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QUATRIÈME QUESTION

Champ d'application de la Convention européenne des droits de l'Homme (Chapitre 1 - Section 2 (II)

La responsabilité de l’État indépendamment de la norme ou de la mesure en cause

A retenir :

Selon la CEDH, tous les actes d’un État partie relèvent de sa juridiction, peu importe :

  • la nature de la norme ;
  • l’organe auteur de l’acte ;
  • l’origine interne ou internationale de l’obligation.


➡️ Donc, la responsabilité de l’État peut être engagée :

  • même pour des dispositions constitutionnelles ;
  • même lorsqu’il applique le droit de l’Union européenne ou d’autres obligations internationales.


Les dispositions constitutionnelles

Principe


La CEDH s’applique aussi aux normes constitutionnelles et aux décisions des juridictions constitutionnelles.

  • Arrêt clé : Parti communiste unifié de Turquie et autres c. Turquie
  • Principe dégagé : même les dispositions constitutionnelles doivent respecter la Convention.


Les décisions des cours constitutionnelles


Arrêt clé : M.L c. Pologne

  • Faits
  • La Cour constitutionnelle polonaise interdit l’avortement pour malformation du fœtus.
  • Une femme contrainte d’aller avorter à l’étranger saisit la CEDH.
  • Principe
  • ➡️ Une décision constitutionnelle irrégulière peut entraîner une violation de la Convention.


Les lois validées par le Conseil constitutionnel


Arrêt clé : Zielinski et Pradal Gonzalez et autres c. France

  • Faits
  • Loi rétroactive intervenant dans des procès en cours.
  • Le Conseil constitutionnel l’avait jugée conforme à la Constitution.
  • Solution
  • Violation de l’article 6 §1 (procès équitable).
  • Principe dégagé
  • Le législateur ne peut intervenir dans un procès en cours que pour des motifs impérieux d’intérêt général.


Influence sur le droit français


Décision QPC du 14 février 2014

  • Le Conseil constitutionnel reprend la notion :
  • ➡️ « motif impérieux d’intérêt général ».
  • Conséquence
  • Le contrôle des lois rétroactives devient plus strict.


Position des juridictions françaises


CE, Sarran & Cass. Ass. plén., 2 juin 2000

  • Principe - Les engagements internationaux ne priment pas sur la Constitution dans l’ordre interne.
  • Conséquence
  • ➡️ Les juridictions françaises refusent le contrôle de conventionnalité des normes constitutionnelles.


Les actes liés à une organisation internationale

A retenir :

Principe général


Un État reste responsable devant la CEDH :

  • ➡️ même lorsqu’il applique des obligations internationales ou le droit de l’Union européenne.


⚠️ L’Union européenne n’est pas partie à la CEDH.

  • Donc :
  • la Cour ne contrôle pas directement les actes de l’UE ;
  • elle contrôle les actes des États appliquant le droit de l’UE.


Contrôle des actes de droit primaire (traités)


Arrêt clé : Matthews c. Royaume-Uni

  • Faits
  • Pas d’élections européennes à Gibraltar.
  • Situation résultant d’un acte communautaire.
  • Solution
  • Violation du droit à des élections libres (article 3 du Protocole n°1).
  • Principe
  • Le transfert de compétences à l’UE :
  • ➡️ n’exonère pas les États de leurs obligations conventionnelles.


Contrôle des actes de droit dérivé (directives et règlements)


Transposition d’une directive

Arrêt clé : Cantoni c. France

  • Faits
  • Loi française reprenant une directive européenne sur les médicaments.
  • Argument du gouvernement
  • La loi ne pouvait être contrôlée car elle venait d’une directive européenne.
  • Réponse de la Cour
  • ➡️ Une loi inspirée du droit de l’UE reste soumise à la Convention.
  • Principe
  • Le droit dérivé européen ne fait pas échapper l’État au contrôle de la CEDH.


Application obligatoire d’un règlement européen

Arrêt clé : Bosphorus c. Irlande

  • Faits
  • Saisie d’un avion appliquant un règlement européen sur les sanctions contre la Yougoslavie.
  • L’Irlande n’avait aucune marge d’appréciation.
  • Solution
  • La Cour accepte quand même de contrôler l’acte étatique.
  • Principe majeur
  • ➡️ Les États restent responsables de tous les actes de leurs organes, même lorsqu’ils appliquent strictement une obligation internationale.
  • ⚠️ Mais :
  • la Cour ne contrôle pas directement l’organisation internationale ;
  • elle contrôle uniquement l’acte de l’État.


Le renvoi préjudiciel (article 267 TFUE)


Définition

Procédure permettant à un juge national de poser une question à la CJUE :

  • sur l’interprétation ;
  • ou la validité du droit de l’UE.


