· La notion de constitution est assez ambiguë.
- C’est un fait, une organisation politique de fait.
- Au 18ième siècle, la constitution devient une règle, une norme juridique.
1. La constitution comme fait politique.
C’est un organon, une organisation, un système qui organise le pouvoir. On renvoie cette idée à celle du droit naturel. La politique est un corps social avec plusieurs organes, il y’a toute une métaphore organistique. (On disait qu’une personne avait ou non une bonne constitution.
En Angleterre, la constitution est coutumière. Ils ont les mêmes institutions depuis le 13ième siècle. Une constitution ne se décide pas, elle se trouve ? Il y’a toutefois les actes parlementaires qui protège les droits et encadre les institutions.
è Constitution coutumière lorsque la constitution n’est pas écrite
è Coutume constitutionnelle complète les constitutions écrites lorsque le texte est imparfait.
Pour les contres révolutionnaires ayant émigré en France pendant la révolution, la constitution de 1790 n’est qu’un fait.
Louis de Bonald, Joseph de Maistre, Edmond Burke, affirme qu’une constitution ne se décide pas.
è Il y’a déjà une constitution sous l’ancien régime : les lois fondamentales du royaume.
- Déclaration du parlement de Paris, 3 mai 1788 : le parlement rappel au roi qu’il y’a des règles qu’il doit respecter.
2. La constitution comme fait juridique.
C’est la décision qui est au centre.
A. Définition formelle (forme)
Deux conceptions de la définition formelle, on voit la constitution :
- Soit par sa procédure : la constitution est élaborée par le pouvoir constituant. Elle peut être révisé que par une procédure lourde, la constitution est rigide.
- Soit par sa valeur : c’est la norme suprême, c’est la norme la plus élevée qui engendre la validité de toute les autres ! (Vision Kelsennienne).
B. Définition matérielle (fond)
On ne définit plus la constitution par son enveloppe mais plutôt par son contenu.
On cherche ce qu’on met en général dans une constitution :
- La répartition des pouvoirs.
- Le système électoral.
- Les principes politiques (république ? Monarchie ? Oligarchie ? Religion d’État ?).
- Les libertés fondamentales.
- Les règles de hiérarchie des normes.
Au-delà de ces règles, on met ce qu’on veut dans une constitution.
Benjamin Constant à alerter sur le fait qu’une constitution doit être courte et concise pour ne pas enfermer le peuple dans trop de règles.
