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2.3 Infectiologie

Physiologie de l’immunité et compréhension des pathogènes

Introduction

Le système immunitaire est indispensable à la survie :

  • lutte contre les infections,
  • lutte contre les maladies tumorales,
  • implication dans certaines maladies auto-immunes.
  • Le système immunitaire est constitué de :
  • organes lymphoïdes,
  • cellules de l’immunité,
  • produits solubles ou membranaires.
  • Deux grandes branches :
  • immunité innée,
  • immunité adaptative.

L’immunité innée

Caractéristiques générales

  • Première ligne de défense anti-infectieuse.
  • Présente dès la naissance.
  • Réponse rapide (quelques minutes à quelques heures).
  • Réponse non spécifique.
  • Pas de mémoire immunitaire.
  • Indispensable à la mise en place de la réponse adaptative.

Les acteurs de l’immunité innée

  • Barrières naturelles
  • Composants cellulaires
  • Composants solubles
  • Réponse inflammatoire

Les barrières naturelles

Généralités

  • Parties du corps en contact avec le milieu extérieur.
  • Empêchent l’entrée des pathogènes dans l’organisme.

Deux types

  • Peau :
  • barrière quasi infranchissable,
  • liée au type de cellules qui la compose.
  • Muqueuses :
  • membranes tapissant les cavités du corps,
  • plus fragiles.

Mécanismes de protection

  • Barrières mécaniques :
  • empêchent l’adhésion et l’installation des micro-organismes,
  • exemple : péristaltisme intestinal.
  • Barrières microbiologiques :
  • sécrétions des muqueuses contenant des enzymes antimicrobiennes.
  • Barrières chimiques :
  • destruction des micro-organismes,
  • exemple : acidité du pH gastrique.

Les composants cellulaires

Types de cellules

  • Cellules phagocytaires
  • Cellules Natural Killer (NK)
  • Cellules dendritiques

Les cellules phagocytaires

Généralités

  • Principaux composants de l’immunité innée.
  • Phagocytose :
  • processus permettant d’englober et digérer une substance étrangère.

Phagocytes mononucléés

  • Monocytes :
  • circulent dans le sang.
  • Macrophages :
  • fixés dans les tissus.

Rôles

  • Initient la réponse inflammatoire.
  • Recrutent d’autres cellules immunitaires.
  • Fonction d’éboueurs :
  • phagocytose de différents composants.
  • Présentation des antigènes aux lymphocytes T :
  • initiation de la réponse adaptative.

Phagocytes polynucléés

  • Neutrophiles :
  • recrutés rapidement lors d’une infection.
  • Contiennent des granules avec molécules bactéricides.

Les cellules Natural Killer (NK)

Rôles

  • Détruisent :
  • cellules infectées par des virus,
  • cellules tumorales.

Mécanismes d’action

  • Cytotoxicité :
  • destruction directe des cellules cibles.
  • Production de cytokines :
  • activation d’autres cellules immunitaires.

Les cellules dendritiques

  • Capturent les antigènes.
  • Migrent vers les ganglions lymphatiques.
  • Activent l’immunité adaptative.

Les composants solubles

Deux grandes familles

  • Système du complément
  • Cytokines

Le système du complément

Généralités

  • Ensemble de protéines plasmatiques.
  • Impliqué dans l’immunité innée.
  • Activation en cascade enzymatique.

Trois voies d’activation

  • Voie classique :
  • déclenchée par complexe antigène-anticorps.
  • Voie alternative :
  • activation directe par les micro-organismes.
  • Voie des lectines :
  • reconnaissance de sucres spécifiques des pathogènes.

Fonctions

  • Opsonisation :
  • marquage des micro-organismes pour faciliter la phagocytose.
  • Lyse cellulaire :
  • grâce au complexe d’attaque membranaire (CAM).
  • Amplification de l’inflammation :
  • recrutement de cellules immunitaires.
  • Élimination rapide des agents pathogènes.
  • Lien entre immunité innée et adaptative.

Fonctions principales de la voie finale commune

  • Lyse cellulaire
  • Opsonisation
  • Phagocytose
  • Inflammation
  • Élimination des complexes immuns

Les cytokines

Généralités

  • Molécules de communication du système immunitaire.
  • Coordination des cellules immunitaires :
  • déclencher,
  • amplifier,
  • freiner la réponse immunitaire.

Types de cytokines

  • IFN-α et IFN-β :
  • bloquent la réplication virale,
  • augmentent l’activité des cellules NK.
  • TNFα :
  • activité antibactérienne et antivirale.
  • Cytokines pro-inflammatoires :
  • IL1,
  • IL6,
  • IL8,
  • IL12.

Exemples d’actions

  • IL-6 :
  • active les lymphocytes,
  • favorise la production d’anticorps.
  • IL-1 :
  • augmente la perméabilité vasculaire.

La réponse inflammatoire

Généralités

  • Processus physiologique de défense innée.
  • But :
  • éliminer ou isoler l’agent responsable,
  • réparer le tissu agressé.

Signes cliniques de l’inflammation

  • Vasodilatation :
  • rougeur,
  • chaleur.
  • Augmentation de la perméabilité vasculaire :
  • œdème local.
  • Activation des nocicepteurs :
  • douleur.

Conséquences

  • Libération de cytokines pro-inflammatoires.
  • Attraction des leucocytes vers le site infectieux.

De l’immunité innée à l’immunité adaptative

  • Communication entre les deux systèmes grâce aux CPA (cellules présentatrices d’antigènes).
  • Les CPA vont à la rencontre des lymphocytes.

L’immunité adaptative

Caractéristiques générales

  • Spécifique d’un antigène.
  • Mise en place plus lente (quelques jours).
  • Présence d’une mémoire immunitaire.
  • Réponse amplifiée lors d’une réexposition.

Deux types de réponse

  • Réponse humorale
  • Réponse cellulaire

La réponse humorale

Généralités

  • Assurée par les lymphocytes B.
  • Production d’anticorps spécifiques.

Différenciation des lymphocytes B

  • Plasmocytes :
  • production massive d’anticorps.
  • Lymphocytes B mémoire :
  • réponse rapide lors d’une nouvelle infection.

Rôles des anticorps

  • Neutralisation :
  • bloquent l’entrée des pathogènes dans les cellules.
  • Opsonisation :
  • facilitent la phagocytose.

Les anticorps

Structure

  • Forme en Y.

Deux régions principales

  • Région variable :
  • reconnaissance spécifique de l’antigène.
  • Région constante :
  • fixation du complément,
  • opsonisation.

La réponse cellulaire

Généralités

  • Médiée par les lymphocytes T.
  • Reconnaissance spécifique des antigènes.

Types de lymphocytes T

Lymphocytes T CD4+ (helpers)

  • Th1 :
  • stimulent l’immunité cellulaire.
  • Th2 :
  • stimulent l’immunité humorale,
  • activent les lymphocytes B.

Lymphocytes T CD8+ (cytotoxiques)

  • Détruisent les cellules infectées.

Mécanismes

  • Libération de perforines :
  • création de pores dans la membrane cible.
  • Libération de granzymes :
  • déclenchent l’apoptose.

Lymphocytes T régulateurs

  • Prévention des réactions auto-immunes.

Organisation de la réponse immunitaire adaptative

Immunité humorale

  • Neutralisation des toxines.
  • Opsonisation.
  • Lyse via le complément.

Immunité cellulaire

  • Destruction des cellules infectées par les LT cytotoxiques.

Mémoire immunitaire

  • Réponse plus rapide et efficace lors des réinfections.

Vaccination

  • Exposition à un antigène non pathogène.
  • Stimulation de la réponse immunitaire adaptative.

Vaccination

Définition

  • Méthode préventive stimulant le système immunitaire.

Vaccins

  • Contiennent des agents pathogènes :
  • affaiblis,
  • inactivés,
  • synthétiques.

Effets

  • Production :
  • d’anticorps,
  • de cellules mémoire.
  • Réponse rapide lors d’une future infection.

Importance

  • Protection individuelle.
  • Protection collective.
  • Réduction de la propagation des maladies.
  • Protection des populations fragiles.

