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Approche culturelle

Père fondateur des études culturels : Stuart Hall

● Politique d’identité et culture, politique du cultural studies

● Jamaïque 1932, mort à Londres 2014

● Sociologue

● Fonde le premier centre universitaire à Birmingham

Régime de représentation

Un des q plus importantes c’est la construction structurelle du racisme. Il revient à interroger

le rôle des représentations dans la perpétuation du racisme.

Ce concept arrive assez tard (90’). C’est la synthèse de toutes ses réflexions préalables.

L’enjeux c’est d’interroger le rôle à la fois de la culture produite par les communautés dans la

production d’une identité individuelle et collective et le rôle de la culture qui émane de ces

communautés. Parce qu’elles sont des cultures marginalisées elles vont contre la culture

dominante, mainstream

Eve Kosovsky

Epistemologie du placard.

Comment construire la subjectivité. Comment on se construit comme sujet à partir de ton

identité et tes vécus. Si tu fais pas partie d’un groupe marginalisé (couleur de peau,

sexualité, origines) la première définition de soi c’est une allo-définition, qui s’oppose à une

auto-définition. Les personnes qui appartiennent à un groupe minoritaire, leur conception

d’eux même passe énormément par une allo (qui parle/comprend pas la même

langue)-définition. Ces allo-identifications vont amener des difficultés sur les parcours des

personnes marginalisées. Cette allo-définition est souvent stigmatisante donc on pose la

question quel est le rôle de ces stéréotypes et des représentations culturelles dans la

construction des représentations culturelles et quel est le rôle des représentations culturelles

dans nos représentations sociales et finalement la construction des identités et des

personnages. Est ce que c’est les représentations culturelles qui produisent les stéréotypes,

comment les changer et est ce qu’il suffit pour les changer. Ou au contraire est ce que c’est

le stéréotypes qui produisent les représentations culturelles.

exemple : un homme blanc qui courre derrière un homme noir

On racialise la scène. On voir un homme blanc et un noir et assume que ça à a avoir

avec leurs couleur de peau. Discrimination racial? Police?

Sommes nous tous racistes? FRANCE TV - Histoires Crépues

Rôle qui joue la culture dans la reproduction de la domination sociale avec un angle sur la q

des classes

Hoggart : La culture du pauvre

Etude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre


Stuart Hall

● Née en Jamaïque, arrive en angleterre quand il avait 20

● Faire parti d’une diaspora minoritaire

● Interaction avec d’autres personnes de la diaspora (même pays ou pays proches)

● Intellectuel diasporique (Parler de la diaspora est l’essence de ses réflexions)

Il se définit à la fois comme marxiste mais d’une vision spécifique par le fait qu’il pense d’une

vision d’un territoire colonisé. Il assume l’engagement politique dans une revue intellectuelle

et politique de l’époque, “New Left Review”. Cet organisme va créer un nouveau courant

politique. Le premier fait très marquant est l'avènement de la société des loisirs.

Les 30 glorieuses. Accès à un nouveau niveau de vie, expansion de nouveau modèle

capitaliste comme idéologie et on est dans un nouveau stade du capitalisme, le Ford

Capitalism. On se concentre moins sur la production mais plus sur la consommation. Cela

se pose plus seulement en lien avec la consommation des objets mais aussi des biens

culturels ce qui a comme conséquence l’exploitation mais aussi l'aliénation. Ce qui maintient

cela est un régime de répression et de peur, politique, sociales mais aussi économique et

l'aliénation.

ex : dans des religions, le fait que tu peux payer pour “libérer tes pêchers”

Les prolétaires sont tellement dominés qu’ils ne se rendent pas compte qu’elles sont

dominées. Les dominants arrivent à mettre leurs idées en tête des dominés.

Créer de nouveau cadres idéologiques :

Trouver des modèles théorique qui permettent de changer les choses

Les études culturelles ne sont pas la seule tentative à penser cette q pour changer les

cadres des modèles marxistes.

Gramsci

Il s'intéresse à la culture. Il affirme que les productions mainstream ne sont pas que du côté

de l'aliénation des masses. Souvent les romans feuilletons pouvaient être du côté de l'ordre

social et la légitimation des modèles de classe. Cependant ce n'est pas toujours le cas. Il y a

des héros qui font des luttes de classe. Il y a aussi le fait que le lecteur n’est pas toujours

passif et il sent la nécessité de produire un autre discours mainstream


Séance 2 : 10/02/2025


Séance 3 : 24/02/2026


Centre des études de Birmingham

1. Toute personne stylisé leur vie

2. Construction médiatique de la délinquance et panique morale

Construire immédiatement un fait anecdotique et non significatif. Généraliste qui met

à distance qqc très présent dans le discours médiatique

3. Les études sur la réception des produits culturels

4. Les rapports sociaux de race et de genre et interrogation de la manière dont ces

rapports sont construits par les médias


Rapport sociaux de race et de genre

- Développement des études culturels (60-70) : tous les courants critiques sont

traversés par une forte remise en question

Renforcement pour le marxisme -> forte production théorique

Avant le marxisme ne s'intéressait qu' aux classes sociales, une fois les classes

sociales sont abolies, tout le reste se comblera. La lutte des classes avant tout.

- Misframing : Il y a des mauvais cadres théoriques qui redoublent les torts politiques.

ex: si on reste avec l‘idée du cadre théorique marxiste, cela invisibilise totalement la

question de sexe et de race. (Pas voir en dehors de notre cadre)


Intersectionalité

Kimberly Crenshaw

Créer un nouveau cadre théorique pour se défaire des torts

Il existe aux états unis des discriminations tant que des outils de lutte contre les

discrimination contre les personnes racisés. Cependant ces outils n’étaient pas pensés pour

les discriminations qui subissent les femmes noires

Elles subissent des discriminations différentes, plus fortes que les hommes noirs et les

femmes blanches. Les outils de lutte n' étaient pas adaptés.

ex : Protective class

Rechercheuses sur l’articulation entre les discriminations de race et de genre

Collette Guillaume

Daniel Kergoat


Multidimensionnalité

- Classe, race et genre

ex : dans l’ancien régime, femme noble violée ou femme pas noble violée =

conséquences différentes

Décrire plus fine et précisément les dominations

- Personnes sexisées : toute personne qui sera sexualisée à partir des idéaux sexistes

(femmes, lgbt, enfants)

Notion de culture de viol : l’idée qu’il y a des violences sexistes et sexuées est une

idée qui maintenant est accepté dans les débats publics.

- Continuum à échel individuel rapport entre les stéréotypes (pas trop grave :

demander a une fille son body count) et les crimes forts (tuer une femme parce

qu’elle a couché avec une autre homme).

Dans les auteurs des violences graves y a jamais un homme qui se lève le matin et

tue sa femme sans intéssédants. Quelqu’un qui réalise une violence sexuelle ou

physique ont déjà comis des violences verbales.

