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LES PRINCIPAUX CONTRATS CONCLUS EN VUE DE LA CONSTRUCTION D'UN IMMEUBLE

Les principaux contrats spéciaux de la construction 

Le contrat de promotion immobilière 

A retenir :

Le contrat de promotion immobilière est défini :

  • par le Code de la construction et de l’habitation,
  • et par le Code civil.


Définition

Le CPI est :

un mandat d’intérêt commun par lequel un promoteur immobilier s’engage envers le maître d’ouvrage à faire procéder, pour un prix convenu, à la réalisation d’un programme de construction, au moyen de contrats de louage d’ouvrage.


👉 Le promoteur :

  • organise l’opération,
  • conclut les contrats avec les entreprises,
  • coordonne l’opération,
  • garantit la bonne exécution.


⚠️ Différence fondamentale avec le CMI

  • Dans le CMI :
  • Le constructeur agit en son nom propre.
  • Dans le CPI :
  • Le promoteur agit au nom du maître d’ouvrage.
  • ➡️ Le CPI est donc un mandat d’intérêt commun.

La nature juridique du contrat de promotion immobilière


Le CPI est un mandat d’intérêt commun

Le promoteur agit :

  • pour le compte du maître d’ouvrage,
  • mais avec une autonomie importante.


Particularité majeure

Par dérogation à l’article 2004 Cciv :

  • le mandat est irrévocable,
  • sauf :
  • faute du promoteur,
  • force majeure.

👉 Cela se justifie par :

  • l’importance financière de l’opération,
  • la stabilité nécessaire au chantier.


Le promoteur peut exécuter lui-même certains travaux


Le promoteur :

  • peut seulement coordonner,
  • OU
  • réaliser lui-même une partie des travaux.


Les obligations du promoteur immobilier


L’obligation de bonne fin

Obligation essentielle

  • Le promoteur est tenu :
  • d’assurer l’achèvement de l’opération,
  • dans les conditions prévues.
  • 👉 C’est une obligation de résultat.


Conséquence

  • Le promoteur :
  • garantit les entreprises,
  • répond des défaillances des constructeurs.
  • ⚠️ Il est garant :
  • des obligations des personnes avec lesquelles il a contracté.


L’obligation de respecter le prix convenu

Le promoteur doit respecter :

  • le prix global du programme.


⚠️ Important :

  • Le prix du programme n’inclut pas sa rémunération.


Particularité

  • Le prix garanti est :
  • un prix global,
  • et non poste par poste.

➡️ Des compensations entre postes restent possibles.


La garantie des vices de construction

Le promoteur :

  • est assimilé à un constructeur,
  • donc soumis aux garanties légales :
  • décennale,
  • biennale,
  • parfait achèvement.


La responsabilité personnelle du promoteur

En tant que mandataire :

  • il doit rendre compte de sa gestion,
  • justifier les dépenses engagées.


⚠️ Sa responsabilité personnelle suppose :

  • la preuve d’une faute.


Les pouvoirs du promoteur


Le contrat donne pouvoir au promoteur :

  • de conclure les marchés,
  • de recevoir les travaux,
  • de liquider les marchés,
  • d’accomplir les actes nécessaires à l’opération.


👉 Il exerce :

  • une maîtrise d’ouvrage déléguée.


Particularité importante

Contrairement au secteur protégé du CMI :

  • le promoteur n’a pas à révéler le prix des marchés conclus avec les entreprises.


Les obligations du maître d’ouvrage


L’obligation de non-immixtion

Le maître d’ouvrage :

  • ne doit pas intervenir dans les missions du promoteur.


L’obligation de payer le prix

Le maître d’ouvrage :

  • doit payer selon les modalités prévues au contrat.


La cession du contrat de promotion immobilière


Le CPI peut être cédé.


Principe

Si le maître d’ouvrage cède ses droits avant achèvement :

  • le cessionnaire est substitué automatiquement.

➡️ Sans accord du promoteur.


Particularité

Le cédant :

  • reste garant des obligations du maître d’ouvrage.


Le secteur protégé : immeubles d’habitation ou mixtes


Domaine

Règles spéciales applicables :

  • aux immeubles d’habitation,
  • ou mixtes (habitation + professionnel).


⚠️ Pas applicable :

  • aux immeubles purement commerciaux.


Exclusions du régime spécial

Le régime spécial ne s’applique pas :

  • si le promoteur agit comme vendeur, architecte, entrepreneur.


➡️ Dans ces cas

  • autres régimes spéciaux applicables :
  • VEFA,
  • contrat d’entreprise,
  • etc.


Autres exclusions

Pas de régime impératif :

  • pour certains professionnels,
  • certaines sociétés,
  • certaines SEM,
  • certaines opérations de construction-vente.


Le contenu obligatoire du contrat


Le contrat doit comporter :

  • 1. Informations sur le terrain
  • situation,
  • contenance.
  • 2. Informations sur l’immeuble
  • caractéristiques techniques,
  • descriptif des travaux.
  • 3. Informations financières
  • prix,
  • révision du prix,
  • modalités de paiement,
  • financement.
  • 4. Délais
  • délai d’exécution.
  • 5. Garanties
  • garantie de bonne exécution.
  • 6. Annexes techniques
  • plans,
  • réseaux,
  • équipements.


