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Post-Bac
2

1.2 Hématologie - Immunologie

Hématologie CM 1


Définition

  • Science qui a pour but l’étude du sang, de tous ses composants et leurs altérations pathologiques
  • En lien avec l’immunologie (= science liée à l’immunité)
  • Étude de la fabrication, fonction et destruction des différents composants du sang

Circulation sanguine

Volume sanguin moyen

Un corps humain est composé en moyenne de :

  • 5 L de sang

Définition du sang

Liquide circulant dans les vaisseaux sanguins (artères et veines) qui :

  • irrigue tous les tissus de l’organisme
  • apporte les éléments nutritifs et l’oxygène
  • recueille les déchets

Variations selon le sexe

Chez l’homme

  • entre 5 L et 5,5 L

Chez la femme

  • entre 4,5 L et 5 L

Pourquoi plus de sang chez l’homme ?

→ différence du pourcentage masse musculaire / masse graisseuse

Chez l’homme

  • de 10–14 % de masse musculaire que chez la femme

Chez la femme

  • de 12–14 % de masse graisseuse que chez l’homme

Pourquoi le muscle a besoin de plus de sang ?

Lié à son rôle actif dans le corps :

  • demande énergétique élevée
  • oxygénation
  • élimination des déchets métaboliques
  • régulation thermique
  • récupération et réparation

Hormones sexuelles

Testostérone vs œstrogènes

Permettent une meilleure fixation du fer sur l’hémoglobine, mais la testostérone est beaucoup plus efficace.

Effets de la testostérone

  • associée à une augmentation de la production d’érythropoïétine
  • entraîne une production accrue de globules rouges

Chez les hommes

  • la testostérone stimule directement la production d’érythropoïétine par les reins
  • stimulation de l’EPO
  • augmentation de l’érythropoïèse dans la moelle osseuse
  • augmentation :
  • du taux de globules rouges (hématocrite)
  • de la concentration d’hémoglobine

Chez les femmes

  • les œstrogènes n’ont pas cet effet stimulant sur l’EPO ou l’érythropoïèse
  • taux d’hémoglobine et de globules rouges plus bas

Érythropoïétine (EPO)

Définition

  • Hormone produite par les reins et dans une moindre mesure par le foie
  • À l’origine de l’érythropoïèse (production des érythrocytes = globules rouges)

Rôle des globules rouges

  • amènent l’oxygène respiré vers les différents organes

Production de l’EPO

  • produite principalement par les reins
  • en réponse à une baisse du taux d’oxygène dans le sang (hypoxie)

Action

  • stimule la moelle osseuse
  • production de davantage de globules rouges

Hémoglobine

  • protéine essentielle pour le transport de l’oxygène dans l’organisme

EPO et altitude

Effets de l’altitude

À haute altitude :

  • moins d’oxygène disponible
  • baisse de la pression atmosphérique
  • réduction de la quantité d’oxygène inhalé à chaque respiration

→ hypoxie hypobare

Détection

  • détectée par des cellules spécifiques des reins
  • cellules interstitielles sensibles à l’oxygène

Conséquences

  • stimulation de la production d’EPO
  • augmentation du nombre de globules rouges
  • meilleure adaptation à l’environnement hypoxique
  • amélioration de la capacité de transport d’oxygène

Réactions immédiates à l’altitude

  • augmentation de la fréquence respiratoire (hyperventilation)
  • accélération du rythme cardiaque

Adaptations à moyen terme

  • activation de la production d’EPO
  • augmentation de l’hématocrite
  • amélioration de la capacité de transport de l’oxygène

EPO et sport

Utilisation sportive

  • stages en haute altitude
  • stimulation naturelle de la production d’EPO
  • amélioration des performances
  • effet dopant naturel

Altitude concernée

  • entre 1 800 et 2 500 mètres au-dessus du niveau de la mer

Répartition du volume sanguin

Réseau sanguin

  • s’étend sur 150 000 km

Répartition

  • 1/4 dans la petite circulation = circulation pulmonaire
  • 3/4 dans la grande circulation = circulation générale

Distribution du volume sanguin

  • 13 % dans les artères
  • 50 % dans les veines
  • le reste dans les organes de réserve :
  • foie
  • rate

Variations de la répartition du sang

La répartition du sang varie :

  • en fonction de l’activité
  • en fonction de la stimulation hormonale

Contrôle

Sous contrôle du système nerveux végétatif.

Définition

Possède son propre mécanisme de gestion pour réguler le fonctionnement automatique des organes.

Certaines activités fonctionnent indépendamment :

  • de la volonté
  • de la conscience

Exemples de répartition sanguine

Activité sportive

Les muscles et le système locomoteur ont un besoin accru en O₂.

Conséquences

  • apport sanguin augmenté

Système nerveux sympathique

  • cœur bat plus vite et plus fort
  • vasodilatation des vaisseaux des muscles squelettiques
  • augmentation du volume de sang délivré
  • apport :
  • oxygène
  • nutriments nécessaires aux contractions musculaires

Digestion (postprandial)

Les viscères ont un besoin accru en O₂.

Conséquences

  • apport sanguin augmenté

Système nerveux parasympathique

Au niveau digestif

  • augmentation de la motricité
  • relaxation des sphincters
  • stimulation des sécrétions digestives

Au niveau du cœur

  • ralentissement :
  • fréquence cardiaque
  • fréquence respiratoire
  • force de contraction des oreillettes
  • diminution de la tension artérielle par vasodilatation

Stress chronique

Déséquilibre sympathique / parasympathique

  • le stress active le système sympathique
  • déséquilibre hormonal :
  • niveau élevé de cortisol

Définition

Le stress chronique survient lorsque le corps est exposé à des facteurs de stress de manière prolongée :

  • émotionnel
  • psychologique
  • physique

Conséquences

  • suractivation du système nerveux sympathique
  • perturbation de l’équilibre avec le système parasympathique
  • mécanismes de récupération inefficaces

Conséquences du stress chronique

Hyperactivité cardiaque

  • cœur constamment surstimulé
  • risque d’hypertension artérielle

Surproduction de cortisol

Effets délétères :

  • affaiblissement du système immunitaire
  • augmentation du stockage des graisses abdominales
  • troubles cognitifs

Tension musculaire chronique

  • tensions musculaires persistantes

Perturbation du sommeil

  • difficulté à activer le système parasympathique avant le sommeil
  • insomnies
  • récupération insuffisante

Régulation du volume sanguin

Trois systèmes principaux

  • système nerveux
  • système hormonal
  • reins

Système nerveux : réflexe barorécepteur

Barorécepteurs

  • localisés dans :
  • crosse aortique
  • sinus carotidien
  • détectent les variations de pression artérielle

Réponses

Baisse de pression

  • activation du système nerveux sympathique
  • vasoconstriction
  • redirection du sang vers les organes vitaux

Augmentation de pression

  • activation du système parasympathique
  • vasodilatation

Système hormonal : axe rénine-angiotensine-aldostérone (RAA)

Déclenchement

↓ volume sanguin / ↓ pression artérielle

Étapes

  • reins → sécrétion de rénine
  • angiotensinogène (foie) → angiotensine I
  • poumons (ECA) → angiotensine II

Actions de l’angiotensine II

  • vasoconstriction → ↑ pression artérielle
  • aldostérone (surrénales) :
  • réabsorption de Na⁺ et eau
  • ADH :
  • ↑ rétention d’eau

Résultat

  • augmentation du volume sanguin
  • augmentation de la pression artérielle

Rôle des reins

Les reins ajustent continuellement le volume plasmatique en régulant :

Diurèse

  • excrétion d’eau selon l’état d’hydratation

Électrolytes

  • élimination des électrolytes
  • notamment le sodium
  • maintien de l’équilibre osmotique

Rôles du sang dans l’organisme

  • transport de l’oxygène et des nutriments
  • élimination des déchets métaboliques
  • immunité et coagulation
  • homéostasie :
  • maintien du pH
  • maintien de la température corporelle

Plasma et éléments figurés du sang (EFS)

Plasma

  • partie liquide du sang obtenue après centrifugation
  • légèrement visqueux

Composition

  • eau
  • sels minéraux
  • molécules organiques :
  • protides
  • lipides
  • glucides

Éléments figurés en suspension

  • globules rouges
  • globules blancs
  • plaquettes

Centrifugation du sang

Définition

Technique courante en laboratoire médical permettant de séparer :

  • le plasma
  • les éléments figurés

Étapes

Mélange avec anticoagulant

  • évite la coagulation pendant le traitement

Centrifugation

  • rotation rapide des tubes à grande vitesse

Résultat

La force centrifuge sépare les composants du sang en fonction de leur densité.

Formation des couches

  • En raison de la force centrifuge, le sang est séparé en plusieurs couches :
  • le plasma, qui est la partie liquide du sang, se trouve généralement dans la partie supérieure du tube.
  • les éléments figurés, y compris les globules rouges, se trouvent au fond du tube.

Différentes lignées

3 lignées cellulaires

  • Lignée rouge : globules rouges = 98 % des cellules totales
  • Lignée blanche : globules blancs = 1 % des cellules totales
  • Plaquettes : fragments de mégacaryocytes = 1 % des cellules totales

Fonctions des différentes lignées cellulaires

  • Globules rouges (érythrocytes) : transport d’oxygène grâce à l’hémoglobine
  • Globules blancs (leucocytes) : rôle dans l’immunité (neutrophiles, lymphocytes, monocytes, etc.)
  • Plaquettes (thrombocytes) : rôle dans la coagulation

Numération-formule sanguine (NFS)

  • Premier examen biologique utilisé pour dépister, explorer et suivre la plupart des hémopathies tant malignes que non malignes
  • Apporte des informations quantitatives, mais également qualitatives sur les cellules sanguines

Exemples d’indications

  • syndrome anémique
  • syndrome hémorragique
  • syndrome infectieux
  • syndrome tumoral
  • altération de l’état général

Différents composés du sang

Dans le plasma

Non diffusibles

  • les protéines (une des 3 grandes familles des macronutriments avec glucides et lipides)

Rôles des protéines

  • fonction enzymatique
  • contraction musculaire
  • transport de substances

Diffusibles

  • molécules et ions de petites tailles

Rôles

  • transport des gaz
  • équilibre hydrique
  • élimination des déchets

Molécule diffusible dans le sang

Substance capable de se déplacer librement à travers le plasma sanguin, en passant facilement d’un compartiment à un autre dans le corps.