Même chose avec les violences racistes avec les micro-agressions


Stéréotypes

Il y a eu une ré-augmentation des stéréotypes de genre (caché par l’humour). Les

stéréotypes font le lit de violences plus graves (féminicides, viols). Cependant les

stéréotypes souvent ne tombent pas sur le coup de la loi.


Séance 4 : 03/03/2026

Stéréotypes : expériences partagées souvent simplifiées

Quand on voit une personne, recourir à un stéréotype ça permet de placer une grille de

compréhension.

Fonctions

- Cognitive (sur le plan de la connaissance) : qui simplifie le traitement de l'information

sociale

- Identitaire : Contribue à la définition de soi et des autres

- Justificatrice : Ça vient à justifier des inégalités. Cependant il peut aussi être un

auto-stéréotype (personne qui justifie ses propres comportements )

Une des fonctions principales est la justification sociale et le maintien de cette hiérarchie.

Cependant il y a une certaine plasticité des stéréotypes. Il va y en avoir certains qui vont

disparaître avec le temps.


Les stéréotypes reposent sur une logique binaire et antagoniste (hommes vs femmes).

Paradoxalement, on peut avoir l’illusion que l’égalité est déjà acquise ou presque. Mais

aussi, en raison psychologique, on appelle les effets de réactance, le cerveaux aperçoit.

Stuart Haul : problème avec ce qu’on pense des stéréotypes dans les représentations

médiatiques : Souvent contester ces stéréotypes ça repose sur une distinction entre d’un

côté la réalité sociale et de l'autre les représentations médiatiques.

Cependant selon lui il n'y a pas de distinction à faire car nous accédons souvent et parfois

exclusivement par les médias.

Le système de représentation de la culture ou nous faisons l’expérience du monde et le

produit de nos codes d'intelligibilité de nos schémas d’interprétation. Par conséquence il n’y

a pas d’expérience hors des catégories de la représentation ou de l’idéologie

Signification, représentation, idéologie : Althusser et les débats poststructuralistes, 1918

Il déplace le problème sur le fait de la définition de c’est que c’est la définition de la réalité

sociale et pour savoir les mouvements sociaux pour définir les catégories réelles.

Ce qui nous montre aussi c'est que les représentations sont un terrain de lutte idéologique

pour imposer un certain narratif du monde.


Stuart Hall

Il insiste sur le rôle actif des représentations qui participent dans la représentation des

phénomènes qu’elle prétend donner à voir.

Nouvelle technicité : plaidoyer pour approche constructivistes des représentations :

“La manière dont les choses sont représentées ainsi que les machineries et régimes de

représentation à l’intérieur d’une culture ne jouent pas un rôle purement réflexive et

rétrospective mais réèlement constitutive. Et ces questions, Stuart Hall les articula aux

autres comme des questions d'identité et de culture. Sur cette notion d’identité il y a une

notion très importante et aussi une politique identitaire. Il faut lutter contre l’assignation

identitaire des stéréotypes.

Le piège de l’identification : tous les groupes, les individus, les humains ont besoin de se

construire un sentiment d’appartenance et pour cela on a besoin d’un processus

d'identification.

Le processus d’identification des personnes qui appartiennent à des groupes des personnes

minorisées : allo-définition

Si on s’identifie avec un groupe qui subit des discriminations souvent on reprend les

stéréotypes comme une fierté pour aller contre la démonisation. Cependant il y a un piège

dans lequel il y a une allo-définition qui peut être négative. Soit on s’identifie pas, soit on

s’identifie mais ça peut rapidement aller à un auto-stéréotype puisque on voit même les

personnes de notre minorité comme ce stéréotype.

Les politiques identitaires doivent être considérées comme forcement en tension entre d’un

côté l’absolue nécessité et de l’autre leur impossibilité.


Dans ses travaux, Stuart Hall décide les contours d’un sujet politique noir qui lutter et qui

amrche toujours sur un fil entre deux périls. D’un côté c’est la contestation du racisme et de

l’autre c’est la critique d’une identité noir comme catégorie politique qui fait courrir le risque

s’un essentialisme (considéré qu’il y a une éssence d’un groupe).

Les subalternes peuvent-elles parler, Gayatri Chakravorty Spivak

Essentialisme stratégique : l’identité est à la fois un levier d'énonciation pour les

personnes subalternes et un piège pour leurs énoncés.

L’espace public : cette notion à été théorisée dans les années 1960 par Habermas. Il

soutient que ce qui caractérise les institutions c’est l’espace public, par exemple l’agora à

Athènes. Un espace public est un espace où on débat des questions de l’intérêt général. Le

présupposé des démocraties pas seulement comme individu mais comme citoyen avec des

valeurs démocratiques et républicaines. Dans la constitution un espace public est un lieu ou

on peut débattre des questions d'intérêt général. Ça présuppose la liberté d'expression, le

pluralisme politique et un contre pouvoir. Il y a une croyance qu'il n'y a pas une différence et

hiérarchie sociales mais une égalité politique.


Nancy Fraser

Elle dit qu’il y a deux ou trois points à revoir, non on fait pas jeu égal, même dans ces

espaces publics. Il a un manque de justesse. Il y en a pas qu’un espace public mais

plusieurs et ils sont en rapport conflictuel. Elle distingue un espace public majoritaire et ce

qu’elle appellera un espace contre-public comme les réunions non-mixtes


Séance 5 : 10/03/2026 (incomplet)


Marxisme orthodoxe : 2 pents de la réalité

- infrastructure : base matérielle de l’existence

- superstructure : idées, valeurs, imaginaires, culture

Souvent les conditions matérielles de l'existence déterminent la superstructure

ils soutiennent aussi que ça ne sert a rien l’intellect car ?

Marxisme hétérodoxe : Gramsci dit qu’il faut s'intéresser aussi à la culture

Stuart Hall reprend cette idée et il dit qu’il est impossible de finir avec l’idéologie pour

simplement vivre le réel. Nous avons toujours besoin de système à travers lequel nous

représentons ce que le réel est pour nous et ce qu’il est pour les autres. Il s'intéresse aussi


au fait que l'idéologie repose sur les discours. Dans ce travail de mise en cohérence il y a

les partis politiques mais aussi les médias.


Comment est ce qu’une idéologie devienne hégémonique

Hégémonie : processus par lequel les intérêts d’un groupe dominant reviennent à obtenir un

large consentement dans la société. C’est à dire que même les groupes sociaux qui ne

partagent pas leurs intérêts et à qui ce discours ne profite pas en viennent à adhérer.

L’hégémonie c’est quand il y a un consensus dans la société qui dépasse les groupes

sociaux et est aussi un consensus discursif.

Il ne faut pas confondre les idées dominantes en général et les idées et les idées des

classes sociales dominantes propagées aux autres.

Billy Elliot


Séance 6 : 17/03/2026

Steve Paxton (1939)

Formé aussi en arts martiaux, analyste du mouvement ordinaire (pedestrian movement),

Steve Paxton invente une nouvelle technique, le contact improvisation, qui propose une

redistribution des forces et un partage du poids et qui travaille sur la confiance et la

disponibilité. Chez Paxton, le principe de l’improvisation fait de l’ouvre un objet instable qui

échappe aux lois du marché.