Pathologies associées au système immunitaire

Hypersensibilité

  • Allergies
  • Asthme

Maladies auto-immunes

  • Lupus
  • Polyarthrite rhumatoïde

Immunodéficiences

  • SIDA
  • Déficits immunitaires congénitaux

Compréhension des pathogènes

Types de pathogènes

  • Virus
  • Bactéries
  • Champignons
  • Parasites :
  • protozoaires,
  • helminthes.
  • Prions :
  • protéines mal conformées,
  • maladies neurodégénératives,
  • exemple : maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Les virus

Généralités

  • Agents infectieux microscopiques.
  • Constitués :
  • d’une capside protéique,
  • d’ADN ou ARN.
  • Parasites intracellulaires obligatoires.

Cycle infectieux

  • Fixation à la cellule.
  • Pénétration.
  • Libération du matériel génétique.
  • Détournement de la machinerie cellulaire.
  • Production de nouveaux virus.

Conséquences

  • Dommages cellulaires directs.
  • Déclenchement de la réponse immunitaire.

Traitement

  • Antiviraux :
  • stimulent l’immunité,
  • bloquent la réplication virale.

Les bactéries

Généralités

  • Organismes unicellulaires.
  • Souvent autonomes.

Structure

  • Membrane.
  • Paroi rigide.
  • Matériel génétique libre dans le cytoplasme.

Reproduction

  • Scissiparité.

Types de bactéries

  • Bactéries bénéfiques :
  • exemple : digestion.
  • Bactéries pathogènes :
  • production de toxines,
  • envahissement des tissus.

Traitement

  • Antibiotiques :
  • bloquent la croissance,
  • détruisent la paroi.

Résistance

  • Évolution rapide favorisant l’antibiorésistance.

Types selon la coloration de Gram

Gram +

  • Paroi épaisse.
  • Riche en peptidoglycanes.

Gram -

  • Paroi fine.
  • Présence d’une membrane externe lipidique.

Les champignons pathogènes

Généralités

  • Organismes microscopiques ou macroscopiques.

Formes

  • Levures unicellulaires.
  • Filaments multicellulaires.

Reproduction

  • Sexuée ou asexuée.
  • Production de spores.

Mécanismes pathogènes

  • Colonisation des tissus.
  • Libération d’enzymes ou toxines.

Conséquences

  • Mycoses superficielles :
  • peau,
  • ongles.
  • Infections systémiques graves :
  • surtout chez les immunodéprimés.

Traitement

  • Antifongiques :
  • perturbent la membrane,
  • bloquent la croissance.

Les parasites

Généralités

  • Organismes vivant aux dépens d’un hôte.

Types

  • Protozoaires
  • Helminthes
  • Arthropodes :
  • poux,
  • tiques.

Transmission

  • Ingestion
  • Piqûres
  • Contact avec surfaces contaminées

Effets

  • Consommation des ressources de l’hôte.
  • Lésions tissulaires.
  • Perturbation du système immunitaire.

Traitement

  • Antiparasitaires spécifiques.

Prévention

  • Hygiène
  • Vaccination parfois
  • Contrôle des vecteurs :
  • moustiques.
Traitement anti infectieux

Antibiotiques

Généralités

  • Définition :
  • molécule exerçant une activité antibactérienne.
  • Histoire :
  • découverte de la pénicilline par Alexander Fleming en 1928.
  • observation du champignon Penicillium notatum inhibant la croissance bactérienne.
  • production industrielle à partir des années 1940.
  • Chaque antibiotique possède :
  • un mécanisme d’action spécifique,
  • une efficacité sélective sur certaines bactéries.

Rappels sur les bactéries

Généralités

  • Organismes unicellulaires microscopiques.
  • Souvent autonomes.
  • Structure :
  • membrane,
  • paroi rigide,
  • matériel génétique libre dans le cytoplasme.
  • Reproduction :
  • scissiparité.

Types de bactéries

Bactéries Gram +

  • Paroi riche en peptidoglycanes.
  • Souvent sensibles aux antibiotiques de paroi.

Bactéries Gram -

  • Paroi plus fine.
  • Présence d’une membrane externe lipidique.
  • Plus résistantes à certains antibiotiques.

Intérêt de la distinction

  • Permet d’identifier les bactéries.
  • Oriente le choix des antibiotiques.

Coloration de Gram

Principe

  • Mélange de colorants appliqués aux bactéries.

Résultats

  • Gram + :
  • couleur violette.
  • Gram - :
  • couleur rose.

Formes bactériennes

Cocci

  • Forme ronde ou sphérique.
  • Disposition :
  • seules,
  • paires,
  • chainettes,
  • amas.

Bacilles

  • Forme allongée en bâtonnet.
  • Peuvent être isolés ou groupés.

Glossaire de bactéries

Staphylocoques

  • Gram +
  • Cocci
  • En amas
  • Exemple :
  • Staphylococcus aureus

Streptocoques

  • Gram +
  • Cocci
  • En chainettes
  • Exemple :
  • Streptococcus pyogenes

Entérocoques

  • Gram +
  • Cocci
  • Diplocoques ou courtes chaînes
  • Exemple :
  • Enterococcus faecalis

Entérobactéries

  • Gram -
  • Bacilles
  • Isolés
  • Exemple :
  • Escherichia coli

Listeria

  • Gram +
  • Bacilles
  • Petits bacilles isolés
  • Exemple :
  • Listeria monocytogenes

Méningocoques

  • Gram -
  • Cocci
  • Diplocoques
  • Exemple :
  • Neisseria meningitidis

Pharmacologie des antibiotiques

Deux types d’actions

Bactéricide

  • Action suppressive.
  • Tue les bactéries.

CMB

  • Concentration Minimale Bactéricide.
  • Plus faible quantité d’antibiotique laissant moins de 0,1 % de bactéries vivantes après 24 h.

Bactériostatique

  • Action suspensive.
  • Stoppe la croissance bactérienne.

CMI

  • Concentration Minimale Inhibitrice.
  • Plus faible concentration empêchant l’augmentation du nombre de bactéries après 24 h.

Activité des antibiotiques bactéricides

Temps-dépendant

  • Efficacité liée au temps durant lequel la concentration reste au-dessus de la CMB.

Concentration-dépendant

  • Efficacité augmente avec la concentration de l’antibiotique.

Effet post-antibiotique

  • Persistance de l’inhibition bactérienne même après disparition de l’antibiotique.

Classes d’antibiotiques

  • Bêta-lactamines
  • Glycopeptides
  • Aminosides
  • Macrolides
  • Cyclines
  • Quinolones

Les bêta-lactamines

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne.

Pharmacologie

  • Bactéricide.
  • Temps-dépendant.

Effets indésirables

  • Allergies
  • Troubles digestifs
  • Troubles rénaux
  • Troubles neurologiques

Les glycopeptides

Mécanisme d’action

Inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne.

Pharmacologie

  • Bactéricide.
  • Temps-dépendant.
  • Non absorbés par voie orale.
  • Administration IV uniquement.

Spectre

  • Seulement Gram +.

Effets indésirables

  • Néphrotoxicité +++.

Exemple

  • Vancomycine

Les aminosides

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse protéique.

Utilisation

  • Souvent associés à un antibiotique de paroi :
  • effet synergique.

Pharmacologie

  • Bactéricide.
  • Concentration-dépendant.

Effets indésirables

  • Néphrotoxicité ++
  • Toxicité oreille interne +++
  • Marge thérapeutique étroite

Exemples

  • Amikacine :
  • anti Gram -.
  • Gentamicine :
  • anti Gram +.

Les macrolides

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse protéique.

Pharmacologie

  • Bactériostatique.

Spectre

  • Anti Gram +
  • Germes intracellulaires

Effets indésirables

  • Troubles ECG
  • Interactions médicamenteuses +++

Exemples

  • Pristinamycine
  • Azithromycine

Les cyclines

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse protéique.

Pharmacologie

  • Bactériostatique.

Spectre

  • Large :
  • Gram +,
  • Gram -,
  • germes intracellulaires,
  • antiparasitaire.

Effets indésirables

  • Tératogène
  • Photosensibilité ++

Contre-indication

  • Enfants de moins de 8 ans.

Exemple

  • Doxycycline

Les quinolones

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse de l’ADN bactérien.Pharmacologie
  • Bactéricide.
  • Concentration-dépendant.

Spectre

  • Large :
  • Gram +,
  • Gram -.

Effets indésirables

  • Photosensibilité
  • Troubles neuropsychiques
  • Convulsions
  • Hépatotoxicité
  • Troubles cardiaques
  • Tendinopathies +++

Exemples

  • Lévofloxacine
  • Ciprofloxacine

Tendinopathies sous quinolones

Physiopathologie

Toxicité sur les ténocytes

  • Stress oxydatif augmenté
  • Apoptose des ténocytes

Altération de la matrice extracellulaire

  • Diminution de la synthèse de collagène
  • Augmentation des métalloprotéinases :
  • dégradation du collagène.

