L’exposition universelle de 1967 à Montréal
L’Expo 67 était une grande Exposition universelle qui a eu lieu à Montréal en 1967. Sous le thème « Terre des Hommes », elle a attiré des millions de visiteurs du monde entier et a présenté les avancées de nombreux pays. Cet évènement a été très important pour le Québec et sa culture : il a montré au monde entier le dynamisme et la modernité de Montréal et de la société québécoise. L’Expo 67 a permis au Québec de s’ouvrir sur la scène internationale et d’affirmer fièrement son identité propre et sa capacité d’organiser de grands évènements.
Pendant la Révolution tranquille, certains groupes nationalistes veulent l’indépendance du Québec, ce qui crée des tensions politiques au Canada.
Le Front de libération du Québec (FLQ) est un groupe radical qui dénonce la domination anglophone et souhaite l’indépendance du Québec. Dans les années 1960, il pose des bombes et commet des actes violents contre des institutions et des symboles britanniques.
En 1970, la crise s’intensifie : le FLQ enlève un diplomate britannique et exige des conditions pour sa libération. Cet événement mène à la crise d’Octobre, une période de grande tension politique et sociale au Québec.
La crise d’Octobre commence en octobre 1970 lorsque le FLQ enlève le ministre Pierre Laporte. Peu après, le gouvernement fédéral de Pierre Elliott Trudeau applique la Loi sur les mesures de guerre, ce qui permet des arrestations massives et l’intervention de l’armée au Québec.
Pendant cette crise, environ 500 personnes sont arrêtées sans mandat. Le 17 octobre 1970, Pierre Laporte est retrouvé mort.
La crise prend fin progressivement avec la libération d’un autre otage, James Cross, et l’arrestation des membres du FLQ. Après ces événements, le FLQ perd son soutien et disparaît graduellement.
Dans les années 1970, en raison du contexte économique difficile, le nombre de mouvements de grève augmente. Les trois grandes centrales syndicales (CSN, FTQ et CEQ), concernées par les salaires et les conditions de travail, décident de s'allier pour former un front commun. En 1972, plus de 200 000 travailleurs du secteur public optent pour une grève illimitée. Dix jours après le déclenchement de la grève, le gouvernement Bourassa adopte une loi spéciale qui oblige les employés de l'État à retourner au travail. Dès lors, les chefs des trois grandes centrales syndicales encouragent les grévistes à défier la loi, ce qui entraine leur arrestation. À la fin mai, les négociations reprennent et plusieurs demandes des syndiqués sont accordées par le gouvernement.
Le front commun (CEQ, CSN et FTQ)
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En dépit des nombreuses difficultés de son premier mandat, Bourassa est réélu en 1973. En 1976, René Lévesque, chef du Parti québécois, lui succède. Souvent critiqué comme premier ministre, Bourassa réussit tout de même à surmonter plusieurs crises et une récession économique. En plus de mettre sur pied des projets d'envergure, il entreprend l'instauration d'une série de mesures sociales dont la Loi sur l'assurance maladie, des lois liées à l'exercice de la justice et la Charte des droits et libertés de la personne. Les Québécois se souviennent de lui comme un personnage important de leur paysage politique qui a lutté pour faire du Québec une société distincte au sein du Canada
Relations autochtones et crise pétrolière (1973)
Le gouvernement de Robert Bourassa lance en 1970 le projet hydroélectrique de la Baie-James afin de stimuler l’économie et créer des emplois. Cependant, les Cris et les Inuits s’y opposent, affirmant leurs droits sur le territoire. Le conflit est porté devant les tribunaux et mène à la suspension des travaux. En 1975, une entente est finalement conclue avec la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, qui reconnaît certains droits territoriaux. Les Naskapis signent aussi une entente similaire par la suite.
En parallèle, la crise pétrolière de 1973, déclenchée par la guerre du Kippour, provoque une forte hausse du prix du pétrole. Cela entraîne une augmentation du coût de la vie et du chômage au Canada. Le gouvernement fédéral de Pierre Elliott Trudeau intervient en contrôlant certains prix et en créant Petro-Canada, tandis que le gouvernement du Québec poursuit de grands projets pour soutenir l’économie.