Caractérisation par la couleur de peau : ligne de couleur

Cela construit un cadre de séparation racialisant et les images vont jouer un rôle concurrent

dans la construction de ce cadre et elles seront chargées de signification par un effet

d’accumulation et par un jeu d’opposition.

Ce système de représentation va reproduire un spectacle de l’autre : courant critique très

développé dans années 50’-70’ beaucoup utilisé en analyse littéraire : le structuralisme. Il

s'intéresse à la construction grammaticale des différentes langues. Cette pensée donne

aussi une analyse sémiologique : étude des signes

- Signifié : concept/idée et référent réel (la chose)

- Signifiant : le mot pour dire la chose

ex : mot Queer, avant utilisé comme insulte, puis connotation à changé et repris par los gays


Régime de représentation :

- Stéréotypes

Typologie entre éléments qui seront en excès de visibilité, les élément qui seront

considérés comme la norme et les éléments qui seront en sous-visibilité

- Charge de visibilité

C’est sur eux que repose la charge de visibilité. Ça serait vue soit comme un excès

de visibilité, soit un manque, excès ou défaut

ex : dans la lutte des violences aux femmes, cette phrase utilisée met de la pression envers

des femmes et pas vers les agresseurs.

White savior, cis savior

Heterosexisme

Rupture

Relecture


Le problème auquel stuart hall s’est confronté c’est au média :

1. Analyse lexicologique : emploie de certains termes et expressions.

Ce qui ne rentre pas c’est tout ce qui passe par le geste, le regard, un sourire

Ligne de partage entre le visible et l’invisible

2. Analyse matérialiste : Développé depuis Stuart Hall par un pionnier Richard Dyer.

“Star Studies” étudie comment et pourquoi on devient une star.

Il travaille aussi sur les techniques d’éclairage au cinéma. Le standard qu’on voyais

c’étais le visage blanc donc très souvent les personnes non blanches étaient mal

éclairées. Cela donnait l'impression qu’elles étaient ternes, ça leur faisait ressortir

moins et il semblait qu’ils jouaient moins bien.

Aussi avec le “Manifeste contre le racisme de l’Opéra de Paris” : ça concerne le

maquillage (avec objectif de blanchir la peau), costume (en couleur qui ressemble la

peau blanche) et coiffure (ne savaient pas coiffer les cheveux non texturés)


Séance 7 : 24/03/2026


Séance 8 : 31/03/2026

Enquête virage

violence.gouv.fr

Enquête de fondation Jean Jaurès

Le prix des larmes, le coût caché des violences sexuelles

La notion de la culture de viol repose sur 3 piliers :


Pas uniquement, mais avant tout notion de contexte juridique

Ancrage idéologique important : la loi a pour fonction de changer les normes sociales.

➔ Le viol conjugal est maintenent aggravant

- Souvent des faits répétés

- Il fallait marquer une interdiction plus forte par la pensée antérieure que

durant un mariage il pouvait pas y avoir un viol


Il peut avoir un décrochage entre les normes sociales et les normes légales :

- Rapport annuel dans l’état du sexisme en France : augmentation de cette pensée

dans les jeunes

- Sondage en 2026 qui montre dans les nouvelles gén : un tiers de la population

masculine pense que les femmes prennent du plaisir à être forcées et que dans les

relations il y a un droit et un devoir au sexe

On a deux idées qui s’opposent :

- Egalité homme/femme

- Poussé de valeurs hyper-patriarcale

Le principe d’un société patriarcale n’est pas qu’une société avec un ordre de pouvoir

msculin mais un ou le pouvoir est du père. Les pères fesaient les décisions importantes de

la maison, de sa femme et de ses fils.

Le père doit apporter l’argent : modèle qui repose sur la complémentarité entre père et mère

et entre et donc entre homme et femme

Aujourd’hui, en France, c’est pas accepté de dire que le viol est bien dans l’espace public.

Un viol identifier par un viol ou un violeur identifié par voileur ne passe pas.

Le problème et la difficulté est que dans l'immense majorité des cas, le viol ne sera pas

identifié comme un.

Scène de viol stéréotypée : jeune femme, court vétue, la nuit, solitaire, se fait violer

agréssivement par un individu unidentifier et laissée presque morte

Cette scène est rassurante. On est pur spectateurs, pas témoins. on la découvre après, on

est rassurés de n’avoir pas eu d’impact.

La scène est entre 2 personnes. Elle est délimitée entre acteurs et spectateurs.

Le problème est que cette scène est une anomalie statistique. C’est donc une image fausse.

Elle est extra-ordinaire. Les agressions sexuelles ne le sont pas.

En France (déclarés) :

100 000 viol ou tentatives de viol

50 000 agression sexueles

37% situation de consentement

50% pour la tranche 25-34 ans

Violence de genre : Violences massivement commises à des personnes racisées par des

hommes

L'immense majorité des personnes qui commettent des agressions sont commises par des

hommes.

Ces violences sont dans la majorité des cas commises par des proches. Dans 90% des cas,

les victimes de viols connaissent leurs agresseurs.


8% des cas de violences aux enfants ou ils vont être crus et protégés

6,7 millions sont victimes d’inceste

3 enfants par classe

320 000 femmes/an violences conjugales (impliquant féminicide)

Finalement ça devient un fait social banal, elle se visse dans toutes les institutions. Le

berceau des dominations est la famille, l’église, l’hôpital, les institutions qui protègent les

enfants, le cercle privé (amical, amoureux), le contexte professionnel.

“Les monstres ça n’existe pas. C’est notre société. c’est nous, nos amis, nos pères”

Très souvent les victimes connaissent les agresseurs et même les aiment. Les personnes

qui sont dans l’entourage connaissent aussi les agresseurs. Ce qui fait que reconnaître le

viol à un coût. Souvent la personne qui sera ostracisé ne sera pas nécessairement la victime

mais la personne qui dénonce, celle qui nomme l’agresseur et le dysfonctionnement collectif

et une remise en question de l’ordre familial et de la structure sociale.

Le décalage entre les acteurs imaginés et les acteurs réels implique un scénario pas réel.

Très souvent les violences sexuelles n’impliquent pas des violences physiques. Hors il y a

une attente de la part de la justice et des entourages que la victime se soit débattue. “Une

bonne victime est une victime morte.” Qui a préféré mourir à être déshonorée. Ce décalage

ne nous permet pas de bien voir la situation.

➔ Ce qui nous empêche de voir les violences comme telles, c’est ça la culture du

viol.

La plupart des violences ne sont ni signalées ni perçues comme telles par les entourages,

les auteurs de violences ni les victimes.

On croit aussi souvent que les violences sexuelles sont une question de pulsions et de désir,

alors que c’est une question d’exercer une domination.

ex : Les actions d’inceste, dans la majorité des cas, ne sont pas des personnes avec des

tendances pédo-criminelles. Ce qui fait que ça arrive c’est des crimes d’opportunité.