Chélation du magnésium

  • Fixation du Mg²⁺ indispensable au tendon.

Conséquence

  • Fragilité tendineuse.

Bon usage des antibiotiques

Définitions

Antibiothérapie curative

  • Traitement d’une infection bactérienne déclarée ou fortement probable.

Antibiothérapie prophylactique

  • Prévention d’une infection bactérienne.
  • Peut être :
  • chirurgicale,
  • post-exposition.

Antibiothérapie probabiliste

  • Traitement avant identification précise de la bactérie.

Critères de choix d’un antibiotique

En situation probabiliste

  • Localisation de l’infection
  • Diffusion de l’antibiotique
  • Dangerosité de la bactérie suspectée
  • Sensibilité habituelle de la bactérie

Synergie des antibiotiques

Définition

  • Action coordonnée de plusieurs antibiotiques.

Objectifs

  • Élargir le spectre.
  • Éviter les bactéries multirésistantes.
  • Accélérer l’élimination bactérienne.

Résistances bactériennes

Définition

  • Mutations permettant aux bactéries de résister aux antibiotiques.

Types de résistances

Modification de cible

  • Antibiotique ne peut plus se fixer.
  • Exemple :
  • PBP modifié → résistance aux bêta-lactamines (SARM).

Inactivation enzymatique

  • Production d’enzymes détruisant l’antibiotique.
  • Exemple :
  • bêta-lactamases.

Diminution de perméabilité

  • Antibiotique ne pénètre plus.
  • Exemple :
  • modification des porines Gram -.

Efflux actif

  • Expulsion active des antibiotiques.
  • Exemple :
  • pompes d’efflux.

Antiviraux

Généralités

  • Molécules perturbant la réplication virale.

Virus ciblés

  • Herpesviridae
  • VIH
  • Hépatite B
  • Hépatite C
  • Virus grippaux

Rappels sur les virus

Généralités

  • Capside protéique + ADN ou ARN.
  • Parasites intracellulaires obligatoires.

Cycle viral

  • Fixation
  • Pénétration
  • Libération du matériel génétique
  • Détournement cellulaire
  • Production de nouveaux virus

Anti-herpesviridae

Herpès simple et varicelle

Traitements

  • Aciclovir :
  • inhibiteur des acides nucléiques,
  • IV.
  • Valaciclovir :
  • prodrogue,
  • voie orale.

Effets indésirables

  • Toxicité digestive
  • Toxicité rénale
  • Toxicité neurologique

Cytomégalovirus

Traitements

  • Ganciclovir :
  • inhibiteur synthèse ADN,
  • IV.
  • Valganciclovir :
  • prodrogue,
  • voie orale.

Effets indésirables

  • Neutropénie
  • Anémie

Anti-grippe

Traitement

  • Oseltamivir :
  • inhibiteur de l’enveloppe virale.

Utilisation

  • Curatif
  • Prophylactique

Effets indésirables

  • Toxicité digestive

Anti-VIH

Généralités

  • Antirétroviraux.
  • VIH = virus ARN nécessitant rétrotranscription.

Principes

  • Association de plusieurs traitements.
  • Traitement à vie.
  • Évite résistances virales.

Objectifs

  • Charge virale indétectable.
  • Restaurer l’immunité.

Effets indésirables

  • Allergies
  • Toxicité rénale
  • Troubles digestifs
  • Troubles neurologiques
  • Troubles du sommeil

Attention

  • Interactions médicamenteuses +++.

Anti-hépatites

Hépatite B

Traitement

  • Suspensif.
  • Limite la fibrose hépatique.

Médicaments

  • Interférons pégylés
  • Analogues nucléosidiques

Particularités

  • Traitement souvent à vie.
  • Alcool interdit.
  • Vaccination de l’entourage.

Hépatite C

Traitement

  • Suppressif.

Principes

  • Antiviraux à action directe.
  • Durée :
  • 8 à 12 semaines.

Réponse virologique soutenue

  • Charge virale négative 12 semaines après arrêt.
  • Correspond à l’éradication virale.

Particularité

  • Alcool interdit.

Antifongiques

Généralités

  • Traitent les mycoses.

Deux types

  • Mycoses systémiques
  • Mycoses locales

Rappels sur les champignons pathogènes

Généralités

  • Organismes microscopiques ou macroscopiques.
  • Levures ou filaments multicellulaires.
  • Production de spores.

Effets

  • Colonisation des tissus.
  • Libération d’enzymes et toxines.

Pathologies

  • Mycoses superficielles
  • Infections systémiques graves

Antifongiques des mycoses systémiques

Polyènes

  • Exemple :
  • amphotéricine B.

Mécanisme

  • Création de pores dans la membrane fongique.

Effets indésirables

  • Fièvre
  • Céphalées
  • Déséquilibres ioniques
  • Toxicité rénale

Azolés

Mécanisme

  • Inhibition d’une enzyme du champignon.

Effets indésirables

  • Bonne tolérance
  • Toxicité hépatique légère

Limite

  • Spectre étroit

Échinocandines

Mécanisme

  • Inhibition de la synthèse de la paroi fongique.

Particularité

  • IV uniquement.

Effets indésirables

  • Troubles digestifs légers
  • Toxicité hépatique légère

Antifongiques des mycoses superficielles

Traitement

  • Voie locale.

Préparations

  • Azolés
  • Polyènes

Choix

  • Selon la présentation clinique et le pathogène suspecté.
Infections thoraco-abdominale

Infections pulmonaires

Généralités

  • Le poumon est composé de :
  • voies de conduction :
  • trachée → bronchioles.
  • parenchyme :
  • alvéoles pulmonaires.
  • Les infections peuvent être :
  • virales,
  • bactériennes.
  • Gravité dépend souvent du terrain du patient.
  • Antibiothérapie probabiliste la plupart du temps.

Bronchite aiguë

Définition

  • Inflammation aiguë des bronches et bronchioles.
  • Due à une agression infectieuse.

Agents infectieux

  • Majoritairement viraux.

Signes cliniques

  • Toux
  • Expectorations
  • la purulence n’oriente pas forcément vers une infection bactérienne.
  • Douleur thoracique :
  • brûlure rétrosternale.
  • Absence de fièvre.

Signes physiques

  • Absence de foyer de crépitants.

Examens complémentaires

  • Aucun.

Traitement

  • Symptomatique.

Pneumonie aiguë communautaire

Définition

  • Infection du parenchyme pulmonaire.
  • Dite communautaire si acquise hors milieu hospitalier.

Signes cliniques

  • Toux
  • Expectorations
  • Douleur thoracique pleurale
  • Dyspnée
  • Fièvre ++

Signes physiques

  • Syndrome de condensation alvéolaire :
  • râles crépitants en foyer.

Examens complémentaires

  • Radiographie thoracique systématique.

Diagnostic

  • Signes respiratoires fébriles
  • radiographie thoracique montrant l’atteinte pulmonaire.

Sémiologie radiologique

Radiographie thoracique

  • Opacité systématisée bien limitée.
  • Correspond à une condensation alvéolaire.

Score CRB65

Critères

  • C :
  • confusion.
  • R :
  • fréquence respiratoire > 30/min.
  • B :
  • PAS < 90 mmHg ou PAD < 60 mmHg.
  • 65 :
  • âge > 65 ans.

Orientation

  • 1 critère positif :
  • hospitalisation conventionnelle.
  • Signes de défaillance :
  • réanimation.

Examens microbiologiques

ECBC

  • Examen cytobactériologique des crachats.
  • Analyse :
  • cytologique,
  • bactériologique.

PCR

  • Recherche ADN ou ARN viral.

Antigénurie

  • Recherche d’antigènes bactériens dans les urines.


Agents infectieux principaux

  • Streptococcus pneumoniae :
  • pneumocoque.
  • Bactéries atypiques :
  • intracellulaires.
  • Legionella pneumophila :
  • légionella.

Traitement des pneumonies

Principe

  • Antibiothérapie probabiliste.
  • Réévaluation à 48-72 h obligatoire.

Pneumopathie non grave

  • Traitement anti-pneumocoque
  • ou
  • Traitement bactéries atypiques.

Pneumopathie grave

  • Traitement anti-pneumocoque
  • +
  • Traitement anti-légionella.

