- le rôle de l’art est d’imiter la nature
- procurer plaisir et reconnaissance aux artistes, spectateurs et à une vertu thérapeutique
- l’essence de l’art est la recherche de beauté
- l’œuvre d’art se distingue d’une chose naturelle, elle n’en est que la copie (rapport de comparaison avec l’original)
Aristote avance l’idée que l’art “imite la nature”, ce rapport de reproduction se nomme Mimesis.
- selon Aristote, les hommes ont une disposition naturelle à concevoir des œuvres d’art
- cela leur procure du plaisir (reproduction du monde en peinture ou sculpture) et de la connaissance (permet de mieux connaître son environnement)
- l’art permet la purification de l’âme (identification du spectateur à l’œuvre d’art, permet de purger son esprit)
Aristote nomme ce phénomène la catharsis.
Aristote(384-322 av.J-C), élève de Platon (p. 35) et maître d'Alexandre le Grand, est un penseur grec considéré comme l'un des philosophes les plus importants de l'histoire. Il a fondé le Lycée, l'une des quatre grandes écoles de pensée de la Grèce Antique.
- L’artiste transforme la réalité plutôt qu’il ne la recrée.
Ce principe d’imitation sera critiqué par le philosophe allemand Hegel (18e-19e siècle), influencé par Kant et le courant romantique, dans son ouvrage Esthétique (1885) :
- Il défend que la mimesis ne permet pas de comprendre la nature profonde de l’œuvre.
- Aussi, cette activité apparaît superflue et en outre présomptueuse, aucun artiste ne peut rivaliser avec les œuvres de la nature.
- Une œuvre d'art serait avant tout caractérisée par son inventivité.
Georges Bataille, anthropologue et écrivain, le remarque dans son ouvrage Lascaux ou la Naissance de l'art (1955).
- l'art naît quand l'artiste parvient à s'arracher à l'imitation de la nature pour produire de la beauté de manière autonome et consciente
- les fresques de la grotte de Lascaux, vieilles de 18 000 ans, marquent la naissance de l'art
- les œuvres de fiction doivent s'appuyer sur des « effets de réel», sur des éléments qui apportent aux créations de l'imagination la crédibilité du monde réel