La croissance économique repose sur plusieurs mécanismes fondamentaux. Au cœur de ces mécanismes se trouvent les facteurs de production. La combinaison efficace de ces facteurs, notamment le travail et le capital, est essentielle pour soutenir une croissance durable. De plus, l'innovation technologique joue un rôle clé. Elle permet d'améliorer la productivité, c'est-à-dire la quantité de biens et services produits par unité de facteur de production utilisée. Le progrès technique, souvent quantifié par le concept de productivité globale des facteurs (PGF), est déterminant pour la croissance.
Parallèlement, l'investissement est un autre moteur essentiel. En augmentant la capacité de production future, les investissements, tant privés que publics, favorisent l'expansion économique. L'accumulation de capital humain, par l'éducation et la formation, renforce également les compétences de la main-d'œuvre, accroissant ainsi sa productivité.
Plusieurs auteurs ont élaboré des théories majeures sur la croissance économique. Adam Smith, souvent considéré comme le père de l'économie moderne, a souligné l'importance de la division du travail et des mécanismes de marché pour la croissance. David Ricardo a introduit la théorie des avantages comparatifs, soulignant l'importance du libre-échange.
Dans le courant du XXe siècle, Robert Solow a développé le modèle de croissance exogène, qui met l'accent sur le rôle du progrès technologique comme facteur déterminant de la croissance à long terme. Cette théorie suggère que, même si le capital et le travail sont essentiels, le progrès technique est le facteur de croissance le plus critique, car il permet des gains de productivité non liés à l'accumulation de capital seule.
Plus récemment, Paul Romer et Robert Lucas ont introduit les modèles de croissance endogène, qui intègrent le progrès technique au cœur de la dynamique économique, en expliquant que l'investissement dans le capital humain et l'innovation est à même d'expliquer le taux de croissance économique d'un pays.