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LA GESTION DES DÉFICITS

A retenir :

Le déficit fiscal est un outil de gestion :

  • il permet de réduire des bénéfices futurs ;
  • voire des bénéfices passés avec le carry back. 

LES RÉGIMES DE REPORTS DE DÉFICITS

LES ENTREPRISES INDIVIDUELLES ET LES SOCIÉTÉS DE L’ARTICLE 8


L’entreprise individuelle

Le déficit est imputable sur le revenu global pendant 6 ans.


Condition particulière pour les BIC

  • L’exploitant doit :
  • participer personnellement ;
  • et effectivement à la gestion. 


Déficits non imputables sur le revenu global

  • Exemples
  • BIC non professionnels ;
  • BNC non professionnels ;
  • déficits agricoles (si autres revenus > 127 677 € en 2025) ;
  • déficits fonciers > 10 700 € ;
  • moins-values mobilières ;
  • moins-values immobilières. 


Régime de report

  • Déficits catégoriels
  • ➡️ reportables seulement sur revenus de même nature :
  • pendant 6 ans ;
  • 10 ans pour les MV mobilières. 
  • Exception
  • Les MV immobilières sont perdues.


Les sociétés de l’article 8

1. Associés personnes physiques

  • ➡️ mêmes règles que l’entreprise individuelle. 
  • Condition :
  • associé non passif ;
  • implication personnelle et effective. 


2. Associés personnes morales soumises à l’IS

  • La quote-part de déficit :
  • diminue le bénéfice imposable ;
  • ou augmente le déficit fiscal. 


LES SOCIÉTÉS SOUMISES À L’IS


Deux mécanismes :

  1. report en avant ;
  2. report en arrière (carry back). 


Le report sur les exercices postérieurs (report en avant)

Nature du déficit

  • Le déficit fiscal est :
  • extra-comptable ;
  • imputé par retraitement fiscal. 


Principe

  • Le déficit devient une charge des exercices suivants. 
  • ⚠️ Ce n’est pas un droit mais une obligation légale.


Durée

  • ✅ Report illimité dans le temps. 


Plafond d’imputation

  • Imputation limitée à :
  • 1 M€ ;
  • 50 % de la fraction du bénéfice excédant 1 M€. 


Formule à connaître

  • Déficit imputable = 1 000 000 + 50% x (bénéfice - 1 000 000).



Abandons de créances

  • Le plafond fixe de 1 M€ peut être majoré :
  • ➡️ abandons de créances accordés dans certaines procédures collectives. 


Jurisprudences importantes

  • CE 2015 Sté Fayat
  • Les déficits ne s’imputent qu’après amortissements. 
  • CE 2025 Faun Environnement
  • Règle du :
  • ➡️ « premier entré, premier sorti ». 


Méga-déficits

  • ➡️ part des déficits > 2,5 Md€ définitivement perdue. 


Les conditions du report

  • Justification du déficit
  • La preuve résulte de la comptabilité :
  • régulière ;
  • complète. 
  • Contrôle fiscal
  • L’administration peut contrôler :
  • un exercice prescrit ;
  • si les déficits sont reportés sur un exercice non prescrit. 
  • Jurisprudence importante - CE 2025 Faun
  • Un déficit entièrement absorbé par des exercices prescrits :
  • ➡️ ne peut plus être contrôlé. 
  • L’identité d’entreprise
  • Le déficit est perdu :
  • ➡️ si l’entreprise n’est plus la même. 
  • Cas de perte des déficits
  • 1. Changement d’objet ou d’activité réelle
  • Exemples
  • changement de métier ;
  • changement de produits ;
  • passage exploitation → holding ;
  • filialisation. 
  • 2. Adjonction d’activité
  • Changement d’activité si hausse > 50 % :
  • du CA ;
  • ou des effectifs + immobilisations. 
  • 3. Abandon ou transfert d’activité
  • Même logique :
  • ➡️ baisse > 50 %. 
  • 4. Disparition des moyens de production
  • Pendant plus de 12 mois :
  • ➡️ cessation d’entreprise. 
  • Dérogation : agrément
  • Possible si :
  • opération nécessaire à la survie ;
  • objectif non principalement fiscal. 


Cas particuliers

  • PME au taux réduit
  • Ordre :
  • application du plafonnement
  • calcul de l’IS réduit. 
  • Plus-values à long terme (PVLT)
  • Les déficits peuvent s’imputer sur les PVLT. 
  • ⚠️ Si déficit + PVLT dans le même exercice :
  • ➡️ pas de plafonnement.
  • Propriété industrielle
  • Produits de certains droits :
  • ➡️ taux réduit de 10 %. 
  • Les déficits restent imputables.


Le report sur les exercices antérieurs : le carry back

1) Présentation du carry back


Le déficit peut être imputé :

  • ➡️ sur le bénéfice de l’exercice précédent uniquement. 


Effet

  • Création d’une créance sur le Trésor :
  • ➡️ correspondant à l’excédent d’IS payé. 


Avantages

  • créance non imposable ;
  • utilisable pour payer l’IS ;
  • cessible en garantie Dailly. 


