Chapitre 1 : Comportement alimentaire
A retenir :
Définition :
=> Le comportement alimentaire = ensemble des actions liées à l’alimentation : avant pré ingestif ( recherche de nourriture ) / pendant ingestif ( prise alimentaire) / Après post ingestif (digestion, satiété )
ce n’est pas juste manger mais aussi l’environnement et les émotions
Les 4 phases du comportement alimentaire :
Faim => besoin physiologique => déclenche la recherche
Appétit => envie de manger (plaisir) => oriente le choix
Rassasiement => processus pendant le repas => arrêt progressif ( dynamique )
Satiété => disparition de la faim = > stoppe la prise (état stable )
=> faim = besoin / appétit = envie
Triple contrôle du comportement alimentaire
Le comportement alimentaire répond à 3 types de besoin :
Énergétique ( biologique ) —> besoin de nutriments
Hédonique —> Plaisir de manger
Psychosocial —> culture, habitudes, émotions
=> interaction constante entre biologique / psy / social
Contrôle cérébral
Le centre principal = Hypothalamus
=> il intègre signaux du corps ( glucose, hormones…) et les signaux de l’environnement
Le noyau arqué = zone dans l’hypothalamus
rôle => recevoir infos du corps et décider ( déclencher ou arrêt )
contient 2 types de neurones :
NPY = stimule la faim neurone orexigènes
POMC = stoppe la faim neurone anorexigènes
Théorie glucostatique
idée centrale ( jean mayer )
on mange quand le glucose baisse
mécanisme : baisse de la glycémie => glucopénie ( manque glucose cellules ) / activation faim / prise alimentaire
=> signal de la faim = glucopénie cellulaire
où sont détectés ces signaux ?
Glucorécepteurs :
hypothalamus
tronc cérébral ( noyau du faisceau solitaire )
=> ils détectent la baisse de glucose
Centre de la faim et de la satiété
Hyptholamus latéral => faim ( activation = manger )
VMH (ventromédian) => satiété ( activation = arrêt )
=> inhibition mutuelle
Hormones
- Ghréline ( avant repas )
=> sécrétée par l’estomac elle active la faim donc l’hypothalamus latéral
hormone de la faim
- Leptine ( après repas)
=> sécrétée par tissu adipeux elle réduit la prise alimentaire et informe sur les réserves
hormone de satiété
- Insuline
=> permet au glucose d’entrer dans les cellules favorise le stockage ( glycogène)
faible = manque de glucose dans les cellules > glucopénie cellulaire
modérée = satiété
forte ( pic d’insuline ) = entrée rapide du glucose chute de la glyécémie > glucopénie = faim
Avant repas :
↓ glycémie
↑ ghréline
activation LH
→ faim
Après repas :
↑ insuline
↑ leptine
→ activation satiété (VMH)
→ arrêt de manger
Circuit du plaisir
On mange par plaisir ( dimension hédonique )
circuit impliqué => le circuit de la récompense
Les structures = Aire tegmentale ventrale et le noyau accumbens
Ce circuit => Voie mésocorticolimbique
fonctionnement :
Sens activé ( vision/odorat) > activation du circuit (ATV) liberation de dopamine > Noyau accumbens (sensation de plaisir/motivation/appétence)
Le circuit du plaisir favorise l’activation du LH et donc la faim sans besoin énergétique
Chapitre 2 : Veille-sommeil
A retenir :
Définition
Sommeil => état physiologique actif et régulé
ce n’est pas passif et activité cérébrale spécifique
Fonctions du sommeil
- récupération physique
- restauration métabolique
- conservation de l’énergie
- thermorégulation
- plasticité cérébrale
- mémoire
Privation de sommeil :
- fatigue
- irritabilité
- baisse des performances
- troubles de l’humeur
organisation du sommeil
cycles : 90-110 min
=> 4/5 cycles par nuit
chaque cycle est composé de sommeil lent et sommeil paradoxal