Opportunité que la victimes soit vulnérable, ne parle pas.

Les femmes sont socialisées à moins commettre de violence et les hommes à plus les

commettre. Dans les cas où ce sont les femmes qui commettent ces violences sexuelles,

elles le font à une personne dont elles sont dominantes.

Les hommes qui sont victimes de violence vont moin le dire que des femmes. Sa sortira de

la masculinité de dire qu’on à été les victimes.

Le fait d’avoir vécu cela dans l'enfance, c'est surexposé à être à nouveau victime de ce type

de violence à l’âge adulte.

Le déni d’une violence sexuelle sont des outils de défense rhétorique et psychique.

Le refus de croire est un déni pour se protéger psychiquement, nos relations, mais avec le

déni, il y aura toujours un conflit.

“Himpathie” (Him + empathy) : La persistance du poids du patriarcat sur nos valeurs

modernes d’égalité. Les hommes bénéficient d’une empathie dont les femmes ne

bénéficient pas, y compris l’impunité et l’excuse.


Le Mandat Masculin (Rita Laura Segato) : Légitimise les hommes à exercer certains formes

de violence et domination. La légitimité du désir, conquête et devoir de conquête sociale.

Prendre sans demander, agir sans s'excuser, domination. Tout cela normalise un rapport de

pouvoir qui génère le phénomène de l’empathie par défaut pour les agresseurs.

C’est donc la faute des femmes.

➔ Femme en état d’ébriété

- Sociétalement : circonstance aggravante pour la victime.

- Juridiquement : circonstance aggravante pour l’agresseur


Empathie par défaut pour les agresseurs et le corollaire un défaut d’empathie pour les

victimes.


Séance 9 : 07/04/2026


Auteur de violence

Personne qui cause de violence

Terme juridique

Reconnaître qu’il est la personne qui a commis les faits, celui qui signe l'oeuvre

Si non ils ne reconnaissent pas qu’ils auraient pu ne pas les faire

L’auctorialité de l’acte comis

Abus de langage

Partie intégrante de violence sexuelle

DARVO : Déni Attaque Renversement place Victimes et d’Offender (agresseurs)

3 stratégies de défense rhétorique

- Déni

- Attaque

- Renversement

Ces mécanismes sont une stratégie collective, c’est à dire qu’encore une fois ces scènes

sont défendues par l’ensemble de la société et elle implique que ces phénomènes sont

collectifs. DARVO l’est donc aussi.


Promising young woman de Emerald Fennell

Elle met à l’épreuve les genres cinématographiques et la façon dont ces genres

cinématographiques peuvent contribuer à naturaliser la culture du viol.

3 piliers de culture de viol

- Invisibilisation/naturalisation

- Normalisation

- Érotisation


Il y a pas de culture de viol sans culture de déni et d’impunité

L’invisibilisation c’est la naturalisation et la silentiation. Empêcher de voir et de dire. Pour

que la victime ne dénonce pas, l’auteur peut faire peur ou empêcher de voir pour l’auteur.

Discour de naturalisation de différence séxuée entre homme et femme.

Ordre genré, binaire, hiérarchisé et asymétrique. Ça n'a pas de sens avec la nature ou

l’origine préhistorique des genres.

La normalisation. Dans le droit il y a longtemps eu un droit patriarcal qui assumait une

dimension sexiste. Pas pouvoir avoir une compte bancaire, le droit du vote. Le mari

(l’homme) à du o-pouvoir vers la femme.

L’érotisation entretient un rapport ambivalent d’attraction et pulsion aux violences sexuelles

et à leurs auteurs. Officiellement on déteste les viols et les violeurs mais on se crée une idée

que les hommes s’imposent. A partir du moment où il y a une légitimité sociale et un pouvoir

économique il y a une acceptation sociale (vs. impunité sociale). Il peut y avoir même une

valorisation de ces violences (souvent pas dans ses formes les plus violentes, quoi que...)

La culture du viol c’est aussi une esthétique à la fois du déni et de la sublimation des

violences. Cette culture on la trouve aussi bien dans les œuvres du passé que dans les

œuvres d’aujourd’hui. Dans la culture légitime (ce qui fait partie intégrante de la culture du

patrimoine universel culturel) que dans la culture populaire

Éclectisme culturel : culture classique + pop culture

➔ Effet de redoublement entre notre conception de l’amour et notre conception

de l’art

On considère l’amour romantique et l’amour passionnel comme la plus grande forme

d’amour. La passion de Christ renvoie à la souffrance. Patior = subir

Il est trop grand pour la vie et empêche de vivre. Romeo et Juliette, par le fait que ça

se finisse mal, on à la preuve que c’était une grande histoire. C’est un amour

d’idéalisation sur la FEMME et l’HOMME et sur l’idée de la rencontre.

La conception de l’art repose sur le sublime de Kant. C’est ce qui est au-delà des

limites. L’idée qu’il y a pas de grand art sans souffrance ni violence et que l’art

représente une impunité pour l’auteur.

➔ Effet de continuité entre les processus de création des oeuvres et le

représentations qu'elle propose

Anouk Grimberg. Elle à pris la parole sur Bertrand Billier (compagne longtemps) et

Gérard de Part-Dieu parce qu’elle à beaucoup travaillé avec lui donc souffert des

violences de sa part. Elle montre le lien entre dynamique de violence dans un

couple, dynamique de domination sur un tournage et les représentations véhiculées

par les œuvres. Souvent ces œuvres sont racontées depuis le point de vue des

auteurs de violences.

Promising Young Woman travaille à renverser la himpathie et à produire une

empathie pour les victimes

Judith Godrèche porte plainte sur Benoît Jacquot (son compagne) et Jacques

Doillon (violence conjugale et détournement de mineur). Ce qu’elle raconte c’est la


normalisation systémique des violences et les cercles qui se créent pour défendre

les violeurs. Elle explique que Benoît Jacquot savait que sa relation était illégale, il

trouvait ça excitant et ça suscitait de l’envie de la part de ses collègues hommes. Sa

le validait et augmentait.

Les films ou elle à joué La fille de 15 ans (Jacques Doillon) et La désenchanté

(Benoît Jacquot) ont tous les deux des thèmes de violences sexuelles. Dans tous les

deux films c’est une histoire sur une mineur (personnage principal féminin) qui

semble être à l’initiative des relations sexuelles avec un homme âgé (personnage

féminin masculin) et il y a un jeune homme au milieu qui ne fait pas partie mais il est

de certaine façon impliqué. Cela montre aussi une dimension de prédation artistique

et littéraire. Articulation entre les processus de création et ce qui est représenté à

l’écran.

Il faut s’intéresser à des oeuvres qui travaillent à montrer cette culture de viol et défaut

d’empathie. C’est le cas du film Promising Young Woman qui dénonce la culture de viol et

les cercles d’allience autour des auteurs (DARVO collectif). Renverse cette empathie par

défaut des auteurs et les renverse pour l’empathie aux victimes.