Ces molécules peuvent être :

  • des nutriments
  • des hormones
  • des gaz
  • des ions
  • des produits du métabolisme

Caractéristiques

  • petite taille : facilite le passage à travers les membranes et parois vasculaires
  • transport passif : diffusion selon le gradient de concentration
  • solubilité :
  • hydrophile (ions…)
  • lipophile (hormones stéroïdes…)

Forces de frottement

  • Le déplacement des molécules dans le système circulatoire est soumis à des contraintes mécaniques, notamment les forces de frottement.
  • Ces forces résultent des interactions entre les couches de fluide et la paroi des vaisseaux sanguins.
  • Elles influencent directement la vitesse et l’efficacité du flux sanguin.

Rappels sur les frottements

  • Les forces de frottement entre le sang et les parois des vaisseaux sanguins, en particulier les artères, sont des phénomènes importants en hémodynamique.
  • Elles jouent un rôle crucial dans :
  • la circulation sanguine
  • l’intégrité vasculaire
  • le fonctionnement global du système cardiovasculaire

Composition du sang

  • plasma (fluide liquide)
  • éléments figurés :
  • globules rouges
  • globules blancs
  • plaquettes

Viscosité sanguine

  • Résistance d’un fluide à l’écoulement
  • Dépend :
  • de la concentration des globules rouges (hématocrite)
  • de la vitesse d’écoulement

Sang plus visqueux

  • plus de globules rouges ou de protéines
  • davantage de frottements internes

Impact majeur

  • Les globules rouges sont les principaux contributeurs à la viscosité sanguine en raison de leur nombre élevé et de leur taille relativement grande.

Facteurs influençant les forces de frottement dans les artères

  • viscosité du sang
  • vitesse du flux sanguin
  • diamètre des artères
  • caractéristiques des parois artérielles

Forces de frottement et pathologies

Effets négatifs des forces de frottement excessives

Athérosclérose

  • Un frottement excessif, notamment dans les zones où le flux sanguin est perturbé, peut endommager l’endothélium.
  • Cela favorise l’accumulation :
  • de dépôts graisseux
  • de cholestérol
  • de cellules inflammatoires
  • Formation de plaques d’athérome

Hypertension

  • Une augmentation des forces de frottement due :
  • à une élévation prolongée de la pression artérielle
  • à une viscosité sanguine élevée
  • Peut entraîner :
  • épaississement des parois artérielles
  • rigidité vasculaire
  • Cela peut aggraver l’hypertension en augmentant la résistance périphérique.

Hématocrite

Définition

Pourcentage de volume occupé par les globules rouges dans le sang par rapport au volume total du sang.

Influence

  • L’hématocrite influence les frottements sanguins en modifiant la viscosité du sang.
  • Une augmentation de l’hématocrite peut augmenter la viscosité sanguine.
  • Cela peut affecter la résistance au débit sanguin.

Rôle clinique de l’hématocrite

Indicateur de santé

  • hématocrite élevé :
  • peut indiquer une polyglobulie
  • hématocrite bas :
  • peut refléter une anémie
  • une hémorragie

Adaptation physiologique

  • En haute altitude :
  • augmentation de l’hématocrite
  • réponse normale à l’hypoxie
  • permet de transporter plus d’oxygène dans le sang

Hématopoïèse

Définition

Processus de production des cellules sanguines :

  • globules rouges
  • globules blancs
  • plaquettes

À partir des cellules souches hématopoïétiques.

Localisation

Embryonnaire

  • sac vitellin
  • foie fœtal
  • puis moelle osseuse

Chez l’adulte

  • moelle osseuse des os plats :
  • sternum
  • crêtes iliaques
  • vertèbres
  • extrémités des os longs

Étapes de l’hématopoïèse

Cellules souches hématopoïétiques pluripotentes (CSH)

  • source de toutes les cellules sanguines
  • capables de se différencier en deux lignées principales :

Lignée myéloïde

  • globules rouges
  • plaquettes
  • granulocytes
  • monocytes

Lignée lymphoïde

  • lymphocytes T
  • lymphocytes B

Différenciation cellulaire

Lignée myéloïde

Érythropoïèse (production de globules rouges)

  • stimulée par l’érythropoïétine (EPO)
  • EPO produite par les reins en réponse à l’hypoxie

Étapes

  • proérythroblastes → érythrocytes matures

Thrombopoïèse (production de plaquettes)

  • à partir des mégacaryocytes
  • sous l’influence de la thrombopoïétine (TPO)

Granulopoïèse et monocytopoïèse

  • neutrophiles
  • éosinophiles
  • basophiles
  • monocytes/macrophages

Lignée lymphoïde

Lymphocytes B

  • différenciation dans la moelle osseuse

Lymphocytes T

  • maturation dans le thymus

Régulation de l’hématopoïèse

Facteurs de croissance et cytokines

  • EPO stimule l’érythropoïèse
  • thrombopoïétine stimule la production des plaquettes
  • interleukines (IL-3, IL-7) :
  • prolifération des leucocytes

Facteurs externes

  • hypoxie :
  • augmente la sécrétion d’EPO
  • infections :
  • stimulent la production de globules blancs
  • hémorragie :
  • stimule la production de globules rouges et de plaquettes

Pathologies liées à l’hématopoïèse

Anémies

  • carence en fer
  • vitamine B12

Leucopénie

  • diminution des globules blancs
  • augmentation du risque d’infection

Thrombocytopénie

  • déficit en plaquettes
  • risque accru de saignement

Hémopathies malignes

  • leucémies
  • myélomes
  • lymphomes
  • dérèglement grave de l’hématopoïèse

Équilibre de Starling

Définition

Concept fondamental en physiologie vasculaire expliquant comment les fluides se déplacent entre :

  • les capillaires sanguins
  • le liquide interstitiel

Il permet de comprendre :

  • la régulation des échanges liquidiens
  • la balance entre filtration et réabsorption

Principes de l’équilibre de Starling

  • Prend en compte les forces de filtration et de réabsorption agissant entre les capillaires et les tissus.
  • Déterminé par la différence nette entre :
  • pressions hydrostatiques
  • pressions oncotiques

Pression hydrostatique

  • force exercée par un fluide au repos sur une surface par unité de surface

Pression oncotique

  • force créée par les protéines dans un liquide

Conditions normales

  • apport suffisant :
  • nutriments
  • oxygène
  • élimination des déchets
  • sans accumulation excessive de liquide interstitiel

Déséquilibre

Peut entraîner :

  • œdème
  • perfusion insuffisante des tissus

Bases de l’équilibre de Starling

Deux types de forces

Forces hydrostatiques

  • pression exercée par les liquides

Forces osmotiques

  • liées à la concentration en protéines
  • aussi appelées :
  • forces oncotiques
  • colloïdo-osmotiques

Parois capillaires

  • semi-perméables
  • permettent :
  • mouvement des fluides
  • passage des petites molécules dissoutes
  • retiennent :
  • protéines
  • grosses molécules

Interprétation de l’équilibre de Starling

Extrémité artérielle (filtration)

  • pression hydrostatique forte
  • sortie :
  • eau
  • petites molécules
  • du plasma vers le liquide interstitiel

Extrémité veineuse (réabsorption)

  • diminution de la pression hydrostatique
  • pression oncotique devient dominante

Pression oncotique

  • due aux protéines comme l’albumine
  • retient l’eau dans les vaisseaux

Conséquence

  • réabsorption du liquide interstitiel dans les capillaires

Applications cliniques de l’équilibre de Starling

Œdème

Accumulation excessive de liquide dans le tissu interstitiel.

Cause

  • augmentation de la filtration
  • diminution de la réabsorption

Conséquence

  • accumulation de liquide dans les tissus

Hypoalbuminémie

  • carence en albumine
  • diminution de la pression oncotique plasmatique

Conséquence

  • limitation de la réabsorption des fluides
  • augmentation du risque d’œdème

Insuffisance cardiaque

  • augmentation de la pression hydrostatique dans les capillaires veineux
  • due à :
  • rétention veineuse
  • congestion

Conséquences

  • augmentation de la filtration
  • diminution de la réabsorption
  • œdèmes :
  • membres inférieurs
  • poumons (œdème pulmonaire)

Hypertension

  • augmentation de la pression hydrostatique capillaire
  • favorise une plus grande filtration de liquide hors des capillaires

Conséquence

  • œdème
  • notamment au niveau des membres inférieurs

Conclusion sur l’équilibre de Starling

  • L’équilibre de Starling régit les échanges liquidiens entre les capillaires et les tissus.
  • La balance entre :
  • pressions hydrostatiques
  • pressions osmotiques
  • est essentielle au maintien de l’homéostasie et à la bonne distribution des fluides corporels.

Perturbations possibles

  • œdème
  • hypertension
  • insuffisance cardiaque

Importance

  • mécanisme crucial pour la stabilité des volumes liquidiens intra- et extravasculaires.

Hématologie CM 2

Circulation lymphatique

• le système lymphatique = un réseau complexe composé de vaisseaux, ganglions et organes lymphatiques

• c’est un système circulatoire parallèle à la circulation sanguine.

→ véhicule la lymphe, un liquide presque incolore, de façon unidirectionnelle et lente depuis les capillaires lymphatiques

• présente dans tous les tissus sous-cutanés et au niveau de chaque organe

Anatomie fonctionnelle du système lymphatique

Les composants principaux

La lymphe

  • liquide clair contenant :
  • des globules blancs
  • des protéines
  • des lipides
  • des déchets métaboliques
  • semblable au plasma mais plus pauvre en protéines
  • se forme par filtration du plasma dans les capillaires sanguins

Les vaisseaux lymphatiques

Capillaires lymphatiques

  • début du réseau
  • très perméables

Vaisseaux collecteurs

  • munis de valvules empêchant le reflux

Troncs et conduits lymphatiques

Conduit thoracique

  • principal canal
  • draine la majorité de la lymphe dans la veine sous-clavière gauche

Conduit lymphatique droit

  • draine la lymphe du quadrant supérieur droit du corps

Les ganglions lymphatiques

  • petits organes ovalaires situés sur le trajet des vaisseaux lymphatiques
  • rôle de filtration et d’activation de la réponse immunitaire

Zones spécifiques

  • cervicale
  • axillaire
  • inguinale

Les organes lymphatiques

  • moelle osseuse
  • rate
  • thymus
  • amygdales
  • plaques de peyer

Organisation du flux lymphatique

  • trajet unidirectionnel grâce aux valvules
  • environ 1 à 2 litres de lymphe en circulation à un instant donné
  • débit moyen : 2 à 4 L / 24 h
  • rythmé par :
  • les contractions des muscles squelettiques
  • le mouvement respiratoire
  • les pulsations artérielles

Physiologie du système lymphatique

Formation de la lymphe

• la lymphe provient d’abord du liquide interstitiel, c’est-à-dire du liquide qui baigne toutes les cellules du corps.