Infections cardiaques

Endocardite infectieuse

Définition

  • Infection d’une ou plusieurs valves cardiaques.

Généralités

  • Maladie rare mais grave.

Physiopathologie

  • Porte d’entrée infectieuse
  • → circulation sanguine
  • → fixation sur valve cardiaque.

Signes cliniques de l’endocardite infectieuse

Signes généraux

  • Fièvre ++

Signes cardiaques

  • Apparition d’un souffle cardiaque.

Signes extracardiaques

  • Localisations infectieuses secondaires possibles.

Diagnostic de l’endocardite

Suspecter devant

  • Fièvre + souffle cardiaque inconnu.
  • Infection multifocale.
  • Bactériémie à germe évocateur.

Confirmation

  • Anomalie à l’imagerie intracardiaque.

Examens complémentaires diagnostiques

  • Échographie cardiaque
  • Hémocultures

Rappels sur les hémocultures

Principe

  • Ponction sanguine veine périphérique.

Si suspicion de cathéter infecté

  • Hémocultures différentielles.

Réalisation

  • 2 flacons par prélèvement :
  • aérobie,
  • anaérobie.
  • ×3 prélèvements à 2 h d’intervalle
  • ou
  • au pic fébrile.
  • 10 mL de sang par flacon.
  • Avant antibiothérapie.

Analyse

  • Examen direct.
  • Mise en culture.
  • Antibiogramme.

Attention

  • Préciser suspicion d’endocardite :
  • recherche bactéries atypiques.

Sémiologie échographique

Signes

  • Végétations
  • Perforations valvulaires
  • Abcès péri-valvulaires
  • Désinsertion prothétique récente

Orientation et traitement

Hospitalisation

  • Systématique.

Antibiothérapie

  • Bactéricide.
  • Forte dose.
  • IV initialement.
  • Durée :
  • 4 à 6 semaines.

Autres examens complémentaires

Bilan biologique

  • NFS
  • CRP
  • Bilan rénal

ECG

Recherche de localisations secondaires

  • Scanner TAP
  • IRM cérébrale

Exemple

  • Végétations à l’échographie
  • Pneumopathie embolique au scanner pulmonaire.

Traitement complémentaire

  • Traitement de la porte d’entrée selon la bactérie identifiée.

Infections abdominales

Généralités

  • Douleurs abdominales souvent liées à l’anatomie sous-jacente.
  • Tous les organes abdominaux peuvent être infectés :
  • virus,
  • bactéries.

Hépatites aiguës

Définition

  • Inflammation du foie.

Physiopathologie

  • Nécrose des hépatocytes
  • → cytolyse hépatique
  • → augmentation ASAT/ALAT.

Agents infectieux

Virus principaux

  • VHA
  • VHB
  • VHC
  • VHD
  • VHE

Signes cliniques

Le plus souvent

  • Asymptomatique.

Possible

  • Syndrome grippal :
  • asthénie,
  • nausées,
  • fièvre.

Rare

  • Ictère
  • Douleurs hépatiques
  • Faillite hépatique.

Signes physiques

  • Hépatomégalie possible.

Examens complémentaires

Bilan hépatique

  • ASAT/ALAT
  • GGT
  • PAL

Diagnostic

  • Transaminases > 10 N.

Attention

  • VHD dépend du VHB :
  • pas de VHD sans VHB.

Examens étiologiques

  • Recherche médicaments hépatotoxiques.
  • Échographie hépatique.
  • Sérologies virales.

But

  • Rechercher :
  • anomalie morphologique,
  • thrombose veineuse.

Traitement des hépatites

Généralités

  • Symptomatique.
  • Arrêt alcool et médicaments toxiques.

Hépatite A

  • Pas de chronicité.
  • Pas de traitement spécifique.

Hépatite B

  • Traitement suspensif :
  • interférons pégylés,
  • analogues nucléosidiques.
  • Selon :
  • charge virale,
  • fibrose.
  • Si indiqué :
  • traitement à vie.

Hépatite C

  • Traitement suppressif.
  • Antiviraux directs :
  • 8 à 12 semaines.

Hépatite D

  • Traitement du VHB.

Hépatite E

  • Même principe que VHB si chronique.

Prévention des hépatites

Mesures

  • Hygiène
  • Prévention IST

Vaccination

  • VHA :
  • voyages en zone endémique.
  • VHB :
  • obligatoire dès l’enfance.

Diverticulite

Définition

  • Diverticule :
  • hernie de la muqueuse colique.
  • Diverticulite :
  • inflammation infectieuse d’un diverticule.

Agents infectieux

  • Entérocoques
  • Bactéries anaérobies

Signes cliniques

  • Douleur fosse iliaque gauche / flanc gauche.
  • Fièvre
  • Troubles du transit

Examens complémentaires

  • Bilan sanguin
  • Imagerie abdominale

Examen de référence

  • Scanner abdomino-pelvien.

Complications

  • Abcès colique
  • Péritonite
  • Fistule sigmoïdo-vésicale

Traitement de la diverticulite

Non compliquée

  • Traitement symptomatique ambulatoire.

Si échec

  • Amoxicilline-acide clavulanique :
  • 7 jours.

Diverticulite compliquée

  • Hospitalisation.
  • Antibiothérapie IV :
  • amoxicilline-acide clavulanique

  • gentamycine.
  • Durée :
  • 7 à 15 jours.

Si abcès

  • Drainage radiologique.

Si péritonite

  • Chirurgie urgente.

Appendicite

Définition

  • Inflammation infectieuse de l’appendice.

Généralités

  • Urgence chirurgicale la plus fréquente.

Entérocoques

  • Anaérobies digestifs

Signes cliniques

  • Douleur fosse iliaque droite :
  • brutale,
  • permanente,
  • sans irradiation.
  • Fièvre
  • Nausées/vomissements

Signes physiques

  • Défense fosse iliaque droite.

Évolution en 3 phases

Appendicite catarrhale

  • Obstruction appendiculaire.

Appendicite suppurée

  • Pullulation microbienne.
  • Inflammation des 4 couches.

Appendicite gangréneuse

  • Ischémie
  • Nécrose
  • Perforation

Examens complémentaires

Biologie

  • NFS
  • CRP
  • BU
  • β-HCG

Imagerie

  • Échographie abdominale :
  • première intention.

Sémiologie échographique

  • Diamètre appendiculaire augmenté.
  • Paroi épaissie.
  • Appendice incompressible.
  • Douleur au passage de sonde.
  • Infiltration graisse péri-appendiculaire.

Complications

  • Abcès
  • Péritonite

Si complication suspectée

  • Scanner abdomino-pelvien.

Traitement de l’appendicite

Forme non compliquée

  • Appendicectomie urgente.
  • Antibioprophylaxie peropératoire.

Forme abcédée

  • Drainage percutané.
  • Antibiothérapie :
  • 7 jours.
  • Appendicectomie à 3 mois.

Péritonite appendiculaire

  • Chirurgie très urgente :
  • appendicectomie,
  • toilette péritonéale,
  • drainage.
  • Antibiothérapie :
  • 5 jours.

Péritonite

Définition

  • Inflammation aiguë du péritoine.
  • Souvent liée à une perforation digestive.

Agents infectieux

  • Entérocoques
  • Anaérobies digestifs

Signes cliniques

  • Douleur abdominale aiguë.
  • Fièvre.
  • Nausées/vomissements.
  • Diarrhée.

Signes physiques

  • Défense ou contracture généralisée.

Étiologies principales

  • Perforation appendiculaire
  • Perforation ulcère duodénal
  • Perforation diverticule sigmoïdien

Examens complémentaires

Biologie

  • NFS
  • Bilan rénal
  • Bilan préopératoire

Hémocultures

Imagerie

  • Scanner abdomino-pelvien.

Sémiologie scanographique

  • Épanchement gazeux :
  • perforation organe creux.
  • Épanchement liquidien intrapéritonéal.
  • Rehaussement des feuillets péritonéaux.

Traitement de la péritonite

Chirurgie urgente

  • Exploration abdominale.
  • Prélèvements bactériologiques.
  • Traitement de la cause.
  • Toilette péritonéale.

Antibiothérapie

  • 4 jours :
  • amoxicilline-acide clavulanique
  • gentamycine.

Adaptation secondaire

  • Désescalade selon :
  • culture liquide péritonéal,
  • hémocultures.

