Père fondateur des études culturels : Stuart Hall
● Politique d’identité et culture, politique du cultural studies
● Jamaïque 1932, mort à Londres 2014
● Sociologue
● Fonde le premier centre universitaire à Birmingham
Régime de représentation
Un des q plus importantes c’est la construction structurelle du racisme. Il revient à interroger
le rôle des représentations dans la perpétuation du racisme.
Ce concept arrive assez tard (90’). C’est la synthèse de toutes ses réflexions préalables.
L’enjeux c’est d’interroger le rôle à la fois de la culture produite par les communautés dans la
production d’une identité individuelle et collective et le rôle de la culture qui émane de ces
communautés. Parce qu’elles sont des cultures marginalisées elles vont contre la culture
dominante, mainstream
Eve Kosovsky
Epistemologie du placard.
Comment construire la subjectivité. Comment on se construit comme sujet à partir de ton
identité et tes vécus. Si tu fais pas partie d’un groupe marginalisé (couleur de peau,
sexualité, origines) la première définition de soi c’est une allo-définition, qui s’oppose à une
auto-définition. Les personnes qui appartiennent à un groupe minoritaire, leur conception
d’eux même passe énormément par une allo (qui parle/comprend pas la même
langue)-définition. Ces allo-identifications vont amener des difficultés sur les parcours des
personnes marginalisées. Cette allo-définition est souvent stigmatisante donc on pose la
question quel est le rôle de ces stéréotypes et des représentations culturelles dans la
construction des représentations culturelles et quel est le rôle des représentations culturelles
dans nos représentations sociales et finalement la construction des identités et des
personnages. Est ce que c’est les représentations culturelles qui produisent les stéréotypes,
comment les changer et est ce qu’il suffit pour les changer. Ou au contraire est ce que c’est
le stéréotypes qui produisent les représentations culturelles.
exemple : un homme blanc qui courre derrière un homme noir
On racialise la scène. On voir un homme blanc et un noir et assume que ça à a avoir
avec leurs couleur de peau. Discrimination racial? Police?
Sommes nous tous racistes? FRANCE TV - Histoires Crépues
Rôle qui joue la culture dans la reproduction de la domination sociale avec un angle sur la q
des classes
Hoggart : La culture du pauvre
Etude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre
Stuart Hall
● Née en Jamaïque, arrive en angleterre quand il avait 20
● Faire parti d’une diaspora minoritaire
● Interaction avec d’autres personnes de la diaspora (même pays ou pays proches)
● Intellectuel diasporique (Parler de la diaspora est l’essence de ses réflexions)
Il se définit à la fois comme marxiste mais d’une vision spécifique par le fait qu’il pense d’une
vision d’un territoire colonisé. Il assume l’engagement politique dans une revue intellectuelle
et politique de l’époque, “New Left Review”. Cet organisme va créer un nouveau courant
politique. Le premier fait très marquant est l'avènement de la société des loisirs.
Les 30 glorieuses. Accès à un nouveau niveau de vie, expansion de nouveau modèle
capitaliste comme idéologie et on est dans un nouveau stade du capitalisme, le Ford
Capitalism. On se concentre moins sur la production mais plus sur la consommation. Cela
se pose plus seulement en lien avec la consommation des objets mais aussi des biens
culturels ce qui a comme conséquence l’exploitation mais aussi l'aliénation. Ce qui maintient
cela est un régime de répression et de peur, politique, sociales mais aussi économique et
l'aliénation.
ex : dans des religions, le fait que tu peux payer pour “libérer tes pêchers”
Les prolétaires sont tellement dominés qu’ils ne se rendent pas compte qu’elles sont
dominées. Les dominants arrivent à mettre leurs idées en tête des dominés.
Créer de nouveau cadres idéologiques :
Trouver des modèles théorique qui permettent de changer les choses
Les études culturelles ne sont pas la seule tentative à penser cette q pour changer les
cadres des modèles marxistes.