• ce liquide interstitiel se forme à partir du plasma sanguin, filtré à travers la paroi des capillaires sanguins (cf équilibre de starling)

Formation de la lymphe

  • résulte de la pression hydrostatique et oncotique dans les capillaires sanguins
  • au niveau des capillaires sanguins :
  • du liquide sort des artérioles vers le secteur interstitiel
  • une partie de ce liquide est réabsorbée par les veinules
  • le reste est recapté par les capillaires lymphatiques, formant la lymphe
  • la lymphe draine également les agents infectieux exogènes ayant pénétré le corps

Formation de la lymphe

Au niveau des capillaires sanguins, il y a deux forces principales qui régulent les échanges :

Pression hydrostatique

  • du sang vers les tissus
  • pousse le plasma hors des capillaires

Pression oncotique

  • due aux protéines plasmatiques, surtout l’albumine
  • attire l’eau vers le sang

Ainsi

À l’entrée du capillaire

  • la pression hydrostatique est plus forte
  • filtration du plasma vers les tissus

À la sortie

  • la pression oncotique l’emporte
  • réabsorption d’une partie du liquide

Mais tout le liquide filtré n’est pas réabsorbé.

Environ

  • 90 % du liquide retourne dans la circulation sanguine
  • 10 % reste dans le milieu interstitiel → ce surplus devient la lymphe
  • ce liquide interstitiel excédentaire pénètre dans les capillaires lymphatiques grâce à leur structure particulière
  • ainsi, la lymphe est « aspirée » dans les capillaires lymphatiques

Trajet de la lymphe

• la lymphe est drainée par des vaisseaux lymphatiques, parallèles aux veines profondes, dont le diamètre augmente jusqu’à former :

  • les troncs lombaux droit et gauche
  • le tronc intestinal

• ces trois troncs se réunissent en citerne du chyle, située sous le diaphragme

Citerne du chyle / Pecquet

Draine

  • membre inférieur droit par tronc lombaire droit
  • membre inférieur gauche par tronc lombaire gauche
  • viscères abdominaux par le tronc intestinal

→ la citerne du chyle se poursuit par le conduit / canal thoracique (T12)

Canal thoracique

Draine

  • la partie gauche du thorax par le tronc médiastinal gauche
  • le membre supérieur gauche par le tronc subclavier gauche
  • la partie gauche de la tête et du cou par le tronc jugulaire gauche

→ se jette dans le tronc veineux brachiocéphalique gauche (en arrière de l’extrémité médiale de la clavicule)

Grande veine lymphatique / conduit lymphatique droit

Draine

  • partie droite du thorax par tronc broncho-médiastinal droit
  • membre supérieur droit par tronc subclavier droit
  • moitié droite de la tête et du cou par tronc jugulaire droit

→ se jette dans le tronc veineux brachiocéphalique droit

Ganglions lymphatiques

• petite structure en forme de haricot située le long des vaisseaux lymphatiques

• les ganglions lymphatiques sont regroupés dans des zones stratégiques :

  • cou (cervicaux)
  • aisselles (axillaires)
  • aine (inguinaux)
  • abdomen

Structure des ganglions lymphatiques

Morphologie externe

  • entrée de la lymphe par les vaisseaux lymphatiques afférents
  • sortie par un ou plusieurs vaisseaux lymphatiques efférents au niveau du hile
  • bonne irrigation sanguine via des artérioles et veinules

Organisation interne

Capsule

  • enveloppe externe en tissu conjonctif dense
  • protège le ganglion

Cortex

  • contient les follicules lymphoïdes riches en lymphocytes B
  • activation des lymphocytes B pour produire des anticorps

Paracortex

  • zone riche en lymphocytes T
  • responsable de l’immunité cellulaire
  • lieu de présentation des antigènes par les cellules dendritiques

Médulla

  • contient des macrophages et des plasmocytes
  • filtre final avant que la lymphe ne quitte le ganglion

Rôles des ganglions lymphatiques

  • agissent comme des filtres biologiques
  • surveillent la lymphe pour détecter et éliminer les agents pathogènes
  • siège des défenses immunitaires :
  • riches en lymphocytes
  • afflux de macrophages pour détruire les agents infectieux
  • rôle de vigile :
  • détectent la présence de pathogènes
  • détectent les cellules anormales (cellules tumorales)

En cas de menace

  • augmentation du nombre de lymphocytes dans le ganglion
  • ganglion enflé

Autres fonctions

Régulation du volume interstitiel

  • en collectant la lymphe, les ganglions contribuent au maintien de l’équilibre des fluides dans les tissus

Réservoir de cellules immunitaires

  • les ganglions contiennent :
  • lymphocytes
  • macrophages
  • prêts à être mobilisés

Pathologies associées aux ganglions lymphatiques

Ganglions enflés (lymphadénopathie)

Causes infectieuses

  • infections locales :
  • angine streptococcique
  • abcès
  • infections systémiques :
  • mononucléose

Causes non infectieuses

  • cancers :
  • lymphomes
  • métastases
  • maladies auto-immunes :
  • lupus
  • polyarthrite rhumatoïde

Pathologies spécifiques

Lymphome

  • cancer des cellules immunitaires dans les ganglions

Blocage lymphatique

  • peut entraîner des œdèmes
  • exemple :
  • lymphœdème après chirurgie

Circulation lymphatique

  • lente
  • système de valves anti-reflux
  • pompe musculaire

Rôles du système lymphatique

Défense immunitaire

  • abrite des cellules immunitaires :
  • lymphocytes T
  • lymphocytes B
  • responsables de :
  • reconnaissance
  • destruction des agents pathogènes :
  • bactéries
  • virus
  • cellules cancéreuses

Filtration et nettoyage

  • les ganglions lymphatiques agissent comme des filtres
  • les cellules immunitaires surveillent et éliminent les agents pathogènes présents dans la lymphe
  • filtrent également :
  • débris cellulaires
  • toxines

Drainage lymphatique

  • draine le liquide lymphatique des espaces interstitiels entre les cellules du corps
  • la lymphe est transportée vers les ganglions lymphatiques
  • filtrée et purifiée avant d’être renvoyée dans la circulation sanguine

Introduction aux protéines plasmatiques

• macromolécules présentes dans le plasma sanguin

→ 80 % de ces protéines sont d’origine hépatique

→ 20 % de ces protéines sont synthétisées par les plasmocytes (immunoglobulines)

Rôles des protéines plasmatiques

Transport

  • nutriments :
  • lipides
  • vitamines
  • métabolites :
  • bilirubine
  • médicaments

Coagulation

  • fibrinogène

Immunité

  • immunoglobulines neutralisent les pathogènes

Maintien de la pression osmotique et équilibre hydrique

  • cf équilibre de starling

Albumine

  • fabriquée par le foie
  • plus petite et plus présente (58 %)

Fonctions

Maintien de la pression osmotique

  • empêche les liquides de s’écouler hors des vaisseaux sanguins et dans les tissus
  • contribue au maintien :
  • du volume sanguin
  • de la pression artérielle

Transport de substances

Exemples :

  • hormones
  • médicaments
  • acides gras
  • électrolytes
  • vitamines
  • déchets métaboliques

Réponse immunitaire

  • lie certaines molécules impliquées dans l’inflammation :
  • cytokines
  • interleukines
  • contribue à réguler l’intensité de la réaction inflammatoire

Pathologies associées

Hypoalbuminémie

Causes

  • diminution de la synthèse hépatique :
  • cirrhose
  • hépatites
  • carences nutritionnelles
  • pathologies rénales :
  • perte excessive dans les urines

Hypoalbuminémie

Perturbation de la pression oncotique

  • l’albumine maintient l’eau dans les vaisseaux sanguins
  • sa diminution favorise :
  • fuite de liquide vers les tissus
  • œdème périphérique
  • baisse du volume plasmatique

Conséquences systémiques

Transport perturbé

  • diminution de la disponibilité des substances transportées :
  • médicaments
  • hormones

Risque accru d’infections

  • l’hypoalbuminémie altère l’immunité

Signes cliniques

  • œdème généralisé ou localisé
  • ascite
  • fatigue
  • troubles digestifs :
  • nausées
  • diarrhées

Lipoprotéines plasmatiques

  • fabriquées par le foie
  • composés complexes composés :
  • de lipides
  • de protéines

Types

  • chylomicrons
  • VLDL
  • LDL
  • HDL

Fonctions

Transport des lipides

  • cholestérol
  • triglycérides

Distribution des graisses

  • distribution vers les cellules et tissus
  • besoins :
  • métaboliques
  • énergétiques
  • structuraux

Régulation du métabolisme lipidique

  • contrôle du taux de lipides circulants dans le sang
  • LDL élevés :
  • risque accru de maladies cardiovasculaires
  • HDL élevés :
  • effet protecteur

Différence entre LDL et HDL

LDL-cholestérol

  • lipoprotéine de basse densité (« low » density)

HDL-cholestérol

  • lipoprotéine de haute densité (« high » density)

→ deux types de lipoprotéines impliquées dans le transport du cholestérol dans le sang

Rappels sur le cholestérol

  • 50 % à 80 % du cholestérol total est synthétisé par l’organisme
  • 20 % à 50 % provient de l’alimentation :
  • œufs
  • viande
  • produits laitiers

Sites de production du cholestérol

Foie

  • principal site de synthèse
  • environ 70 % de la production totale

Utilisation

  • synthèse des acides biliaires
  • transport vers les tissus via :
  • LDL
  • HDL
  • VLDL

Intestin

  • cellules intestinales (entérocytes)
  • rôle dans :
  • digestion
  • absorption des graisses

Autres tissus périphériques

Toutes les cellules nucléées peuvent synthétiser du cholestérol.

