A retenir :
. 1. La loyauté de la concurrence
La concurrence est bénéfique (innovation, qualité, prix raisonnables), mais doit rester loyale.
Certaines pratiques sont interdites :
Concurrence déloyale
- Désorganisation : nuire au fonctionnement d’un concurrent
- Ex. : débauchage, saturation de site.
- Détournement de clientèle : attirer les clients par des moyens excessifs ou trompeurs
- Ex. : accords secrets, typosquatting.
- Dénigrement : critiques publiques portant préjudice
- Ex. : publicité dévalorisant un concurrent.
- Parasitisme : profiter des efforts d’un concurrent sans en supporter les coûts
- Ex. : reprise de slogans proches.
Prix abusivement bas
Interdit lorsqu’il s’agit :
- d’hameçonner le consommateur (attirer avec un produit très bas pour compenser ailleurs),
- d’évincer un concurrent (casser les prix temporairement pour le faire disparaître).
2. Lutte contre les pratiques anticoncurrentielles
2.1. Les concentrations
Regroupement d’entreprises (fusion ou absorption).
Risques :
- moins d’acteurs → moins de concurrence,
- apparition de positions dominantes.
Elles sont soumis à autorisation si :
- CA mondial ≥ 150 M€,
- CA France ≥ 50 M€ pour au moins deux entreprises.
Exemple : rachat de Tati par Gifi avec obligation de céder certains magasins.
2.2. Abus de position dominante
Être dominant n’est pas interdit.
L’abus, lui, est sanctionné (jusqu’à 10 % du CA mondial HT).
Exemples d’abus : prix prédateurs, refus de vente, conditions discriminatoires.
2.3. Les ententes
Accords secrets entre entreprises pour fausser la concurrence.
Deux types :
- Horizontale : entre concurrents (ex. fixation des prix).
- Verticale : entre fournisseur et distributeur.
Sanction : jusqu’à 10 % du CA mondial HT.
Une entreprise peut être exonérée si elle dénonce l’entente.