Gramsci
Il s'intéresse à la culture. Il affirme que les productions mainstream ne sont pas que du côté
de l'aliénation des masses. Souvent les romans feuilletons pouvaient être du côté de l'ordre
social et la légitimation des modèles de classe. Cependant ce n'est pas toujours le cas. Il y a
des héros qui font des luttes de classe. Il y a aussi le fait que le lecteur n’est pas toujours
passif et il sent la nécessité de produire un autre discours mainstream
Séance 2 : 10/02/2025
Séance 3 : 24/02/2026
Centre des études de Birmingham
1. Toute personne stylisé leur vie
2. Construction médiatique de la délinquance et panique morale
Construire immédiatement un fait anecdotique et non significatif. Généraliste qui met
à distance qqc très présent dans le discours médiatique
3. Les études sur la réception des produits culturels
4. Les rapports sociaux de race et de genre et interrogation de la manière dont ces
rapports sont construits par les médias
Rapport sociaux de race et de genre
- Développement des études culturels (60-70) : tous les courants critiques sont
traversés par une forte remise en question
Renforcement pour le marxisme -> forte production théorique
Avant le marxisme ne s'intéressait qu' aux classes sociales, une fois les classes
sociales sont abolies, tout le reste se comblera. La lutte des classes avant tout.
- Misframing : Il y a des mauvais cadres théoriques qui redoublent les torts politiques.
ex: si on reste avec l‘idée du cadre théorique marxiste, cela invisibilise totalement la
question de sexe et de race. (Pas voir en dehors de notre cadre)
Intersectionalité
Kimberly Crenshaw
Créer un nouveau cadre théorique pour se défaire des torts
Il existe aux états unis des discriminations tant que des outils de lutte contre les
discrimination contre les personnes racisés. Cependant ces outils n’étaient pas pensés pour
les discriminations qui subissent les femmes noires
Elles subissent des discriminations différentes, plus fortes que les hommes noirs et les
femmes blanches. Les outils de lutte n' étaient pas adaptés.
ex : Protective class
Rechercheuses sur l’articulation entre les discriminations de race et de genre
Collette Guillaume
Daniel Kergoat
Multidimensionnalité
- Classe, race et genre
ex : dans l’ancien régime, femme noble violée ou femme pas noble violée =
conséquences différentes
Décrire plus fine et précisément les dominations
- Personnes sexisées : toute personne qui sera sexualisée à partir des idéaux sexistes
(femmes, lgbt, enfants)
Notion de culture de viol : l’idée qu’il y a des violences sexistes et sexuées est une
idée qui maintenant est accepté dans les débats publics.
- Continuum à échel individuel rapport entre les stéréotypes (pas trop grave :
demander a une fille son body count) et les crimes forts (tuer une femme parce
qu’elle a couché avec une autre homme).
Dans les auteurs des violences graves y a jamais un homme qui se lève le matin et
tue sa femme sans intéssédants. Quelqu’un qui réalise une violence sexuelle ou
physique ont déjà comis des violences verbales.
Même chose avec les violences racistes avec les micro-agressions
Stéréotypes
Il y a eu une ré-augmentation des stéréotypes de genre (caché par l’humour). Les
stéréotypes font le lit de violences plus graves (féminicides, viols). Cependant les
stéréotypes souvent ne tombent pas sur le coup de la loi.
Séance 4 : 03/03/2026
Stéréotypes : expériences partagées souvent simplifiées
Quand on voit une personne, recourir à un stéréotype ça permet de placer une grille de
compréhension.
Fonctions
- Cognitive (sur le plan de la connaissance) : qui simplifie le traitement de l'information
sociale
- Identitaire : Contribue à la définition de soi et des autres
- Justificatrice : Ça vient à justifier des inégalités. Cependant il peut aussi être un
auto-stéréotype (personne qui justifie ses propres comportements )
Une des fonctions principales est la justification sociale et le maintien de cette hiérarchie.
Cependant il y a une certaine plasticité des stéréotypes. Il va y en avoir certains qui vont
disparaître avec le temps.
Les stéréotypes reposent sur une logique binaire et antagoniste (hommes vs femmes).