Principaux tissus

  • glandes surrénales
  • gonades
  • tissus nerveux

LDL cholestérol

Fonction

  • transporte le cholestérol du foie vers les cellules
  • appelé « mauvais cholestérol »

Composition

  • principalement du cholestérol
  • faible quantité de protéines
  • densité basse

Impact sur les artères

  • excès de LDL :
  • accumulation de plaques d’athérome
  • athérosclérose
  • augmentation du risque cardiovasculaire

HDL cholestérol

Fonction

  • transporte le cholestérol des tissus vers le foie
  • appelé « bon cholestérol »

Composition

  • protéines + cholestérol
  • densité plus élevée

Impact sur les artères

  • élimine le cholestérol des parois artérielles
  • réduit le risque cardiovasculaire

Triglycérides

  • lipides présents dans le sang
  • transportés par :
  • chylomicrons
  • VLDL
  • proviennent :
  • des graisses alimentaires
  • du foie à partir des glucides excédentaires

Rôle

  • source d’énergie pour l’organisme

Excédent

  • stockés dans les cellules graisseuses

Sérum

= sang coagulé, sans inhibiteur de coagulation

Aspect du sérum

Sérum clair

  • niveaux normaux ou faibles de lipides

Sérum trouble

  • hypertriglycéridémie

Sérum jaune foncé

  • hypercholestérolémie
  • l’aspect du sérum doit être interprété avec les dosages spécifiques

Formation des plaques d’athérome et cholestérol

Rôle du cholestérol dans l’athérosclérose

  • infiltration de l’endothélium
  • oxydation et inflammation
  • formation de la plaque
  • inflammation locale
  • dépôt de collagène

Conséquences des plaques d’athérome

Rétrécissement de la lumière artérielle

  • diminution du flux sanguin

Instabilité et rupture

  • exposition du contenu riche en cholestérol
  • réaction inflammatoire

Formation de caillots

  • obstruction complète :
  • infarctus du myocarde
  • AVC

Facteurs de risque

  • tabagisme
  • hypertension artérielle
  • diabète
  • obésité
  • inactivité physique
  • taux élevés de LDL

Prévention et traitement de l’athérosclérose

  • alimentation saine
  • exercice régulier
  • arrêt du tabac
  • gestion :
  • diabète
  • hypertension
  • médicaments :
  • statines
  • maladie avancée :
  • interventions chirurgicales
  • pontage coronarien

Traitement par statines

Mécanisme d’action

Inhibition de l’HMG-CoA réductase

  • inhibition de l’enzyme impliquée dans la synthèse du cholestérol
  • diminution de la production hépatique de cholestérol
  • diminution du LDL circulant

Indications

  • hypercholestérolémie
  • prévention cardiovasculaire

Traitement par statines

Exemples

Atorvastatine (Lipitor)

  • réduit :
  • LDL
  • triglycérides
  • augmente :
  • HDL

Rosuvastatine (Crestor)

  • forte capacité à abaisser le LDL

Fibrinogène

  • produit par le foie
  • ne peut être apporté directement par l’alimentation
  • essentiel pour la formation des caillots sanguins

Fibrinogène

  • lors d’une blessure :
  • activation des plaquettes
  • activation des facteurs de coagulation
  • le fibrinogène est transformé en fibrine sous l’action de la thrombine
  • la fibrine forme un réseau de filaments qui piègent :
  • globules rouges
  • plaquettes

→ formation du caillot sanguin

→ arrêt des saignements et réparation des tissus

Fonctions

  • composant clé du système de coagulation
  • rôle dans l’inflammation
  • interaction avec la cicatrisation

Fibrinogène

Pathologies associées

Hypofibrinogénémie

  • insuffisance en fibrinogène
  • troubles de la coagulation
  • hémorragies

Causes

  • insuffisance hépatique

Hyperfibrinogénémie

  • excès de fibrinogène
  • risque accru de thrombose

Causes

  • inflammation aiguë
  • grossesse

Globulines

  • environ 35 % des protéines plasmatiques

Synthèse hépatique

  • globulines alpha
  • globulines bêta

Synthèse par lymphocytes B et plasmocytes

  • globulines gamma (immunoglobulines)

Rôles

  • transport
  • immunité
  • coagulation

Rôles des globulines

Alpha-globulines

  • transport :
  • lipides
  • hormones

Bêta-globulines

  • transport :
  • lipides
  • vitamines liposolubles
  • participation au système du complément

Gamma-globulines (immunoglobulines)

  • produites par les lymphocytes B
  • rôle central dans l’immunité humorale
  • incluent :
  • IgG
  • IgA
  • IgM
  • IgE
  • IgD

Conclusion sur les protéines plasmatiques

Certaines protéines plasmatiques, comme l’albumine et les globulines, jouent des rôles essentiels dans le transport de nombreuses molécules biologiques.

Exemple :

  • hormones thyroïdiennes :
  • thyroxine (T4)
  • triiodothyronine (T3)

→ dépendent des protéines plasmatiques pour être transportées efficacement

Hormones thyroïdiennes

  • produites par la glande thyroïde
  • située à la base du cou devant la trachée
  • composée de deux lobes reliés par un isthme
  • constituée de follicules thyroïdiens

Hormones thyroïdiennes

Thyroxine (T4)

  • hormone principale
  • sécrétée en plus grande quantité
  • prohormone
  • moins active biologiquement

Triiodothyronine (T3)

  • hormone plus active
  • plus puissante
  • plus forte affinité pour les récepteurs cellulaires

Synthèse des hormones thyroïdiennes

Capture de l’iode

  • transport actif Na+/I-

Synthèse de la thyroglobuline

  • protéine précurseur

Iodation et couplage

  • formation :
  • MIT
  • DIT
  • couplage :
  • T3 = MIT + DIT
  • T4 = DIT + DIT

Libération

  • sous l’action de la TSH
  • libération de T3 et T4 dans le sang

Régulation de la sécrétion hormonale

TSH

  • hormone thyréotrope
  • produite par l’hypophyse antérieure

Rôle

  • stimule la thyroïde
  • production et libération :
  • T4
  • T3

Si hormones thyroïdiennes basses

  • augmentation de la TSH

Rôle du foie dans la régulation des hormones thyroïdiennes

Contrôle des niveaux circulants

  • équilibre entre formes actives et inactives
  • fonction hépatique normale nécessaire au maintien de T3

Maladies hépatiques

  • hépatite
  • cirrhose

→ altération de la conversion T4 → T3

Rôles des hormones thyroïdiennes

Métabolisme général

  • augmentation du métabolisme basal
  • production de chaleur
  • régulation :
  • glucides
  • lipides
  • protéines

Système cardiovasculaire

  • augmentation :
  • fréquence cardiaque
  • contractilité
  • débit cardiaque

Développement et croissance

  • développement du système nerveux central
  • croissance osseuse
  • remodelage osseux

Système musculaire

  • régulation :
  • force musculaire
  • performance musculaire

Système digestif

  • accélération de la motilité intestinale

Hormones thyroïdiennes

Troubles liés

Hypothyroïdie

Causes

  • carence en iode
  • thyroïdite de Hashimoto
  • chirurgie thyroïdienne

Hyperthyroïdie

Causes

  • maladie de Basedow
  • nodules thyroïdiens hyperfonctionnels

Hyperthyroïdie / hypothyroïdie

Primaire

  • problème situé au niveau de la thyroïde

Secondaire

  • problème situé au niveau :
  • hypophyse
  • hypothalamus

Hormones thyroïdiennes

TRH

  • thyrotropin-releasing hormone
  • hormone hypothalamique
  • stimule la sécrétion de TSH

Mécanisme d’action

  • libération via le système porte hypothalamo-hypophysaire
  • atteint rapidement les cellules thyrotropes
  • stimule la sécrétion de TSH

Rétrocontrôle

T3 et T4 inhibent :

  • sécrétion de TRH
  • sécrétion de TSH

Hypothyroïdie

  • insuffisance de production des hormones thyroïdiennes
  • ralentissement global du métabolisme

Étiologies

Primaires

  • thyroïdite de Hashimoto
  • carence en iode
  • chirurgie
  • irradiation
  • lithium

Secondaires

  • dysfonctionnement hypophysaire ou hypothalamique

Physiopathologie

  • baisse de T3 et T4
  • augmentation compensatoire de TSH

Signes cliniques

Systèmes généraux

  • fatigue
  • faiblesse musculaire
  • prise de poids

Système cardiovasculaire

  • bradycardie
  • intolérance au froid

Système nerveux

  • troubles de la concentration
  • dépression

Système cutané et phanères

  • peau sèche
  • cheveux fragiles
  • perte de cheveu

Autres

  • constipation

Diagnostic biologique

  • TSH élevée
  • T3 et T4 libres diminuées

Hyperthyroïdie

  • production excessive d’hormones thyroïdiennes
  • augmentation du métabolisme basal

Étiologies

  • maladie de Basedow
  • nodules thyroïdiens toxiques
  • thyroïdite subaiguë
  • iatrogène :
  • surdosage hormonal

Physiopathologie

  • excès de T3 et T4
  • suppression de la TSH par rétrocontrôle négatif

Hyperthyroïdie

Signes cliniques

Systèmes généraux

  • nervosité
  • irritabilité
  • tremblements
  • amaigrissement malgré un appétit accru

Système cardiovasculaire

  • tachycardie
  • palpitations
  • hypertension

Système cutané et phanères

  • peau chaude et moite
  • chute de cheveux

Système digestif

  • diarrhées
  • hyperphagie

Signes spécifiques de Basedow

  • exophtalmie

Diagnostic biologique

  • TSH basse
  • T3 et T4 libres élevées

Hormones parathyroïdiennes

  • contrairement à T3 et T4 :
  • la parathormone
  • la calcitonine
  • ne se lient pas à des protéines porteuses
  • circulent sous forme libre dans le sang

Parathormone (PTH)

  • produite par les glandes parathyroïdes
  • quatre petites glandes situées derrière la thyroïde
  • sécrétée en réponse à une baisse du calcium sanguin

→ augmente le calcium sanguin (hypercalcémiante)