Inconvénient

  • Peut augmenter la CSB future. 


2) Modalités du carry back


Déficit concerné

  • Seulement :
  • ➡️ déficit de l’exercice d’option. 


Bénéfice d’imputation

  • Conditions :
  • bénéfice de N-1 uniquement ;
  • bénéfice imposé à l’IS ;
  • diminué des distributions. 


Délai d’option

  • Option à exercer :
  • ➡️ lors du dépôt de la déclaration de résultat. 


3) Utilisation de la créance d’IS


Utilisation

  • La créance :
  • sert au paiement de l’IS ;
  • remboursable après 5 ans. 


Entreprises en difficulté

  • Remboursement anticipé possible :
  • sauvegarde ;
  • redressement ;
  • liquidation judiciaire.


L’INCIDENCE DES OPÉRATIONS ULTÉRIEURES

Les opérations comptables


Imputation sur le bénéfice comptable

➡️ réduit aussi les déficits fiscaux. 


Imputation sur les réserves

Réserves taxées

  • ➡️ pas d’impact sur les déficits fiscaux.


Réserves exonérées

  • ➡️ réduction corrélative des déficits. 


Imputation sur le capital

➡️ aucune incidence sur les déficits fiscaux. 


Vérification de comptabilité et intangibilité du bilan d’ouverture


Principe

Le déficit reportable :

➡️ n’affecte pas le bilan d’ouverture intangible. 


Pouvoirs de l’administration

Elle peut :

  • contrôler les déficits reportables ;
  • même issus d’exercices prescrits. 


Limite

Impossible de contrôler :

  • ➡️ déficits déjà absorbés par des exercices prescrits. 


Les opérations juridiques

1) Changement de forme sociale

  • Sans changement fiscal
  • ➡️ pas d’effet sur les déficits. 
  • Exception :
  • ➡️ changement d’activité réelle.
  • Avec changement de statut fiscal
  • Article 8 → IS
  • Déficits repris par les associés.
  • IS → Article 8
  • ➡️ cessation d’activité ;
  • ➡️ perte des déficits. 


2) Dissolution de société

  • Principe
  • ➡️ perte des déficits. 
  • Exception
  • Fusion/scission avec agrément.


3) Cession des droits sociaux

  • Principe
  • ➡️ sans incidence. 
  • Exception
  • Si :
  • changement d’activité ;
  • changement de régime fiscal.
  • ➡️ perte des déficits.


Les opérations économiques


➡️ changement d’activité réelle :

  • = cessation d’activité
  • = perte des déficits fiscaux.



LA GESTION DES DÉFICITS

A retenir :

Le déficit fiscal est un outil de gestion :

  • il permet de réduire des bénéfices futurs ;
  • voire des bénéfices passés avec le carry back. 

LES RÉGIMES DE REPORTS DE DÉFICITS

LES ENTREPRISES INDIVIDUELLES ET LES SOCIÉTÉS DE L’ARTICLE 8


L’entreprise individuelle

Le déficit est imputable sur le revenu global pendant 6 ans.


Condition particulière pour les BIC

  • L’exploitant doit :
  • participer personnellement ;
  • et effectivement à la gestion. 


Déficits non imputables sur le revenu global

  • Exemples
  • BIC non professionnels ;
  • BNC non professionnels ;
  • déficits agricoles (si autres revenus > 127 677 € en 2025) ;
  • déficits fonciers > 10 700 € ;
  • moins-values mobilières ;
  • moins-values immobilières. 


Régime de report

  • Déficits catégoriels
  • ➡️ reportables seulement sur revenus de même nature :
  • pendant 6 ans ;
  • 10 ans pour les MV mobilières. 
  • Exception
  • Les MV immobilières sont perdues.


Les sociétés de l’article 8

1. Associés personnes physiques

  • ➡️ mêmes règles que l’entreprise individuelle. 
  • Condition :
  • associé non passif ;
  • implication personnelle et effective. 


2. Associés personnes morales soumises à l’IS

  • La quote-part de déficit :
  • diminue le bénéfice imposable ;
  • ou augmente le déficit fiscal. 


LES SOCIÉTÉS SOUMISES À L’IS


Deux mécanismes :

  1. report en avant ;
  2. report en arrière (carry back). 


Le report sur les exercices postérieurs (report en avant)

Nature du déficit

  • Le déficit fiscal est :
  • extra-comptable ;
  • imputé par retraitement fiscal. 


Principe

  • Le déficit devient une charge des exercices suivants. 
  • ⚠️ Ce n’est pas un droit mais une obligation légale.


Durée

  • ✅ Report illimité dans le temps. 


Plafond d’imputation

  • Imputation limitée à :
  • 1 M€ ;
  • 50 % de la fraction du bénéfice excédant 1 M€. 


Formule à connaître

  • Déficit imputable = 1 000 000 + 50% x (bénéfice - 1 000 000).



Abandons de créances

  • Le plafond fixe de 1 M€ peut être majoré :
  • ➡️ abandons de créances accordés dans certaines procédures collectives. 


