La fin de la thérapie constitue une étape centrale du processus thérapeutique. Pour cette raison, la séparation doit être pensée, annoncée et accompagnée, au même titre que l’entrée en thérapie.
Il est important de poser un cadre de fin dès le début du travail thérapeutique. Au moment où l’arrêt est envisagé, il est essentiel de prévoir au moins deux séances consacrées au processus de séparation.
La fin de la thérapie est conçue comme un mini-cycle de contact. Cette dernière séance n’est pas réduite à un simple bilan, mais constitue un moment singulier, chargé affectivement, où le lien thérapeutique est reconnu comme suffisamment intériorisé pour permettre la séparation.
Une attention particulière est pointée sur les situations où la thérapie est interrompue alors que le travail semble inachevé. Dans ces cas, elle soutient que, même si la thérapie ne peut être dite « achevée », l’expérience de la fin peut et doit l’être. Une séparation travaillée et assumée peut alors devenir une « Gestalt frayée », c’est-à-dire un modèle interne de séparation consciente et responsable, mobilisable dans d’autres situations de vie.
Enfin, on met en lumière la dimension existentielle et relationnelle de la fin de la thérapie. Clôturer implique pour le thérapeute comme pour le patient un renoncement, un travail de deuil et un engagement vers l’inconnu. La fin de la thérapie devient ainsi un acte de liberté et de responsabilité, où chacun accepte l’inachevé tout en assumant la séparation.
