= partie de la vente qui revient au seigneur.
3) Les biens communaux= concédés aux villageois.
Dans ceux qui reprennent les biens le seigneur fait pression pour récupérer ces biens comm qu’il aimerait récupérer (déjà dit plus tôt).
Le seigneur exploite ou non la terre notamment par l’intermédiaire d’un officier seigneurial= il est rémunéré.
Cet individu a acheté son emploi= il ne sera pas directement rémunéré par le seigneur mais par le fruit d’exploitation de la terre= il obtiendra un pourcentage en fonction du taux de récoltes.
Le pouvoir de commandement, de ban qualifie le seigneur, il doit garantir la police et la justice dans sa seigneurie.
Les avantages d’un seigneur :
La justice seigneuriale au cours du 17e s diminue au profit de la justice royale, le pouvoir seigneurial est donc affaibli mais à l’échelle locale il reste quelqu’un d’important. C’est lui qui commande la vie quotidienne et c’est lui qui décide quand on commence les moissons. Il peut vendre le vin une fois la vendange faite car à ce moment les prix sont le plus haut donc en profite. Il a aussi son banc dans l’église au plus près de l’hôtel. Il a un droit symbolique= seul le seigneur a le droit d’avoir un pigeonnier sur son terrain. Il a aussi le droit de chasse.
Il y a les banalités=
àEtude texte : L’emprise seigneuriale les droits de banalité : la paroisse de Villabé et Coupeaux (1671) :
- Se réunissent pour faire une réunion= assemblée des chefs de feu= ils sont + d’une trentaine= 30 ménages = 1 ménage= environ 5 enfants+2 parents=village avec environ 150 personnes.
- Assemblée de chefs composée de paysans dont laboureurs, bergers, vignerons, marchands, curé, seigneur.
Les rangs sociaux et les persos les + importantes parmi cette assemblée :
- Le curé + les marguillers
- Marchand + laboureurs
- Vignerons + bergers
Le seigneur est duc et pair= haut rang + maréchal de France + chevalier des ordres du roi, chef du conseil royal ès finance= il est donc très proche du roi. La communauté paysanne va donc céder plus facilement à ses exigences.
On a deux types de droit sous l’Ancien Régime=
- Le droit écrit (appliqué dans les régions méridionales).
- Le droit coutumier
Le seigneur veut écrire les lois pour que ça laisse des traces et en cas de contestation d’un paysan le tribunal s’appuiera sur les textes écrits. Seigneur limite donc conflits avec ces paysans= recourt à l’écrit qui devient pour un certain nombre de seigneurs une arme de pression contre les paysans.
Le moulin= utilisation obligatoire= le paysan pour moudre son grain doit en laisser une partie mais s’il ne le fait pas on lui prend ses bêtes + amende.
La confiscation est importante et concerne encore une fois les bêtes. Les bêtes qui sont destinés au transport et au labourage. Le seigneur va mettre en place sur le rouage des produits. Ce texte démontre l’ampleur du prélèvement seigneurial qui, si on ajoute la dîme, représente 40 % de la production agricole.
àPierre Goubert et J.Meuvret
Dans certains territoires il existe des terres sans seigneur= ce sont les alleux= terres libres. En Auvergne et dans le Midi on trouve encore des terres libres. Pour la France du nord on dit nulle terre sans seigneur » et pour le Sud c’est « nul seigneur sans titre ».
Là où le prélèvement est plus fort ce sont des régions plutôt pauvres comme le Poitou ou la Charente. 40 % pour Bretagne par ex et 20% pour les bassins parisiens…
Lien entre alleux et pression fiscale
àNicolas Delacour est devenu une notabilité du village, de l’assemblée.
Laboureur propriétaire / laboureur locataire = bail à ferme. Ces laboureurs ont suffisamment de terres. Le laboureur à 130 h de terres à la fin de sa vie = grosse fermes, durant sa vie il a pu dvlp son exploitation de près de la moitié. Il laboure avec des charrues = il en a donc 3 à 4 charrues avec des chevaux ou bêtes à cornes= montre ampleur de son exploitation avec en plus des salariés qui travaillent pour lui.
Habillé de noir sur son cheval et armé, il parcourt les routes car il a aussi une fonction de collecteur d’impôts. Il récupère le champart. Il se doit de maitriser les parcelles pour savoir combien un paysan doit payer en fonction des hectares. Il est appelé « maître » et va aussi devenir banquier rural= il va prêter de l’argent avec intérêt= c’est l’usure. Il est dans une volonté opiniâtre de se faire rembourses, ses prêts sont garantis car les paysans doivent faire des hypothèques et s’ils arrivent à payer le maitre de la cour va réaliser une procédure et demandera de l’argent tiré de la maison u terres des paysans. Il est aussi lettré= indicateur important pour l’époque. Il a su dvlp cette capacité à écrire. L’écriture est un moyen de domination. Il a tout un réseau constitué autour de lui = laboureurs + aristocraties.
Le laboureur quand il parcourt les terres, part avec ses petits enfants de 15 à 25 ans pour semer la terreur.
1635= France rentre dans la guerre de 30 ans et le cardinal Richelieu qui décide de faire un tour de vis fiscal. On a aussi augmenté le prélèvement de la taille + variations climatiques = au 17 e s un certain nb de laboureurs pourtant aisés vont devoir emprunter à leur seigneur. Entre 1648 et 1653= bcp des laboureurs ont dû emprunter à leur seigneur mais n’ont pas pu rembourser. S’ils ne peuvent plus rembourser, ils vont devoir vendre leurs terres= vont perdre du pouvoir= déclassement dans la société.
àAtelier de l’historien : le monde du paysan à travers la peinture et la littérature :
Tableau= Louis Le Nain : le repas paysan 1642
3 paysans sont attablés autour d’un pichet de vin et une croute de pain. Ici sont réunis 3 paysans différents : Celui du milieu fume la pipe avec un regard assez direct.
La pièce est rudimentaire, le pichet est en terre cuite (pas en étain donc pas une grande richesse), le petit garçon tient dans ses mains un violon= à savoir que flute et violon font partis du monde paysan= pax forcément pour monde aisé.
Le troisième individu apparait bcp plus fatigué avec des habits troués, son fils habillé de la même façon est derrière lui. Ils sont pieds nus.
Les couleurs sont très sombres.
Depuis la Renaissance= ligne de fuite qui permet la profondeur dans un tableau. Ici le point de fuite est le pain. Idée que l’artiste a donné représentation factuelle du monde paysan. Au-delà des lignes on a une couleur qui s’impose dans le tableau qui est le blanc. La lumière vient du bas du tableau à droite= on peut croire que c’est une cheminée qui éclaire= rend la chose assez artificielle car la fenêtre en haut n’éclaire rien.
Celui avec les pieds nus peut être un vagabond venu demander l’hospitalité.
On est dans la solidarité= partage du vin, du pain, de la pipe. Les menins sont au service d’un curé. Pourrait représenter le dernier repas du Christ.
Eucharistie=Chez les chrétiens, et plus précisément chez les catholiques, l’Eucharistie est la célébration du sacrifice du corps et du sang de Jésus Christ présent sous les espèces du pain et du vin.
Fermier= celui qui a loué des terres à un paysan plus riche.
àTrois descriptions fameuses de la campagne par des écrivains du Grand Siècle
1) Travail agricole vu comme un divertissement avec « gaiement » ; « jolie chose du monde »…
2) Le texte nous renseigne sur la manière de récolter le blé.
3) Le Bruyère décrit les paysans comme des animaux= animalisation de l’individu qui travaille à 4 pattes, brûlés par le soleil. La maison paysanne est extrêmement rudimentaire où l’on vit à même le sol dans une pièce unique où l’on vit avec le bétail pour se chauffer. Ce sont les manouvriers qui sont ici décrits.
Les conditions climatiques ne sont pas les mêmes en fonction des régions de France= Nord= openfield, champs ouverts.
Dans le Sud= champs bcp plus légers, moins de nutriment dedans + compliqué de récolter.
En France du Nord le temps est incertain donc on laisse sécher le blé s’il n’est pas suffisamment sec, où le bât. Ces textes nous renseignent donc sur les techniques agricoles. Il faudra attendre 1740 pour un réel changement dans la manière de cultiver… Jusqu’à là il n’y a pas de mutations dans les techniques agricoles. C’est un travail très physique= certains sont uniquement dépendants de leurs mains et qui doit donc aller s’employer chez un autre paysan= condition la + dégradée du monde paysan.