Paradoxalement, on peut avoir l’illusion que l’égalité est déjà acquise ou presque. Mais
aussi, en raison psychologique, on appelle les effets de réactance, le cerveaux aperçoit.
Stuart Haul : problème avec ce qu’on pense des stéréotypes dans les représentations
médiatiques : Souvent contester ces stéréotypes ça repose sur une distinction entre d’un
côté la réalité sociale et de l'autre les représentations médiatiques.
Cependant selon lui il n'y a pas de distinction à faire car nous accédons souvent et parfois
exclusivement par les médias.
Le système de représentation de la culture ou nous faisons l’expérience du monde et le
produit de nos codes d'intelligibilité de nos schémas d’interprétation. Par conséquence il n’y
a pas d’expérience hors des catégories de la représentation ou de l’idéologie
Signification, représentation, idéologie : Althusser et les débats poststructuralistes, 1918
Il déplace le problème sur le fait de la définition de c’est que c’est la définition de la réalité
sociale et pour savoir les mouvements sociaux pour définir les catégories réelles.
Ce qui nous montre aussi c'est que les représentations sont un terrain de lutte idéologique
pour imposer un certain narratif du monde.
Stuart Hall
Il insiste sur le rôle actif des représentations qui participent dans la représentation des
phénomènes qu’elle prétend donner à voir.
Nouvelle technicité : plaidoyer pour approche constructivistes des représentations :
“La manière dont les choses sont représentées ainsi que les machineries et régimes de
représentation à l’intérieur d’une culture ne jouent pas un rôle purement réflexive et
rétrospective mais réèlement constitutive. Et ces questions, Stuart Hall les articula aux
autres comme des questions d'identité et de culture. Sur cette notion d’identité il y a une
notion très importante et aussi une politique identitaire. Il faut lutter contre l’assignation
identitaire des stéréotypes.
Le piège de l’identification : tous les groupes, les individus, les humains ont besoin de se
construire un sentiment d’appartenance et pour cela on a besoin d’un processus
d'identification.
Le processus d’identification des personnes qui appartiennent à des groupes des personnes
minorisées : allo-définition
Si on s’identifie avec un groupe qui subit des discriminations souvent on reprend les
stéréotypes comme une fierté pour aller contre la démonisation. Cependant il y a un piège
dans lequel il y a une allo-définition qui peut être négative. Soit on s’identifie pas, soit on
s’identifie mais ça peut rapidement aller à un auto-stéréotype puisque on voit même les
personnes de notre minorité comme ce stéréotype.
Les politiques identitaires doivent être considérées comme forcement en tension entre d’un
côté l’absolue nécessité et de l’autre leur impossibilité.
Dans ses travaux, Stuart Hall décide les contours d’un sujet politique noir qui lutter et qui
amrche toujours sur un fil entre deux périls. D’un côté c’est la contestation du racisme et de
l’autre c’est la critique d’une identité noir comme catégorie politique qui fait courrir le risque
s’un essentialisme (considéré qu’il y a une éssence d’un groupe).
Les subalternes peuvent-elles parler, Gayatri Chakravorty Spivak
Essentialisme stratégique : l’identité est à la fois un levier d'énonciation pour les
personnes subalternes et un piège pour leurs énoncés.
L’espace public : cette notion à été théorisée dans les années 1960 par Habermas. Il
soutient que ce qui caractérise les institutions c’est l’espace public, par exemple l’agora à
Athènes. Un espace public est un espace où on débat des questions de l’intérêt général. Le
présupposé des démocraties pas seulement comme individu mais comme citoyen avec des
valeurs démocratiques et républicaines. Dans la constitution un espace public est un lieu ou
on peut débattre des questions d'intérêt général. Ça présuppose la liberté d'expression, le
pluralisme politique et un contre pouvoir. Il y a une croyance qu'il n'y a pas une différence et
hiérarchie sociales mais une égalité politique.