Obligation de renvoi

Les juridictions suprêmes doivent saisir la CJUE sauf hypothèses de l’arrêt :

CJUE, Cilfit

  • question non pertinente ;
  • question déjà tranchée ;
  • absence de doute raisonnable.


A retenir :

Pour la CEDH, tous les actes d’un État relèvent de sa juridiction, peu importe :

  • la nature de la norme ;
  • qu’il s’agisse d’une norme constitutionnelle, législative ou internationale.


Donc, un État peut être responsable :

  • pour sa Constitution ;
  • pour une décision de sa Cour constitutionnelle ;
  • ou lorsqu’il applique le droit de l’Union européenne.


1. Les dispositions constitutionnelles


Parti communiste unifié de Turquie et autres c. Turquie

  • La Cour affirme que les dispositions constitutionnelles ne sont pas exclues du contrôle de la CEDH.
  • ➡️ Toute l’organisation institutionnelle de l’État doit respecter la Convention.


M.L c. Pologne

  • La CEDH condamne une décision de la Cour constitutionnelle polonaise ayant restreint l’avortement.
  • ➡️ Une décision constitutionnelle peut violer :
  • l’article 8 (vie privée) ;
  • le principe de prééminence du droit ;
  • le droit à un tribunal établi par la loi.


Zielinski et Pradal Gonzalez et autres c. France

  • La Cour condamne une loi rétroactive française intervenant dans des procès en cours.
  • ➡️ Le législateur ne peut intervenir dans un procès en cours sauf :
  • ✅ motif impérieux d’intérêt général.


Position française

CE, Sarran & Cass. Ass. plén., 2 juin 2000

  • Les juridictions françaises refusent le contrôle de conventionnalité de la Constitution.
  • ➡️ En droit interne, la Constitution reste supérieure aux traités.


2. Les actes liés à une organisation internationale


➡️ Un État reste responsable devant la CEDH même lorsqu’il applique le droit de l’Union européenne.

  • ⚠️ La Cour ne contrôle pas directement l’UE, mais les actes des États.


Matthews c. Royaume-Uni

  • Le transfert de compétences à l’UE ne supprime pas les obligations des États au regard de la CEDH.


Cantoni c. France

  • Une loi transposant une directive européenne reste soumise à la Convention.


Bosphorus c. Irlande

  • Même sans marge d’appréciation dans l’application du droit de l’UE, l’État reste responsable devant la CEDH.
  • ➡️ La Cour contrôle l’acte de l’État, pas celui de l’organisation internationale.

QUATRIÈME QUESTION

Champ d'application de la Convention européenne des droits de l'Homme (Chapitre 1 - Section 2 (II)

La responsabilité de l’État indépendamment de la norme ou de la mesure en cause

A retenir :

Selon la CEDH, tous les actes d’un État partie relèvent de sa juridiction, peu importe :

  • la nature de la norme ;
  • l’organe auteur de l’acte ;
  • l’origine interne ou internationale de l’obligation.


➡️ Donc, la responsabilité de l’État peut être engagée :

  • même pour des dispositions constitutionnelles ;
  • même lorsqu’il applique le droit de l’Union européenne ou d’autres obligations internationales.


Les dispositions constitutionnelles

Principe


La CEDH s’applique aussi aux normes constitutionnelles et aux décisions des juridictions constitutionnelles.

  • Arrêt clé : Parti communiste unifié de Turquie et autres c. Turquie
  • Principe dégagé : même les dispositions constitutionnelles doivent respecter la Convention.


Les décisions des cours constitutionnelles


Arrêt clé : M.L c. Pologne

  • Faits
  • La Cour constitutionnelle polonaise interdit l’avortement pour malformation du fœtus.
  • Une femme contrainte d’aller avorter à l’étranger saisit la CEDH.
  • Principe
  • ➡️ Une décision constitutionnelle irrégulière peut entraîner une violation de la Convention.


Les lois validées par le Conseil constitutionnel


Arrêt clé : Zielinski et Pradal Gonzalez et autres c. France

  • Faits
  • Loi rétroactive intervenant dans des procès en cours.
  • Le Conseil constitutionnel l’avait jugée conforme à la Constitution.
  • Solution
  • Violation de l’article 6 §1 (procès équitable).
  • Principe dégagé
  • Le législateur ne peut intervenir dans un procès en cours que pour des motifs impérieux d’intérêt général.


Influence sur le droit français


Décision QPC du 14 février 2014

  • Le Conseil constitutionnel reprend la notion :
  • ➡️ « motif impérieux d’intérêt général ».
  • Conséquence
  • Le contrôle des lois rétroactives devient plus strict.


Position des juridictions françaises


CE, Sarran & Cass. Ass. plén., 2 juin 2000

  • Principe - Les engagements internationaux ne priment pas sur la Constitution dans l’ordre interne.
  • Conséquence
  • ➡️ Les juridictions françaises refusent le contrôle de conventionnalité des normes constitutionnelles.