Approche culturelle

Père fondateur des études culturels : Stuart Hall

● Politique d’identité et culture, politique du cultural studies

● Jamaïque 1932, mort à Londres 2014

● Sociologue

● Fonde le premier centre universitaire à Birmingham

Régime de représentation

Un des q plus importantes c’est la construction structurelle du racisme. Il revient à interroger

le rôle des représentations dans la perpétuation du racisme.

Ce concept arrive assez tard (90’). C’est la synthèse de toutes ses réflexions préalables.

L’enjeux c’est d’interroger le rôle à la fois de la culture produite par les communautés dans la

production d’une identité individuelle et collective et le rôle de la culture qui émane de ces

communautés. Parce qu’elles sont des cultures marginalisées elles vont contre la culture

dominante, mainstream

Eve Kosovsky

Epistemologie du placard.

Comment construire la subjectivité. Comment on se construit comme sujet à partir de ton

identité et tes vécus. Si tu fais pas partie d’un groupe marginalisé (couleur de peau,

sexualité, origines) la première définition de soi c’est une allo-définition, qui s’oppose à une

auto-définition. Les personnes qui appartiennent à un groupe minoritaire, leur conception

d’eux même passe énormément par une allo (qui parle/comprend pas la même

langue)-définition. Ces allo-identifications vont amener des difficultés sur les parcours des

personnes marginalisées. Cette allo-définition est souvent stigmatisante donc on pose la

question quel est le rôle de ces stéréotypes et des représentations culturelles dans la

construction des représentations culturelles et quel est le rôle des représentations culturelles

dans nos représentations sociales et finalement la construction des identités et des

personnages. Est ce que c’est les représentations culturelles qui produisent les stéréotypes,

comment les changer et est ce qu’il suffit pour les changer. Ou au contraire est ce que c’est

le stéréotypes qui produisent les représentations culturelles.

exemple : un homme blanc qui courre derrière un homme noir

On racialise la scène. On voir un homme blanc et un noir et assume que ça à a avoir

avec leurs couleur de peau. Discrimination racial? Police?

Sommes nous tous racistes? FRANCE TV - Histoires Crépues

Rôle qui joue la culture dans la reproduction de la domination sociale avec un angle sur la q

des classes

Hoggart : La culture du pauvre

Etude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre


Stuart Hall

● Née en Jamaïque, arrive en angleterre quand il avait 20

● Faire parti d’une diaspora minoritaire

● Interaction avec d’autres personnes de la diaspora (même pays ou pays proches)

● Intellectuel diasporique (Parler de la diaspora est l’essence de ses réflexions)

Il se définit à la fois comme marxiste mais d’une vision spécifique par le fait qu’il pense d’une

vision d’un territoire colonisé. Il assume l’engagement politique dans une revue intellectuelle

et politique de l’époque, “New Left Review”. Cet organisme va créer un nouveau courant

politique. Le premier fait très marquant est l'avènement de la société des loisirs.

Les 30 glorieuses. Accès à un nouveau niveau de vie, expansion de nouveau modèle

capitaliste comme idéologie et on est dans un nouveau stade du capitalisme, le Ford

Capitalism. On se concentre moins sur la production mais plus sur la consommation. Cela

se pose plus seulement en lien avec la consommation des objets mais aussi des biens

culturels ce qui a comme conséquence l’exploitation mais aussi l'aliénation. Ce qui maintient

cela est un régime de répression et de peur, politique, sociales mais aussi économique et

l'aliénation.

ex : dans des religions, le fait que tu peux payer pour “libérer tes pêchers”

Les prolétaires sont tellement dominés qu’ils ne se rendent pas compte qu’elles sont

dominées. Les dominants arrivent à mettre leurs idées en tête des dominés.

Créer de nouveau cadres idéologiques :

Trouver des modèles théorique qui permettent de changer les choses

Les études culturelles ne sont pas la seule tentative à penser cette q pour changer les

cadres des modèles marxistes.

Gramsci

Il s'intéresse à la culture. Il affirme que les productions mainstream ne sont pas que du côté

de l'aliénation des masses. Souvent les romans feuilletons pouvaient être du côté de l'ordre

social et la légitimation des modèles de classe. Cependant ce n'est pas toujours le cas. Il y a

des héros qui font des luttes de classe. Il y a aussi le fait que le lecteur n’est pas toujours

passif et il sent la nécessité de produire un autre discours mainstream


Séance 2 : 10/02/2025


Séance 3 : 24/02/2026


Centre des études de Birmingham

1. Toute personne stylisé leur vie

2. Construction médiatique de la délinquance et panique morale

Construire immédiatement un fait anecdotique et non significatif. Généraliste qui met

à distance qqc très présent dans le discours médiatique

3. Les études sur la réception des produits culturels

4. Les rapports sociaux de race et de genre et interrogation de la manière dont ces

rapports sont construits par les médias


Rapport sociaux de race et de genre

- Développement des études culturels (60-70) : tous les courants critiques sont

traversés par une forte remise en question

Renforcement pour le marxisme -> forte production théorique

Avant le marxisme ne s'intéressait qu' aux classes sociales, une fois les classes

sociales sont abolies, tout le reste se comblera. La lutte des classes avant tout.

- Misframing : Il y a des mauvais cadres théoriques qui redoublent les torts politiques.

ex: si on reste avec l‘idée du cadre théorique marxiste, cela invisibilise totalement la

question de sexe et de race. (Pas voir en dehors de notre cadre)


Intersectionalité

Kimberly Crenshaw

Créer un nouveau cadre théorique pour se défaire des torts

Il existe aux états unis des discriminations tant que des outils de lutte contre les

discrimination contre les personnes racisés. Cependant ces outils n’étaient pas pensés pour

les discriminations qui subissent les femmes noires

Elles subissent des discriminations différentes, plus fortes que les hommes noirs et les

femmes blanches. Les outils de lutte n' étaient pas adaptés.

ex : Protective class

Rechercheuses sur l’articulation entre les discriminations de race et de genre

Collette Guillaume

Daniel Kergoat


Multidimensionnalité

- Classe, race et genre

ex : dans l’ancien régime, femme noble violée ou femme pas noble violée =

conséquences différentes

Décrire plus fine et précisément les dominations

- Personnes sexisées : toute personne qui sera sexualisée à partir des idéaux sexistes

(femmes, lgbt, enfants)

Notion de culture de viol : l’idée qu’il y a des violences sexistes et sexuées est une

idée qui maintenant est accepté dans les débats publics.

- Continuum à échel individuel rapport entre les stéréotypes (pas trop grave :

demander a une fille son body count) et les crimes forts (tuer une femme parce

qu’elle a couché avec une autre homme).

Dans les auteurs des violences graves y a jamais un homme qui se lève le matin et

tue sa femme sans intéssédants. Quelqu’un qui réalise une violence sexuelle ou

physique ont déjà comis des violences verbales.