Le 15 novembre 1976, René Lévesque et le Parti québécois remportent les élections provinciales. Il s’agit du premier parti indépendantiste à prendre le pouvoir au Québec. Cela cause certaines réactions tant positives que négatives dans la province. Certains, comme les syndicats et les indépendantistes voient cette victoire du bon œil pour l'indépendance du Québec. D'autres, comme plusieurs groupes anglophones et fonctionnaires fédéraux, s'opposent à l'éventuel projet de séparation du reste du Canada.
Dès le départ, l'un des objectifs de René Lévesque est d'éviter une rupture dans la population québécoise. Dans les premières années de son mandat, le référendum pour la souveraineté est donc mis de côté et le gouvernement se concentre sur d'autres dossiers.
La réforme des institutions
Le Parti québécois est un parti priorisant les mesures sociales. Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement de René Lévesque crée de nouveaux ministères et de nouvelles institutions afin de réformer différents éléments dans la province et de répondre aux demandes de la population.
La Loi 101
La Loi 101, aussi connue sous le nom de Charte de la langue française, est adoptée par le gouvernement du Parti québécois de René Lévesque en août 1977. L’objectif de la loi 101 est d’assurer la protection de la langue française.
L'immigration
Après l'arrivée de différents modes de contraception au Québec et des changements dans les mentalités, la natalité de la province diminue grandement. Afin de s'assurer d'avoir une population en constante augmentation, l'immigration devient de plus en plus nécessaire.
Auparavant, le Canada avait des réglementations très serrées en ce qui a trait à la sélection de candidats pour l'immigration. Ainsi, les Européens étaient largement priorisés par rapport aux autres candidats. En 1976, le gouvernement fédéral de Pierre-Elliot Trudeau assouplit les critères pour les nouveaux arrivants, ouvrant les portes aux immigrants issus de d’autres pays. Ainsi, les résidents de plusieurs pays tels qu'Haïti et le Vietnam (anciennes colonies françaises) peuvent maintenant venir s'installer au Canada. La diversité culturelle présente sur le territoire augmente.

Le Québec étant la porte d'entrée du Canada, plusieurs immigrants s'installent dans la province. Ainsi, même si l'immigration européenne demeure importante, le Québec reçoit de plus en plus d'immigrants et de réfugiés provenant d'autres régions du monde. Dans une volonté de promouvoir l'utilisation de la langue française, le gouvernement du Québec désire privilégier l'immigration francophone sur son territoire. Ainsi, en 1978, une entente est conclue avec le gouvernement fédéral pour permettre au Québec de sélectionner ses immigrants. Celle-ci permet au gouvernement de la province de fixer lui-même le nombre d'immigrants qu'il désire accueillir et de choisir ses critères de sélection.
Les normes du travail
René Lévesque travaille également étroitement avec les syndicats présents au Québec. Les normes du travail sont un des principaux éléments touchés par le gouvernement.
Au Québec, à cette époque, les conditions de travail sont très différentes d'un emploi à l'autre. En 1979, le gouvernement regroupe ces conditions sous la Loi sur les normes du travail. Cette loi met en place différentes mesures afin d'améliorer la vie de tous les travailleurs québécois.
À partir du début des années 1980, la question du statut politique du Québec devient un enjeu majeur. L’élection du Parti québécois en 1976, dirigé par René Lévesque, renforce l’idée de souveraineté du Québec.
Les échecs des négociations constitutionnelles alimentent le sentiment que les droits du Québec ne sont pas pleinement respectés dans la fédération canadienne. Cela contribue à renforcer le nationalisme québécois et à faire progresser les idées souverainistes.
Ainsi, les années 1980 et 1990 sont marquées par des débats importants sur l’avenir politique du Québec et son statut au sein du Canada.
Le référendum sur la souveraineté-association (1980)
En 1980, quatre ans après son élection, René Lévesque déclenche un référendum sur la souveraineté-association. L’objectif est l'obtention de l'indépendance du Québec sur le plan politique, mais d’être tout de même lié au Canada sur le plan économique. L’attachement économique implique de conserver le dollar canadien, de partager la Banque du Canada et de protéger les échanges commerciaux avec le Canada.