Le prix et la rémunération du promoteur


Le prix du programme

Le contrat doit prévoir :

  • un prix global.


Poste pour imprévus

Possible :

  • mais utilisation soumise à l’accord du maître d’ouvrage.

⚠️ Les sommes inutilisées doivent être restituées.


Révision du prix

Possible selon :

  • clauses d’actualisation,
  • modalités prévues au contrat.


Paiement du prix

Paiement progressif selon l’avancement des travaux.

  • Plafonds légaux :
  • 15 % à l’achèvement des fondations,
  • 70 % à la mise hors d’eau.


La rémunération du promoteur

Distincte du prix des travaux.

  • Échelonnement légal
  • 10 % à la signature si études préalables distinctes,
  • sinon 25 %,
  • 50 % mise hors d’eau,
  • 70 % équipements,
  • 90 % livraison.

⚠️ Solde retenu possible en cas de réserves.


L’interdiction des versements anticipés


Avant signature :

  • aucun versement,
  • aucun dépôt,
  • aucun effet de commerce.


⚠️ Sanction pénale.

👉 Très forte logique protectrice du maître d’ouvrage.


La garantie d’exécution


Objet

Le promoteur doit garantir :

  • les dépassements nécessaires à l’achèvement.


Forme de la garantie

Garantie donnée par :

  • banque,
  • établissement financier,
  • société de caution mutuelle.


Deux techniques

  • 1. Cautionnement
  • 2. Ouverture de crédit

Le maître d’ouvrage peut agir directement.


Fin de la garantie

Elle cesse :

  • à l’achèvement de la mission,
  • lorsque l’immeuble est utilisable conformément à sa destination.


Les clauses résolutoires


Les clauses résolutoires contre le maître d’ouvrage :

  • nécessitent une mise en demeure,
  • puis un délai d’un mois.


Le maître d’ouvrage peut :

  • demander des délais de paiement au juge.


Responsabilité du promoteur


Responsabilité comme constructeur

Le promoteur est soumis :

  • à la garantie décennale,
  • à la garantie biennale.

⚠️ Sa responsabilité n’est pas subsidiaire.


Le maître d’ouvrage peut agir directement contre lui.


Responsabilité comme mandataire

Le promoteur répond :

  • des fautes de gestion,
  • des fautes dans l’exécution de sa mission.



LES PRINCIPAUX CONTRATS CONCLUS EN VUE DE LA CONSTRUCTION D'UN IMMEUBLE

Les principaux contrats spéciaux de la construction 

Le contrat de promotion immobilière 

A retenir :

Le contrat de promotion immobilière est défini :

  • par le Code de la construction et de l’habitation,
  • et par le Code civil.


Définition

Le CPI est :

un mandat d’intérêt commun par lequel un promoteur immobilier s’engage envers le maître d’ouvrage à faire procéder, pour un prix convenu, à la réalisation d’un programme de construction, au moyen de contrats de louage d’ouvrage.


👉 Le promoteur :

  • organise l’opération,
  • conclut les contrats avec les entreprises,
  • coordonne l’opération,
  • garantit la bonne exécution.


⚠️ Différence fondamentale avec le CMI

  • Dans le CMI :
  • Le constructeur agit en son nom propre.
  • Dans le CPI :
  • Le promoteur agit au nom du maître d’ouvrage.
  • ➡️ Le CPI est donc un mandat d’intérêt commun.

La nature juridique du contrat de promotion immobilière


Le CPI est un mandat d’intérêt commun

Le promoteur agit :

  • pour le compte du maître d’ouvrage,
  • mais avec une autonomie importante.


Particularité majeure

Par dérogation à l’article 2004 Cciv :

  • le mandat est irrévocable,
  • sauf :
  • faute du promoteur,
  • force majeure.

👉 Cela se justifie par :

  • l’importance financière de l’opération,
  • la stabilité nécessaire au chantier.


Le promoteur peut exécuter lui-même certains travaux


Le promoteur :

  • peut seulement coordonner,
  • OU
  • réaliser lui-même une partie des travaux.


Les obligations du promoteur immobilier


L’obligation de bonne fin

Obligation essentielle

  • Le promoteur est tenu :
  • d’assurer l’achèvement de l’opération,
  • dans les conditions prévues.
  • 👉 C’est une obligation de résultat.


Conséquence

  • Le promoteur :
  • garantit les entreprises,
  • répond des défaillances des constructeurs.
  • ⚠️ Il est garant :
  • des obligations des personnes avec lesquelles il a contracté.


L’obligation de respecter le prix convenu

Le promoteur doit respecter :

  • le prix global du programme.


⚠️ Important :

  • Le prix du programme n’inclut pas sa rémunération.


Particularité

  • Le prix garanti est :
  • un prix global,
  • et non poste par poste.

➡️ Des compensations entre postes restent possibles.