Même chose avec les violences racistes avec les micro-agressions


Stéréotypes

Il y a eu une ré-augmentation des stéréotypes de genre (caché par l’humour). Les

stéréotypes font le lit de violences plus graves (féminicides, viols). Cependant les

stéréotypes souvent ne tombent pas sur le coup de la loi.


Séance 4 : 03/03/2026

Stéréotypes : expériences partagées souvent simplifiées

Quand on voit une personne, recourir à un stéréotype ça permet de placer une grille de

compréhension.

Fonctions

- Cognitive (sur le plan de la connaissance) : qui simplifie le traitement de l'information

sociale

- Identitaire : Contribue à la définition de soi et des autres

- Justificatrice : Ça vient à justifier des inégalités. Cependant il peut aussi être un

auto-stéréotype (personne qui justifie ses propres comportements )

Une des fonctions principales est la justification sociale et le maintien de cette hiérarchie.

Cependant il y a une certaine plasticité des stéréotypes. Il va y en avoir certains qui vont

disparaître avec le temps.


Les stéréotypes reposent sur une logique binaire et antagoniste (hommes vs femmes).

Paradoxalement, on peut avoir l’illusion que l’égalité est déjà acquise ou presque. Mais

aussi, en raison psychologique, on appelle les effets de réactance, le cerveaux aperçoit.

Stuart Haul : problème avec ce qu’on pense des stéréotypes dans les représentations

médiatiques : Souvent contester ces stéréotypes ça repose sur une distinction entre d’un

côté la réalité sociale et de l'autre les représentations médiatiques.

Cependant selon lui il n'y a pas de distinction à faire car nous accédons souvent et parfois

exclusivement par les médias.

Le système de représentation de la culture ou nous faisons l’expérience du monde et le

produit de nos codes d'intelligibilité de nos schémas d’interprétation. Par conséquence il n’y

a pas d’expérience hors des catégories de la représentation ou de l’idéologie

Signification, représentation, idéologie : Althusser et les débats poststructuralistes, 1918

Il déplace le problème sur le fait de la définition de c’est que c’est la définition de la réalité

sociale et pour savoir les mouvements sociaux pour définir les catégories réelles.

Ce qui nous montre aussi c'est que les représentations sont un terrain de lutte idéologique

pour imposer un certain narratif du monde.


Stuart Hall

Il insiste sur le rôle actif des représentations qui participent dans la représentation des

phénomènes qu’elle prétend donner à voir.

Nouvelle technicité : plaidoyer pour approche constructivistes des représentations :

“La manière dont les choses sont représentées ainsi que les machineries et régimes de

représentation à l’intérieur d’une culture ne jouent pas un rôle purement réflexive et

rétrospective mais réèlement constitutive. Et ces questions, Stuart Hall les articula aux

autres comme des questions d'identité et de culture. Sur cette notion d’identité il y a une

notion très importante et aussi une politique identitaire. Il faut lutter contre l’assignation

identitaire des stéréotypes.

Le piège de l’identification : tous les groupes, les individus, les humains ont besoin de se

construire un sentiment d’appartenance et pour cela on a besoin d’un processus

d'identification.

Le processus d’identification des personnes qui appartiennent à des groupes des personnes

minorisées : allo-définition

Si on s’identifie avec un groupe qui subit des discriminations souvent on reprend les

stéréotypes comme une fierté pour aller contre la démonisation. Cependant il y a un piège

dans lequel il y a une allo-définition qui peut être négative. Soit on s’identifie pas, soit on

s’identifie mais ça peut rapidement aller à un auto-stéréotype puisque on voit même les

personnes de notre minorité comme ce stéréotype.

Les politiques identitaires doivent être considérées comme forcement en tension entre d’un

côté l’absolue nécessité et de l’autre leur impossibilité.


Dans ses travaux, Stuart Hall décide les contours d’un sujet politique noir qui lutter et qui

amrche toujours sur un fil entre deux périls. D’un côté c’est la contestation du racisme et de

l’autre c’est la critique d’une identité noir comme catégorie politique qui fait courrir le risque

s’un essentialisme (considéré qu’il y a une éssence d’un groupe).

Les subalternes peuvent-elles parler, Gayatri Chakravorty Spivak

Essentialisme stratégique : l’identité est à la fois un levier d'énonciation pour les

personnes subalternes et un piège pour leurs énoncés.

L’espace public : cette notion à été théorisée dans les années 1960 par Habermas. Il

soutient que ce qui caractérise les institutions c’est l’espace public, par exemple l’agora à

Athènes. Un espace public est un espace où on débat des questions de l’intérêt général. Le

présupposé des démocraties pas seulement comme individu mais comme citoyen avec des

valeurs démocratiques et républicaines. Dans la constitution un espace public est un lieu ou

on peut débattre des questions d'intérêt général. Ça présuppose la liberté d'expression, le

pluralisme politique et un contre pouvoir. Il y a une croyance qu'il n'y a pas une différence et

hiérarchie sociales mais une égalité politique.


Nancy Fraser

Elle dit qu’il y a deux ou trois points à revoir, non on fait pas jeu égal, même dans ces

espaces publics. Il a un manque de justesse. Il y en a pas qu’un espace public mais

plusieurs et ils sont en rapport conflictuel. Elle distingue un espace public majoritaire et ce

qu’elle appellera un espace contre-public comme les réunions non-mixtes


Séance 5 : 10/03/2026 (incomplet)


Marxisme orthodoxe : 2 pents de la réalité

- infrastructure : base matérielle de l’existence

- superstructure : idées, valeurs, imaginaires, culture

Souvent les conditions matérielles de l'existence déterminent la superstructure

ils soutiennent aussi que ça ne sert a rien l’intellect car ?

Marxisme hétérodoxe : Gramsci dit qu’il faut s'intéresser aussi à la culture

Stuart Hall reprend cette idée et il dit qu’il est impossible de finir avec l’idéologie pour

simplement vivre le réel. Nous avons toujours besoin de système à travers lequel nous

représentons ce que le réel est pour nous et ce qu’il est pour les autres. Il s'intéresse aussi


au fait que l'idéologie repose sur les discours. Dans ce travail de mise en cohérence il y a

les partis politiques mais aussi les médias.


Comment est ce qu’une idéologie devienne hégémonique

Hégémonie : processus par lequel les intérêts d’un groupe dominant reviennent à obtenir un

large consentement dans la société. C’est à dire que même les groupes sociaux qui ne

partagent pas leurs intérêts et à qui ce discours ne profite pas en viennent à adhérer.

L’hégémonie c’est quand il y a un consensus dans la société qui dépasse les groupes

sociaux et est aussi un consensus discursif.

Il ne faut pas confondre les idées dominantes en général et les idées et les idées des

classes sociales dominantes propagées aux autres.

Billy Elliot


Séance 6 : 17/03/2026

Steve Paxton (1939)

Formé aussi en arts martiaux, analyste du mouvement ordinaire (pedestrian movement),

Steve Paxton invente une nouvelle technique, le contact improvisation, qui propose une

redistribution des forces et un partage du poids et qui travaille sur la confiance et la

disponibilité. Chez Paxton, le principe de l’improvisation fait de l’ouvre un objet instable qui

échappe aux lois du marché.