- Sommeil lent
Phase 1
=> endormissement + baisse du tonus et mouvements oculaires possibles
Phase 2
=> sommeil léger ( représente 50 % du sommeil )
diminution perception des bruits
activité ralenti (thêta ) avec présence des fuseaux de sommeil et des complexes K => bloque les infos extérieurs
Phase 3
=> Sommeil profond
difficile à réveiller/ isolement du monde extérieur
respiration lente / baisse température
EEG = ondes delta lentes
Phase 4
=> sommeil le plus profond
réveil très difficile / aucune réponse à l’environnement
surtout présent en début de nuit
EEG = ondes delta lentes
Logique 1=2=3=4 puis sommeil paradoxal
- Sommeil paradoxal
(20-25% du sommeil )
Augmente en fin de nuit
=> cerveau actif dans un corps paralysé
activité cérébrale élevée
EEG proche de l’éveil
Paralysie musculaire ( atonie ) atonie = due à inhibition des motoneurones (glycine)
Mouvements oculaires rapides
rêves intenses
=> début de nuit : sommeil profond / fin de nuit : sommeil paradoxal
EEG :
éveil : ondes rapides
sommeil léger : thêta + fuseaux
sommeil profond : delta
sommeil paradoxal : activité rapide comme éveil
Horloge biologique :
=> rythme circadien : cycle biologique d’environ 24H
il contrôle sommeil / éveil / température / hormones
contrôlé par un noyau suprachiasmatique dans l’hypothalamus => horloge interne du corps
organise les cycles jour/nuit et synchronise le corps
Horloge interne plutôt ≈ 24,5H donc besoin d’être remis à l’heure par la lumière via la voie rétino-hypothalamique
Mécanisme = >
Lumière = active noyau suprachiasmatique > bloque mélatonine > éveil
Obscurité = moins d’activité NSC > augmentation mélatonine > sommeil
synchroniseurs externes : lumière, repas, activités
Mélatonine
sécrétée par glande pinéale
neurohormone
favorise sommeil
L’éveil
=> état de vigilance
cerveau actif / conscient / réaction stimuli
contrôle de l’éveil par la formation réticulée ascendante dans le tronc cérébral
La FRA = > réception d’info sensorielle (bruit ou lumière ) et d’info internes > stimule le cerveau > activation du cortex > éveil
si pas d’éveil = lésion de la FRA donc Coma
Neurotransmetteurs de l’éveil
- dopamine
- noradréaline
- Sérotonine
- acétylcholine
- histamine
Fonctions des types de Sommeil
Sommeil lent :
récupération
mémoire déclarative
économie d’énergie
Sommeil paradoxal :
rêves
mémoire procédurale
émotions
développement cérébral
Dette de sommeil
=> manque de sommeil accumulé
Conséquences
à court terme : fatigue / baisse attention / baisse mémoire / irritabilité
à long terme : troubles de l’humeur / stress / vulnérabilité psychologique
Privation de sommeil :
17h éveillée
= alcoolémie 0,5 g/L
24h éveillée
= alcoolémie 1 g/L
Récupération très lente et altère les performances cognitives
Chapitre 3 : la vision
A retenir :
La perception
La perception => une construction
ce qu’on voit => interprétation du cerveau et pas la réalité pure
distinction entre la réalité physique et la représentation mentale
L’œil : un appareil optique
Rôle => capter la lumière ( photons ) et la transformer en signal nerveux
Cornée => membrane transparente / première surface traversée par la lumière / participe à la réfraction
Cristallin => lentille déformable / ajuste la mise au point
Rétine => capte la lumière / contient les photorécepteurs
l’image est inversée sur la rétine et le cerveau la remet à l’endroit
Réflexe d’accommodation
Permet de voir net
=> muscle ciliaire se contracte et modifie la forme du cristallin
objet proche = cristallin bombé contraction du cristallin