Conclusion de l’atelier de l’historien
Les historiens ont besoin de toutes ces preuves, œuvres culturelles. Mais il faut faire attention car les œuvres sont vues pour chacun d’un point de vue personnel donc pour cela on peut analyser l’auteur, le peintre pour apprendre ses conditions de vie.
On a une superposition de multiples crises avec la fronde= La Fronde (1648-1653) est une période de troubles graves qui frappent le royaume de France alors en pleine guerre contre l’Espagne (1635-1659), pendant la minorité du roi Louis XIV (1643-1651).
Régence= périodes de forte instabilité politique car tous ceux qui veulent le pouvoir vont tout faire pour l’obtenir. On a de nbx troubles civils durant cette période. On est en période de guerre internationale + guerre intérieure + le temps se dégrade= la météo à partir de 1600 est appelée « petite âge glacière » (Emmanuel Le Roy Ladurie).
àProcès-verbal des pertes d’un fermier briard, 1653 : (document)
Il est dans l’incapacité de payer le loyer à son propriétaire, il explique lors de son procès la raison pour laquelle il n’a pas payé son loyer, il souhaite obtenir un rabais de la justice.
Les bleds= céréale la plus nourrissante et représente environ 2/3 du terroir. C’est la plante que l’on sème à l’automne et qu’on récolte en juillet/aout de l’année suivante. Mais intempéries de l’hiver= ont noyé les plantes.
Des quintaux.
L’avoine=céréale de pauvre (plus pauvre que le blé) on la récolte en juillet/aout. Permis la survie de la pop si le blé n’a rien donné= filet de secours. La mauvaise récolte de 1651 puis 1652= les gens de guerre se sont servis dans les greniers où l’on stock les céréales pour l’année. Les gens de guerre ont aussi pris du mobilier, des ustensiles, du linge d’une valeur de 1200 livres, cette valeur montre qu’on est chez un laboureur en vue de son aisance.
Ensuite on voit qu’il y a eu en plus des troupes : la grêle = redoutée par les paysans et perçue comme un châtiment divin. Les soldats ont fait langer leurs chevaux dans les champs des paysans.
Les paysans doivent loger et nourrir les soldats mais cela pèse sur le budget paysan= mais faire nourrir leurs chevaux= pas très légal.
Le bétail= ovins = donc ici des moutons= besoin de bergers= permettent la fabrication de la laine= très convoitée pour fabriquer le textile.
Le foin.
Les terres de vignoble qui permettent un bon rendement + « charrettes »= figure d’un fermier laboureur qui n’est pas propriétaire de toutes ses terres, il en loue mais est dans l’incapacité de payer son bail donc espère une diminution de celui-ci pour être en capacité de payer ses terres.
L’auteur du texte s’en prend à ceux qui décident. Il met en évidence le fait qu’il avait des chevaux. Les chevaux+ charrette + charrue= ce qui fait le capital du laboureur.
Pour sauver sa peau, il emprunte à quelqu’un qui est certainement seigneur d’une partie de ses terres = solidarité au sein du village.
Cette année 1652= terrible = passage et repassage de troupes qui viennent loger sur le pays, se servir à volonté.
II- Les bénéficiaires de la rente foncière
1) La ville et le prélèvement du revenu agricole
Environ 35 hab/km2. Une variation forte entre les régions marécageuses et landes. La croissance est plutôt modérée
Taux d’urbanisation = Bassin parisien avec environ 20 % de pop urbaine.
En France aug de la pop urbaine=on passe de 3 à 4 millions de citadins.
Les plus grands pôles :
-Paris à la tête du royaume, atteint 500 000 habitants en 1700= s’explique par le cumul de fonctions= politique, eco…
àMacrocéphalie.
-Lyon qui atteint 97 000 habitants
-Rouen = grand port fluvial, ville commerçante sur le plan du textile, elle a 64 000 habitants.
-Lille= 55 000 habitants
Bordeaux, Nantes, Toulouse, Marseille= 40 000 hab
Amiens, Caen, Rennes, Metz (…)= 30 à 40 000 hab
Petites villes= Beauvais= 12 000 hab.
On voir une hiérarchie très déséquilibrée et on voit de nombreuses petites villes, des villes moyennes qui ont du mal à émerger et quelques grandes villes. Donc campagnes sont sous influence urbaine.
Es villes au 17 e s sont encore fermées. Les maladies du fait de cet entassement se propagent plus vite et plus grande pollution en ville. On rappelle qu’il n’y a pas de réseau d’eau, d’évacuation, à la nuit tombée, on jette les pots de chambre dans la rue et les éboueurs ramassent ce qu’on appelle les « boues ». Il y a une surmortalité urbaine qui s’explique aussi par le manque de subsistance. On vit mieux à la campagne qu’en ville, c’est ce qui explique la mise en nourrice= on préfère envoyer son enfant à la campagne chez une nourrice. Cette ville va pouvoir se dvlp grâce au revenu agricole. Un certain nombre de propriétaires fonciers sont des bourgeois. Cette propriété bourgeoise va donc louer au paysan ses terres sous deux formes :
- Le fermage=on va avoir une rémunération en argent
- Le métayage=particulièrement présent ds l’ouest, centre, sud= terres plus froides, plus sèches, plus difficiles à cultiver, le propriétaire bourgeois va apporter la terre, le bétail et les semences. Le métayer va apporter sa force de travail et ses outils. Dans ce cadre-là on va conclure un bail de mi-fruits càd qu’on va se partager la récolte= le métayage n’est donc pas un loyer.
On voir comment les bourgeois dans les campagnes par le maniement de l’argent vont s’enrichir. Le paysan a pour lui en moyenne 20% de ce qu’il a produit après toutes les charges prélevées= c’est le revenu agricole net.
Ce prélèvement maintenant bourgeois peut devenir plus important, on a des régions où le prélèvement seigneurial peut aller jusqu’à 55%. On a d’autres prélèvements qui sont forts notamment ds la région de Toulouse et dans la bosse.
Les paysans sont de – en – propriétaires. Un certain nombre de paysans ont du vendre leurs terres. Particulièrement en Ile de France au moment de la fondre.
+ les villages sont prêts des villes - il y a de propriétés villageoises= il y a un accaparement des terres proches des villes par les bourgeois. Ce qui intéressent ces bourgeois c’est l’argent qu’ils peuvent tirer de l’exploitation agricole. Ds les estimations on estime que la ville accapare 2/3 du revenu agricole des campagnes= c’est lié à deux phénomènes :
- Nobles vont aller vivre en ville donc bcp de propriétaires vont vivre en ville amenant la richesse en ville= la ville peut donc se dvlp et devenir un pôle eco et commer°.
- Si revenu agricole arrive en ville= dvlp de produits de luxe, des produits venant de l’extérieur (chocolat, café= marqueurs sociaux de ces produits de consommation), la viande peut donner la goutte= maladie. On va aussi se mettre à acheter du tissu indien, on va faire de la marqueterie sur les meubles= se dvlp tout un artisanat qi va faire la réputation de l’époque de Louis 14. C’est en région parisienne que le relais ville campagne s’établit le plus vite. Plus la ville est grande plus les campagnes vont alimenter la richesse urbaine.
On va avoir une concentration de la richesse dans les plus grandes villes qui vont être au cœur de ce 17 e s. Même les petites villes vont bénéficier d’un certain transfert car la richesse qui est amenée en ville permet le dvlp de l’industrie manufacturière. Les campagnes qui se trouvent autour de la ville se voient solliciter= pour fabrication textile= activité complémentaire fort utile. Donc campagnes sub urbaines= plus riches que les campagnes éloignées. Il y a un dynamisme eco qui est lié à l’activité manufacturière car activité agricole connait pas d’innovation.
Le dvlp agricole des campagnes est bloqué par l’emprise seigneuriale. Si nous avons une bonne récolte= paysan va dégager un excédent qu’il pourrait aller vendre sur le marché= bonne récolte= prix bas= rentier va être rémunéré en fonction du prix du blé.
EN GROS : si récolte est bonne= prix bas. Si récolte mauvaise= prix haut.
On innove peu car ça ne change pour le rentier pas grand-chose. (À approfondir toute une idée derrière). Le rentier n’est pas quelqu’un qui va pousser le paysan à innover.