Nancy Fraser
Elle dit qu’il y a deux ou trois points à revoir, non on fait pas jeu égal, même dans ces
espaces publics. Il a un manque de justesse. Il y en a pas qu’un espace public mais
plusieurs et ils sont en rapport conflictuel. Elle distingue un espace public majoritaire et ce
qu’elle appellera un espace contre-public comme les réunions non-mixtes
Séance 5 : 10/03/2026 (incomplet)
Marxisme orthodoxe : 2 pents de la réalité
- infrastructure : base matérielle de l’existence
- superstructure : idées, valeurs, imaginaires, culture
Souvent les conditions matérielles de l'existence déterminent la superstructure
ils soutiennent aussi que ça ne sert a rien l’intellect car ?
Marxisme hétérodoxe : Gramsci dit qu’il faut s'intéresser aussi à la culture
Stuart Hall reprend cette idée et il dit qu’il est impossible de finir avec l’idéologie pour
simplement vivre le réel. Nous avons toujours besoin de système à travers lequel nous
représentons ce que le réel est pour nous et ce qu’il est pour les autres. Il s'intéresse aussi
au fait que l'idéologie repose sur les discours. Dans ce travail de mise en cohérence il y a
les partis politiques mais aussi les médias.
Comment est ce qu’une idéologie devienne hégémonique
Hégémonie : processus par lequel les intérêts d’un groupe dominant reviennent à obtenir un
large consentement dans la société. C’est à dire que même les groupes sociaux qui ne
partagent pas leurs intérêts et à qui ce discours ne profite pas en viennent à adhérer.
L’hégémonie c’est quand il y a un consensus dans la société qui dépasse les groupes
sociaux et est aussi un consensus discursif.
Il ne faut pas confondre les idées dominantes en général et les idées et les idées des
classes sociales dominantes propagées aux autres.
Billy Elliot
Séance 6 : 17/03/2026
Steve Paxton (1939)
Formé aussi en arts martiaux, analyste du mouvement ordinaire (pedestrian movement),
Steve Paxton invente une nouvelle technique, le contact improvisation, qui propose une
redistribution des forces et un partage du poids et qui travaille sur la confiance et la
disponibilité. Chez Paxton, le principe de l’improvisation fait de l’ouvre un objet instable qui
échappe aux lois du marché.
Caractérisation par la couleur de peau : ligne de couleur
Cela construit un cadre de séparation racialisant et les images vont jouer un rôle concurrent
dans la construction de ce cadre et elles seront chargées de signification par un effet
d’accumulation et par un jeu d’opposition.
Ce système de représentation va reproduire un spectacle de l’autre : courant critique très
développé dans années 50’-70’ beaucoup utilisé en analyse littéraire : le structuralisme. Il
s'intéresse à la construction grammaticale des différentes langues. Cette pensée donne
aussi une analyse sémiologique : étude des signes
- Signifié : concept/idée et référent réel (la chose)
- Signifiant : le mot pour dire la chose
ex : mot Queer, avant utilisé comme insulte, puis connotation à changé et repris par los gays
Régime de représentation :
- Stéréotypes
Typologie entre éléments qui seront en excès de visibilité, les élément qui seront
considérés comme la norme et les éléments qui seront en sous-visibilité
- Charge de visibilité
C’est sur eux que repose la charge de visibilité. Ça serait vue soit comme un excès
de visibilité, soit un manque, excès ou défaut
ex : dans la lutte des violences aux femmes, cette phrase utilisée met de la pression envers
des femmes et pas vers les agresseurs.
White savior, cis savior
Heterosexisme
Rupture
Relecture
Le problème auquel stuart hall s’est confronté c’est au média :
1. Analyse lexicologique : emploie de certains termes et expressions.
Ce qui ne rentre pas c’est tout ce qui passe par le geste, le regard, un sourire
Ligne de partage entre le visible et l’invisible
2. Analyse matérialiste : Développé depuis Stuart Hall par un pionnier Richard Dyer.
“Star Studies” étudie comment et pourquoi on devient une star.