objet loin = cristallin aplati relâchement du cristallin
Pouvoir séparateur
=> capacité à distinguer 2 stimuli proches dépend de la densité des photorécepteurs ( voir les détails )
augmentation densité > augmentation précision
Fovéa => pouvoir séparateur élevé ( beaucoup de cônes )
Périphérie => pouvoir séparateur faible
Organisation de la rétine
Photorécepteurs :
- Cônes
Rôle
vision fine / précise
Vision des couleurs
Localisation
concentrés dans la fovéa
caractéristiques
beaucoup de détails
fonctionnent surtout en pleine lumière
- Bâtonnets
Rôle
vision globale
Détectent la luminosité
Localisation
en périphérie de la rétine
caractéristiques
pas de couleur
très sensibles ( vision nocturne )
Fovéa / Macula
Macula = zone centrale de la rétine = vision centrale globale
Fovéa = centre de la macula = vision très précise
Champs visuels
Champs fovéal => précis
Champs Périphérique => global, moins précis
champs diminue avec la vitesse
Circuit de l’information visuelle
=> la lumière arrive dans l’œil et elle est transformée en message nerveux puis message transmis au cerveau
étape 1 - photorécepteur capte lumière et transforment en signal électrique
étape 2 - les cellules bipolaires transmettent l’info aux cellules ganglionnaires
étape 3 - les cellules ganglionnaires récupèrent l’info et leurs axones forment le nerf optique
cellules on / off = cellules bipolaires et ganglionnaires
( on = s’active avec la lumière / off = active quand la lumière diminue )
Tache aveugle
=> zone sans photorécepteurs ( car zone où passent les axones des cellules ganglionnaires donc nerf optique. )
localisation = papille optique
cerveau comble automatiquement le manque et complète l’information manquante => perception = construction
Mouvements oculaires
- Saccades
=> mouvements rapides
pas de perception
- Fixation
=> moments où l’image est analysée
- Regarder un visage
=> regard non aléatoire
zone triangle ( yeux bouche )
comportement inné
Vision du bébé
vision limitée ( 20-30 cm )
correspond à la distance mère bébé
Théorie motrice / constructiviste
=> action ( saccades ) construit la perception
perception = actif
Habituation
=> stimulation répétée = diminution de la réponse ( cerveau ignore le stimulus
Illusions visuelles
=> montrent limites de la perception
- Illusions optico-géométriques
erreurs d’angles
tendance à voir angles droits
- perspective
erreurs de profondeur
- illusion bistables
2 interprétations possibles = cerveau choisit
Chapitre 4 : la somesthésie
A retenir :
Idée générale :
La somesthésie = perception du corps ( inclut le toucher, température, douleur, position du corps )
Sensoriel / perceptif
Sensoriel => activité brute des récepteurs
Perceptif => interprétation par le cerveau
=> le cerveau construit une perception cohérente mais pas forcément vraie
Types de perception
Extéroception = monde extérieur
Propioception = position du corps
intéroception = états internes
Naissance du signal nerveux
=> info = signal éléctrochimique
codage : fréquence des potentiels d’action
“L’information sensorielle est transmise sous forme de signaux électrochimiques dont l’intensité est codée par la fréquence des potentiels d’action.”
Récepteurs sensoriels :
neurones de premier ordre qui a pour rôle de détecter un stimulus physique
organe récepteur = structure globale
récepteur sensoriel = neurone
Potentiel récepteur / générateur
Le potentiel récepteur est une variation locale due à l’entrée d’ions dans le récepteur sensoriel, qui peut devenir un potentiel générateur et déclencher un potentiel d’action si le seuil est atteint.”