Autre explication d’un manque d’innovation= faible part de l’élevage car si on avait eu un élevage plus abondant on pourrait faire paitre le bétail sur la jachère.
La ville dépend des campagnes pour son dvlp et son enrichissement. Les villes s’enrichissent d’autant plus qu’elles ne payent pas la taille.
2- Les privilégiés de la rente : les bénéficiaires de la rente :
On estime que 10 % sont privilégiés= gens qui vivent de la rente, c’est leur source de richesse. On y trouve la noblesse, le clergé et une grande partie de la bourgeoisie.
Dans la noblesse il y a : les gentilshommes qui sont en exploitation directe de la terre comme en Bretagne où ils ont selon la coutume le droit de manier la charrue alors qu’ailleurs c’est tout à fait interdit car être noble= pas travailler.
Les nobliaux= bretons nobles qui travaillent leurs terres. On estime que cette noblesse est constituée d’environ 100 000 familles et qu’elle capte 1/3 de la rente foncière.
àLa noblesse seconde= issue de la bourgeoisie. A partir du 16 e s on met en place des officiers. C’est une charge publique. La charge la + réputée est= maitre des requêtes= se place après du roi soit en achetant leur officie ou soit le roi leur donne.
àLes maitres requêtes issus du Tiers Etat= conflit entre la noblesse de robe et la noblesse et la noblesse traditionnelle.
Ceux qui ont le + d’argent sont ceux qui s’occupent des finances royales. Ce sont les financiers qui achètent les grosses charges de noblesse et on a parmi eux certains qui vont aussi acheter des terres et des seigneuries.
La bourgeoisie d’état qui devient noble accapare aussi 1/3.
Il reste 1/3 à trouver.
C’est le seigneur (qui peut être noble ou bourgeois) et qui perçoit ce reste des 1/3.
17e s= les nobles traditionnelles souvent seigneurs et propriétaires= ont à peu près 2/3 du prélèvement mais on voit se dvlp la bourgeoisie qui va récupérer grâce à son ascension sociale des parts du prélèvement= donc conflits entre nobles et bourgeois.
Dans les privilégiés on va avoir : la noblesse traditionnelle, la bourgeoisie des officiers et le clergé.
Le clergé sera souvent destiné au monde de l’Eglise. Mais depuis 1516 c’est le roi qui nomme les évêques et les abbés. On retrouve la simonie= nobles qui vont acheter des machins aux abbés, évêques.
On a aussi le bas clergé = avec les curés qui vivent dans une certaine aisance= portion congrue. Ils sont pour bcp issus de la moyenne bourgeoisie. Ça peut être des paysans aisés qui envoient leurs enfants aux séminaires ou un maitre artisan qui envoie son fils au séminaire.
On estime que même dans les paroisses les + misérables ils ont un revenu annuel de 300 ou 400 livres.
3- la rente usuraire ou rente à prix d’argent ou usure :
On va avoir des rentes constituées sur l’hôtel de ville de Paris= ce sont des prêts à intérêt mais comme l’sure n’est a tellement admise par l’église, on a maquillé ces prêts à intérêts en acte de vente= s’enrichir par le maniement de l’argent mal vu.
Le prêt d’argent jusqu’alors ets pratiqué par les Juifs mais les protestants ont admis le profit et ils ont fait une différenciation entre la spéculation et le prêt d’argent direct à intérêt. Les protestants se sont mis à constituer des rentes. On va prendre un bien immobilier et on va faire un acte de vente= j’ai un immeuble, j’ai besoin d’argent, je vais donc constituer une rente sur mon immeuble en faisant croire que je le vendais mais c’est faux. Le roi qui veut constamment de l’argent garantit la rente, donc on prête et on achète des rentes constituées sur la ville de Paris.
Il faut passer par la rente constituée. La difficulté est de faire circuler l’argent. Les taux d’intérêts vont aller en déclinant sur la fin du 18 e s. Ces rentes rapportent plus que la terre. C’est très rentable et ça nous assure un revenu. C’est supérieur à la rente foncière estimée à 2 à 3 %.
On a des banquiers qui peuvent être nobles, paysans aisés, marchands ou officiers. Ce qui rapporte encore plus que la rente constituée ce sont des parts de vaisseaux. Les vaisseaux qui iront faire du commerce avec les Américains. On va avoir des risques en mer qui sont très grands= donc rentable mais risqué, en + le roi est mauvais payeur, il annule parfois les rentes. Il y a une certaine sécurité à adopter ces rentes constituées.
17e s= circulation accrue de l’argent.
Elément très important de la déstructuration classiqueàceux qui s’enrichissent le plus avec cette rente sont les financiers et les négociants. Les financiers car ils prêtent l’argent au roi et les négociants car ils sont sur la négociation de longue distance.
III- Les aléas et la conjoncture
I- Une économie agricole globalement orientée à la baisse
17 e s= Baisse de la production (ex : Hôtel Dieu de Beauvais, reuil sur Brèche :
- 1622 – 41= 30 muids
- 1676= 20 muids
- 1713= 17/18 muids
Ça se brise sous les aléas climatiques= malheurs du temps autour de ce 17 e s. Catastrophe climatique qui dure de 1650 à 1662= diversités en fonction des régions= dans la partie Nord du territoire= reprise de la croissance (croissance des épis de blé ??? jen sais rien) après ce tournent.
C’est la crise du siècle jusqu’à 1715= crise sociale de la paysannerie, accompagnée du terrible hiver de 1709 et une augmentation de la fiscalités royales= tout ça créé= tragique 17 e s.
Accroissement de la fiscalité sous la fin du règne de Louis 14. Tout le début du 17 e s= siècle de prospérité donc terrible 17 e valable que pour qualifier « les malheurs du temps » et la période 1692 à 1715.
àLe rendement du travail= productivité plus ou moins forte= capacité à augmenter l’unité productive dans un même temps et dans une même circonstance.
Emmanuel Leroy Ladurie estime qu’on pouvait récolter jusqu’à 8 ou 10 grains en semant seulement 1 grain.
Dans les régions les plus pauvres on est à un rendement de 4ou 5 pour un grain.
La productivité s’effondre en 1683. On a aussi une baisse de qualité car dans cette période difficile qui est en partie liée aux conditions climatiques, on va se mettre à produire des céréales qui sont moins exigeantes comme le seigle.
On assiste aussi à une baisse des prix. S’explique par l’arrivée de l’or en provenance de l’Amérique, au début du 16e s = baisse assez brutale. Cette baisse des prix va progressivement se retourner car on va avoir à partir des années Louis 14eme des rapports accrus avec l’argent. On va avoir des hausses monétaires= quand on a besoin d’argent on est en inflation= valeur des produits baisse mais prix monte.
A partir du règne de Louis 14 la conjoncture devient maussade et cette hausse brutale des produits cache finalement une dévaluation monétaire.
Début de dégradation monétaire au moment de la fronde. Les produits et les récoltes varient en fonction de la valeur monétaire, en fonction des saisons, on a la période de la soudure au mois de mai/juin où le prix du blé flambe. Le prix montre très haut. La spéculation fait monter aussi le prix.
Le début du 17 e s a été le plus favorable pour les quantités produites et pour les prix. Mais à partir du règne de Louis 14 on assiste à des difficultés importantes pour les paysans qui n’ont pas toujours profité des bonnes récoltes.
Les variations climatiques= petit âge glaciaire (terminé avec truc médiéval) = hiver très rude. Ex : Bourgogne= entre 1646 et 1652= étés pluvieux. Pour les paysans c’est un fatalisme car ils n’ont pas été assez pieux.
Le roi protecteur du peuple, quand il y a de grosses difficultés, va faire des importations à l’étranger pour nourrir son peuple.
La baisse (c pas plutôt hausse ? c’est bizarre) des prix agricoles = conséquence sur ville et artisanat= moins de blé= artisanat et eco urbaine sont touchés.
àDocument sur le grand hiver de 1709
- L’eau chaude se refroidit et gèle en l’espace de 15 min
- L’eau qui sort de la cruche se gèle en se versant
- Atypique car nous sommes à Bordeaux = climat méditerranéen = pas de températures très basses normalement.
- Les autorités prennent des mesures. Ils agissent pour faire face à cette situation difficile.
- Crise météorologique d’ampleur nationale
- Avril= la situation se tend socialement et politiquement= l’intendant a peur que le peuple se révolte car on a épuisé les stocks dans les greniers, on essaie de faire venir du blé mais très compliqué.