Caractérisation par la couleur de peau : ligne de couleur

Cela construit un cadre de séparation racialisant et les images vont jouer un rôle concurrent

dans la construction de ce cadre et elles seront chargées de signification par un effet

d’accumulation et par un jeu d’opposition.

Ce système de représentation va reproduire un spectacle de l’autre : courant critique très

développé dans années 50’-70’ beaucoup utilisé en analyse littéraire : le structuralisme. Il

s'intéresse à la construction grammaticale des différentes langues. Cette pensée donne

aussi une analyse sémiologique : étude des signes

- Signifié : concept/idée et référent réel (la chose)

- Signifiant : le mot pour dire la chose

ex : mot Queer, avant utilisé comme insulte, puis connotation à changé et repris par los gays


Régime de représentation :

- Stéréotypes

Typologie entre éléments qui seront en excès de visibilité, les élément qui seront

considérés comme la norme et les éléments qui seront en sous-visibilité

- Charge de visibilité

C’est sur eux que repose la charge de visibilité. Ça serait vue soit comme un excès

de visibilité, soit un manque, excès ou défaut

ex : dans la lutte des violences aux femmes, cette phrase utilisée met de la pression envers

des femmes et pas vers les agresseurs.

White savior, cis savior

Heterosexisme

Rupture

Relecture


Le problème auquel stuart hall s’est confronté c’est au média :

1. Analyse lexicologique : emploie de certains termes et expressions.

Ce qui ne rentre pas c’est tout ce qui passe par le geste, le regard, un sourire

Ligne de partage entre le visible et l’invisible

2. Analyse matérialiste : Développé depuis Stuart Hall par un pionnier Richard Dyer.

“Star Studies” étudie comment et pourquoi on devient une star.

Il travaille aussi sur les techniques d’éclairage au cinéma. Le standard qu’on voyais

c’étais le visage blanc donc très souvent les personnes non blanches étaient mal

éclairées. Cela donnait l'impression qu’elles étaient ternes, ça leur faisait ressortir

moins et il semblait qu’ils jouaient moins bien.

Aussi avec le “Manifeste contre le racisme de l’Opéra de Paris” : ça concerne le

maquillage (avec objectif de blanchir la peau), costume (en couleur qui ressemble la

peau blanche) et coiffure (ne savaient pas coiffer les cheveux non texturés)


Séance 7 : 24/03/2026


Séance 8 : 31/03/2026

Enquête virage

violence.gouv.fr

Enquête de fondation Jean Jaurès

Le prix des larmes, le coût caché des violences sexuelles

La notion de la culture de viol repose sur 3 piliers :


Pas uniquement, mais avant tout notion de contexte juridique

Ancrage idéologique important : la loi a pour fonction de changer les normes sociales.

➔ Le viol conjugal est maintenent aggravant

- Souvent des faits répétés

- Il fallait marquer une interdiction plus forte par la pensée antérieure que

durant un mariage il pouvait pas y avoir un viol


Il peut avoir un décrochage entre les normes sociales et les normes légales :

- Rapport annuel dans l’état du sexisme en France : augmentation de cette pensée

dans les jeunes

- Sondage en 2026 qui montre dans les nouvelles gén : un tiers de la population

masculine pense que les femmes prennent du plaisir à être forcées et que dans les

relations il y a un droit et un devoir au sexe

On a deux idées qui s’opposent :

- Egalité homme/femme

- Poussé de valeurs hyper-patriarcale

Le principe d’un société patriarcale n’est pas qu’une société avec un ordre de pouvoir

msculin mais un ou le pouvoir est du père. Les pères fesaient les décisions importantes de

la maison, de sa femme et de ses fils.

Le père doit apporter l’argent : modèle qui repose sur la complémentarité entre père et mère

et entre et donc entre homme et femme

Aujourd’hui, en France, c’est pas accepté de dire que le viol est bien dans l’espace public.

Un viol identifier par un viol ou un violeur identifié par voileur ne passe pas.

Le problème et la difficulté est que dans l'immense majorité des cas, le viol ne sera pas

identifié comme un.

Scène de viol stéréotypée : jeune femme, court vétue, la nuit, solitaire, se fait violer

agréssivement par un individu unidentifier et laissée presque morte

Cette scène est rassurante. On est pur spectateurs, pas témoins. on la découvre après, on

est rassurés de n’avoir pas eu d’impact.

La scène est entre 2 personnes. Elle est délimitée entre acteurs et spectateurs.

Le problème est que cette scène est une anomalie statistique. C’est donc une image fausse.

Elle est extra-ordinaire. Les agressions sexuelles ne le sont pas.

En France (déclarés) :

100 000 viol ou tentatives de viol

50 000 agression sexueles

37% situation de consentement

50% pour la tranche 25-34 ans

Violence de genre : Violences massivement commises à des personnes racisées par des

hommes

L'immense majorité des personnes qui commettent des agressions sont commises par des

hommes.

Ces violences sont dans la majorité des cas commises par des proches. Dans 90% des cas,

les victimes de viols connaissent leurs agresseurs.


8% des cas de violences aux enfants ou ils vont être crus et protégés

6,7 millions sont victimes d’inceste

3 enfants par classe

320 000 femmes/an violences conjugales (impliquant féminicide)

Finalement ça devient un fait social banal, elle se visse dans toutes les institutions. Le

berceau des dominations est la famille, l’église, l’hôpital, les institutions qui protègent les

enfants, le cercle privé (amical, amoureux), le contexte professionnel.

“Les monstres ça n’existe pas. C’est notre société. c’est nous, nos amis, nos pères”

Très souvent les victimes connaissent les agresseurs et même les aiment. Les personnes

qui sont dans l’entourage connaissent aussi les agresseurs. Ce qui fait que reconnaître le

viol à un coût. Souvent la personne qui sera ostracisé ne sera pas nécessairement la victime

mais la personne qui dénonce, celle qui nomme l’agresseur et le dysfonctionnement collectif

et une remise en question de l’ordre familial et de la structure sociale.

Le décalage entre les acteurs imaginés et les acteurs réels implique un scénario pas réel.

Très souvent les violences sexuelles n’impliquent pas des violences physiques. Hors il y a

une attente de la part de la justice et des entourages que la victime se soit débattue. “Une

bonne victime est une victime morte.” Qui a préféré mourir à être déshonorée. Ce décalage

ne nous permet pas de bien voir la situation.

➔ Ce qui nous empêche de voir les violences comme telles, c’est ça la culture du

viol.

La plupart des violences ne sont ni signalées ni perçues comme telles par les entourages,

les auteurs de violences ni les victimes.

On croit aussi souvent que les violences sexuelles sont une question de pulsions et de désir,

alors que c’est une question d’exercer une domination.

ex : Les actions d’inceste, dans la majorité des cas, ne sont pas des personnes avec des

tendances pédo-criminelles. Ce qui fait que ça arrive c’est des crimes d’opportunité.