Actions

  • stimulation de la résorption osseuse
  • augmentation de la réabsorption rénale du calcium
  • augmentation de l’absorption intestinale du calcium

Rôles de la PTH

Sur les os

  • stimule les ostéoclastes
  • libère :
  • calcium
  • phosphate

Sur les reins

  • augmente la réabsorption rénale du calcium
  • stimule la production de calcitriol

Sur l’intestin

  • via le calcitriol
  • augmente l’absorption :
  • calcium
  • phosphate

Pathologies

Hyperparathyroïdie

  • excès de PTH
  • hypercalcémie
  • fragilité osseuse
  • calculs rénaux

Hypoparathyroïdie

  • insuffisance de PTH
  • hypocalcémie
  • spasmes musculaires
  • tétanie

Calcitonine

  • hormone produite par les cellules parafolliculaires (C) de la thyroïde
  • sécrétée en réponse à une augmentation du calcium sanguin

→ diminue le calcium sanguin (hypocalcémiante)

Actions

  • inhibition de la résorption osseuse
  • diminution de la réabsorption rénale du calcium

Rôles de la calcitonine

Sur les os

  • inhibe les ostéoclastes
  • réduit la résorption osseuse
  • favorise le dépôt de calcium dans l’os

Sur les reins

  • augmente l’excrétion urinaire du calcium
  • diminue l’excrétion du phosphate

Parathormone (PTH) vs calcitonine

  • PTH :
  • augmente le calcium sanguin
  • calcitonine :
  • diminue le calcium sanguin


Hématologie CM 3

ACIDES AMINÉS

= composés organiques essentiels constituant les bases des protéines

Définitions

  • chaîne polypeptidique = séquence linéaire d’acides aminés reliés par des liaisons peptidiques
  • protéine = macromolécule tridimensionnelle fonctionnelle composée d’une ou plusieurs chaînes polypeptidiques
  • ~20 acides aminés standards

Types d’acides aminés

Essentiels

  • ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme
  • doivent être apportés par l’alimentation
  • ex : phénylalanine, tryptophane, lysine

Non essentiels

  • synthétisés par le corps humain
  • principalement par le foie
  • ex : arginine, cystéine

UTILISATION DES ACIDES AMINÉS

Muscles et tissu conjonctif

Muscles

  • synthèse des protéines musculaires
  • leucine, isoleucine, valine : récupération + énergie pendant et après effort

Tissu conjonctif

  • glycine, proline, lysine
  • formation du collagène (fascias, tendons, ligaments)

Système nerveux

  • tyrosine, tryptophane
  • synthèse des neurotransmetteurs
  • régulation : sommeil, humeur, vigilance

Système digestif et foie

  • glutamine : nourrit les entérocytes + barrière intestinale
  • foie : dégradation des AA + cycle de l’urée + régulation de l’azote

Immunité et réparation

  • anticorps = protéines faites d’acides aminés
  • glycine + proline : inflammation + cicatrisation

Fonctions générales

  • constitution des protéines
  • neurotransmetteurs
  • immunité
  • réparation tissulaire
  • fonction métabolique

HÉMATOLOGIE

Acides aminés et protéines interviennent dans :

  • structuration des cellules sanguines (GR, GB, plaquettes)
  • transport : hémoglobine (O₂), albumine (ligands)
  • coagulation : fibrinogène → fibrine

ACIDES AMINÉS ET EFFORT

Énergie

  • glucides = source principale
  • AA utilisés si glycogène épuisé
  • gluconéogenèse = voie secondaire limitée

Marathon

  • stress musculaire → micro-lésions
  • réparation par AA
  • BCAA = reconstruction musculaire

ALIMENTATION

  • sources AA essentiels : œufs, viandes maigres, poissons, produits laitiers, légumineuses, quinoa
  • neurotransmetteurs : bananes (tryptophane), amandes (tyrosine), chocolat noir
  • sportifs : BCAA + glutamine → récupération + prévention blessures
  • personnes âgées : leucine → limite sarcopénie

DÉCHETS MÉTABOLIQUES

= produits inutiles ou toxiques à éliminer

Provenance :

  • acides aminés
  • ADN
  • hème

CATABOLISME DES ACIDES AMINÉS

Lieux

  • foie (principal)
  • muscles
  • intestin

Processus

  • dégradation des AA → énergie + azote
  • déamination → NH₂ perdu → ammoniac (NH₃)

Ammoniac

  • très toxique (système nerveux)
  • doit être éliminé rapidement

Cycle de l’urée

  • foie
  • ammoniac → urée
  • urée = moins toxique
  • élimination par les reins

URÉE

  • produite par le foie à partir de l’ammoniac
  • soluble, non toxique
  • élimination urinaire
  • transporte azote

Facteurs urémie

  • âge
  • alimentation riche en protéines
  • déshydratation
  • médicaments
  • fonction hépatique et rénale

REINS ET BILAN SANGUIN

Créatinine

  • déchet musculaire
  • élimination rénale
  • reflète masse musculaire

DFG (clairance créatinine)

  • capacité de filtration des reins

Protéinurie

  • protéines dans les urines
  • signe dysfonction rénale (ex : albumine)

HYPERAMMONIÉMIE

Causes

  • cirrhose
  • insuffisance hépatique
  • hépatites
  • régime riche en protéines

Conséquences

  • toxicité neurologique

Traitement

  • régime pauvre en protéines
  • médicaments
  • dialyse (cas graves)

DÉCHETS DE L’ADN

Acide urique

  • issu des purines (ADN/ARN)
  • 70% endogène / 30% alimentaire

Problème

  • faible solubilité → cristaux

Pathologies

  • goutte (gros orteil, genou, cheville)
  • coliques néphrétiques

Élimination

  • 70% rein
  • 30% intestin

Coliques néphrétiques

  • calcul acide urique → obstruction urètre → douleur

Signes :

  • douleur lombaire irradiant aine
  • nausées, vomissements
  • hématurie possible

Prévention :

  • hydratation
  • réduction purines
  • traitement médical

DÉCHETS DE L’HÈME

Bilirubine

  • issue destruction globules rouges
  • produite à partir de l’hémoglobine

Cycle

  • GR → hème → biliverdine → bilirubine
  • transport liée à albumine
  • foie : conjugaison
  • bile → intestin

Produits finaux

  • urobiline → urine jaune
  • stercobiline → selles brunes

Pathologies

Ictère (jaunisse)

= accumulation de bilirubine

Bilirubine non conjuguée

  • hémolyse
  • transfusion incompatible
  • immaturité hépatique
  • → urine normale

Bilirubine conjuguée

  • hépatites
  • cirrhose
  • obstruction biliaire
  • → urines foncées + selles décolorées

IONS

Sodium (Na⁺)

  • extracellulaire
  • régulation eau + pression artérielle

Effets :

  • osmose (eau suit sodium)
  • ↑ volume sanguin → ↑ tension

Troubles :

  • hyponatrémie < 135 mmol/L
  • hypernatrémie > 145 mmol/L

HTA :

  • rétention d’eau
  • vasoconstriction

Potassium (K⁺)

  • intracellulaire
  • contraction musculaire + cœur

Troubles :

  • hypokaliémie → faiblesse, arythmies
  • hyperkaliémie → bradycardie, arrêt cardiaque

Calcium (Ca²⁺)

  • 99% os et dents (hydroxyapatite)
  • 1% sanguin

Rôles :

  • os et dents
  • contraction musculaire
  • cœur

Régulation :

  • PTH ↑ calcium
  • calcitonine ↓ calcium

GLUCOSE ET DIABÈTE

Glucose

  • énergie principale
  • stockage : glycogène foie + muscles

Régulation glycémie

  • insuline ↓ glycémie
  • glucagon ↑ glycémie
  • adrénaline + cortisol ↑ glycémie

Diabète

= hyperglycémie chronique (> 1,26 g/L)

Type 1

  • destruction cellules β
  • absence insuline

Type 2

  • insulinorésistance
  • épuisement cellules β

Gestationnel

  • grossesse
  • résistance hormonale à l’insuline

Complications

  • microvasculaires : yeux, reins, nerfs
  • macrovasculaires : cœur, AVC, artères

Examens

  • glycémie à jeun
  • HbA1c
  • cétones
  • HGPO

POINT FINAL

Les acides aminés servent à construire les protéines et assurer les fonctions vitales (muscles, cerveau, immunité), mais leur dégradation produit des déchets (ammoniac, urée, acide urique, bilirubine) qui doivent être éliminés par le foie, les reins et la bile.

Hématologie CM 4

DÉFINITION ET CARACTÉRISTIQUES

  • Globule rouge = hématie = érythrocyte

Forme et structure

  • disque biconcave
  • grande surface d’échange → transport gazeux efficace
  • grande capacité de déformation → passage dans capillaires étroits

Dimensions

  • diamètre moyen : 7–8 µm

Particularité majeure

  • absence de noyau chez l’adulte (cellule anucléée)

→ plus d’espace pour l’hémoglobine

2. FORMATION DES GLOBULES ROUGES (ÉRYTHROPOÏÈSE)

Lieu

  • moelle osseuse rouge :
  • épiphyses des os longs (fémur, humérus, radius…)
  • os plats (bassin, vertèbres, côtes, sternum…)

Production

  • environ 2,5 milliards de GR/jour
  • cellule la plus abondante du sang

Étapes de formation

  • cellule souche hématopoïétique (CSH)

→ donne toutes les cellules sanguines

  • proérythroblaste

→ cellule précurseur initiale

  • érythroblastes

→ divisions + synthèse d’hémoglobine

  • réticulocyte

→ noyau expulsé

→ immature circulant 24–48h

  • hématie mature

→ globule rouge fonctionnel

RÉGULATION DE L’ÉRYTHROPOÏÈSE

Hormone principale

  • érythropoïétine (EPO)

→ produite surtout par les reins

→ stimulée par l’hypoxie (manque d’O₂)

Facteurs de régulation

  • hypoxie tissulaire → stimule EPO
  • testostérone → augmente EPO
  • apports nutritionnels :
  • fer → synthèse hémoglobine
  • vitamine B12 + B9 → maturation ADN

Équilibre physiologique

  • nombre de GR constant

→ équilibre production / destruction

Si déséquilibre :

  • trop peu → hypoxie
  • trop élevé → sang visqueux

RÔLE DES NUTRIMENTS

Fer

  • indispensable à l’hémoglobine
  • apport uniquement alimentaire
  • sans fer → pas d’hémoglobine → pas de GR efficaces

