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Le commerce international

Définition

Commerce international
ensemble de échanges de biens et de services entre différents pays du monde (bilatéral ou multilatéral).
Avantage comparatif
l'intérêt d'un pays à se spécialiser dans un domaine où il est relativement efficace, même s'il est moins efficace dans tout.
Dotations factorielles
Abondance relative d'un pays en capital, travail et ressources naturelles/technologiques

Gains à l'échange — pourquoi commercer ?

1 Spécialisation selon l'avantage comparatif → chaque pays produit ce qu'il fait relativement mieux

2 Économies d'échelle → en produisant plus pour le marché mondial, les coûts unitaires baissent

3 Variété des produits → les consommateurs accèdent à plus de biens diversifiés

4 Concurrence accrue → pression à l'innovation et à la compétitivité des firmes nationales

LA COMPÉTITIVITÉ PRIX

Un pays réduit ses coûts de production (salaires bas, gains de productivité, énergie bon marché) ou sa monnaie se déprécie

→ ses prix à l'exportation baissent relativement à ceux des concurrents (avantage comparatif par les coûts — Ricardo)

→ les acheteurs étrangers arbitrent en faveur du produit moins cher (loi de l'offre et de la demande sur le marché mondial)

→ les exportations augmentent, les parts de marché s'accroissent

→ la balance commerciale s'améliore, ce qui soutient la croissance via la demande extérieure

→ hausse de la croissance économique

LA COMPÉTITIVITÉ HORS-PRIX

Un pays investit dans la R&D, la qualité, la formation (capital humain) et construit une image de marque forte

→ ses produits se différencient qualitativement de ceux des concurrents (différenciation au sens de Krugman : chaque pays produit une variété unique grâce aux économies d'échelle)

→ la demande étrangère est peu sensible au prix : les acheteurs acceptent de payer plus cher pour la qualité ou l'innovation

→ les exportations augmentent en valeur, même sans baisser les prix — gains à l'échange par la variété et la spécialisation

→ la balance commerciale s'améliore de façon durable, avec des marges plus élevées (ex : machines-outils allemandes, luxe français, électronique japonaise)

→ à long terme, les revenus des facteurs de production (salaires, profits) progressent — ce qui rejoint la théorie HOS : le facteur abondant (ici le capital humain ou technologique) est rémunéré davantage grâce à l'ouverture commerciale

Définition

Internationalisation de la chaîne de valeur
processus par lequel les FMN ont progressivement étendu leur chaîne de valeur au delà des frontières nationales
DIPP
phénomène par lequel la production d'un bien ou d'un service est découpée en plusieurs étapes distinctes, chacune réalisée dans le pays offrant le meilleur avantage comparatif pour cette tâche précise.

A retenir :

3 formes d'internationalisation de la chaîne de valeur :

  • externationalisation (sous-traitance)
  • délocalisation
  • investissements directs à l'étranger (IDE)

Pourquoi les firmes internationalisent leur chaîne de valeur

La baisse des coûts de transport (conteneurisation depuis les années 1960) et des coûts de communication (révolution numérique) rend la fragmentation géographique rentable

→ il devient moins coûteux de faire fabriquer un composant à 10 000 km que de le produire localement

→ les droits de douane s'effondrent progressivement via le GATT puis l'OMC → les échanges de biens intermédiaires explosent

→ les FMN arbitrent en permanence entre les localisations selon les coûts salariaux, la fiscalité, la proximité des marchés et la disponibilité des compétences


LA CHAÎNE DE VALEUR MONDIALE

Une firme multinationale (FMN) fragmente son processus de production en tâches distinctes : conception, fabrication des composants, assemblage, marketing, service après-vente

→ chaque étape est localisée dans le pays qui offre le meilleur avantage comparatif pour cette tâche précise (pas pour le produit entier — c'est là la nouveauté par rapport à Ricardo)

→ la conception et le marketing restent dans les pays riches (forte valeur ajoutée, capital humain élevé — ex : Apple)

→ la fabrication des composants est confiée à des pays intermédiaires (ex : écrans coréens, puces taïwanaises)

→ l'assemblage est confié aux pays à bas salaires (ex : Inde, Maroc, Chine)

→ le produit fini est vendu sur les marchés mondiaux sous la marque du pays d'origine

→ chaque pays capte une part de la valeur ajoutée totale, proportionnelle à son étape dans la chaîne