Opportunité que la victimes soit vulnérable, ne parle pas.

Les femmes sont socialisées à moins commettre de violence et les hommes à plus les

commettre. Dans les cas où ce sont les femmes qui commettent ces violences sexuelles,

elles le font à une personne dont elles sont dominantes.

Les hommes qui sont victimes de violence vont moin le dire que des femmes. Sa sortira de

la masculinité de dire qu’on à été les victimes.

Le fait d’avoir vécu cela dans l'enfance, c'est surexposé à être à nouveau victime de ce type

de violence à l’âge adulte.

Le déni d’une violence sexuelle sont des outils de défense rhétorique et psychique.

Le refus de croire est un déni pour se protéger psychiquement, nos relations, mais avec le

déni, il y aura toujours un conflit.

“Himpathie” (Him + empathy) : La persistance du poids du patriarcat sur nos valeurs

modernes d’égalité. Les hommes bénéficient d’une empathie dont les femmes ne

bénéficient pas, y compris l’impunité et l’excuse.


Le Mandat Masculin (Rita Laura Segato) : Légitimise les hommes à exercer certains formes

de violence et domination. La légitimité du désir, conquête et devoir de conquête sociale.

Prendre sans demander, agir sans s'excuser, domination. Tout cela normalise un rapport de

pouvoir qui génère le phénomène de l’empathie par défaut pour les agresseurs.

C’est donc la faute des femmes.

➔ Femme en état d’ébriété

- Sociétalement : circonstance aggravante pour la victime.

- Juridiquement : circonstance aggravante pour l’agresseur


Empathie par défaut pour les agresseurs et le corollaire un défaut d’empathie pour les

victimes.


Séance 9 : 07/04/2026


Auteur de violence

Personne qui cause de violence

Terme juridique

Reconnaître qu’il est la personne qui a commis les faits, celui qui signe l'oeuvre

Si non ils ne reconnaissent pas qu’ils auraient pu ne pas les faire

L’auctorialité de l’acte comis

Abus de langage

Partie intégrante de violence sexuelle

DARVO : Déni Attaque Renversement place Victimes et d’Offender (agresseurs)

3 stratégies de défense rhétorique

- Déni

- Attaque

- Renversement

Ces mécanismes sont une stratégie collective, c’est à dire qu’encore une fois ces scènes

sont défendues par l’ensemble de la société et elle implique que ces phénomènes sont

collectifs. DARVO l’est donc aussi.


Promising young woman de Emerald Fennell

Elle met à l’épreuve les genres cinématographiques et la façon dont ces genres

cinématographiques peuvent contribuer à naturaliser la culture du viol.

3 piliers de culture de viol

- Invisibilisation/naturalisation

- Normalisation

- Érotisation


Il y a pas de culture de viol sans culture de déni et d’impunité

L’invisibilisation c’est la naturalisation et la silentiation. Empêcher de voir et de dire. Pour

que la victime ne dénonce pas, l’auteur peut faire peur ou empêcher de voir pour l’auteur.

Discour de naturalisation de différence séxuée entre homme et femme.

Ordre genré, binaire, hiérarchisé et asymétrique. Ça n'a pas de sens avec la nature ou

l’origine préhistorique des genres.

La normalisation. Dans le droit il y a longtemps eu un droit patriarcal qui assumait une

dimension sexiste. Pas pouvoir avoir une compte bancaire, le droit du vote. Le mari

(l’homme) à du o-pouvoir vers la femme.

L’érotisation entretient un rapport ambivalent d’attraction et pulsion aux violences sexuelles

et à leurs auteurs. Officiellement on déteste les viols et les violeurs mais on se crée une idée

que les hommes s’imposent. A partir du moment où il y a une légitimité sociale et un pouvoir

économique il y a une acceptation sociale (vs. impunité sociale). Il peut y avoir même une

valorisation de ces violences (souvent pas dans ses formes les plus violentes, quoi que...)

La culture du viol c’est aussi une esthétique à la fois du déni et de la sublimation des

violences. Cette culture on la trouve aussi bien dans les œuvres du passé que dans les

œuvres d’aujourd’hui. Dans la culture légitime (ce qui fait partie intégrante de la culture du

patrimoine universel culturel) que dans la culture populaire

Éclectisme culturel : culture classique + pop culture

➔ Effet de redoublement entre notre conception de l’amour et notre conception

de l’art

On considère l’amour romantique et l’amour passionnel comme la plus grande forme

d’amour. La passion de Christ renvoie à la souffrance. Patior = subir

Il est trop grand pour la vie et empêche de vivre. Romeo et Juliette, par le fait que ça

se finisse mal, on à la preuve que c’était une grande histoire. C’est un amour

d’idéalisation sur la FEMME et l’HOMME et sur l’idée de la rencontre.

La conception de l’art repose sur le sublime de Kant. C’est ce qui est au-delà des

limites. L’idée qu’il y a pas de grand art sans souffrance ni violence et que l’art

représente une impunité pour l’auteur.

➔ Effet de continuité entre les processus de création des oeuvres et le

représentations qu'elle propose

Anouk Grimberg. Elle à pris la parole sur Bertrand Billier (compagne longtemps) et

Gérard de Part-Dieu parce qu’elle à beaucoup travaillé avec lui donc souffert des

violences de sa part. Elle montre le lien entre dynamique de violence dans un

couple, dynamique de domination sur un tournage et les représentations véhiculées

par les œuvres. Souvent ces œuvres sont racontées depuis le point de vue des

auteurs de violences.

Promising Young Woman travaille à renverser la himpathie et à produire une

empathie pour les victimes

Judith Godrèche porte plainte sur Benoît Jacquot (son compagne) et Jacques

Doillon (violence conjugale et détournement de mineur). Ce qu’elle raconte c’est la


normalisation systémique des violences et les cercles qui se créent pour défendre

les violeurs. Elle explique que Benoît Jacquot savait que sa relation était illégale, il

trouvait ça excitant et ça suscitait de l’envie de la part de ses collègues hommes. Sa

le validait et augmentait.

Les films ou elle à joué La fille de 15 ans (Jacques Doillon) et La désenchanté

(Benoît Jacquot) ont tous les deux des thèmes de violences sexuelles. Dans tous les

deux films c’est une histoire sur une mineur (personnage principal féminin) qui

semble être à l’initiative des relations sexuelles avec un homme âgé (personnage

féminin masculin) et il y a un jeune homme au milieu qui ne fait pas partie mais il est

de certaine façon impliqué. Cela montre aussi une dimension de prédation artistique

et littéraire. Articulation entre les processus de création et ce qui est représenté à

l’écran.

Il faut s’intéresser à des oeuvres qui travaillent à montrer cette culture de viol et défaut

d’empathie. C’est le cas du film Promising Young Woman qui dénonce la culture de viol et

les cercles d’allience autour des auteurs (DARVO collectif). Renverse cette empathie par

défaut des auteurs et les renverse pour l’empathie aux victimes.