Partielo | Créer ta fiche de révision en ligne rapidement

Explication linéaire "Dans la rue" Œuvres poétiques (1886, posthume) Marceline Desbordes-Valmore

Symbolisme
Mouvement littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle qui privilégie la suggestion et l'usage des symboles pour exprimer des idées et des émotions.
Élégie
Poème lyrique exprimant la douleur, le deuil et la mélancolie, souvent inspiré par la mort ou l'absence.

📍 Positionnement du texte

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) est une poétesse romantique ; son œuvre s’inscrit dans le second quart du XIXe s. qui vit l’émergence et l’apogée du mouvement. Elle a même publié des poèmes d’inspiration romantique avant les Méditations (1820), recueil vu comme fondateur du romantisme. Esprit très sensible, Marceline Desbordes-Valmore eut une vie dure : chanteuse et comédienne, elle connut des difficultés matérielles, des peines de cœur, des deuils à répétition : elle perdit quatre enfants… Elle avait fait très peu d’études : la poésie chez elle est vécue comme un élan, un art spontané, un épanchement sentimental. Dès 1830, sa poésie s’ouvre aux sujets politiques et sociaux. Elle élabore une poésie engagée. Le sort des ouvriers, qui connaissent la violence de la première révolution industrielle, l’émeut particulièrement. À Lyon, Marceline Desbordes-Valmore assista à la violente répression de la seconde insurrection des canuts (ouvriers qui travaillent la soie) en avril 1834. Elle déplore l’échec de la révolte et en appelle à continuer la lutte pour se libérer du joug politique. Lors de la Commune de Paris (1871), Rimbaud se souvient de ces vers qui dénoncent la cruauté et l’injustice de la répression. 

❓ Problématique

Comment ce poème lyrique s’efforce-t-il de faire partager à son lecteur la douleur et la révolte des femmes de canuts ?

🔄 Mouvements du poème

I – La voix de « la femme », avec quatre thèmes successifs : funérailles interdites, portrait du « vainqueur » (strophe 2), réaction de « Dieu » (strophe 3), réaction des « vivants » (strophe 5)

II – La voix du chœur de femmes, qui synthétise les thèmes précédents. 

Conclusion
Marceline Desbordes-Valmore a choisi ici une théâtralisation pour donner force de voix, au singulier et au pluriel, à sa dénonciation ; ce poème lyrique, pathétique et polémique à la fois, s’engage pour les valeurs du romantisme et de la République, dont il porte les idéaux : la justice, la fraternité, l’égalité, la non-violence aussi. Sont visés la religion qui cautionne le Régime et, à travers la dénonciation des exactions des soldats et l’allégorie de la mort, le Régime de Louis-Philippe d’Orléans, pourtant « roi des Français ». Hugo et Rimbaud lui emboîteront bientôt le pas pour charger « Napoléon le Petit », fossoyeur de la République chère au romantisme ; plus tard, Zola dénoncera à son tour la répression des ouvriers en imaginant dans Germinal le meurtre de Maheut et de ses compagnons par un peloton de soldats qui écrase l’insurrection des mineurs.

A retenir :

  • "Dans la rue" illustre la sensibilité romantique de Desbordes-Valmore face à la marginalité.
  • La problématique centrale concerne l'exclusion et la solitude dans une société en mutation.
  • Le poème se divise en mouvements d'observation, de compassion et de réflexion.
  • Influences du romantisme et préfiguration du symbolisme à travers la musicalité du texte.
  • L'élégie met l'accent sur la condition humaine et les errances sociales.

Explication linéaire "Dans la rue" Œuvres poétiques (1886, posthume) Marceline Desbordes-Valmore

Symbolisme
Mouvement littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle qui privilégie la suggestion et l'usage des symboles pour exprimer des idées et des émotions.
Élégie
Poème lyrique exprimant la douleur, le deuil et la mélancolie, souvent inspiré par la mort ou l'absence.

📍 Positionnement du texte

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) est une poétesse romantique ; son œuvre s’inscrit dans le second quart du XIXe s. qui vit l’émergence et l’apogée du mouvement. Elle a même publié des poèmes d’inspiration romantique avant les Méditations (1820), recueil vu comme fondateur du romantisme. Esprit très sensible, Marceline Desbordes-Valmore eut une vie dure : chanteuse et comédienne, elle connut des difficultés matérielles, des peines de cœur, des deuils à répétition : elle perdit quatre enfants… Elle avait fait très peu d’études : la poésie chez elle est vécue comme un élan, un art spontané, un épanchement sentimental. Dès 1830, sa poésie s’ouvre aux sujets politiques et sociaux. Elle élabore une poésie engagée. Le sort des ouvriers, qui connaissent la violence de la première révolution industrielle, l’émeut particulièrement. À Lyon, Marceline Desbordes-Valmore assista à la violente répression de la seconde insurrection des canuts (ouvriers qui travaillent la soie) en avril 1834. Elle déplore l’échec de la révolte et en appelle à continuer la lutte pour se libérer du joug politique. Lors de la Commune de Paris (1871), Rimbaud se souvient de ces vers qui dénoncent la cruauté et l’injustice de la répression. 

❓ Problématique

Comment ce poème lyrique s’efforce-t-il de faire partager à son lecteur la douleur et la révolte des femmes de canuts ?

🔄 Mouvements du poème

I – La voix de « la femme », avec quatre thèmes successifs : funérailles interdites, portrait du « vainqueur » (strophe 2), réaction de « Dieu » (strophe 3), réaction des « vivants » (strophe 5)

II – La voix du chœur de femmes, qui synthétise les thèmes précédents. 

Conclusion
Marceline Desbordes-Valmore a choisi ici une théâtralisation pour donner force de voix, au singulier et au pluriel, à sa dénonciation ; ce poème lyrique, pathétique et polémique à la fois, s’engage pour les valeurs du romantisme et de la République, dont il porte les idéaux : la justice, la fraternité, l’égalité, la non-violence aussi. Sont visés la religion qui cautionne le Régime et, à travers la dénonciation des exactions des soldats et l’allégorie de la mort, le Régime de Louis-Philippe d’Orléans, pourtant « roi des Français ». Hugo et Rimbaud lui emboîteront bientôt le pas pour charger « Napoléon le Petit », fossoyeur de la République chère au romantisme ; plus tard, Zola dénoncera à son tour la répression des ouvriers en imaginant dans Germinal le meurtre de Maheut et de ses compagnons par un peloton de soldats qui écrase l’insurrection des mineurs.

A retenir :

  • "Dans la rue" illustre la sensibilité romantique de Desbordes-Valmore face à la marginalité.
  • La problématique centrale concerne l'exclusion et la solitude dans une société en mutation.
  • Le poème se divise en mouvements d'observation, de compassion et de réflexion.
  • Influences du romantisme et préfiguration du symbolisme à travers la musicalité du texte.
  • L'élégie met l'accent sur la condition humaine et les errances sociales.