- Mois d’avril = saison de la grêle. Ravage qui concerne le blé mais aussi le vin.
- Le pain blanc (le meilleur en termes de qualité) est donné à ceux qui sont malades seulement.
- Contexte géopo de la guerre= complique la situation. On n’aura pas de blé qui viendra des provinces avec qui nous sommes en guerre.
- Les citadins dépendent des boulangers.
On est ds une eco de subsistance
è Atelier méthodologique
Vauban :
1633-1707
Issu de la noblesse.
Ingénieur militaire/urbanisme/ a fait des fortifications bastionnées / il est un innovateur sur l’art militaire en créant ces bastions qui garantissent la protection de la « citadelle ».
« Pré carré »
Vision réformatrice. Il a mis en place des réformes d’urbanisation. Vauban fat parti de ceux qui vont alimenter les connaissances du royaume. Il a réalisé des traités.
Etude texte Vauban :
Le paysan c’est celui qui habite le pays. Il n’y a pas de manufactures dispersées. Il est en train d’affirmer que les paysans sont trop pauvres= ils ne consomment pas assez de viandes= a un impact important sur le sel car on utilisait le sel pour conserver la viande.
Plus on consomme plus on paie d’impôts. Les registres de greniers à sel permettent pour Vauban et historiens de connaitre le taux de consommation de la population.
La production agricole est faible.
La paresse criminalise le bas peuple.
L’homme est en train de remonter l’échelle sociale= vision très moderne pour l’époque.
La noblesse= 48 familles et seules 3 se soutiennent, la plupart ont acquis leurs biens par achat.
Certains officiers sont exemptés d’impôts. Le bourgeois s’identifie comment quelqu’un qui vit de ses rentes. L’homme ici est bourgeois de robe et lui donne une place dans la hiérarchie sociale importante. Il n’est pas noble mais il est au service du roi et a donc un rôle important.
S’ajoute la marchandise avec les négociants. La part de ceux qui sont en deca du bas peuple sont les mendiants, les vagabonds= environ 1/10 de la pop= s’accompagne aussi d déclassement des ouvriers agricoles + déclin démographique avec maisons vides= insiste sur le manque de bras dans la ville. Depuis 1688 la milice = le recrutement de soldats parmi les paysans a été mis en place. On va de + en + s’appuyer sur les fr pour faire la guerre et ne plus recourir à des forces mercenaires.
A la naissance il y a plus de fille que de garçon et se renforce par la surmortalité masculine qui s’explique par la dureté agricole + violence.
Il y a aussi 103 filles à marier de + que de garçons= si elles ne trouvent personne elles vont partir travailler dans la domesticité urbaine pour pouvoir survivre.
Le paiement des impôts= au 17e s les prélèvements royaux ne cessent d’augmenter. On se retrouve constamment en déficit car dépenses ne cessent d’augmenter.
La guerre de 30 ans= 1618 à 1648
1643= bataille de Rocroi = victoire menée par le grand condé qui est le cousin de Louis 14 qui a 5 ans à cette période.
Le grand condé né en 1621 et meurt en 1686= héros militaire qui va servir le royaume et qui va se mettre au service de l’Espagne après la fronde.
Habsbourg/ guerre de Hollande / Guerre de la ligue d’Augsbourg / guerre de succession d’Espagne/ banqueroute = termes à travailler.
On a une guerre franco-espagnole qui s’arrête en 1659 par le traité des Pyrénées = va stabiliser de manière définitive les frontières sud et va se conclure par un mariage entre les Habsbourg et les Fr= avec Louis 14 et Marie Thérèse d’Autriche.
Concernant le budget royal il ne cesse de s’alourdir. La taille est la seule ressource directe jusqu’à la fin du 17 e s. En 1695 se met en place la capitation, cette taxe va être rachetée par la noblesse et le clergé. La taille a elle seule représentait la moitié des ressources du roi mais ça va changer car jusqu’en 1630 on est à 10 millions de livres concernant la taille= stable. Au temps fort de la guerre de 30 ans on atteint 53 millions livres. Cela va se stabiliser à 40 millions de livres dans les années suivantes jusqu’en 1715.
Ce sont les impôts indirects qui vont augmenter= en 1630 on est autour de 24 millions de livres et sous Colbert on est à 66 millions de livres. Le but de Colbert est de rationaliser.
On s’est demandé comment Louis 14 a pu faire la guerre tout en s’occupant de la finance= Daniel Dessert.
Le colbertisme.
Est l’homme le + proche du roi avec la fonction de contrôleur des finances à partir de 1665. C’est un homme récent mais qui va fonder une dynastie au plus pres des rois de France.
Comment la société contribue au fondement du pouvoir royal ?
Création de la ferme générale= + d’argent qui arrive au roi. Pour cela Colbert va faire des baux, il va demander à des fermiers (financiers= gens qui ont de l’argent) de faire un contrat avec lui et dans celui-ci ils donnent de l’argent au roi. En contrepartie ces fermiers iront prélever l’impôt= ex : le roi me demande 4 millions= je vais aller récolter l’impôt mais je vais en profiter et en demander 5.
Fermiers généraux= financiers qui assurent le financement de l’impôt. L’impopularité de l’impôt pèse donc sur les fermiers généraux. Ce système fait que les financiers vont être des gens de + en + influents= se dvlp le commerce de l’argent. Les financiers sont au sommet de la bourgeoisie et vont donc s’enrichir avec le maniement de l’argent et donc s’anoblir. Les financiers vont participer à la levée des impôts et l’emprunt car l’impôt ne suffit pas. On va recourir à des préteurs = à nouveau des financiers.
La noblesse va par diff stratagèmes participer à financer le roi de manière déguisée (car pas dans leurs valeurs).
àSamuel Bernard qualifié de « le plus fameux et le plus riche banquier de l’Europe » par le duc de saint Simon. Sa famille a fui en Hollande et se convertit au catholicisme en 1685. Il est un marchand drapier= vente de produits textiles et devient négociant drapier= plus élevé= car commerce international alors que marchand= commerce français. Il devient le principal banquier car il aurait prêté au moins 200 millions au roi.
Par son négoce il a des contacts internationaux= il va pouvoir emprunter lui-même de l’argent à des familles étrangères comme suisse, hollandaise.
On a la vision d’un bas peuple souffrant= 18/20 millions d’individus en France environ. 10 % de la pop fr vit dans une extrême misère. Mais on voit apparaitre un groupe de classe moyenne aussi bien à la campagne qu’à la ville. C’est un gp qui possède du capital et qui a des valeurs monétaires= il a des pièces d’argent ou or. Quelques milliers de familles à l’échelle nationale détiennent la moitié de la fortune du royaume. A peu près la moitié des terres du royaume sont aux mains d’institutions religieuses, ils sont donc vraiment loin devant cette haute bourgeoisie.
Une partie de la richesse nationale échappe au roi. Et globalement on assiste à une baisse du revenu agricole donc des paysans. Les paysans ne critiquent pas le roi= très rare que les paysans remettent en cause le roi car il est un roi divin= descend de Dieu.
La société organiciste donne depuis le MA 3 ordres= chacun a une place et chacun l’accepte.
2- Nouveautés et réussites économiques
Nuances géographiques= régions à proximité d’un port vont mieux vivre= important commerce.
Ex : Bordeaux= commerce avec le vin par les Anglais. Le commerce du vin améliore la condition des paysans.
Les céréales vont pouvoir s’exporter et à des prix plus hauts. Le dvlp urbain est consommateur des matières premières qui viennent des campagnes.
Arrière-pays urbain= toutes les campagnes qui vont approvisionner les villes. C’est à cette époque que va débuter la surexploitation des forêts.
Bourgeois et nobles= alimentation diff des paysans= conso de viande= demande urbaine= ça va amener certaines campagnes à dvlp l’élevage.
Ex : Pays d’Auge qui se met à l’élevage= on assiste à un début de spécialisation agricole.
Cercle vicieux de l’agriculture traditionnelle. On rompt le cercle vicieux car spécialisation=occupe les jachères=augmente prod blé et productivité.
On a tout de même selon les espaces, progressivement la rente foncière augmente.
Comment la société contribue-t-elle au fondement du pouvoir royal ?
La ferme générale : tout le mécanisme des ressources financières du 17e siècle
àTous les collecteurs gardent une partie et pas très efficace à transformer le système pour que + d’agent arrive au roi.