2.3 Infectiologie

Physiologie de l’immunité et compréhension des pathogènes

Introduction

Le système immunitaire est indispensable à la survie :

  • lutte contre les infections,
  • lutte contre les maladies tumorales,
  • implication dans certaines maladies auto-immunes.
  • Le système immunitaire est constitué de :
  • organes lymphoïdes,
  • cellules de l’immunité,
  • produits solubles ou membranaires.
  • Deux grandes branches :
  • immunité innée,
  • immunité adaptative.

L’immunité innée

Caractéristiques générales

  • Première ligne de défense anti-infectieuse.
  • Présente dès la naissance.
  • Réponse rapide (quelques minutes à quelques heures).
  • Réponse non spécifique.
  • Pas de mémoire immunitaire.
  • Indispensable à la mise en place de la réponse adaptative.

Les acteurs de l’immunité innée

  • Barrières naturelles
  • Composants cellulaires
  • Composants solubles
  • Réponse inflammatoire

Les barrières naturelles

Généralités

  • Parties du corps en contact avec le milieu extérieur.
  • Empêchent l’entrée des pathogènes dans l’organisme.

Deux types

  • Peau :
  • barrière quasi infranchissable,
  • liée au type de cellules qui la compose.
  • Muqueuses :
  • membranes tapissant les cavités du corps,
  • plus fragiles.

Mécanismes de protection

  • Barrières mécaniques :
  • empêchent l’adhésion et l’installation des micro-organismes,
  • exemple : péristaltisme intestinal.
  • Barrières microbiologiques :
  • sécrétions des muqueuses contenant des enzymes antimicrobiennes.
  • Barrières chimiques :
  • destruction des micro-organismes,
  • exemple : acidité du pH gastrique.

Les composants cellulaires

Types de cellules

  • Cellules phagocytaires
  • Cellules Natural Killer (NK)
  • Cellules dendritiques

Les cellules phagocytaires

Généralités

  • Principaux composants de l’immunité innée.
  • Phagocytose :
  • processus permettant d’englober et digérer une substance étrangère.

Phagocytes mononucléés

  • Monocytes :
  • circulent dans le sang.
  • Macrophages :
  • fixés dans les tissus.

Rôles

  • Initient la réponse inflammatoire.
  • Recrutent d’autres cellules immunitaires.
  • Fonction d’éboueurs :
  • phagocytose de différents composants.
  • Présentation des antigènes aux lymphocytes T :
  • initiation de la réponse adaptative.

Phagocytes polynucléés

  • Neutrophiles :
  • recrutés rapidement lors d’une infection.
  • Contiennent des granules avec molécules bactéricides.

Les cellules Natural Killer (NK)

Rôles

  • Détruisent :
  • cellules infectées par des virus,
  • cellules tumorales.

Mécanismes d’action

  • Cytotoxicité :
  • destruction directe des cellules cibles.
  • Production de cytokines :
  • activation d’autres cellules immunitaires.

Les cellules dendritiques

  • Capturent les antigènes.
  • Migrent vers les ganglions lymphatiques.
  • Activent l’immunité adaptative.

Les composants solubles

Deux grandes familles

  • Système du complément
  • Cytokines

Le système du complément

Généralités

  • Ensemble de protéines plasmatiques.
  • Impliqué dans l’immunité innée.
  • Activation en cascade enzymatique.

Trois voies d’activation

  • Voie classique :
  • déclenchée par complexe antigène-anticorps.
  • Voie alternative :
  • activation directe par les micro-organismes.
  • Voie des lectines :
  • reconnaissance de sucres spécifiques des pathogènes.

Fonctions

  • Opsonisation :
  • marquage des micro-organismes pour faciliter la phagocytose.
  • Lyse cellulaire :
  • grâce au complexe d’attaque membranaire (CAM).
  • Amplification de l’inflammation :
  • recrutement de cellules immunitaires.
  • Élimination rapide des agents pathogènes.
  • Lien entre immunité innée et adaptative.

Fonctions principales de la voie finale commune

  • Lyse cellulaire
  • Opsonisation
  • Phagocytose
  • Inflammation
  • Élimination des complexes immuns

Les cytokines

Généralités

  • Molécules de communication du système immunitaire.
  • Coordination des cellules immunitaires :
  • déclencher,
  • amplifier,
  • freiner la réponse immunitaire.

Types de cytokines

  • IFN-α et IFN-β :
  • bloquent la réplication virale,
  • augmentent l’activité des cellules NK.
  • TNFα :
  • activité antibactérienne et antivirale.
  • Cytokines pro-inflammatoires :
  • IL1,
  • IL6,
  • IL8,
  • IL12.

Exemples d’actions

  • IL-6 :
  • active les lymphocytes,
  • favorise la production d’anticorps.
  • IL-1 :
  • augmente la perméabilité vasculaire.

La réponse inflammatoire

Généralités

  • Processus physiologique de défense innée.
  • But :
  • éliminer ou isoler l’agent responsable,
  • réparer le tissu agressé.

Signes cliniques de l’inflammation

  • Vasodilatation :
  • rougeur,
  • chaleur.
  • Augmentation de la perméabilité vasculaire :
  • œdème local.
  • Activation des nocicepteurs :
  • douleur.

Conséquences

  • Libération de cytokines pro-inflammatoires.
  • Attraction des leucocytes vers le site infectieux.

De l’immunité innée à l’immunité adaptative

  • Communication entre les deux systèmes grâce aux CPA (cellules présentatrices d’antigènes).
  • Les CPA vont à la rencontre des lymphocytes.

L’immunité adaptative

Caractéristiques générales

  • Spécifique d’un antigène.
  • Mise en place plus lente (quelques jours).
  • Présence d’une mémoire immunitaire.
  • Réponse amplifiée lors d’une réexposition.

Deux types de réponse

  • Réponse humorale
  • Réponse cellulaire

La réponse humorale

Généralités

  • Assurée par les lymphocytes B.
  • Production d’anticorps spécifiques.

Différenciation des lymphocytes B

  • Plasmocytes :
  • production massive d’anticorps.
  • Lymphocytes B mémoire :
  • réponse rapide lors d’une nouvelle infection.

Rôles des anticorps

  • Neutralisation :
  • bloquent l’entrée des pathogènes dans les cellules.
  • Opsonisation :
  • facilitent la phagocytose.

Les anticorps

Structure

  • Forme en Y.

Deux régions principales

  • Région variable :
  • reconnaissance spécifique de l’antigène.
  • Région constante :
  • fixation du complément,
  • opsonisation.

La réponse cellulaire

Généralités

  • Médiée par les lymphocytes T.
  • Reconnaissance spécifique des antigènes.

Types de lymphocytes T

Lymphocytes T CD4+ (helpers)

  • Th1 :
  • stimulent l’immunité cellulaire.
  • Th2 :
  • stimulent l’immunité humorale,
  • activent les lymphocytes B.

Lymphocytes T CD8+ (cytotoxiques)

  • Détruisent les cellules infectées.

Mécanismes

  • Libération de perforines :
  • création de pores dans la membrane cible.
  • Libération de granzymes :
  • déclenchent l’apoptose.

Lymphocytes T régulateurs

  • Prévention des réactions auto-immunes.

Organisation de la réponse immunitaire adaptative

Immunité humorale

  • Neutralisation des toxines.
  • Opsonisation.
  • Lyse via le complément.

Immunité cellulaire

  • Destruction des cellules infectées par les LT cytotoxiques.

Mémoire immunitaire

  • Réponse plus rapide et efficace lors des réinfections.

Vaccination

  • Exposition à un antigène non pathogène.
  • Stimulation de la réponse immunitaire adaptative.

Vaccination

Définition

  • Méthode préventive stimulant le système immunitaire.

Vaccins

  • Contiennent des agents pathogènes :
  • affaiblis,
  • inactivés,
  • synthétiques.

Effets

  • Production :
  • d’anticorps,
  • de cellules mémoire.
  • Réponse rapide lors d’une future infection.

Importance

  • Protection individuelle.
  • Protection collective.
  • Réduction de la propagation des maladies.
  • Protection des populations fragiles.