Jurisprudences importantes

  • CE 2015 Sté Fayat
  • Les déficits ne s’imputent qu’après amortissements. 
  • CE 2025 Faun Environnement
  • Règle du :
  • ➡️ « premier entré, premier sorti ». 


Méga-déficits

  • ➡️ part des déficits > 2,5 Md€ définitivement perdue. 


Les conditions du report

  • Justification du déficit
  • La preuve résulte de la comptabilité :
  • régulière ;
  • complète. 
  • Contrôle fiscal
  • L’administration peut contrôler :
  • un exercice prescrit ;
  • si les déficits sont reportés sur un exercice non prescrit. 
  • Jurisprudence importante - CE 2025 Faun
  • Un déficit entièrement absorbé par des exercices prescrits :
  • ➡️ ne peut plus être contrôlé. 
  • L’identité d’entreprise
  • Le déficit est perdu :
  • ➡️ si l’entreprise n’est plus la même. 
  • Cas de perte des déficits
  • 1. Changement d’objet ou d’activité réelle
  • Exemples
  • changement de métier ;
  • changement de produits ;
  • passage exploitation → holding ;
  • filialisation. 
  • 2. Adjonction d’activité
  • Changement d’activité si hausse > 50 % :
  • du CA ;
  • ou des effectifs + immobilisations. 
  • 3. Abandon ou transfert d’activité
  • Même logique :
  • ➡️ baisse > 50 %. 
  • 4. Disparition des moyens de production
  • Pendant plus de 12 mois :
  • ➡️ cessation d’entreprise. 
  • Dérogation : agrément
  • Possible si :
  • opération nécessaire à la survie ;
  • objectif non principalement fiscal. 


Cas particuliers

  • PME au taux réduit
  • Ordre :
  • application du plafonnement
  • calcul de l’IS réduit. 
  • Plus-values à long terme (PVLT)
  • Les déficits peuvent s’imputer sur les PVLT. 
  • ⚠️ Si déficit + PVLT dans le même exercice :
  • ➡️ pas de plafonnement.
  • Propriété industrielle
  • Produits de certains droits :
  • ➡️ taux réduit de 10 %. 
  • Les déficits restent imputables.


Le report sur les exercices antérieurs : le carry back

1) Présentation du carry back


Le déficit peut être imputé :

  • ➡️ sur le bénéfice de l’exercice précédent uniquement. 


Effet

  • Création d’une créance sur le Trésor :
  • ➡️ correspondant à l’excédent d’IS payé. 


Avantages

  • créance non imposable ;
  • utilisable pour payer l’IS ;
  • cessible en garantie Dailly. 


Inconvénient

  • Peut augmenter la CSB future. 


2) Modalités du carry back


Déficit concerné

  • Seulement :
  • ➡️ déficit de l’exercice d’option. 


Bénéfice d’imputation

  • Conditions :
  • bénéfice de N-1 uniquement ;
  • bénéfice imposé à l’IS ;
  • diminué des distributions. 


Délai d’option

  • Option à exercer :
  • ➡️ lors du dépôt de la déclaration de résultat. 


3) Utilisation de la créance d’IS


Utilisation

  • La créance :
  • sert au paiement de l’IS ;
  • remboursable après 5 ans. 


Entreprises en difficulté

  • Remboursement anticipé possible :
  • sauvegarde ;
  • redressement ;
  • liquidation judiciaire.


L’INCIDENCE DES OPÉRATIONS ULTÉRIEURES

Les opérations comptables


Imputation sur le bénéfice comptable

➡️ réduit aussi les déficits fiscaux. 


Imputation sur les réserves

Réserves taxées

  • ➡️ pas d’impact sur les déficits fiscaux.


Réserves exonérées

  • ➡️ réduction corrélative des déficits. 


Imputation sur le capital

➡️ aucune incidence sur les déficits fiscaux. 


Vérification de comptabilité et intangibilité du bilan d’ouverture


Principe

Le déficit reportable :

➡️ n’affecte pas le bilan d’ouverture intangible. 


Pouvoirs de l’administration

Elle peut :

  • contrôler les déficits reportables ;
  • même issus d’exercices prescrits. 


Limite

Impossible de contrôler :

  • ➡️ déficits déjà absorbés par des exercices prescrits. 


Les opérations juridiques

1) Changement de forme sociale

  • Sans changement fiscal
  • ➡️ pas d’effet sur les déficits. 
  • Exception :
  • ➡️ changement d’activité réelle.
  • Avec changement de statut fiscal
  • Article 8 → IS
  • Déficits repris par les associés.
  • IS → Article 8
  • ➡️ cessation d’activité ;
  • ➡️ perte des déficits. 


2) Dissolution de société

  • Principe
  • ➡️ perte des déficits. 
  • Exception
  • Fusion/scission avec agrément.


3) Cession des droits sociaux

  • Principe
  • ➡️ sans incidence. 
  • Exception
  • Si :
  • changement d’activité ;
  • changement de régime fiscal.
  • ➡️ perte des déficits.


Les opérations économiques


➡️ changement d’activité réelle :

  • = cessation d’activité
  • = perte des déficits fiscaux.


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