àle bail à des financiers (fermiers) font un contrat avec lui, qui donnent une somme au roi, et ils vont prélever l’impôt.
Ex : ils donnent au roi 4M et vont en prélever 5M à pour s’enrichir
Fermiers généraux = financiers qui assurent le prélèvement de l’impôt. Ils lui donnent de l’argent et prélèvent l’impôt indirect pour s’enrichir.
L’impopularité de l’impôt ne pèse pas sur le roi mais sur les fermiers généraux.
On les appelle aussi les traitants à traite = autre taxe
Se dvp donc le commerce de l’argent par le biais de ces financiers à ils participent à la fiscalité mais aussi à autre chose.
Ils prêtent de l’argent mais ils ne font pas de la charité à veulent plus.
Les fermiers généraux à financiers au sommet de la bourgeoisie qui va s’enrichir avec le maniement de l’argent et vont s’anoblir.
Ils participent aussi à un autre phénomène financier à l’emprunt car les impôts ne suffissent pas. On va recourir à des prêteurs = les financiers. Ils appartiennent à la bourgeoisie même si la noblesse va participer à financer le roi de manière déguisée (car pas dans leurs valeurs)
Samuel Bernard :
« Le plus fameux et le plus riche banquier de l’Europe » Le duc de saint Simon le qualifie de cette façon.
Il est né en France d’une famille originaire de Hollande
A l’origine c’est un marchand drapier, puis il devient négociant drapier à idée d’un commerce international.
àParticipe à la traite négrière, commerce triangulaire.
Il devient le principal banquier du roi à partir de 1700. Il a accumulé bcp de capitaux. Il se met à prêter de l’argent au roi à au moins 200M
Par son négoce, il a des contacts internationaux et va pouvoir emprunter de l’argent à des Suisses, hollandais pour pouvoir avancer le roi à système capitalistique avec circulation de l’argent à l’échelle internationale.
Le commerce triangulaire prend une dimension qui va enrichir une partie de la bourgeoisie et contribuer aux transformations sociales.
Vision d’un bas peuple souffrant dans ce contexte.
10% de la pop française vit dans une extrême misère.
Grp qui possède un capital (terres, immeuble en ville) et qui a des valeurs monétaires (pièces d’argent ou d’or). On a qlqs milliers de familles (nobles ou ecclésiastiques) qui détienne la moitié de la fortune du royaume.
La moitié des terres du royaume sont aux mains d’institutions religieuses.
Sur la structure agricole / de la propriété foncière, c’est avant tout l’Eglise.
Une partie de la richesse nationale échappe donc au roi et globalement, on assiste, sur tout le 17es, à une baisse du revenu agricole, du revenu des paysans.
àMême si révoltes paysannes, les paysans ne critiquent pas le roi mais ceux qui viennent collecter les impôts, et les nouv impôts. On ne critique pas le roi car on est dans une société organiciste (société des 3 ordres) > chacun a une place et qd on est paysan ça ne vient à personne l’idée de critiquer le roi. Chacun accepte sa place. Ils ne remettent pas en cause le principe de la taille mais les collecteurs, fermiers, tous les hommes qui viennent capter la richesse du pays.
B) Nouveautés et réussites économiques (pk en avoir mis 2 ? Voir sur cours filles)
La condition paysanne globale ne s’améliore pas mais nuances.
Nuances géographiques : régions à proximité d’un port vont mieux vivre. Ex : Bordeaux à imp commerce avec les Anglais pour vendre le vin. Le commerce du vin améliore la condition des paysans. Les céréales vont pouvoir s’exporter et bénéficier de prix plus hauts.
Le dvpt urbain àvilles consommatrices des matières 1eres qui viennent des campagnes. Et quand une ville se dvp, tout son arrière-pays se dvp. C’est à cette époque que commence la surexploitation des forêts.
àPression sur le bois qui s’accentue > plutôt défavorable aux paysans.
Mais ce qui est favorable = bourgeois et nobles qui ont une alimentation diff des paysans à consommation de viande et ça va amener certaines campagnes à dvp l’élevage.
Ex : Pays d’Auge en Normandie qui va se mettre à l’élevage / se spécialise progressivement > début de spécialisation agricole.
Le fait d’introduire de l’élevage va rompre le cercle vicieux de l’élevage traditionnel.
Le fait d’avoir un début de spécialisation va permettre d’occuper la jachère et donc d’augmenter la production de blé et la productivité.
=qlq chose d’innovant qui se fait sous la pression, la demande urbaine ? Ça va permettre une meilleure vie dans les régions du nord de la France.
Spécialisation en Bretagne car terres plus pauvres et l’utilisation du cheval va permettre de compenser les prix céréaliers.
On a des nuances selon les espaces.
Progressivement, la rente foncière augmente aussi à les loyers de terre sont de plus en plus élevés.
Même la bourgeoisie se met à l’alimentation carnée à elle adopte les comportements sociaux de l’élite.
Le pt fort des mutations agricoles = dvpt de l’élevage.
La perception de la dime diminue à on perçoit de moins en moins de blé dans les seigneuries ecclésiastiques.
C’est un vrai changement car la part des blés baisse de 40%.
Ailleurs on essaye qd même parce que c’est la misère à on va dessoler une partie de la jachère et dvp des légumineuses (haricots)
On s’aperçoit que ça améliore les sols à on a découvert l’engrais vert à des plantes qui vont nourrir les sols.
Certaines régions dvp aussi l’arboriculture et connaisse une spécialisation destinée au commerce.
Le monde paysan a une diff majeure : transporter les récoltes. On ne peut pas transporter les productions sur une longue distances.
Si on est dans les régions du sud et près d’une ville, on peut se spécialiser dans l’arboriculture.
Demande urbaine qui provient des fabricants textiles Lyonnais qui fabriquent de la soie = produit de luxe. Et cette industrie textile nécessite de plus en plus d’élevages de muriers sur lesquels se dvp les vers à soie. Magnanerie.
C’est une activité de manufacture dispersée.
Activités proto-industrielles.
On parle de culture spéculative > plus une agriculture uniquement de subsistance mais qui peut dégager des ventes (soie, vignoble de qualité)
Le vin commence à reculer et on est en train d’améliorer les cépages à pour un vin de qualité.
Ceux qui sont à l’origine de cette volonté sont aussi les ecclésiastiques.
Ex : A Dijon à Bourgogne = pays des terroirs et des clos
Ex : Le clos Vougeot = création parlementaire.
Si on se trouve dans une région où on a cette noblesse de robe ou financiers à on vit mieux.
Mais dans d’autres endroits, on va, dans les jardins, introduire les plantes d’Amérique : concombre, citrouille, artichaud et le maïs dans le sud. On introduit ces plantes nouvelles et le mais est intéressant car substitut en période de mauvaise récolte céréalière. On va fabriquer un pain de mais à les campagnes du sud peuvent mieux résister aux crises.
Mais on est et on reste dans une agriculture de subsistance. Mais progressivement on voit des activités qui deviennent de + en + rémunératrices.
Campagnes suburbaines vivent mieux que les campagnes enclavées. Et les campagnes où l’élevage ou le mais peuvent être produits = campagnes + favorisées.
3- Les crises de Subsistances
àR. Mondron « la stagnation démographique »
Est-ce qu’il y a un rapport entre le prix du blé et le déficit naturel de la pop.
Rapport entre la courbe démographique et celle du prix du blé.
La crise perturbe tout à excédent de décès puis phase de récupération.
On a régulièrement des grosses crises qui ruinent tout.
àAtelier de l’historien
Peut-on lier l’évolution démographique au prix des céréales ? 1660-1663
Corrélation
Bcp= +cher
1661=
Il faut regarder les sépultures= il y a des années où on a situation de sur mortalité comme en 1660, les prix triplent donc les gens n’ont plus les moyens de payer leurs céréales donc se laissent mourir= il y a une corrélation négative entre les deux facteurs.
Le prix est à son apogée en juin/juillet 1662= il est fixé à 42 euros.
On produit pour se nourrir= c’est une économie de subsistance. Caractérisée par des crises appelées « les crises de subsistance ».
Il y a une vraie accélération du prix à partir de 1662. On constate que les prix se superposent. Il y a une stabilisation des prix à partir de 1663. Cette crise est liée à récolte qui a été mauvaise= cause la hausse du prix des céréales.