LES INÉGALITÉS QUI RÉSULTENT DU COMMERCE INTERNATIONAL


Définition

Entre les pays
Ceux qui occupent le haut de la chaîne de valeur — conception, marketing, R&D — captent l'essentiel de la valeur ajoutée, tandis que les pays cantonnés à l'assemblage n'en récupèrent qu'une infime part. Prebisch et Singer montrent que les pays exportateurs de matières premières voient leurs termes de l'échange se dégrader durablement face aux pays industrialisés, ce qui creuse structurellement les écarts de revenus. Certains pays émergents ont néanmoins réussi à remonter la chaîne (Corée du Sud, Chine) et à converger vers les niveaux de vie des pays riches, preuve que l'intégration commerciale peut aussi réduire les inégalités entre nations à condition d'investir dans la montée en gamme.
Au sein de pays
l'ouverture commerciale pénalise le facteur de production rare dans chaque pays : dans les pays riches, le travail peu qualifié se retrouve en concurrence directe avec celui des pays à bas salaires, ce qui tire les rémunérations vers le bas et précarise les emplois industriels. À l'inverse, le capital et les travailleurs qualifiés voient leur valeur augmenter, car ce sont précisément les facteurs abondants que le commerce valorise. Le résultat est un creusement des inégalités salariales internes : les gains à l'échange sont captés par le haut de la distribution des revenus, tandis que les perdants — concentrés dans les anciens bassins industriels — subissent désindustrialisation et chômage structurel sans que les mécanismes de redistribution ne parviennent toujours à les compenser.
Mondialement
Les classes moyennes des pays émergents ont vu leurs revenus progresser fortement grâce à l'intégration commerciale, et des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté absolue en Asie. Mais les classes moyennes et ouvrières des pays riches — le creux de la courbe — ont connu une stagnation de leurs revenus et un sentiment de déclassement qui alimente aujourd'hui les mouvements protectionnistes. Enfin, la mondialisation permet aux firmes multinationales d'optimiser leur fiscalité dans des paradis fiscaux, réduisant la capacité des États à redistribuer les gains de l'échange et à compenser ses perdants.

LIBRE ÉCHANGE VS PROTECTIONNISME

Libre échange :

Gains à l'échange mutuellement bénéfiques (Ricardo)

Baisse des prix pour les consommateurs

Plus grande variété de produits disponibles

Stimulation de l'innovation par la concurrence

Économies d'échelle (Krugman)

Réduction de la pauvreté absolue dans les pays émergents

Interdépendance économique = facteur de paix

Hausse de la productivité des firmes exposées à la concurrence

Accès aux marchés mondiaux pour les exportateurs nationaux

Diffusion internationale des technologies et des innovations


Protectionnisme :

Protection des industries naissantes

Sécurité stratégique dans les secteurs critiques (énergie, médicaments, semi-conducteurs)

Protection de l'emploi peu qualifié face à la concurrence à bas coût

Lutte contre le dumping social

Lutte contre le dumping environnemental

Résilience face aux chocs externes (pandémie, guerre)

Réduction de la dépendance aux chaînes de valeur mondiales

Protection de la souveraineté alimentaire

Correction des inégalités internes créées par le libre-échange


Le commerce international

Définition

Commerce international
ensemble de échanges de biens et de services entre différents pays du monde (bilatéral ou multilatéral).
Avantage comparatif
l'intérêt d'un pays à se spécialiser dans un domaine où il est relativement efficace, même s'il est moins efficace dans tout.
Dotations factorielles
Abondance relative d'un pays en capital, travail et ressources naturelles/technologiques

Gains à l'échange — pourquoi commercer ?

1 Spécialisation selon l'avantage comparatif → chaque pays produit ce qu'il fait relativement mieux

2 Économies d'échelle → en produisant plus pour le marché mondial, les coûts unitaires baissent

3 Variété des produits → les consommateurs accèdent à plus de biens diversifiés

4 Concurrence accrue → pression à l'innovation et à la compétitivité des firmes nationales

LA COMPÉTITIVITÉ PRIX

Un pays réduit ses coûts de production (salaires bas, gains de productivité, énergie bon marché) ou sa monnaie se déprécie

→ ses prix à l'exportation baissent relativement à ceux des concurrents (avantage comparatif par les coûts — Ricardo)

→ les acheteurs étrangers arbitrent en faveur du produit moins cher (loi de l'offre et de la demande sur le marché mondial)

→ les exportations augmentent, les parts de marché s'accroissent

→ la balance commerciale s'améliore, ce qui soutient la croissance via la demande extérieure

→ hausse de la croissance économique

LA COMPÉTITIVITÉ HORS-PRIX

Un pays investit dans la R&D, la qualité, la formation (capital humain) et construit une image de marque forte

→ ses produits se différencient qualitativement de ceux des concurrents (différenciation au sens de Krugman : chaque pays produit une variété unique grâce aux économies d'échelle)

→ la demande étrangère est peu sensible au prix : les acheteurs acceptent de payer plus cher pour la qualité ou l'innovation

→ les exportations augmentent en valeur, même sans baisser les prix — gains à l'échange par la variété et la spécialisation

→ la balance commerciale s'améliore de façon durable, avec des marges plus élevées (ex : machines-outils allemandes, luxe français, électronique japonaise)

→ à long terme, les revenus des facteurs de production (salaires, profits) progressent — ce qui rejoint la théorie HOS : le facteur abondant (ici le capital humain ou technologique) est rémunéré davantage grâce à l'ouverture commerciale

Définition

Internationalisation de la chaîne de valeur
processus par lequel les FMN ont progressivement étendu leur chaîne de valeur au delà des frontières nationales
DIPP
phénomène par lequel la production d'un bien ou d'un service est découpée en plusieurs étapes distinctes, chacune réalisée dans le pays offrant le meilleur avantage comparatif pour cette tâche précise.

