Les métamorphoses du moi :
- Descartes, Discours sur la méthode : Pour qu'une idée soit considérée comme vrai, il faut qu'elle n'ait aucun doute = idée indubitable. Si un doute idée est fausse --> même chose pour connaissance. 1 - Il m'est déjà arrivé de rêver en pensant que j'étais dans la réalité, je ne peux pas être sûr que je suis dans la réalité, doute donc je ne peux pas dire que ma réalité est réelle. 2- Connaissance maths et géométries sont fausses parce que je ne peux pas être sûr de ne pas avoir fait une erreur dans raisonnement. 3- Connaissance que j'ai de mes sens sont fausses car mes sens m'ont déjà trompé et je ne suis pas sûr qu'ils ne le fassent pas encore. Seule chose que je suis sûr = je pense donc je suis + le moi est une substance pensante = quelque chose d'immatériel qui pense qu'il dit être l'âme
- Locke, Essai philosophique concernant l'entendement humain : objectif est de définir notre identité personnelle. Se fait grâce à la conscience et mémoire. Conscience nous permet de penser et de savoir que l'on pense et ces pensées sont les nôtres, cela fait la subjectivité du moi. La mémoire assure la permanence du moi, car ce que je me souviens forme mon histoire et qui je suis. Conscience + mémoire = je suis dont j'ai conscience et dont je me souviens, tout ce dont je me souviens, c'est moi qui l'ai fait, pensé.
- Pascal, "Qu'est-ce que le moi ? " : Quand on aime une personne pour une de ses qualités physiques ou intellectuelles et qu'elle disparaît on ne peut plus l'aimer. Ce n'est pas la personne que l'on aime alors, mais les qualités qu'elles possèdent. Si on enlève les qualités d'une personne, il ne reste qu'une substance physique de totalement abstrait qu'on ne peut pas aimer. On se fait aimer pour des qualités que l'on possède ais que l'on peut perdre pas pour ce qu'on est. Met en évidence tension entre les deux caractéristiques du moi : ce qui est personnel n'est pas permanent et ce qui est permanent n'est pas personnel.
- David Hume, Traité de la nature humaine : Nous ne sommes pas en permanence conscients de notre moi. Le moi n'est pas quelque chose que je perçois, le moi, c'est lui qui perçoit. Si on admet qu'il y a un moi possédant permanence, personnel et unité --> nous n'avons conscience ou ne percevons rien de tel. En se tournant vers nous-mêmes, on ne tombe jamais sur un moi avec ces caractéristiques = idée moi vide, ne correspond à aucune de nos expériences. On tombe sur une idée, un souvenir, une émotion qui ne sera jamais la même. On tombe sur de l'instabilité. Le moi = assemblage de pleins de choses qui se déroule en même temps et nous traverse comme un flux. Scène de théâtre où choses apparaissent et ou pas de scène, car flux pas stable.
- Paul Ricœur, Temps et récits : Identité sert à répondre à une question : qui a fait ça ? Il la rattache à des actions qu'on peut raconter, pas comme quelque chose de stable. Celui qui a fait quelque chose porte un nom, et plusieurs actions peuvent être attachées au même nom. Raconter histoire permet de faire tenir ensemble des changements, une absence de stabilité à la même personne ou communauté nationale. Je suis l'histoire que je ou que je me raconte. Si ne raconte pas comme histoire soit on empêche l'évolution du moi soit on brise l'unité. La seule issue est de ne pas chercher un moi stable, mais pas non plus de le faire disparaître, mais d'envisager que le moi, c'est ce dont on peut raconter une histoire. Le moi est l'histoire que le moi raconte de lui-même.
Histoire et violence :
- Konrad Lorenz, L'agressivité : si observe histoire humaine de loin, ce qui apparaît, c'est son caractère déraisonnable alors que l'homme possède la raison. Raisonnable = prudent/modéré, rationnel : utiliser les bons moyens pour atteindre son but. Or homme ni raisonnable ni rationnel. Fait des choses imprudentes qui ne respectent aucune règles morales --> violences. Agit en obéissant à ses instincts plus qu'à sa raison, car ont permis à l'homme de survivre. Homme se comporte de façon agressive envers homme en dehors de sa société. Homme a une histoire violente car il obéit plus à l'agressivité qu'à sa raison raisonnable et rationnelle + constitue un danger pour l'espèce car pas de limites.
- Freud, Malaise dans la culture : homme présente deux visages : fait preuve de douceur et d'amour envers les autres/agressivité pulsionnelle pour attaquer l'autre. L'affirmation que les hommes sont naturellement agressif pas gratuite car repose sur des observations de notre histoire --> histoire marquée par grande agressivité de l'homme. Parfois sans prétexte les individus peuvent se montrer cruel sans aucune raison ou par plaisir. Morale n'arrête pas l'agressivité, pas de limites. L'homme met en place des solutions pour arrêter cette agressivité qui met en danger la vie sociale : lois, règles, droit, religion, prison… Institutions humaines servent à bloquer la violence + culture nous fait assimiler des règles très profondes qui nous amènent à bloquer de nous-mêmes notre agressivité.