Vitamine B12

  • synthèse ADN → division cellulaire
  • maturation des GR
  • carence → mégaloblastes → anémie mégaloblastique
  • rôle neurologique (myéline)

Vitamine B9 (acide folique)

  • synthèse bases ADN (purines/pyrimidines)
  • division et maturation des GR
  • carence → anémie mégaloblastique

Différence B9 / B12

• B12 → atteinte neurologique (myéline)

• B9 → pas d’atteinte neurologique

COMPOSITION DU GLOBULE ROUGE

Contenu

  • 99% hémoglobine
  • 1 % enzymes

Absence d’organites

  • pas de noyau
  • pas de mitochondries
  • pas de réticulum endoplasmique
  • pas d’appareil de Golgi

Enzymes globulaires

  • permettent glycolyse anaérobie
  • production ATP

→ évite auto-destruction du GR

MEMBRANE DU GLOBULE ROUGE

  • protéines membranaires : actine

Rôle :

  • structure cellulaire
  • déformation dans capillaires
  • passage forme biconcave → biconvexe
  • → réduction frottements + viscosité

HÉMOGLOBINE

Structure

• protéine tétramérique

= 4 chaînes (2 α + 2 β chez adulte)

• composée de :

  • globines (protéine)
  • hème (fer Fe²⁺)

Groupe hème

  • 1 hème = 1 Fe²⁺ + fixation O₂
  • 1 Hb = 4 hèmes → 4 O₂

Types d’hémoglobine

  • HbA (adulte) : α2β2
  • HbF (fœtale) : α2γ2

Hémoglobine fœtale

  • meilleure affinité pour O₂
  • permet extraction O₂ du sang maternel
  • remplacée après naissance par Hb

Fonction

  • transport O₂ (oxyhémoglobine)
  • transport CO₂ (carbaminohémoglobine)

Coopérativité

  • fixation d’un O₂ facilite les autres

→ effet allostérique

Rôle tampon

  • régule pH sanguin
  • capte H⁺ dans tissus, libère dans poumons

Effet Bohr

  • ↑ CO₂ + ↓ pH → libération O₂ dans tissus

Effet Haldane

  • oxygénation ↑ → libération CO₂ dans poumons

DURÉE DE VIE DES GLOBULES ROUGES

  • ~120 jours

Fin de vie

  • perte de flexibilité
  • destruction rate (macrophages)

Dégradation

  • globines → acides aminés
  • fer → recyclé
  • hème → bilirubine

ANÉMIE

= baisse du taux d’hémoglobine

Symptômes

  • fatigue
  • pâleur
  • dyspnée
  • vertiges
  • tachycardie

Causes

  • pertes sanguines
  • carences (fer, B9, B12)
  • maladies chroniques
  • maladies génétiques
  • hémolyse

Types

  • ferriprive
  • pernicieuse (Biermer)
  • falciforme (drépanocytose)
  • hémolytique

ANÉMIE FERRIPRIVE

  • carence en fer → ↓ hémoglobine

Conséquences

  • microcytose
  • hypochromie

Causes

  • manque d’apport
  • besoins ↑ (grossesse, croissance)
  • pertes sanguines
  • malabsorption

ANÉMIE DE BIERMER (B12)

Cause

  • absence facteur intrinsèque → mauvaise absorption B12

Conséquence

  • anémie mégaloblastique
  • troubles neurologiques

Symptômes neurologiques

  • paresthésies
  • troubles équilibre
  • troubles mémoire
  • ataxie

STOCKAGE ET TRANSPORT DU FER

Ferritine

  • réserve de fer
  • foie, rate, moelle osseuse
  • libération contrôlée

Transferrine

  • transporte fer dans le sang
  • vers moelle, foie, muscles

GROSSESSE

  • augmentation besoins fer + B9
  • Hb < 11,5 g/dL → supplémentation
  • Hb < 8 g/dL → risque prématurité

PATHOLOGIES DE L’HÉMOGLOBINE

Drépanocytose

  • HbS anormale
  • globules rouges en faucille
  • vaso-occlusion + hypoxie

Thalassémie

  • défaut chaînes α ou β
  • anémie + destruction GR

GROUPES SANGUINS

Antigènes

  • agglutinogènes à la surface des GR

Systèmes

  • ABO : A, B, AB, O
  • Rhésus : + ou -

Transfusion

  • compatibilité obligatoire
  • crossmatch = test compatibilité

BILIRUBINE

Origine

  • dégradation hémoglobine → hème → bilirubine

Transport

  • liée à albumine

Foie

  • conjugaison → bilirubine soluble

Élimination

  • bile → intestin → selles
  • urines (urobiline)

Pathologies

  • ictère = excès bilirubine
  • non conjuguée : hémolyse / nouveau-né
  • conjuguée : obstruction / foie

SYNTHÈSE GLOBALE

Les globules rouges assurent le transport de l’oxygène grâce à l’hémoglobine. Leur production dépend de la moelle osseuse, de l’EPO et des apports nutritionnels. Leur destruction entraîne un recyclage du fer et la formation de bilirubine. Toute anomalie entraîne des pathologies comme les anémies ou les troubles de l’hémoglobine.

Hématologie CM 5
Post-Bac
2

1.2 Hématologie - Immunologie

Hématologie CM 1


Définition

  • Science qui a pour but l’étude du sang, de tous ses composants et leurs altérations pathologiques
  • En lien avec l’immunologie (= science liée à l’immunité)
  • Étude de la fabrication, fonction et destruction des différents composants du sang

Circulation sanguine

Volume sanguin moyen

Un corps humain est composé en moyenne de :

  • 5 L de sang

Définition du sang

Liquide circulant dans les vaisseaux sanguins (artères et veines) qui :

  • irrigue tous les tissus de l’organisme
  • apporte les éléments nutritifs et l’oxygène
  • recueille les déchets

Variations selon le sexe

Chez l’homme

  • entre 5 L et 5,5 L

Chez la femme

  • entre 4,5 L et 5 L

Pourquoi plus de sang chez l’homme ?

→ différence du pourcentage masse musculaire / masse graisseuse

Chez l’homme

  • de 10–14 % de masse musculaire que chez la femme

Chez la femme

  • de 12–14 % de masse graisseuse que chez l’homme

Pourquoi le muscle a besoin de plus de sang ?

Lié à son rôle actif dans le corps :

  • demande énergétique élevée
  • oxygénation
  • élimination des déchets métaboliques
  • régulation thermique
  • récupération et réparation

Hormones sexuelles

Testostérone vs œstrogènes

Permettent une meilleure fixation du fer sur l’hémoglobine, mais la testostérone est beaucoup plus efficace.

Effets de la testostérone

  • associée à une augmentation de la production d’érythropoïétine
  • entraîne une production accrue de globules rouges

Chez les hommes

  • la testostérone stimule directement la production d’érythropoïétine par les reins
  • stimulation de l’EPO
  • augmentation de l’érythropoïèse dans la moelle osseuse
  • augmentation :
  • du taux de globules rouges (hématocrite)
  • de la concentration d’hémoglobine

Chez les femmes

  • les œstrogènes n’ont pas cet effet stimulant sur l’EPO ou l’érythropoïèse
  • taux d’hémoglobine et de globules rouges plus bas

Érythropoïétine (EPO)

Définition

  • Hormone produite par les reins et dans une moindre mesure par le foie
  • À l’origine de l’érythropoïèse (production des érythrocytes = globules rouges)

Rôle des globules rouges

  • amènent l’oxygène respiré vers les différents organes

Production de l’EPO

  • produite principalement par les reins
  • en réponse à une baisse du taux d’oxygène dans le sang (hypoxie)

Action

  • stimule la moelle osseuse
  • production de davantage de globules rouges

Hémoglobine

  • protéine essentielle pour le transport de l’oxygène dans l’organisme

EPO et altitude

Effets de l’altitude

À haute altitude :

  • moins d’oxygène disponible
  • baisse de la pression atmosphérique
  • réduction de la quantité d’oxygène inhalé à chaque respiration

→ hypoxie hypobare

Détection

  • détectée par des cellules spécifiques des reins
  • cellules interstitielles sensibles à l’oxygène

Conséquences

  • stimulation de la production d’EPO
  • augmentation du nombre de globules rouges
  • meilleure adaptation à l’environnement hypoxique
  • amélioration de la capacité de transport d’oxygène

Réactions immédiates à l’altitude

  • augmentation de la fréquence respiratoire (hyperventilation)
  • accélération du rythme cardiaque

Adaptations à moyen terme

  • activation de la production d’EPO
  • augmentation de l’hématocrite
  • amélioration de la capacité de transport de l’oxygène

EPO et sport

Utilisation sportive

  • stages en haute altitude
  • stimulation naturelle de la production d’EPO
  • amélioration des performances
  • effet dopant naturel

Altitude concernée

  • entre 1 800 et 2 500 mètres au-dessus du niveau de la mer

Répartition du volume sanguin

Réseau sanguin

  • s’étend sur 150 000 km

Répartition

  • 1/4 dans la petite circulation = circulation pulmonaire
  • 3/4 dans la grande circulation = circulation générale

Distribution du volume sanguin

  • 13 % dans les artères
  • 50 % dans les veines
  • le reste dans les organes de réserve :
  • foie
  • rate

Variations de la répartition du sang

La répartition du sang varie :

  • en fonction de l’activité
  • en fonction de la stimulation hormonale

Contrôle

Sous contrôle du système nerveux végétatif.

Définition

Possède son propre mécanisme de gestion pour réguler le fonctionnement automatique des organes.

Certaines activités fonctionnent indépendamment :

  • de la volonté
  • de la conscience

Exemples de répartition sanguine

Activité sportive

Les muscles et le système locomoteur ont un besoin accru en O₂.

Conséquences

  • apport sanguin augmenté

Système nerveux sympathique

  • cœur bat plus vite et plus fort
  • vasodilatation des vaisseaux des muscles squelettiques
  • augmentation du volume de sang délivré
  • apport :
  • oxygène
  • nutriments nécessaires aux contractions musculaires

Digestion (postprandial)

Les viscères ont un besoin accru en O₂.