On constate qu’entre été 60 et été 61= les prix restent stables=parce que les gens ont fait du stock.
En 61= 24 euros et en 62= 42 euros= les gens n’ont plus de stock donc hausse prix.
On voit donc que la récolte est liée aux conditions météorologiques.
En 1661= Louis 14 a pris le pouvoir de manière personnelle. Mais une fois arrivée au pouvoir c’est difficile d’augmenter les prix donc n’a pas mis bcp de taxes et Colbert était plutôt contre cela.
On a crise démographique : la mortalité est forte en hiver 61 alors que les prix n’ont pas encore explosé. Cela est dû au fait que l’hiver était rude. Ils sont en situation de disette= ils sont sous-nutris.
Les villageois sont de – en -. Après il y a moins de morts parce qu’il y a moins de population du aux morts précédents. C’est le déficit démographique.
A partir du moment où les conditions s’améliorent
Pic démographique en décembre 61.
Il y a une corrélation entre le prix des céréales et l’évolution démographique.
Il suffit qu’il y ait 3 facteurs pour que éco flanche :
-la guerre
-la météo
-Les épidémies
Le 17 e s commence par un trop plein démographique, on est à environ 20 millions d’habitants, c’est la période d’abondance démographique.
Rup 1635-1660= période extrêmement troublée= guerre de 30 ans, fronde, guerre d’Espagne. Les régions du N et de l’E sont particulièrement touchées.
Période 1662-1692=on ne retrouve pas le même nombre de pop mais ça repart à la hausse quand même.
Pour Pierre Goubert la démographie est la fille mercuriale. C’est lui qui a fait une thèse pour démontrer que lien entre céréales et pop.
On a une crise urbaine et artisanale= crise généralisée qui dépendra de futures récoltes.
Les crises vont éliminer les plus fragiles= les vieux et les plus jeunes= explique le manque de mariage.
Crises eco :
1630-31
1649-52
1660-61
1693-94
1709-1710
On estime qu’il faut une dizaine d’années pour récupérer d’une telle crise. On a peine récupérer en 1709 qu’on a une nouvelle crise.
Les régions littorales sont les régions qui ont le plus échapper aux crises, celles avec des bocages= plus propices pour trouver d’autres formes d’alimentation. Ces régions résistent mieux à la crise= les régions open field.
Ce n’est pas la crise du blé qui a TOUJOURS un impact sur la démographie= c’est l’épidémie pour P. Chaunu. Les maladies peuvent venir des bêtes comme rats= ex : La peste qui se véhicule par les soldates qui apportent avec eux un nombre de maladie dont celle-ci.
Les fléaux sont très localisés et limités dans le temps= on compare les maladies à des averses de grêles= elles frappent mais parfois ne s’étendent pas et après disparaissent.
Pour S.Beauvalet-Bouturge c’est ce qui fait la crise démographique :
-La famine
-La peste
-La guerre
IV-Tensions et révoltes dans le monde paysan.
Le roi a tout intérêt à garder son royaume peuplé. Est-ce que ces taxes nouvelles sont responsables des révoltes paysannes ? Le roi n’est pas le seul à subir les contestations des paysans.
1- Les multiples oppositions paysannes
Robert Muchembled= Société, cutures et mentalités
Jean-Pierre Gutton= solidarités et voisinages
Dans une société organiciste, profond fataliste= homme dépendant de la nature et du climat. Par conséquent c’est un individu qui reste ancré dans les mentalités religieuses et superstitions.
Tout ce qui est étranger est une menace. La monarchie va décider de la création de la milice en 1688 seulement la taille du village= 2/3 soldats.
Milon
Bcp de fermiers laboureurs durant la fronde vont être déclassés socialement mais ce Milon est résolu à garder sa récolte et prend le nom de « sauve grain » puisqu’il n’avait pas d’autres objectifs de sauver la récolte en s’attaquant aux soldats.
Il y a aussi l’opposition au seigneur= le paysan constamment doit se soumettre à son seigneur. Resistance passive= « oui on va le faire mais non on le fera pas »= le paysan a constamment des retards de paiement. Les paiements du cens = taxe annuelle qui est très irrégulière en vue des retards de paiement. Si le paiement n’est pas fait dans les 30 ans = il disparait = prescription. Il y a une pression seigneuriale qui vient au 17 e s= on entend tout comme le roi mieux gérer les affaires
***
Le vrai défenseur des communautés est celui qui a été envoyé par le roi dans les provinces pour en dernier recourt recevoir les plaintes= c’est l’intendant= c’est un commis (et non pas un officier) il a été choisi et envoyé par le roi dans la province= il est donc devenu un commissaire du roi. C’est une fonction très importante car fonction politique, économique et judiciaire
Cette fonction apparait au 17 e s.
Par conséquent si la communauté veut se plaindre sans trop se ruiner d’avance, c’est vers l’intendant qu’on va se tourner= c’est comme si on se tournait vers le roi. Idée que le roi a pour mission= la protection son peuple à tout niveau= agression extérieure comme difficultés intérieures. Il va apporter son aide et soutenir son peuple. Pour ces paysans ce roi qui est au sommet de la société organiciste est le protecteur d’où cet amour du peuple pour son roi.
Edit 1667= le roi a entendu la misère de son peuple.
En période de difficulté ces paysans vont se plaindre et particulièrement si ces paysans les maltraitent. L’intendant attire le roi sur cette question de la violence qui pourrait en découler. Le paysan ne remet pas en cause les impôts seigneuriaux= il les accepte.
Mais les paysans refusent les changements de population. L’agression seigneuriale peut donc localement mener à des agitations mais ce qui créé des agitations ce sont les : « nouvelletés ».
-On a un accaparement urbain des bourgeois qui se mettent à acheter des terres en périphérie de la ville pour mieux se nourrir.
-Le fruit à la mode c’est la poire= incite les gens à s’approprier des terres pour cela mais pose un pb aux paysans qui se trouvent confrontés à un envahissement= les paysans sont obligés de vendre des terres mais ils ne le font pas pour s’enrichir mais bien pour rembourser leurs dettes= bcp de frustration= ils sont obligés de devenir des fermiers.
La seule arme du métayer est de frauder = on vole quelques sacs de grain, volailles pour moins donner aux propriétaires= arme du plus pauvre= le vol.
Les coqs de village sont dans le capitalisme agricole = sont des préteurs d’argent aussi aux bourgeois= peuvent augmenter les taux d’intérêts.
Les fermiers laboureurs qui possèdent des capitaux vont pouvoir jouer sur leur taux d’intérêts, relations sociales.
Ces fermiers laboureurs deviennent très vite des marchands laboureurs quand ils ont bcp de terres= plus d’une centaine d’hectares. Se dvlp eux-mêmes et deviennent des négociants de grain et banquiers pour la bourgeoisie, et même la noblesse. Les coqs de village vont être solidaires de la communauté villageoise et vont essayer de garantir la perpétuation des baux de génération en génération.
On supporte très mal l’arrivée des fermiers.
Le poids de la dette hypothécaire = garantie d’un emprunt= on a une période qui a montré l’accroissement de l’endettement= on emprunte plus d’argent parce que la situation est difficile à certains moments. Et ce qui se dvlp c’est l’emprunt sous forme de rente constitué à prix d’argent
Une rente constituée= rente sur un immeuble. La plupart du temps on n’a pas la capacité de racheter ces rentes constituées ce qui fait ??
Après 1660 le revenu des paysans baisse
3eme nouveauté : Le gonflement fiscal royal entre 1630 et 1660= ça augmente dans un premier temps par la crue de la taille.
Rappel= on fait le brevet de la taille et on fixe le montant qu’on aura besoin en fonction des provisions. Au 17 e s = on dépense et ensuite on fait les recettes. Il n’y a pas de budget.
C’est au cours du 18 e s qu’on va avoir les budgets royaux
Mais au 17 e s il n’y a pas de budget. On trouve la nécessité de mettre en place un impôt. On est sur un impôt ordinaire qui est donc prévu, accepté par les paysans et jusqu’en 1640 dans les pays d’élections, il s’agissait d’estimer grosso modo ce que les communautés étaient en capacité de payer. Ce sont les agents du roi qui faisaient ça jusqu’en 1640 = c’était les élus= ce qui fixaient l’impôt. Il va rencontrer les paysans qui vont se plaindre= pour essayer d’obtenir un minimum.