Pathologies associées au système immunitaire

Hypersensibilité

  • Allergies
  • Asthme

Maladies auto-immunes

  • Lupus
  • Polyarthrite rhumatoïde

Immunodéficiences

  • SIDA
  • Déficits immunitaires congénitaux

Compréhension des pathogènes

Types de pathogènes

  • Virus
  • Bactéries
  • Champignons
  • Parasites :
  • protozoaires,
  • helminthes.
  • Prions :
  • protéines mal conformées,
  • maladies neurodégénératives,
  • exemple : maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Les virus

Généralités

  • Agents infectieux microscopiques.
  • Constitués :
  • d’une capside protéique,
  • d’ADN ou ARN.
  • Parasites intracellulaires obligatoires.

Cycle infectieux

  • Fixation à la cellule.
  • Pénétration.
  • Libération du matériel génétique.
  • Détournement de la machinerie cellulaire.
  • Production de nouveaux virus.

Conséquences

  • Dommages cellulaires directs.
  • Déclenchement de la réponse immunitaire.

Traitement

  • Antiviraux :
  • stimulent l’immunité,
  • bloquent la réplication virale.

Les bactéries

Généralités

  • Organismes unicellulaires.
  • Souvent autonomes.

Structure

  • Membrane.
  • Paroi rigide.
  • Matériel génétique libre dans le cytoplasme.

Reproduction

  • Scissiparité.

Types de bactéries

  • Bactéries bénéfiques :
  • exemple : digestion.
  • Bactéries pathogènes :
  • production de toxines,
  • envahissement des tissus.

Traitement

  • Antibiotiques :
  • bloquent la croissance,
  • détruisent la paroi.

Résistance

  • Évolution rapide favorisant l’antibiorésistance.

Types selon la coloration de Gram

Gram +

  • Paroi épaisse.
  • Riche en peptidoglycanes.

Gram -

  • Paroi fine.
  • Présence d’une membrane externe lipidique.

Les champignons pathogènes

Généralités

  • Organismes microscopiques ou macroscopiques.

Formes

  • Levures unicellulaires.
  • Filaments multicellulaires.

Reproduction

  • Sexuée ou asexuée.
  • Production de spores.

Mécanismes pathogènes

  • Colonisation des tissus.
  • Libération d’enzymes ou toxines.

Conséquences

  • Mycoses superficielles :
  • peau,
  • ongles.
  • Infections systémiques graves :
  • surtout chez les immunodéprimés.

Traitement

  • Antifongiques :
  • perturbent la membrane,
  • bloquent la croissance.

Les parasites

Généralités

  • Organismes vivant aux dépens d’un hôte.

Types

  • Protozoaires
  • Helminthes
  • Arthropodes :
  • poux,
  • tiques.

Transmission

  • Ingestion
  • Piqûres
  • Contact avec surfaces contaminées

Effets

  • Consommation des ressources de l’hôte.
  • Lésions tissulaires.
  • Perturbation du système immunitaire.

Traitement

  • Antiparasitaires spécifiques.

Prévention

  • Hygiène
  • Vaccination parfois
  • Contrôle des vecteurs :
  • moustiques.
Traitement anti infectieux

Antibiotiques

Généralités

  • Définition :
  • molécule exerçant une activité antibactérienne.
  • Histoire :
  • découverte de la pénicilline par Alexander Fleming en 1928.
  • observation du champignon Penicillium notatum inhibant la croissance bactérienne.
  • production industrielle à partir des années 1940.
  • Chaque antibiotique possède :
  • un mécanisme d’action spécifique,
  • une efficacité sélective sur certaines bactéries.

Rappels sur les bactéries

Généralités

  • Organismes unicellulaires microscopiques.
  • Souvent autonomes.
  • Structure :
  • membrane,
  • paroi rigide,
  • matériel génétique libre dans le cytoplasme.
  • Reproduction :
  • scissiparité.

Types de bactéries

Bactéries Gram +

  • Paroi riche en peptidoglycanes.
  • Souvent sensibles aux antibiotiques de paroi.

Bactéries Gram -

  • Paroi plus fine.
  • Présence d’une membrane externe lipidique.
  • Plus résistantes à certains antibiotiques.

Intérêt de la distinction

  • Permet d’identifier les bactéries.
  • Oriente le choix des antibiotiques.

Coloration de Gram

Principe

  • Mélange de colorants appliqués aux bactéries.

Résultats

  • Gram + :
  • couleur violette.
  • Gram - :
  • couleur rose.

Formes bactériennes

Cocci

  • Forme ronde ou sphérique.
  • Disposition :
  • seules,
  • paires,
  • chainettes,
  • amas.

Bacilles

  • Forme allongée en bâtonnet.
  • Peuvent être isolés ou groupés.

Glossaire de bactéries

Staphylocoques

  • Gram +
  • Cocci
  • En amas
  • Exemple :
  • Staphylococcus aureus

Streptocoques

  • Gram +
  • Cocci
  • En chainettes
  • Exemple :
  • Streptococcus pyogenes

Entérocoques

  • Gram +
  • Cocci
  • Diplocoques ou courtes chaînes
  • Exemple :
  • Enterococcus faecalis

Entérobactéries

  • Gram -
  • Bacilles
  • Isolés
  • Exemple :
  • Escherichia coli

Listeria

  • Gram +
  • Bacilles
  • Petits bacilles isolés
  • Exemple :
  • Listeria monocytogenes

Méningocoques

  • Gram -
  • Cocci
  • Diplocoques
  • Exemple :
  • Neisseria meningitidis

Pharmacologie des antibiotiques

Deux types d’actions

Bactéricide

  • Action suppressive.
  • Tue les bactéries.

CMB

  • Concentration Minimale Bactéricide.
  • Plus faible quantité d’antibiotique laissant moins de 0,1 % de bactéries vivantes après 24 h.

Bactériostatique

  • Action suspensive.
  • Stoppe la croissance bactérienne.

CMI

  • Concentration Minimale Inhibitrice.
  • Plus faible concentration empêchant l’augmentation du nombre de bactéries après 24 h.

Activité des antibiotiques bactéricides

Temps-dépendant

  • Efficacité liée au temps durant lequel la concentration reste au-dessus de la CMB.

Concentration-dépendant

  • Efficacité augmente avec la concentration de l’antibiotique.

Effet post-antibiotique

  • Persistance de l’inhibition bactérienne même après disparition de l’antibiotique.

Classes d’antibiotiques

  • Bêta-lactamines
  • Glycopeptides
  • Aminosides
  • Macrolides
  • Cyclines
  • Quinolones

Les bêta-lactamines

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne.

Pharmacologie

  • Bactéricide.
  • Temps-dépendant.

Effets indésirables

  • Allergies
  • Troubles digestifs
  • Troubles rénaux
  • Troubles neurologiques

Les glycopeptides

Mécanisme d’action

Inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne.

Pharmacologie

  • Bactéricide.
  • Temps-dépendant.
  • Non absorbés par voie orale.
  • Administration IV uniquement.

Spectre

  • Seulement Gram +.

Effets indésirables

  • Néphrotoxicité +++.

Exemple

  • Vancomycine

Les aminosides

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse protéique.

Utilisation

  • Souvent associés à un antibiotique de paroi :
  • effet synergique.

Pharmacologie

  • Bactéricide.
  • Concentration-dépendant.

Effets indésirables

  • Néphrotoxicité ++
  • Toxicité oreille interne +++
  • Marge thérapeutique étroite

Exemples

  • Amikacine :
  • anti Gram -.
  • Gentamicine :
  • anti Gram +.

Les macrolides

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse protéique.

Pharmacologie

  • Bactériostatique.

Spectre

  • Anti Gram +
  • Germes intracellulaires

Effets indésirables

  • Troubles ECG
  • Interactions médicamenteuses +++

Exemples

  • Pristinamycine
  • Azithromycine

Les cyclines

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse protéique.

Pharmacologie

  • Bactériostatique.

Spectre

  • Large :
  • Gram +,
  • Gram -,
  • germes intracellulaires,
  • antiparasitaire.

Effets indésirables

  • Tératogène
  • Photosensibilité ++

Contre-indication

  • Enfants de moins de 8 ans.

Exemple

  • Doxycycline

Les quinolones

Mécanisme d’action

  • Inhibition de la synthèse de l’ADN bactérien.Pharmacologie
  • Bactéricide.
  • Concentration-dépendant.

Spectre

  • Large :
  • Gram +,
  • Gram -.

Effets indésirables

  • Photosensibilité
  • Troubles neuropsychiques
  • Convulsions
  • Hépatotoxicité
  • Troubles cardiaques
  • Tendinopathies +++

Exemples

  • Lévofloxacine
  • Ciprofloxacine

Tendinopathies sous quinolones

Physiopathologie

Toxicité sur les ténocytes

  • Stress oxydatif augmenté
  • Apoptose des ténocytes

Altération de la matrice extracellulaire

  • Diminution de la synthèse de collagène
  • Augmentation des métalloprotéinases :
  • dégradation du collagène.