A retenir :

3 formes d'internationalisation de la chaîne de valeur :

  • externationalisation (sous-traitance)
  • délocalisation
  • investissements directs à l'étranger (IDE)

Pourquoi les firmes internationalisent leur chaîne de valeur

La baisse des coûts de transport (conteneurisation depuis les années 1960) et des coûts de communication (révolution numérique) rend la fragmentation géographique rentable

→ il devient moins coûteux de faire fabriquer un composant à 10 000 km que de le produire localement

→ les droits de douane s'effondrent progressivement via le GATT puis l'OMC → les échanges de biens intermédiaires explosent

→ les FMN arbitrent en permanence entre les localisations selon les coûts salariaux, la fiscalité, la proximité des marchés et la disponibilité des compétences


LA CHAÎNE DE VALEUR MONDIALE

Une firme multinationale (FMN) fragmente son processus de production en tâches distinctes : conception, fabrication des composants, assemblage, marketing, service après-vente

→ chaque étape est localisée dans le pays qui offre le meilleur avantage comparatif pour cette tâche précise (pas pour le produit entier — c'est là la nouveauté par rapport à Ricardo)

→ la conception et le marketing restent dans les pays riches (forte valeur ajoutée, capital humain élevé — ex : Apple)

→ la fabrication des composants est confiée à des pays intermédiaires (ex : écrans coréens, puces taïwanaises)

→ l'assemblage est confié aux pays à bas salaires (ex : Inde, Maroc, Chine)

→ le produit fini est vendu sur les marchés mondiaux sous la marque du pays d'origine

→ chaque pays capte une part de la valeur ajoutée totale, proportionnelle à son étape dans la chaîne

LES INÉGALITÉS QUI RÉSULTENT DU COMMERCE INTERNATIONAL


Définition

Entre les pays
Ceux qui occupent le haut de la chaîne de valeur — conception, marketing, R&D — captent l'essentiel de la valeur ajoutée, tandis que les pays cantonnés à l'assemblage n'en récupèrent qu'une infime part. Prebisch et Singer montrent que les pays exportateurs de matières premières voient leurs termes de l'échange se dégrader durablement face aux pays industrialisés, ce qui creuse structurellement les écarts de revenus. Certains pays émergents ont néanmoins réussi à remonter la chaîne (Corée du Sud, Chine) et à converger vers les niveaux de vie des pays riches, preuve que l'intégration commerciale peut aussi réduire les inégalités entre nations à condition d'investir dans la montée en gamme.
Au sein de pays
l'ouverture commerciale pénalise le facteur de production rare dans chaque pays : dans les pays riches, le travail peu qualifié se retrouve en concurrence directe avec celui des pays à bas salaires, ce qui tire les rémunérations vers le bas et précarise les emplois industriels. À l'inverse, le capital et les travailleurs qualifiés voient leur valeur augmenter, car ce sont précisément les facteurs abondants que le commerce valorise. Le résultat est un creusement des inégalités salariales internes : les gains à l'échange sont captés par le haut de la distribution des revenus, tandis que les perdants — concentrés dans les anciens bassins industriels — subissent désindustrialisation et chômage structurel sans que les mécanismes de redistribution ne parviennent toujours à les compenser.
Mondialement
Les classes moyennes des pays émergents ont vu leurs revenus progresser fortement grâce à l'intégration commerciale, et des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté absolue en Asie. Mais les classes moyennes et ouvrières des pays riches — le creux de la courbe — ont connu une stagnation de leurs revenus et un sentiment de déclassement qui alimente aujourd'hui les mouvements protectionnistes. Enfin, la mondialisation permet aux firmes multinationales d'optimiser leur fiscalité dans des paradis fiscaux, réduisant la capacité des États à redistribuer les gains de l'échange et à compenser ses perdants.

LIBRE ÉCHANGE VS PROTECTIONNISME

Libre échange :

Gains à l'échange mutuellement bénéfiques (Ricardo)

Baisse des prix pour les consommateurs

Plus grande variété de produits disponibles

Stimulation de l'innovation par la concurrence

Économies d'échelle (Krugman)

Réduction de la pauvreté absolue dans les pays émergents

Interdépendance économique = facteur de paix

Hausse de la productivité des firmes exposées à la concurrence

Accès aux marchés mondiaux pour les exportateurs nationaux

Diffusion internationale des technologies et des innovations


Protectionnisme :

Protection des industries naissantes

Sécurité stratégique dans les secteurs critiques (énergie, médicaments, semi-conducteurs)

Protection de l'emploi peu qualifié face à la concurrence à bas coût

Lutte contre le dumping social

Lutte contre le dumping environnemental

Résilience face aux chocs externes (pandémie, guerre)

Réduction de la dépendance aux chaînes de valeur mondiales

Protection de la souveraineté alimentaire

Correction des inégalités internes créées par le libre-échange

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