stimulus physique > ouverture des canaux ioniques ( canaux mécano dépendants avec entrée d’ions ) > potentiel récepteur > potentiel générateur ( si le signal se diffuse vers la fibre nerveuse ) > potentiel d’action ( si le seuil est atteint ) propagation dans l’axone)
L’amplitude du PA est constante
Transduction
stimulus physique > signal nerveux
codage en fréquence : augmentation stimulus = augmentation potentiel d’action
Champs récepteurs
=> zone où un stimulus active un récepteur
petit champs > précision
grands champs > précision basse
Récepteurs tactiles
- champs petits
Merkel = adaptation lente ( tonique )
Meissner = adaptation rapide ( phasique )
- Champs larges
Ruffini = lente
Pacini = rapide
adaptation rapide ( détecte changements )
adaptation lente ( détecte pression continue )
Habituation => stimulation répétée = réponse diminue
=> la précision du toucher varie selon zone du corps
Nociception ( douleur )
Nocicepteurs : mécanique , thermiques , chimiques , polymodaux et sont présents partout sauf dans le cerveau
Propioception
=> perception du corps dans l’espace
Fuseau neuromusculaire = mesure la longueur du muscle
Organe tendineux de Golgi = mesure la tension du tendon ( tension haute = décharge haute )
Voies afférentes
=> transmission vers le cerveau ( chemin de l’info du corps vers le cerveau )
organisation par 3 neurones :
neurone 1 = organe récepteur > moelle épinière
neurone 2 = moelle épinière / tronc cérébral
décussation ( =croissement des fibres )
neurone 3 = cortex somatosensoriel
Représentation somatosensorielle corticale
Le cerveau représente le corps au niveau du cortex somatosensoriel
=> chaque partie du corps a une zone spécifique dans le cerveau dépendante de sa sensibilité ( zone sensible = bcp de neurones)
Chapitre 5 : le système moteur
A retenir :
Idée générale
Le système moteur permet le mouvement du corps
fonctionnement = descendant ( centrifuge ) cerveau > muscle
=> centre de commande ( cerveau + tronc cérébral ) envoient des ordres vers les muscles
Type de musculature
- Musculature lisse
localisation : organe interne , intestin , vaisseaux sanguins
caractéristiques : involontaire , contraction lente , fonctionne automatiquement
exemple : digestion
- Musculature striée ( squelettique )
localisation : muscle du corps
caractéristiques : volontaire , rapide , permet le mouvement
exemple : marcher, écrire, courir
Muscle
Le muscle => ensemble de fibres musculaires
unité motrice => 1 motoneurone + fibres musculaires associées
Types d’unité motrice
- FF ( rapides fatigables )
très fortes / se fatiguent vite
- FR ( rapides résistantes)
- S ( lentes )
faibles / très résistantes / posture
=> muscles posturaux = unités lentes
Synergie musculaire
=> plusieurs muscles travaillent ensemble
coordination
co-contraction : agoniste + antagoniste
agoniste fait le mouvement et antagoniste fait l’inverse
=> un muscle ne peut que se contracter
Moelle épinière
rôle = centre de traitement des réflexes
corne ventrale = motoneurone
Les réflexes
réflexe = réponse automatique et stéréotypée
- Réflexe myotatique ( étirement )
monosynaptique
=> étirement muscle
contraction
- Réflexe myotatique inverse
protège contre tension excessive via organe de Golgi
- Réflexe de flexion
polysynaptique
retrait face à la douleur
activation du muscle fléchisseur et inhibition antagoniste
Circuit spinaux
=> la moelle épinière peut produire des mouvements toute seule sans intervention du cerveau
circuit nerveux dans la moelle capable de recevoir un stimulus/traiter info et produire réponse motrice
moelle épinière traite l’info et répond directement
exemple : quand on touche qlq chose de chaud on retire sa main tout de suite
Locomotion
controlée par générateurs de rythmes qui permettent mouvements automatiques
Voies descendantes
2 grandes origines :
- Tronc cérébral = voies extra pyramidales
rôle : posture / coordination
- Cortex moteur
mouvements volontaire
organisation des voies :
- voies médianes
au centre de la moelle / contrôlent la posture et les muscles du tronc
- voies latérales
sur les côtés / contrôlent les mouvements précis et les membres
Cortex moteur
=> contrôle les mouvements volontaires
zones importantes :
- cortex prémoteur (aire 6)
=> prépare le mouvement et planifie l’action
- Aire motrice supplémentaire
=> mouvement complexe ou rythmiques ( ex sport)