Chélation du magnésium

  • Fixation du Mg²⁺ indispensable au tendon.

Conséquence

  • Fragilité tendineuse.

Bon usage des antibiotiques

Définitions

Antibiothérapie curative

  • Traitement d’une infection bactérienne déclarée ou fortement probable.

Antibiothérapie prophylactique

  • Prévention d’une infection bactérienne.
  • Peut être :
  • chirurgicale,
  • post-exposition.

Antibiothérapie probabiliste

  • Traitement avant identification précise de la bactérie.

Critères de choix d’un antibiotique

En situation probabiliste

  • Localisation de l’infection
  • Diffusion de l’antibiotique
  • Dangerosité de la bactérie suspectée
  • Sensibilité habituelle de la bactérie

Synergie des antibiotiques

Définition

  • Action coordonnée de plusieurs antibiotiques.

Objectifs

  • Élargir le spectre.
  • Éviter les bactéries multirésistantes.
  • Accélérer l’élimination bactérienne.

Résistances bactériennes

Définition

  • Mutations permettant aux bactéries de résister aux antibiotiques.

Types de résistances

Modification de cible

  • Antibiotique ne peut plus se fixer.
  • Exemple :
  • PBP modifié → résistance aux bêta-lactamines (SARM).

Inactivation enzymatique

  • Production d’enzymes détruisant l’antibiotique.
  • Exemple :
  • bêta-lactamases.

Diminution de perméabilité

  • Antibiotique ne pénètre plus.
  • Exemple :
  • modification des porines Gram -.

Efflux actif

  • Expulsion active des antibiotiques.
  • Exemple :
  • pompes d’efflux.

Antiviraux

Généralités

  • Molécules perturbant la réplication virale.

Virus ciblés

  • Herpesviridae
  • VIH
  • Hépatite B
  • Hépatite C
  • Virus grippaux

Rappels sur les virus

Généralités

  • Capside protéique + ADN ou ARN.
  • Parasites intracellulaires obligatoires.

Cycle viral

  • Fixation
  • Pénétration
  • Libération du matériel génétique
  • Détournement cellulaire
  • Production de nouveaux virus

Anti-herpesviridae

Herpès simple et varicelle

Traitements

  • Aciclovir :
  • inhibiteur des acides nucléiques,
  • IV.
  • Valaciclovir :
  • prodrogue,
  • voie orale.

Effets indésirables

  • Toxicité digestive
  • Toxicité rénale
  • Toxicité neurologique

Cytomégalovirus

Traitements

  • Ganciclovir :
  • inhibiteur synthèse ADN,
  • IV.
  • Valganciclovir :
  • prodrogue,
  • voie orale.

Effets indésirables

  • Neutropénie
  • Anémie

Anti-grippe

Traitement

  • Oseltamivir :
  • inhibiteur de l’enveloppe virale.

Utilisation

  • Curatif
  • Prophylactique

Effets indésirables

  • Toxicité digestive

Anti-VIH

Généralités

  • Antirétroviraux.
  • VIH = virus ARN nécessitant rétrotranscription.

Principes

  • Association de plusieurs traitements.
  • Traitement à vie.
  • Évite résistances virales.

Objectifs

  • Charge virale indétectable.
  • Restaurer l’immunité.

Effets indésirables

  • Allergies
  • Toxicité rénale
  • Troubles digestifs
  • Troubles neurologiques
  • Troubles du sommeil

Attention

  • Interactions médicamenteuses +++.

Anti-hépatites

Hépatite B

Traitement

  • Suspensif.
  • Limite la fibrose hépatique.

Médicaments

  • Interférons pégylés
  • Analogues nucléosidiques

Particularités

  • Traitement souvent à vie.
  • Alcool interdit.
  • Vaccination de l’entourage.

Hépatite C

Traitement

  • Suppressif.

Principes

  • Antiviraux à action directe.
  • Durée :
  • 8 à 12 semaines.

Réponse virologique soutenue

  • Charge virale négative 12 semaines après arrêt.
  • Correspond à l’éradication virale.

Particularité

  • Alcool interdit.

Antifongiques

Généralités

  • Traitent les mycoses.

Deux types

  • Mycoses systémiques
  • Mycoses locales

Rappels sur les champignons pathogènes

Généralités

  • Organismes microscopiques ou macroscopiques.
  • Levures ou filaments multicellulaires.
  • Production de spores.

Effets

  • Colonisation des tissus.
  • Libération d’enzymes et toxines.

Pathologies

  • Mycoses superficielles
  • Infections systémiques graves

Antifongiques des mycoses systémiques

Polyènes

  • Exemple :
  • amphotéricine B.

Mécanisme

  • Création de pores dans la membrane fongique.

Effets indésirables

  • Fièvre
  • Céphalées
  • Déséquilibres ioniques
  • Toxicité rénale

Azolés

Mécanisme

  • Inhibition d’une enzyme du champignon.

Effets indésirables

  • Bonne tolérance
  • Toxicité hépatique légère

Limite

  • Spectre étroit

Échinocandines

Mécanisme

  • Inhibition de la synthèse de la paroi fongique.

Particularité

  • IV uniquement.

Effets indésirables

  • Troubles digestifs légers
  • Toxicité hépatique légère

Antifongiques des mycoses superficielles

Traitement

  • Voie locale.

Préparations

  • Azolés
  • Polyènes

Choix

  • Selon la présentation clinique et le pathogène suspecté.
Infections thoraco-abdominale

Infections pulmonaires

Généralités

  • Le poumon est composé de :
  • voies de conduction :
  • trachée → bronchioles.
  • parenchyme :
  • alvéoles pulmonaires.
  • Les infections peuvent être :
  • virales,
  • bactériennes.
  • Gravité dépend souvent du terrain du patient.
  • Antibiothérapie probabiliste la plupart du temps.

Bronchite aiguë

Définition

  • Inflammation aiguë des bronches et bronchioles.
  • Due à une agression infectieuse.

Agents infectieux

  • Majoritairement viraux.

Signes cliniques

  • Toux
  • Expectorations
  • la purulence n’oriente pas forcément vers une infection bactérienne.
  • Douleur thoracique :
  • brûlure rétrosternale.
  • Absence de fièvre.

Signes physiques

  • Absence de foyer de crépitants.

Examens complémentaires

  • Aucun.

Traitement

  • Symptomatique.

Pneumonie aiguë communautaire

Définition

  • Infection du parenchyme pulmonaire.
  • Dite communautaire si acquise hors milieu hospitalier.

Signes cliniques

  • Toux
  • Expectorations
  • Douleur thoracique pleurale
  • Dyspnée
  • Fièvre ++

Signes physiques

  • Syndrome de condensation alvéolaire :
  • râles crépitants en foyer.

Examens complémentaires

  • Radiographie thoracique systématique.

Diagnostic

  • Signes respiratoires fébriles
  • radiographie thoracique montrant l’atteinte pulmonaire.

Sémiologie radiologique

Radiographie thoracique

  • Opacité systématisée bien limitée.
  • Correspond à une condensation alvéolaire.

Score CRB65

Critères

  • C :
  • confusion.
  • R :
  • fréquence respiratoire > 30/min.
  • B :
  • PAS < 90 mmHg ou PAD < 60 mmHg.
  • 65 :
  • âge > 65 ans.

Orientation

  • 1 critère positif :
  • hospitalisation conventionnelle.
  • Signes de défaillance :
  • réanimation.

Examens microbiologiques

ECBC

  • Examen cytobactériologique des crachats.
  • Analyse :
  • cytologique,
  • bactériologique.

PCR

  • Recherche ADN ou ARN viral.

Antigénurie

  • Recherche d’antigènes bactériens dans les urines.


Agents infectieux principaux

  • Streptococcus pneumoniae :
  • pneumocoque.
  • Bactéries atypiques :
  • intracellulaires.
  • Legionella pneumophila :
  • légionella.

Traitement des pneumonies

Principe

  • Antibiothérapie probabiliste.
  • Réévaluation à 48-72 h obligatoire.

Pneumopathie non grave

  • Traitement anti-pneumocoque
  • ou
  • Traitement bactéries atypiques.