Dans les pays d’Etat il y a une négociation puisqu’un état c’est l’assemblée des 3 ordres, de la province. La province va réunir des représentants du clergé, de la noblesse et du 1/3 état. Cette assemblée provinciale va négocier avec le représentant du roi qui est donc l’intendant.
Dans les pays d’élections les paysans veulent s’attirer les bonnes grâces des élus.
Apres 1628= le roi ne sollicite plus la réunion de ces assemblées, si on les convoque on leur donne peu de possibilité de négocier, on les rabaisse. On constate à partir 1630 que la monarchie cherche à imposer son autorité sur toutes les provinces. On va avoir des révoltes dans les provinces où on ne donne plus l’occasion aux assemblées de se réunir.
Différentes formes de résistance mais fraude importante. On vole le sel= les gabelous= ceux qui volent du sel sous le manteau de manière à ce que le prix du sel soit moins élevé.
Provoque la révolte des nus pieds en 1639. Ce mvt de révolte concerne principalement le Su Ouest du Massif central et descend sur toute l’Aquitaine= est ce que sur le plan temporel on a une régularité des révoltes ? Pk ces révoltes sont géographiquement concentrées sur une périphérie occidentale de la France.
Il y a des milliers de paysans qui se sont organisés en troupes armés et ont contrôlé certaines villes= mvt d’ampleur du monde paysan qui se soulève armé. On a des historiens qui se sont emparés de ce phénomène social.
Boris Porchnev= a cherché à prouver que ces révoltes sont une prémices révolutionnaire
ATTENTION= révolte et révolution= pas même chose.
A partir de 1630 on a presque tous les deux ans des révoltes d’envergure. Partout le peuple paysan s’agite.
Sous Richelieu on a une montée en puissance des révoltes et surtout à partir de 1640. Cette tendance à la révolte s’efface à partir de 1660.
Le roi annule le doit particulier= en 1624= annulation de privilèges= on va avoir une fiscalité qui va s’accroitre= 5000 croquants et socialement cette révolte est hétérogène= les paysans ont le soutien de leur seigneur.
1630= révolte sociale de la forme que prend le pouvoir qui est l’absolutisme= on ne supporte pas que le roi veuille supprimer ces libertés= utilisent des grelots pour faire du bruit.
Dans le Sud Ouest le monde paysan refuse l’augmentation des impôts. Les attaques vis-à-vis du jeune Louis 14= mineur = 5ans à la mort de son père.
Entre 1630 et 1660= 1/3 du pays est en semi-rébellion.
La Normandie avait un impôt sur le sel qui était faible.
En Aquitaine + Normandie= on a encore des protestants= occasion pour eux de montrer qu’ils ont une influence politique. Socialement on est dans des régions où l’alphabétisation est plus en avance. Dans ces régions ont à un front du refus qui mènent les paysans à d’autres catégories sociales.
Dans ce front du refus on a la noblesse= noblesse d’épée et parlementaire= on trouve également des petits artisans ruraux ou urbains et une partie de la bourgeoisie.
Ce front du refus c’est le refus de l’absolutisme= qui ne s’appuie plus sur la noblesse et états provinciaux= monarchie absolue= déliée des autres pouvoirs et de la noblesse.
REVOLTE DES NUS PIEDS
On voit qu’elles ont toutes le même schéma et donc une mobilisation qui se fait dans la durée suivie d’une répression= schéma classique d’une grande révolte. Les paysans vont s’organiser autour d’un capitaine et vont organiser un certain nb d’actes violentes avant qu’il y ait une répression. Les principales victimes de ces révoltes sont les paysans qui sont massacrés systématiquement à la fin de la révolte.
Ce collecteur d’impôt qui vient pour percevoir la gabelle= on bascule dans l’émeute pour aller vider les greniers à sel de la ville voisine. La révolte n’est pas uniquement dans les campagnes elle se transfert dans la ville voisine. Dans la ville on va commettre des actes de pillage et parfois des exécutions.
Dans ce désespoir des paysans on n’hésite pas à tuer. Les paysans arrivés dans cette ville qu’ils pillent menace la bourgeoisie et l’ordre royal= on s’en prend à tous ceux qui représente une autorité et une richesse. On pille aussi les greniers à sel et blé et les maisons des accapareurs de grains.
On est dans une société très violente qui s’explique en partie par les conditions de vie. La solution pour sortir de cette crise est = l’appel au roi et aux troupes du roi pour venir réprimer la révolte. On a des massacres de paysans en grand nombre pour faire valoir justice exemplaire. Cette justice s’installe dans le temps avec la récolte des nus pieds= 4000 hommes vont venir= montre que la révolte c’est élargi sur Caen. Par conséquent au-delà de ceux qui ont été responsables de cette émeute= on va se mettre à juger pour montrer que s’impliquer dans ces actions amènera aux bagnes= à l’emprisonnement.
On a aussi la révolte d’Ormée dans la région Bordelaise= révolte qui se déroule pendant la fronde.
Les progrès de l’absolutisme= les collecteurs sont des collecteurs royaux= répression est terrible=la répression étant tellement forte que le monde paysan ne va plus de soulever ou de manière très ponctuelle= ce qui disparait c’est la forme de la révolte armée.
La dernière grande révolte est celle de 1675= la révolte du Papier Timbré
àTexte « la révolte des paysans Bretons en 1675 » :
-La Bretagne fait partie de ces régions tardivement rattachées au royaume= fin 15 e s . Dans cette procédure judicaire= plusieurs acteurs.
-Emotion populaire
-objectif de la venue de ces paroissiens= faire disparaitre les registres de la gabelle
Régions de grandes gabelles et régions de faible gabelle.
Régions admirativement, juridiquement différentes.
Depuis Henri 4, on cherche + d’homogénéité, + de rationalisation et Colbert = grand partisan de la rationalisation administrative.
Reprise du texte : la révolte des paysans bretons en 1675
àL’élotion devient émeute qd elle cherche à s’organiser à il va falloir une complicité d’autres couches sociales pour que l’émeute s’organise.
C’est de bon grès que le clergé va participer à l’action.
Quand l’émeute dure et quelle devient une révolte. Pour le moment on est dans l’émeute : paysans qui se sont mobilisés, et qui vont avec l’aide du curé, retrouver des documents cachés, on va les lire, les déchirer. à Violence contre les documents.
On s’attaque uniquement aux papiers et aux biens.
Cause profonde = le problème de la subsistance.
On n’est pas seulement dans une émeute mais dans une révolte : plrs individus qui se sont organisés : pas que paysans mais aussi artisans bourgeois. Les chefs de révolte sont bien identifiés.
Ces compagnies sont armées d’armes blanches et aussi pistolets trouvés (sur les soldats par exemple)
Il y a une gradation dans la description : motif 1ER de la révolte = taxe sur la gabelle et 2e = prbs de subsistance.
L’émotion, elle, ne dure pas à on trouve du pain rapidement en pillant, mais la révolte s’installe.
Le lendemain : le même mécanisme.
La révolte grossit à d’autres s’attroupent avec certains qui sont déjà revenus la veille. Ils reviennent au même endroit. Ils vont voler tout ce qu’il reste et on les met dans la ferme du dit inisant (jsp pas non plus). Spoliation avec accaparement du verger et du jardin.
La domestique du plaignant peut en rajouter pour que son patron obtienne des satisfactions judiciaires.
La révolte a été matée par l’envoi de troupes royales
S’il y a répression : les paysans sont victimes de ces repressions (par exécutions ou envoi au bagne)
Cela peut prendre des allures de guerres. On peut dans certaines situations aller au-delà d’un terme de révolte et parler de guerre civile. Les émeutiers se sont organisés progressivement et cela touche tout un plat pays = territoire csq avec parfois un nom d’armée. Ex : pour les nu-pieds, armée paysanne : « armée de la souffrance » avec à sa tête, pas un artisan ou laboureur mais un Curé : Jean Morel
L’identité paysanne de ce Jean Nu pied fait débat chez les historiens et pour certains i serait davantage de petite noblesse. Ce serait un envoyé de dieu qui lutterait pour une parfaite liberté.
La plupart des grandes révoltes mobilisent de 7000 à 10 000 personnes, elles ravagent le plat pays.
2 soties de crises possibles : si le mvt dure dans le tps : le paysan est confronté au prb du travail agricole : il ne peut pas faire les deux en même temps. Donc débandade accompagnée d’un certain découragement même si on a réussi à négocier.