Il travaille aussi sur les techniques d’éclairage au cinéma. Le standard qu’on voyais
c’étais le visage blanc donc très souvent les personnes non blanches étaient mal
éclairées. Cela donnait l'impression qu’elles étaient ternes, ça leur faisait ressortir
moins et il semblait qu’ils jouaient moins bien.
Aussi avec le “Manifeste contre le racisme de l’Opéra de Paris” : ça concerne le
maquillage (avec objectif de blanchir la peau), costume (en couleur qui ressemble la
peau blanche) et coiffure (ne savaient pas coiffer les cheveux non texturés)
Séance 7 : 24/03/2026
Séance 8 : 31/03/2026
Enquête virage
violence.gouv.fr
Enquête de fondation Jean Jaurès
Le prix des larmes, le coût caché des violences sexuelles
La notion de la culture de viol repose sur 3 piliers :
Pas uniquement, mais avant tout notion de contexte juridique
Ancrage idéologique important : la loi a pour fonction de changer les normes sociales.
➔ Le viol conjugal est maintenent aggravant
- Souvent des faits répétés
- Il fallait marquer une interdiction plus forte par la pensée antérieure que
durant un mariage il pouvait pas y avoir un viol
Il peut avoir un décrochage entre les normes sociales et les normes légales :
- Rapport annuel dans l’état du sexisme en France : augmentation de cette pensée
dans les jeunes
- Sondage en 2026 qui montre dans les nouvelles gén : un tiers de la population
masculine pense que les femmes prennent du plaisir à être forcées et que dans les
relations il y a un droit et un devoir au sexe
On a deux idées qui s’opposent :
- Egalité homme/femme
- Poussé de valeurs hyper-patriarcale
Le principe d’un société patriarcale n’est pas qu’une société avec un ordre de pouvoir
msculin mais un ou le pouvoir est du père. Les pères fesaient les décisions importantes de
la maison, de sa femme et de ses fils.
Le père doit apporter l’argent : modèle qui repose sur la complémentarité entre père et mère
et entre et donc entre homme et femme
Aujourd’hui, en France, c’est pas accepté de dire que le viol est bien dans l’espace public.
Un viol identifier par un viol ou un violeur identifié par voileur ne passe pas.
Le problème et la difficulté est que dans l'immense majorité des cas, le viol ne sera pas
identifié comme un.
Scène de viol stéréotypée : jeune femme, court vétue, la nuit, solitaire, se fait violer
agréssivement par un individu unidentifier et laissée presque morte
Cette scène est rassurante. On est pur spectateurs, pas témoins. on la découvre après, on
est rassurés de n’avoir pas eu d’impact.
La scène est entre 2 personnes. Elle est délimitée entre acteurs et spectateurs.
Le problème est que cette scène est une anomalie statistique. C’est donc une image fausse.
Elle est extra-ordinaire. Les agressions sexuelles ne le sont pas.
En France (déclarés) :
100 000 viol ou tentatives de viol
50 000 agression sexueles
37% situation de consentement
50% pour la tranche 25-34 ans
Violence de genre : Violences massivement commises à des personnes racisées par des
hommes
L'immense majorité des personnes qui commettent des agressions sont commises par des
hommes.
Ces violences sont dans la majorité des cas commises par des proches. Dans 90% des cas,
les victimes de viols connaissent leurs agresseurs.
8% des cas de violences aux enfants ou ils vont être crus et protégés
6,7 millions sont victimes d’inceste
3 enfants par classe
320 000 femmes/an violences conjugales (impliquant féminicide)
Finalement ça devient un fait social banal, elle se visse dans toutes les institutions. Le
berceau des dominations est la famille, l’église, l’hôpital, les institutions qui protègent les
enfants, le cercle privé (amical, amoureux), le contexte professionnel.
“Les monstres ça n’existe pas. C’est notre société. c’est nous, nos amis, nos pères”
Très souvent les victimes connaissent les agresseurs et même les aiment. Les personnes
qui sont dans l’entourage connaissent aussi les agresseurs. Ce qui fait que reconnaître le
viol à un coût. Souvent la personne qui sera ostracisé ne sera pas nécessairement la victime
mais la personne qui dénonce, celle qui nomme l’agresseur et le dysfonctionnement collectif
et une remise en question de l’ordre familial et de la structure sociale.
