En assurance-vie, les engagements sont de très long terme. Par exemple, les contrats d'épargne, de retraite ou décès peuvent s'étaler sur plusieurs décennies, parfois jusqu'à 40 ans. Il est crucial que l'assureur investisse dans des actifs ayant une maturité et des flux de trésorerie qui correspondent à ces horizons. Sans cela, il existe un risque de réinvestissement, où les nouvelles opportunités d'investissement offrent des rendements plus faibles. De plus, les risques de liquidité sont présents si des rachats massifs nécessitent la vente d'actifs à perte.
De nombreux contrats en euros en assurance-vie garantissent un capital minimum. Si les rendements des actifs chutent en dessous de ce niveau, l'assureur subit des pertes. L'ALM est essentielle pour calibrer le portefeuille et sécuriser ces garanties grâce à des outils comme la duration et la convexité, qui aident à équilibrer les actifs et passifs face aux fluctuations des taux d'intérêt.
En plus de ces aspects, les exigences réglementaires, notamment avec Solvabilité II, obligent les assureurs à disposer de fonds propres proportionnels aux risques qu'ils prennent. Une gestion actif/passif efficace peut réduire ces exigences de capital, libérant ainsi des fonds et améliorant la rentabilité de l'assureur.
