Les variations d'une fonction polynôme de degré 2 sont directement liées au coefficient $a$ et à l'abscisse du sommet $\alpha = -\frac{b}{2a}$ :
- Si $a > 0$ : la fonction est décroissante sur $]-\infty; \alpha]$ puis croissante sur $[\alpha; +\infty[$. Elle admet un minimum en $x=\alpha$.
- Si $a < 0$ : la fonction est croissante sur $]-\infty; \alpha]$ puis décroissante sur $[\alpha; +\infty[$. Elle admet un maximum en $x=\alpha$.
Le signe de $ax^2 + bx + c$ dépend aussi de $a$ et du discriminant :
- Si $\Delta < 0$ : le trinôme est toujours du signe de $a$.
- Si $\Delta = 0$ : le trinôme est toujours du signe de $a$, sauf en $x_0 = -\frac{b}{2a}$ où il s'annule.
- Si $\Delta > 0$ : le trinôme est du signe de $a$ à l'extérieur des racines ($x < x_1$ ou $x > x_2$) et du signe opposé à $a$ entre les racines ($x_1 < x < x_2$).
Ces propriétés sont fondamentales pour résoudre des inéquations du type $ax^2 + bx + c > 0$ ou $ax^2 + bx + c < 0$.
Les fonctions polynômes de degré 2 sont très utilisées en sciences et en ingénierie pour modéliser diverses situations :
- Physique : Trajectoire d'un projectile sans résistance de l'air (mouvement parabolique), chute libre, lois de la réflexion optique.
- Économie et Gestion : Optimisation des coûts, maximisation des profits, analyse de revenus. Par exemple, trouver le prix qui maximise le bénéfice d'une entreprise.
- Géométrie : Calcul d'aires et de volumes, description de certaines courbes.
- Biologie : Modélisation de la croissance de populations ou de réactions chimiques.
Dans ces applications, il s'agit souvent de trouver le maximum ou le minimum d'une fonction (par exemple, hauteur maximale atteinte par un projectile, coût minimum de production) ou de déterminer quand une quantité devient nulle (par exemple, quand un objet touche le sol).