Le décalage entre les acteurs imaginés et les acteurs réels implique un scénario pas réel.
Très souvent les violences sexuelles n’impliquent pas des violences physiques. Hors il y a
une attente de la part de la justice et des entourages que la victime se soit débattue. “Une
bonne victime est une victime morte.” Qui a préféré mourir à être déshonorée. Ce décalage
ne nous permet pas de bien voir la situation.
➔ Ce qui nous empêche de voir les violences comme telles, c’est ça la culture du
viol.
La plupart des violences ne sont ni signalées ni perçues comme telles par les entourages,
les auteurs de violences ni les victimes.
On croit aussi souvent que les violences sexuelles sont une question de pulsions et de désir,
alors que c’est une question d’exercer une domination.
ex : Les actions d’inceste, dans la majorité des cas, ne sont pas des personnes avec des
tendances pédo-criminelles. Ce qui fait que ça arrive c’est des crimes d’opportunité.
Opportunité que la victimes soit vulnérable, ne parle pas.
Les femmes sont socialisées à moins commettre de violence et les hommes à plus les
commettre. Dans les cas où ce sont les femmes qui commettent ces violences sexuelles,
elles le font à une personne dont elles sont dominantes.
Les hommes qui sont victimes de violence vont moin le dire que des femmes. Sa sortira de
la masculinité de dire qu’on à été les victimes.
Le fait d’avoir vécu cela dans l'enfance, c'est surexposé à être à nouveau victime de ce type
de violence à l’âge adulte.
Le déni d’une violence sexuelle sont des outils de défense rhétorique et psychique.
Le refus de croire est un déni pour se protéger psychiquement, nos relations, mais avec le
déni, il y aura toujours un conflit.
“Himpathie” (Him + empathy) : La persistance du poids du patriarcat sur nos valeurs
modernes d’égalité. Les hommes bénéficient d’une empathie dont les femmes ne
bénéficient pas, y compris l’impunité et l’excuse.
Le Mandat Masculin (Rita Laura Segato) : Légitimise les hommes à exercer certains formes
de violence et domination. La légitimité du désir, conquête et devoir de conquête sociale.
Prendre sans demander, agir sans s'excuser, domination. Tout cela normalise un rapport de
pouvoir qui génère le phénomène de l’empathie par défaut pour les agresseurs.
C’est donc la faute des femmes.
➔ Femme en état d’ébriété
- Sociétalement : circonstance aggravante pour la victime.
- Juridiquement : circonstance aggravante pour l’agresseur
Empathie par défaut pour les agresseurs et le corollaire un défaut d’empathie pour les
victimes.
Séance 9 : 07/04/2026
Auteur de violence
Personne qui cause de violence
Terme juridique
Reconnaître qu’il est la personne qui a commis les faits, celui qui signe l'oeuvre
Si non ils ne reconnaissent pas qu’ils auraient pu ne pas les faire
L’auctorialité de l’acte comis
Abus de langage
Partie intégrante de violence sexuelle
DARVO : Déni Attaque Renversement place Victimes et d’Offender (agresseurs)
3 stratégies de défense rhétorique
- Déni
- Attaque
- Renversement
Ces mécanismes sont une stratégie collective, c’est à dire qu’encore une fois ces scènes
sont défendues par l’ensemble de la société et elle implique que ces phénomènes sont
collectifs. DARVO l’est donc aussi.
Promising young woman de Emerald Fennell
Elle met à l’épreuve les genres cinématographiques et la façon dont ces genres
cinématographiques peuvent contribuer à naturaliser la culture du viol.
3 piliers de culture de viol
- Invisibilisation/naturalisation
- Normalisation
- Érotisation
Il y a pas de culture de viol sans culture de déni et d’impunité
L’invisibilisation c’est la naturalisation et la silentiation. Empêcher de voir et de dire. Pour
que la victime ne dénonce pas, l’auteur peut faire peur ou empêcher de voir pour l’auteur.