Les actes liés à une organisation internationale

A retenir :

Principe général


Un État reste responsable devant la CEDH :

  • ➡️ même lorsqu’il applique des obligations internationales ou le droit de l’Union européenne.


⚠️ L’Union européenne n’est pas partie à la CEDH.

  • Donc :
  • la Cour ne contrôle pas directement les actes de l’UE ;
  • elle contrôle les actes des États appliquant le droit de l’UE.


Contrôle des actes de droit primaire (traités)


Arrêt clé : Matthews c. Royaume-Uni

  • Faits
  • Pas d’élections européennes à Gibraltar.
  • Situation résultant d’un acte communautaire.
  • Solution
  • Violation du droit à des élections libres (article 3 du Protocole n°1).
  • Principe
  • Le transfert de compétences à l’UE :
  • ➡️ n’exonère pas les États de leurs obligations conventionnelles.


Contrôle des actes de droit dérivé (directives et règlements)


Transposition d’une directive

Arrêt clé : Cantoni c. France

  • Faits
  • Loi française reprenant une directive européenne sur les médicaments.
  • Argument du gouvernement
  • La loi ne pouvait être contrôlée car elle venait d’une directive européenne.
  • Réponse de la Cour
  • ➡️ Une loi inspirée du droit de l’UE reste soumise à la Convention.
  • Principe
  • Le droit dérivé européen ne fait pas échapper l’État au contrôle de la CEDH.


Application obligatoire d’un règlement européen

Arrêt clé : Bosphorus c. Irlande

  • Faits
  • Saisie d’un avion appliquant un règlement européen sur les sanctions contre la Yougoslavie.
  • L’Irlande n’avait aucune marge d’appréciation.
  • Solution
  • La Cour accepte quand même de contrôler l’acte étatique.
  • Principe majeur
  • ➡️ Les États restent responsables de tous les actes de leurs organes, même lorsqu’ils appliquent strictement une obligation internationale.
  • ⚠️ Mais :
  • la Cour ne contrôle pas directement l’organisation internationale ;
  • elle contrôle uniquement l’acte de l’État.


Le renvoi préjudiciel (article 267 TFUE)


Définition

Procédure permettant à un juge national de poser une question à la CJUE :

  • sur l’interprétation ;
  • ou la validité du droit de l’UE.


Obligation de renvoi

Les juridictions suprêmes doivent saisir la CJUE sauf hypothèses de l’arrêt :

CJUE, Cilfit

  • question non pertinente ;
  • question déjà tranchée ;
  • absence de doute raisonnable.


A retenir :

Pour la CEDH, tous les actes d’un État relèvent de sa juridiction, peu importe :

  • la nature de la norme ;
  • qu’il s’agisse d’une norme constitutionnelle, législative ou internationale.


Donc, un État peut être responsable :

  • pour sa Constitution ;
  • pour une décision de sa Cour constitutionnelle ;
  • ou lorsqu’il applique le droit de l’Union européenne.


1. Les dispositions constitutionnelles


Parti communiste unifié de Turquie et autres c. Turquie

  • La Cour affirme que les dispositions constitutionnelles ne sont pas exclues du contrôle de la CEDH.
  • ➡️ Toute l’organisation institutionnelle de l’État doit respecter la Convention.


M.L c. Pologne

  • La CEDH condamne une décision de la Cour constitutionnelle polonaise ayant restreint l’avortement.
  • ➡️ Une décision constitutionnelle peut violer :
  • l’article 8 (vie privée) ;
  • le principe de prééminence du droit ;
  • le droit à un tribunal établi par la loi.


Zielinski et Pradal Gonzalez et autres c. France

  • La Cour condamne une loi rétroactive française intervenant dans des procès en cours.
  • ➡️ Le législateur ne peut intervenir dans un procès en cours sauf :
  • ✅ motif impérieux d’intérêt général.


Position française

CE, Sarran & Cass. Ass. plén., 2 juin 2000

  • Les juridictions françaises refusent le contrôle de conventionnalité de la Constitution.
  • ➡️ En droit interne, la Constitution reste supérieure aux traités.


2. Les actes liés à une organisation internationale


➡️ Un État reste responsable devant la CEDH même lorsqu’il applique le droit de l’Union européenne.

  • ⚠️ La Cour ne contrôle pas directement l’UE, mais les actes des États.


Matthews c. Royaume-Uni

  • Le transfert de compétences à l’UE ne supprime pas les obligations des États au regard de la CEDH.


Cantoni c. France

  • Une loi transposant une directive européenne reste soumise à la Convention.


Bosphorus c. Irlande

  • Même sans marge d’appréciation dans l’application du droit de l’UE, l’État reste responsable devant la CEDH.
  • ➡️ La Cour contrôle l’acte de l’État, pas celui de l’organisation internationale.
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