La garantie des vices de construction

Le promoteur :

  • est assimilé à un constructeur,
  • donc soumis aux garanties légales :
  • décennale,
  • biennale,
  • parfait achèvement.


La responsabilité personnelle du promoteur

En tant que mandataire :

  • il doit rendre compte de sa gestion,
  • justifier les dépenses engagées.


⚠️ Sa responsabilité personnelle suppose :

  • la preuve d’une faute.


Les pouvoirs du promoteur


Le contrat donne pouvoir au promoteur :

  • de conclure les marchés,
  • de recevoir les travaux,
  • de liquider les marchés,
  • d’accomplir les actes nécessaires à l’opération.


👉 Il exerce :

  • une maîtrise d’ouvrage déléguée.


Particularité importante

Contrairement au secteur protégé du CMI :

  • le promoteur n’a pas à révéler le prix des marchés conclus avec les entreprises.


Les obligations du maître d’ouvrage


L’obligation de non-immixtion

Le maître d’ouvrage :

  • ne doit pas intervenir dans les missions du promoteur.


L’obligation de payer le prix

Le maître d’ouvrage :

  • doit payer selon les modalités prévues au contrat.


La cession du contrat de promotion immobilière


Le CPI peut être cédé.


Principe

Si le maître d’ouvrage cède ses droits avant achèvement :

  • le cessionnaire est substitué automatiquement.

➡️ Sans accord du promoteur.


Particularité

Le cédant :

  • reste garant des obligations du maître d’ouvrage.


Le secteur protégé : immeubles d’habitation ou mixtes


Domaine

Règles spéciales applicables :

  • aux immeubles d’habitation,
  • ou mixtes (habitation + professionnel).


⚠️ Pas applicable :

  • aux immeubles purement commerciaux.


Exclusions du régime spécial

Le régime spécial ne s’applique pas :

  • si le promoteur agit comme vendeur, architecte, entrepreneur.


➡️ Dans ces cas

  • autres régimes spéciaux applicables :
  • VEFA,
  • contrat d’entreprise,
  • etc.


Autres exclusions

Pas de régime impératif :

  • pour certains professionnels,
  • certaines sociétés,
  • certaines SEM,
  • certaines opérations de construction-vente.


Le contenu obligatoire du contrat


Le contrat doit comporter :

  • 1. Informations sur le terrain
  • situation,
  • contenance.
  • 2. Informations sur l’immeuble
  • caractéristiques techniques,
  • descriptif des travaux.
  • 3. Informations financières
  • prix,
  • révision du prix,
  • modalités de paiement,
  • financement.
  • 4. Délais
  • délai d’exécution.
  • 5. Garanties
  • garantie de bonne exécution.
  • 6. Annexes techniques
  • plans,
  • réseaux,
  • équipements.


Le prix et la rémunération du promoteur


Le prix du programme

Le contrat doit prévoir :

  • un prix global.


Poste pour imprévus

Possible :

  • mais utilisation soumise à l’accord du maître d’ouvrage.

⚠️ Les sommes inutilisées doivent être restituées.


Révision du prix

Possible selon :

  • clauses d’actualisation,
  • modalités prévues au contrat.


Paiement du prix

Paiement progressif selon l’avancement des travaux.

  • Plafonds légaux :
  • 15 % à l’achèvement des fondations,
  • 70 % à la mise hors d’eau.


La rémunération du promoteur

Distincte du prix des travaux.

  • Échelonnement légal
  • 10 % à la signature si études préalables distinctes,
  • sinon 25 %,
  • 50 % mise hors d’eau,
  • 70 % équipements,
  • 90 % livraison.

⚠️ Solde retenu possible en cas de réserves.


L’interdiction des versements anticipés


Avant signature :

  • aucun versement,
  • aucun dépôt,
  • aucun effet de commerce.


⚠️ Sanction pénale.

👉 Très forte logique protectrice du maître d’ouvrage.


La garantie d’exécution


Objet

Le promoteur doit garantir :

  • les dépassements nécessaires à l’achèvement.


Forme de la garantie

Garantie donnée par :

  • banque,
  • établissement financier,
  • société de caution mutuelle.


Deux techniques

  • 1. Cautionnement
  • 2. Ouverture de crédit

Le maître d’ouvrage peut agir directement.


Fin de la garantie

Elle cesse :

  • à l’achèvement de la mission,
  • lorsque l’immeuble est utilisable conformément à sa destination.


Les clauses résolutoires


Les clauses résolutoires contre le maître d’ouvrage :

  • nécessitent une mise en demeure,
  • puis un délai d’un mois.


Le maître d’ouvrage peut :

  • demander des délais de paiement au juge.


Responsabilité du promoteur


Responsabilité comme constructeur

Le promoteur est soumis :

  • à la garantie décennale,
  • à la garantie biennale.

⚠️ Sa responsabilité n’est pas subsidiaire.


Le maître d’ouvrage peut agir directement contre lui.


Responsabilité comme mandataire

Le promoteur répond :

  • des fautes de gestion,
  • des fautes dans l’exécution de sa mission.


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