Discour de naturalisation de différence séxuée entre homme et femme.
Ordre genré, binaire, hiérarchisé et asymétrique. Ça n'a pas de sens avec la nature ou
l’origine préhistorique des genres.
La normalisation. Dans le droit il y a longtemps eu un droit patriarcal qui assumait une
dimension sexiste. Pas pouvoir avoir une compte bancaire, le droit du vote. Le mari
(l’homme) à du o-pouvoir vers la femme.
L’érotisation entretient un rapport ambivalent d’attraction et pulsion aux violences sexuelles
et à leurs auteurs. Officiellement on déteste les viols et les violeurs mais on se crée une idée
que les hommes s’imposent. A partir du moment où il y a une légitimité sociale et un pouvoir
économique il y a une acceptation sociale (vs. impunité sociale). Il peut y avoir même une
valorisation de ces violences (souvent pas dans ses formes les plus violentes, quoi que...)
La culture du viol c’est aussi une esthétique à la fois du déni et de la sublimation des
violences. Cette culture on la trouve aussi bien dans les œuvres du passé que dans les
œuvres d’aujourd’hui. Dans la culture légitime (ce qui fait partie intégrante de la culture du
patrimoine universel culturel) que dans la culture populaire
Éclectisme culturel : culture classique + pop culture
➔ Effet de redoublement entre notre conception de l’amour et notre conception
de l’art
On considère l’amour romantique et l’amour passionnel comme la plus grande forme
d’amour. La passion de Christ renvoie à la souffrance. Patior = subir
Il est trop grand pour la vie et empêche de vivre. Romeo et Juliette, par le fait que ça
se finisse mal, on à la preuve que c’était une grande histoire. C’est un amour
d’idéalisation sur la FEMME et l’HOMME et sur l’idée de la rencontre.
La conception de l’art repose sur le sublime de Kant. C’est ce qui est au-delà des
limites. L’idée qu’il y a pas de grand art sans souffrance ni violence et que l’art
représente une impunité pour l’auteur.
➔ Effet de continuité entre les processus de création des oeuvres et le
représentations qu'elle propose
Anouk Grimberg. Elle à pris la parole sur Bertrand Billier (compagne longtemps) et
Gérard de Part-Dieu parce qu’elle à beaucoup travaillé avec lui donc souffert des
violences de sa part. Elle montre le lien entre dynamique de violence dans un
couple, dynamique de domination sur un tournage et les représentations véhiculées
par les œuvres. Souvent ces œuvres sont racontées depuis le point de vue des
auteurs de violences.
Promising Young Woman travaille à renverser la himpathie et à produire une
empathie pour les victimes
Judith Godrèche porte plainte sur Benoît Jacquot (son compagne) et Jacques
Doillon (violence conjugale et détournement de mineur). Ce qu’elle raconte c’est la
normalisation systémique des violences et les cercles qui se créent pour défendre
les violeurs. Elle explique que Benoît Jacquot savait que sa relation était illégale, il
trouvait ça excitant et ça suscitait de l’envie de la part de ses collègues hommes. Sa
le validait et augmentait.
Les films ou elle à joué La fille de 15 ans (Jacques Doillon) et La désenchanté
(Benoît Jacquot) ont tous les deux des thèmes de violences sexuelles. Dans tous les
deux films c’est une histoire sur une mineur (personnage principal féminin) qui
semble être à l’initiative des relations sexuelles avec un homme âgé (personnage
féminin masculin) et il y a un jeune homme au milieu qui ne fait pas partie mais il est
de certaine façon impliqué. Cela montre aussi une dimension de prédation artistique
et littéraire. Articulation entre les processus de création et ce qui est représenté à
l’écran.
Il faut s’intéresser à des oeuvres qui travaillent à montrer cette culture de viol et défaut
d’empathie. C’est le cas du film Promising Young Woman qui dénonce la culture de viol et
les cercles d’allience autour des auteurs (DARVO collectif). Renverse cette empathie par
défaut des auteurs et les renverse pour l’empathie aux victimes.