L’intendant va essayer de ramener la paix dans sa région et faire qlqs concessions. Mais ça reste qlq un qui fait avancer le centralisme à le pouvoir du roi.
àPromesses : réductions d’impôts, lettes de pardon envers emprisonnés.
Mais les négociations = moyen de gagner du temps.
La répression est dans le viseur car le roi cherche à imposer son pouvoir sur tout le royaume.
La tranquillité bourgeoise de la ville est menacée : on s’en prend au notaire, au curé et à d’autre à on va aller piller toutes les grandes maisons car il faut bien se nourrir quand le révolte dure.
Très peu de forces de police dans le royaume à défense de la ville repose sur la milice bourgeoise : habs de la ville qui s’organisent pour défendre leur ville.
Ils ne sont pas très efficaces dans la liberté àce sont des artisans…
Il faut tenir le temps que le roi envoie des troupes armées contre la révolte. Et le roi ne va pas envoyer ses troupes avant que la situation ne se dégradent.
En fonction du contexte militaire à envoyer des troupes armées peut affaiblir le front.
Ex : troupes qui luttent à la frontière espagnole. Le duc de la Valette va prendre une troupe, pour écraser les révoltes de Croquants mais c’est au détriment du front espagnol.
Le mot révolte montre une dynamique de guerre civile à ponctuelle mais assez fréquente sur la période 1635-1660.
Comment ces révoltes ont été analysées.
Pour Boris Porchnev, ces révoltes sont les prémices d’une révolution.
Richelieu est responsable de la justice à correspondance avec le chancelier Séguier à attire l’attention du pouvoir royal sur les mesures à prendre contre les révoltes.
Mvt de refus général contre la paysannerie à car mvts sociaux qui remettent en cause la monarchie absolutiste. Culmine avec la fronde.
Front du refus : rôle réel des paysans : même si d’autres couches sociales, les paysans sont les véritables acteurs du drame.
Pour Porchnev ce sont des victimes.
On est face à une désespérance paysanne : elle s’explique par l’abaissement continu des conditions de vie des paysans au 17e (voire partie 3)
Les masses paysannes constatent une dégradation progressive de leurs conditions de vie.
Mais après 1675, les masses paysannes se révoltent moins alors que sur plan éco, c’est la crise la + totale donc paradoxe.
Quand on a la capacité de se révolter, c’est qu’on a encore un peu de bien, encore un peu de quoi se nourrir. Alors que qd crise la + totale, la priorité n’est pas de se révolter mais de trouver de quoi se nourrir. C’est aussi de reconnaitre que le pouvoir royal s’est imposé.
Louis 14 s’impose au pouvoir royal en 1681à roi absolu, le roi soleil.
A partir de 1675, on n’est plus dans la révolte généralisée.
Les émotions / rébellions n’empêchent pas les émeutes, mais c’est ponctuel et localisé, pas généralisé.
La dernière grande révolte : grand hiver 1709 : avec la misère qui joue un rôle.
Les paysans se sont déjà plains : à l’intendant à la communauté villageoise peut appeler à la justice royale, elle peut aller en justice.
Dans les régions particulièrement soumises aux flux des soldats, c’est assez fréquent qu’on vienne se plaindre à l’intendant et négocier la taille.
Mais le facteur déclencheur = crise de subsistance et endettement massif des paysans.
= ce qui contribue à déclencher la révolte.
Ex de révolte : Normandie à mobilisation de + de 10000 hommes. Il va falloir mettre en place une répression très forte : pour faire des exemples : peines de prisons, de mort, envoyés au bagne…
Donc on bascule dans la résignation par rapport au pouvoir royal.
Venu du nouvel Impôt : déclencheur / catalyseur. On ne sait pas grands choses des idées politiques de ces paysans car la plupart analphabètes / on ne sait pas grand-chose des programmes de lutte. à Sources judiciaires : les accusateurs qui parlent.
On a qlqs pétitions de croquants et le manifeste de Jean Nu pieds.
On a aussi le code paysan breton, rédigé en 1675. > source précieuse : les bretons ont rédigé leurs revendications. Mais fort à parier que ce n’étaient pas des paysans (gens issus de la bourgeoisie ou noblesse)
AU delà de la plainte contre l’augmentation de la taille, de l’impôt indirect, contre présence des soldats, la mise en cause principale : fermes des impôts indirects : on a aussi les aides et les traites. à Ferme générale
Le roi conclue donc des baux avec des fermiers généraux à il donnent une somme au roi et vont ensuite aller collecter les impôts indirects.
Ce sont les exigences du roi + des fermiers qui pèsent sur les paysans.
Les fermiers s’enrichissent de cette collecte. Ce qui sont le + pourchassés durant ces révoltes : ce sont les collecteurs.
Les paysans restent royaux vis-à-vis de leur roi à profond attachement à la personne du roi.
On remet en cause l’action des conseillers du roi, l’arrogance des collecteurs…
Parallèlement à cette dimension politique qui vise la manière dont les impôts sont récoltés.
Et mise en cause des « libertés provinciales » = idée que les paysans vivent dans un monde clos, celui de leur pays et ce pays se rattache à une province.
Liberté va avec privilèges : selon les régions, on a des statuts différents en matière de fiscalité. Il y a tout un maquis de situations qui fait que les gens sont attachés à une autonomie + ou moins forte.
Ex : Bassin parisien : pas d’autonomie car soumis au pouvoir royal. Les gens sont attachés au particularisme local. On ne veut pas devenir une région comme les autres soumises à l’autorité royale > patriotisme régional. On est attaché à cette solidarité locale et si elle est menacée par l’arrivée de nouveau impôts = c’est le fond des révoltes.
Louis 14 rationnalise la gestion de la France, donc à partir de 1675, que des soulèvements locaux. Donc si le peuple prend les armes, c’est pour attirer l’attention du roi pour lui montrer que qlq chose ne va pas.
3e motif politique dans ces révoltes : lié à des revendications paysannes antiseigneuriales. Le seigneur est visé.
Les terres de bretagne ne sont pas faciles à cultives et les paysans sont soumis) des seigneurs qui appartiennent à une seigneurie ancienne à importance de l’autorité militaire.
Ils voudraient une abolition des corvées, des champarts, ils voudraient qu’on sauvegarde les biens communaux.
Mais cela ne remet pas en cause l’impôt seigneurial par excellence > impôt symbolique payé en argent, par le paysan à symbolise l’attachement du paysan à son seigneur = le sens.
Mais à aucun moment, la question du sens est posée. On remet en cause des impôts qui ne sont pas l’identité du seigneur.
Être seigneur : avoir un pouvoir éco (des terres) mais aussi social.
Ici on n’attaque pas le nœud du système, la propriété éminente de la terre, qui revient au seigneur : droits féodaux et seigneuriaux.
Ils se révoltent contres des abus seigneuriaux : seigneurs répressifs avec autorité arbitraire à les despotes en puissance.
CCL : Le 17e siècle est un siècle de crises rurales et à cette crise correspond plusieurs facteurs.
Ce qui explique la crise rurale = la structure de la propriété agricole
C’est aussi un siècle d’endettement des paysans, qui amène à une baisse de la part des propriétés paysannes : les paysans sont de moins en moins propriétaires. Ils s’endettent et doivent vendre des terres.
Le manque d’innovation, manque de progrès technique. Si on a une faible innovation, c’est aussi parce qu’on a une dépréciation des prix agricoles à on va plutôt placer l’argent ailleurs : donner de l’argent au roi, investir dans le commerce.
àCette crise du monde rural est aussi une crise sociale : dans cette société il y a un mépris pour le travail manuel dans la mentalité des élites : le paysan est méprisé pour sa rudesse, ignorance, crédulité, fourberie (la bruyère)
Ce mépris sur le monde paysan se transmet aux autres catégories du monde rural : ce mépris va entacher désormais tout le monde rural > vivre à la campagne est inconciliable avec la dignité. Il faut vivre dans le monde urbain.
Donc, dans ce monde social où le paysan est méprisé, oppressé par les impôts, il y encore une forte hétérogénéité qui empêche une prise de conscience collective.
Certains de ces paysans progressent socialement alors que la grande partie de la paysannerie voit ses conditions de vie se détériorer.
A l’aube du 18e siècle, la solidarité paysanne décline, les paysans aisés cherchent à installer leurs fils en ville.