Conséquences

  • apport sanguin augmenté

Système nerveux parasympathique

Au niveau digestif

  • augmentation de la motricité
  • relaxation des sphincters
  • stimulation des sécrétions digestives

Au niveau du cœur

  • ralentissement :
  • fréquence cardiaque
  • fréquence respiratoire
  • force de contraction des oreillettes
  • diminution de la tension artérielle par vasodilatation

Stress chronique

Déséquilibre sympathique / parasympathique

  • le stress active le système sympathique
  • déséquilibre hormonal :
  • niveau élevé de cortisol

Définition

Le stress chronique survient lorsque le corps est exposé à des facteurs de stress de manière prolongée :

  • émotionnel
  • psychologique
  • physique

Conséquences

  • suractivation du système nerveux sympathique
  • perturbation de l’équilibre avec le système parasympathique
  • mécanismes de récupération inefficaces

Conséquences du stress chronique

Hyperactivité cardiaque

  • cœur constamment surstimulé
  • risque d’hypertension artérielle

Surproduction de cortisol

Effets délétères :

  • affaiblissement du système immunitaire
  • augmentation du stockage des graisses abdominales
  • troubles cognitifs

Tension musculaire chronique

  • tensions musculaires persistantes

Perturbation du sommeil

  • difficulté à activer le système parasympathique avant le sommeil
  • insomnies
  • récupération insuffisante

Régulation du volume sanguin

Trois systèmes principaux

  • système nerveux
  • système hormonal
  • reins

Système nerveux : réflexe barorécepteur

Barorécepteurs

  • localisés dans :
  • crosse aortique
  • sinus carotidien
  • détectent les variations de pression artérielle

Réponses

Baisse de pression

  • activation du système nerveux sympathique
  • vasoconstriction
  • redirection du sang vers les organes vitaux

Augmentation de pression

  • activation du système parasympathique
  • vasodilatation

Système hormonal : axe rénine-angiotensine-aldostérone (RAA)

Déclenchement

↓ volume sanguin / ↓ pression artérielle

Étapes

  • reins → sécrétion de rénine
  • angiotensinogène (foie) → angiotensine I
  • poumons (ECA) → angiotensine II

Actions de l’angiotensine II

  • vasoconstriction → ↑ pression artérielle
  • aldostérone (surrénales) :
  • réabsorption de Na⁺ et eau
  • ADH :
  • ↑ rétention d’eau

Résultat

  • augmentation du volume sanguin
  • augmentation de la pression artérielle

Rôle des reins

Les reins ajustent continuellement le volume plasmatique en régulant :

Diurèse

  • excrétion d’eau selon l’état d’hydratation

Électrolytes

  • élimination des électrolytes
  • notamment le sodium
  • maintien de l’équilibre osmotique

Rôles du sang dans l’organisme

  • transport de l’oxygène et des nutriments
  • élimination des déchets métaboliques
  • immunité et coagulation
  • homéostasie :
  • maintien du pH
  • maintien de la température corporelle

Plasma et éléments figurés du sang (EFS)

Plasma

  • partie liquide du sang obtenue après centrifugation
  • légèrement visqueux

Composition

  • eau
  • sels minéraux
  • molécules organiques :
  • protides
  • lipides
  • glucides

Éléments figurés en suspension

  • globules rouges
  • globules blancs
  • plaquettes

Centrifugation du sang

Définition

Technique courante en laboratoire médical permettant de séparer :

  • le plasma
  • les éléments figurés

Étapes

Mélange avec anticoagulant

  • évite la coagulation pendant le traitement

Centrifugation

  • rotation rapide des tubes à grande vitesse

Résultat

La force centrifuge sépare les composants du sang en fonction de leur densité.

Formation des couches

  • En raison de la force centrifuge, le sang est séparé en plusieurs couches :
  • le plasma, qui est la partie liquide du sang, se trouve généralement dans la partie supérieure du tube.
  • les éléments figurés, y compris les globules rouges, se trouvent au fond du tube.

Différentes lignées

3 lignées cellulaires

  • Lignée rouge : globules rouges = 98 % des cellules totales
  • Lignée blanche : globules blancs = 1 % des cellules totales
  • Plaquettes : fragments de mégacaryocytes = 1 % des cellules totales

Fonctions des différentes lignées cellulaires

  • Globules rouges (érythrocytes) : transport d’oxygène grâce à l’hémoglobine
  • Globules blancs (leucocytes) : rôle dans l’immunité (neutrophiles, lymphocytes, monocytes, etc.)
  • Plaquettes (thrombocytes) : rôle dans la coagulation

Numération-formule sanguine (NFS)

  • Premier examen biologique utilisé pour dépister, explorer et suivre la plupart des hémopathies tant malignes que non malignes
  • Apporte des informations quantitatives, mais également qualitatives sur les cellules sanguines

Exemples d’indications

  • syndrome anémique
  • syndrome hémorragique
  • syndrome infectieux
  • syndrome tumoral
  • altération de l’état général

Différents composés du sang

Dans le plasma

Non diffusibles

  • les protéines (une des 3 grandes familles des macronutriments avec glucides et lipides)

Rôles des protéines

  • fonction enzymatique
  • contraction musculaire
  • transport de substances

Diffusibles

  • molécules et ions de petites tailles

Rôles

  • transport des gaz
  • équilibre hydrique
  • élimination des déchets

Molécule diffusible dans le sang

Substance capable de se déplacer librement à travers le plasma sanguin, en passant facilement d’un compartiment à un autre dans le corps.

Ces molécules peuvent être :

  • des nutriments
  • des hormones
  • des gaz
  • des ions
  • des produits du métabolisme

Caractéristiques

  • petite taille : facilite le passage à travers les membranes et parois vasculaires
  • transport passif : diffusion selon le gradient de concentration
  • solubilité :
  • hydrophile (ions…)
  • lipophile (hormones stéroïdes…)

Forces de frottement

  • Le déplacement des molécules dans le système circulatoire est soumis à des contraintes mécaniques, notamment les forces de frottement.
  • Ces forces résultent des interactions entre les couches de fluide et la paroi des vaisseaux sanguins.
  • Elles influencent directement la vitesse et l’efficacité du flux sanguin.

Rappels sur les frottements

  • Les forces de frottement entre le sang et les parois des vaisseaux sanguins, en particulier les artères, sont des phénomènes importants en hémodynamique.
  • Elles jouent un rôle crucial dans :
  • la circulation sanguine
  • l’intégrité vasculaire
  • le fonctionnement global du système cardiovasculaire

Composition du sang

  • plasma (fluide liquide)
  • éléments figurés :
  • globules rouges
  • globules blancs
  • plaquettes

Viscosité sanguine

  • Résistance d’un fluide à l’écoulement
  • Dépend :
  • de la concentration des globules rouges (hématocrite)
  • de la vitesse d’écoulement

Sang plus visqueux

  • plus de globules rouges ou de protéines
  • davantage de frottements internes

Impact majeur

  • Les globules rouges sont les principaux contributeurs à la viscosité sanguine en raison de leur nombre élevé et de leur taille relativement grande.

Facteurs influençant les forces de frottement dans les artères

  • viscosité du sang
  • vitesse du flux sanguin
  • diamètre des artères
  • caractéristiques des parois artérielles

Forces de frottement et pathologies

Effets négatifs des forces de frottement excessives

Athérosclérose

  • Un frottement excessif, notamment dans les zones où le flux sanguin est perturbé, peut endommager l’endothélium.
  • Cela favorise l’accumulation :
  • de dépôts graisseux
  • de cholestérol
  • de cellules inflammatoires
  • Formation de plaques d’athérome

Hypertension

  • Une augmentation des forces de frottement due :
  • à une élévation prolongée de la pression artérielle
  • à une viscosité sanguine élevée
  • Peut entraîner :
  • épaississement des parois artérielles
  • rigidité vasculaire
  • Cela peut aggraver l’hypertension en augmentant la résistance périphérique.

Hématocrite

Définition

Pourcentage de volume occupé par les globules rouges dans le sang par rapport au volume total du sang.

Influence

  • L’hématocrite influence les frottements sanguins en modifiant la viscosité du sang.
  • Une augmentation de l’hématocrite peut augmenter la viscosité sanguine.
  • Cela peut affecter la résistance au débit sanguin.

Rôle clinique de l’hématocrite

Indicateur de santé

  • hématocrite élevé :
  • peut indiquer une polyglobulie
  • hématocrite bas :
  • peut refléter une anémie
  • une hémorragie

Adaptation physiologique

  • En haute altitude :
  • augmentation de l’hématocrite
  • réponse normale à l’hypoxie
  • permet de transporter plus d’oxygène dans le sang

Hématopoïèse

Définition

Processus de production des cellules sanguines :

  • globules rouges
  • globules blancs
  • plaquettes

À partir des cellules souches hématopoïétiques.