Pneumopathie grave

  • Traitement anti-pneumocoque
  • +
  • Traitement anti-légionella.

Infections cardiaques

Endocardite infectieuse

Définition

  • Infection d’une ou plusieurs valves cardiaques.

Généralités

  • Maladie rare mais grave.

Physiopathologie

  • Porte d’entrée infectieuse
  • → circulation sanguine
  • → fixation sur valve cardiaque.

Signes cliniques de l’endocardite infectieuse

Signes généraux

  • Fièvre ++

Signes cardiaques

  • Apparition d’un souffle cardiaque.

Signes extracardiaques

  • Localisations infectieuses secondaires possibles.

Diagnostic de l’endocardite

Suspecter devant

  • Fièvre + souffle cardiaque inconnu.
  • Infection multifocale.
  • Bactériémie à germe évocateur.

Confirmation

  • Anomalie à l’imagerie intracardiaque.

Examens complémentaires diagnostiques

  • Échographie cardiaque
  • Hémocultures

Rappels sur les hémocultures

Principe

  • Ponction sanguine veine périphérique.

Si suspicion de cathéter infecté

  • Hémocultures différentielles.

Réalisation

  • 2 flacons par prélèvement :
  • aérobie,
  • anaérobie.
  • ×3 prélèvements à 2 h d’intervalle
  • ou
  • au pic fébrile.
  • 10 mL de sang par flacon.
  • Avant antibiothérapie.

Analyse

  • Examen direct.
  • Mise en culture.
  • Antibiogramme.

Attention

  • Préciser suspicion d’endocardite :
  • recherche bactéries atypiques.

Sémiologie échographique

Signes

  • Végétations
  • Perforations valvulaires
  • Abcès péri-valvulaires
  • Désinsertion prothétique récente

Orientation et traitement

Hospitalisation

  • Systématique.

Antibiothérapie

  • Bactéricide.
  • Forte dose.
  • IV initialement.
  • Durée :
  • 4 à 6 semaines.

Autres examens complémentaires

Bilan biologique

  • NFS
  • CRP
  • Bilan rénal

ECG

Recherche de localisations secondaires

  • Scanner TAP
  • IRM cérébrale

Exemple

  • Végétations à l’échographie
  • Pneumopathie embolique au scanner pulmonaire.

Traitement complémentaire

  • Traitement de la porte d’entrée selon la bactérie identifiée.

Infections abdominales

Généralités

  • Douleurs abdominales souvent liées à l’anatomie sous-jacente.
  • Tous les organes abdominaux peuvent être infectés :
  • virus,
  • bactéries.

Hépatites aiguës

Définition

  • Inflammation du foie.

Physiopathologie

  • Nécrose des hépatocytes
  • → cytolyse hépatique
  • → augmentation ASAT/ALAT.

Agents infectieux

Virus principaux

  • VHA
  • VHB
  • VHC
  • VHD
  • VHE

Signes cliniques

Le plus souvent

  • Asymptomatique.

Possible

  • Syndrome grippal :
  • asthénie,
  • nausées,
  • fièvre.

Rare

  • Ictère
  • Douleurs hépatiques
  • Faillite hépatique.

Signes physiques

  • Hépatomégalie possible.

Examens complémentaires

Bilan hépatique

  • ASAT/ALAT
  • GGT
  • PAL

Diagnostic

  • Transaminases > 10 N.

Attention

  • VHD dépend du VHB :
  • pas de VHD sans VHB.

Examens étiologiques

  • Recherche médicaments hépatotoxiques.
  • Échographie hépatique.
  • Sérologies virales.

But

  • Rechercher :
  • anomalie morphologique,
  • thrombose veineuse.

Traitement des hépatites

Généralités

  • Symptomatique.
  • Arrêt alcool et médicaments toxiques.

Hépatite A

  • Pas de chronicité.
  • Pas de traitement spécifique.

Hépatite B

  • Traitement suspensif :
  • interférons pégylés,
  • analogues nucléosidiques.
  • Selon :
  • charge virale,
  • fibrose.
  • Si indiqué :
  • traitement à vie.

Hépatite C

  • Traitement suppressif.
  • Antiviraux directs :
  • 8 à 12 semaines.

Hépatite D

  • Traitement du VHB.

Hépatite E

  • Même principe que VHB si chronique.

Prévention des hépatites

Mesures

  • Hygiène
  • Prévention IST

Vaccination

  • VHA :
  • voyages en zone endémique.
  • VHB :
  • obligatoire dès l’enfance.

Diverticulite

Définition

  • Diverticule :
  • hernie de la muqueuse colique.
  • Diverticulite :
  • inflammation infectieuse d’un diverticule.

Agents infectieux

  • Entérocoques
  • Bactéries anaérobies

Signes cliniques

  • Douleur fosse iliaque gauche / flanc gauche.
  • Fièvre
  • Troubles du transit

Examens complémentaires

  • Bilan sanguin
  • Imagerie abdominale

Examen de référence

  • Scanner abdomino-pelvien.

Complications

  • Abcès colique
  • Péritonite
  • Fistule sigmoïdo-vésicale

Traitement de la diverticulite

Non compliquée

  • Traitement symptomatique ambulatoire.

Si échec

  • Amoxicilline-acide clavulanique :
  • 7 jours.

Diverticulite compliquée

  • Hospitalisation.
  • Antibiothérapie IV :
  • amoxicilline-acide clavulanique

  • gentamycine.
  • Durée :
  • 7 à 15 jours.

Si abcès

  • Drainage radiologique.

Si péritonite

  • Chirurgie urgente.

Appendicite

Définition

  • Inflammation infectieuse de l’appendice.

Généralités

  • Urgence chirurgicale la plus fréquente.

Entérocoques

  • Anaérobies digestifs

Signes cliniques

  • Douleur fosse iliaque droite :
  • brutale,
  • permanente,
  • sans irradiation.
  • Fièvre
  • Nausées/vomissements

Signes physiques

  • Défense fosse iliaque droite.

Évolution en 3 phases

Appendicite catarrhale

  • Obstruction appendiculaire.

Appendicite suppurée

  • Pullulation microbienne.
  • Inflammation des 4 couches.

Appendicite gangréneuse

  • Ischémie
  • Nécrose
  • Perforation

Examens complémentaires

Biologie

  • NFS
  • CRP
  • BU
  • β-HCG

Imagerie

  • Échographie abdominale :
  • première intention.

Sémiologie échographique

  • Diamètre appendiculaire augmenté.
  • Paroi épaissie.
  • Appendice incompressible.
  • Douleur au passage de sonde.
  • Infiltration graisse péri-appendiculaire.

Complications

  • Abcès
  • Péritonite

Si complication suspectée

  • Scanner abdomino-pelvien.

Traitement de l’appendicite

Forme non compliquée

  • Appendicectomie urgente.
  • Antibioprophylaxie peropératoire.

Forme abcédée

  • Drainage percutané.
  • Antibiothérapie :
  • 7 jours.
  • Appendicectomie à 3 mois.

Péritonite appendiculaire

  • Chirurgie très urgente :
  • appendicectomie,
  • toilette péritonéale,
  • drainage.
  • Antibiothérapie :
  • 5 jours.

Péritonite

Définition

  • Inflammation aiguë du péritoine.
  • Souvent liée à une perforation digestive.

Agents infectieux

  • Entérocoques
  • Anaérobies digestifs

Signes cliniques

  • Douleur abdominale aiguë.
  • Fièvre.
  • Nausées/vomissements.
  • Diarrhée.

Signes physiques

  • Défense ou contracture généralisée.

Étiologies principales

  • Perforation appendiculaire
  • Perforation ulcère duodénal
  • Perforation diverticule sigmoïdien

Examens complémentaires

Biologie

  • NFS
  • Bilan rénal
  • Bilan préopératoire

Hémocultures

Imagerie

  • Scanner abdomino-pelvien.

Sémiologie scanographique

  • Épanchement gazeux :
  • perforation organe creux.
  • Épanchement liquidien intrapéritonéal.
  • Rehaussement des feuillets péritonéaux.

Traitement de la péritonite

Chirurgie urgente

  • Exploration abdominale.
  • Prélèvements bactériologiques.
  • Traitement de la cause.
  • Toilette péritonéale.

Antibiothérapie

  • 4 jours :
  • amoxicilline-acide clavulanique
  • gentamycine.

Adaptation secondaire

  • Désescalade selon :
  • culture liquide péritonéal,
  • hémocultures.