Localisation

Embryonnaire

  • sac vitellin
  • foie fœtal
  • puis moelle osseuse

Chez l’adulte

  • moelle osseuse des os plats :
  • sternum
  • crêtes iliaques
  • vertèbres
  • extrémités des os longs

Étapes de l’hématopoïèse

Cellules souches hématopoïétiques pluripotentes (CSH)

  • source de toutes les cellules sanguines
  • capables de se différencier en deux lignées principales :

Lignée myéloïde

  • globules rouges
  • plaquettes
  • granulocytes
  • monocytes

Lignée lymphoïde

  • lymphocytes T
  • lymphocytes B

Différenciation cellulaire

Lignée myéloïde

Érythropoïèse (production de globules rouges)

  • stimulée par l’érythropoïétine (EPO)
  • EPO produite par les reins en réponse à l’hypoxie

Étapes

  • proérythroblastes → érythrocytes matures

Thrombopoïèse (production de plaquettes)

  • à partir des mégacaryocytes
  • sous l’influence de la thrombopoïétine (TPO)

Granulopoïèse et monocytopoïèse

  • neutrophiles
  • éosinophiles
  • basophiles
  • monocytes/macrophages

Lignée lymphoïde

Lymphocytes B

  • différenciation dans la moelle osseuse

Lymphocytes T

  • maturation dans le thymus

Régulation de l’hématopoïèse

Facteurs de croissance et cytokines

  • EPO stimule l’érythropoïèse
  • thrombopoïétine stimule la production des plaquettes
  • interleukines (IL-3, IL-7) :
  • prolifération des leucocytes

Facteurs externes

  • hypoxie :
  • augmente la sécrétion d’EPO
  • infections :
  • stimulent la production de globules blancs
  • hémorragie :
  • stimule la production de globules rouges et de plaquettes

Pathologies liées à l’hématopoïèse

Anémies

  • carence en fer
  • vitamine B12

Leucopénie

  • diminution des globules blancs
  • augmentation du risque d’infection

Thrombocytopénie

  • déficit en plaquettes
  • risque accru de saignement

Hémopathies malignes

  • leucémies
  • myélomes
  • lymphomes
  • dérèglement grave de l’hématopoïèse

Équilibre de Starling

Définition

Concept fondamental en physiologie vasculaire expliquant comment les fluides se déplacent entre :

  • les capillaires sanguins
  • le liquide interstitiel

Il permet de comprendre :

  • la régulation des échanges liquidiens
  • la balance entre filtration et réabsorption

Principes de l’équilibre de Starling

  • Prend en compte les forces de filtration et de réabsorption agissant entre les capillaires et les tissus.
  • Déterminé par la différence nette entre :
  • pressions hydrostatiques
  • pressions oncotiques

Pression hydrostatique

  • force exercée par un fluide au repos sur une surface par unité de surface

Pression oncotique

  • force créée par les protéines dans un liquide

Conditions normales

  • apport suffisant :
  • nutriments
  • oxygène
  • élimination des déchets
  • sans accumulation excessive de liquide interstitiel

Déséquilibre

Peut entraîner :

  • œdème
  • perfusion insuffisante des tissus

Bases de l’équilibre de Starling

Deux types de forces

Forces hydrostatiques

  • pression exercée par les liquides

Forces osmotiques

  • liées à la concentration en protéines
  • aussi appelées :
  • forces oncotiques
  • colloïdo-osmotiques

Parois capillaires

  • semi-perméables
  • permettent :
  • mouvement des fluides
  • passage des petites molécules dissoutes
  • retiennent :
  • protéines
  • grosses molécules

Interprétation de l’équilibre de Starling

Extrémité artérielle (filtration)

  • pression hydrostatique forte
  • sortie :
  • eau
  • petites molécules
  • du plasma vers le liquide interstitiel

Extrémité veineuse (réabsorption)

  • diminution de la pression hydrostatique
  • pression oncotique devient dominante

Pression oncotique

  • due aux protéines comme l’albumine
  • retient l’eau dans les vaisseaux

Conséquence

  • réabsorption du liquide interstitiel dans les capillaires

Applications cliniques de l’équilibre de Starling

Œdème

Accumulation excessive de liquide dans le tissu interstitiel.

Cause

  • augmentation de la filtration
  • diminution de la réabsorption

Conséquence

  • accumulation de liquide dans les tissus

Hypoalbuminémie

  • carence en albumine
  • diminution de la pression oncotique plasmatique

Conséquence

  • limitation de la réabsorption des fluides
  • augmentation du risque d’œdème

Insuffisance cardiaque

  • augmentation de la pression hydrostatique dans les capillaires veineux
  • due à :
  • rétention veineuse
  • congestion

Conséquences

  • augmentation de la filtration
  • diminution de la réabsorption
  • œdèmes :
  • membres inférieurs
  • poumons (œdème pulmonaire)

Hypertension

  • augmentation de la pression hydrostatique capillaire
  • favorise une plus grande filtration de liquide hors des capillaires

Conséquence

  • œdème
  • notamment au niveau des membres inférieurs

Conclusion sur l’équilibre de Starling

  • L’équilibre de Starling régit les échanges liquidiens entre les capillaires et les tissus.
  • La balance entre :
  • pressions hydrostatiques
  • pressions osmotiques
  • est essentielle au maintien de l’homéostasie et à la bonne distribution des fluides corporels.

Perturbations possibles

  • œdème
  • hypertension
  • insuffisance cardiaque

Importance

  • mécanisme crucial pour la stabilité des volumes liquidiens intra- et extravasculaires.

Hématologie CM 2

Circulation lymphatique

• le système lymphatique = un réseau complexe composé de vaisseaux, ganglions et organes lymphatiques

• c’est un système circulatoire parallèle à la circulation sanguine.

→ véhicule la lymphe, un liquide presque incolore, de façon unidirectionnelle et lente depuis les capillaires lymphatiques

• présente dans tous les tissus sous-cutanés et au niveau de chaque organe

Anatomie fonctionnelle du système lymphatique

Les composants principaux

La lymphe

  • liquide clair contenant :
  • des globules blancs
  • des protéines
  • des lipides
  • des déchets métaboliques
  • semblable au plasma mais plus pauvre en protéines
  • se forme par filtration du plasma dans les capillaires sanguins

Les vaisseaux lymphatiques

Capillaires lymphatiques

  • début du réseau
  • très perméables

Vaisseaux collecteurs

  • munis de valvules empêchant le reflux

Troncs et conduits lymphatiques

Conduit thoracique

  • principal canal
  • draine la majorité de la lymphe dans la veine sous-clavière gauche

Conduit lymphatique droit

  • draine la lymphe du quadrant supérieur droit du corps

Les ganglions lymphatiques

  • petits organes ovalaires situés sur le trajet des vaisseaux lymphatiques
  • rôle de filtration et d’activation de la réponse immunitaire

Zones spécifiques

  • cervicale
  • axillaire
  • inguinale

Les organes lymphatiques

  • moelle osseuse
  • rate
  • thymus
  • amygdales
  • plaques de peyer

Organisation du flux lymphatique

  • trajet unidirectionnel grâce aux valvules
  • environ 1 à 2 litres de lymphe en circulation à un instant donné
  • débit moyen : 2 à 4 L / 24 h
  • rythmé par :
  • les contractions des muscles squelettiques
  • le mouvement respiratoire
  • les pulsations artérielles

Physiologie du système lymphatique

Formation de la lymphe

• la lymphe provient d’abord du liquide interstitiel, c’est-à-dire du liquide qui baigne toutes les cellules du corps.

• ce liquide interstitiel se forme à partir du plasma sanguin, filtré à travers la paroi des capillaires sanguins (cf équilibre de starling)

Formation de la lymphe

  • résulte de la pression hydrostatique et oncotique dans les capillaires sanguins
  • au niveau des capillaires sanguins :
  • du liquide sort des artérioles vers le secteur interstitiel
  • une partie de ce liquide est réabsorbée par les veinules
  • le reste est recapté par les capillaires lymphatiques, formant la lymphe
  • la lymphe draine également les agents infectieux exogènes ayant pénétré le corps

Formation de la lymphe

Au niveau des capillaires sanguins, il y a deux forces principales qui régulent les échanges :

Pression hydrostatique

  • du sang vers les tissus
  • pousse le plasma hors des capillaires

Pression oncotique

  • due aux protéines plasmatiques, surtout l’albumine
  • attire l’eau vers le sang

Ainsi

À l’entrée du capillaire

  • la pression hydrostatique est plus forte
  • filtration du plasma vers les tissus

À la sortie

  • la pression oncotique l’emporte
  • réabsorption d’une partie du liquide

Mais tout le liquide filtré n’est pas réabsorbé.

Environ

  • 90 % du liquide retourne dans la circulation sanguine
  • 10 % reste dans le milieu interstitiel → ce surplus devient la lymphe
  • ce liquide interstitiel excédentaire pénètre dans les capillaires lymphatiques grâce à leur structure particulière
  • ainsi, la lymphe est « aspirée » dans les capillaires lymphatiques

Trajet de la lymphe

• la lymphe est drainée par des vaisseaux lymphatiques, parallèles aux veines profondes, dont le diamètre augmente jusqu’à former :

  • les troncs lombaux droit et gauche
  • le tronc intestinal

• ces trois troncs se réunissent en citerne du chyle, située sous le diaphragme

Citerne du chyle / Pecquet

Draine

  • membre inférieur droit par tronc lombaire droit
  • membre inférieur gauche par tronc lombaire gauche
  • viscères abdominaux par le tronc intestinal

→ la citerne du chyle se poursuit par le conduit / canal thoracique (T12)

Canal thoracique

Draine

  • la partie gauche du thorax par le tronc médiastinal gauche
  • le membre supérieur gauche par le tronc subclavier gauche
  • la partie gauche de la tête et du cou par le tronc jugulaire gauche

→ se jette dans le tronc veineux brachiocéphalique gauche (en arrière de l’extrémité médiale de la clavicule)

Grande veine lymphatique / conduit lymphatique droit

Draine

  • partie droite du thorax par tronc broncho-médiastinal droit
  • membre supérieur droit par tronc subclavier droit
  • moitié droite de la tête et du cou par tronc jugulaire droit

→ se jette dans le tronc veineux brachiocéphalique droit

Ganglions lymphatiques

• petite structure en forme de haricot située le long des vaisseaux lymphatiques

• les ganglions lymphatiques sont regroupés dans des zones stratégiques :

  • cou (cervicaux)
  • aisselles (axillaires)
  • aine (inguinaux)
  • abdomen

Structure des ganglions lymphatiques

Morphologie externe

  • entrée de la lymphe par les vaisseaux lymphatiques afférents
  • sortie par un ou plusieurs vaisseaux lymphatiques efférents au niveau du hile
  • bonne irrigation sanguine via des artérioles et veinules

Organisation interne

Capsule

  • enveloppe externe en tissu conjonctif dense
  • protège le ganglion

Cortex

  • contient les follicules lymphoïdes riches en lymphocytes B
  • activation des lymphocytes B pour produire des anticorps

Paracortex

  • zone riche en lymphocytes T
  • responsable de l’immunité cellulaire
  • lieu de présentation des antigènes par les cellules dendritiques

Médulla

  • contient des macrophages et des plasmocytes
  • filtre final avant que la lymphe ne quitte le ganglion

Rôles des ganglions lymphatiques

  • agissent comme des filtres biologiques
  • surveillent la lymphe pour détecter et éliminer les agents pathogènes
  • siège des défenses immunitaires :
  • riches en lymphocytes
  • afflux de macrophages pour détruire les agents infectieux
  • rôle de vigile :
  • détectent la présence de pathogènes
  • détectent les cellules anormales (cellules tumorales)

En cas de menace

  • augmentation du nombre de lymphocytes dans le ganglion
  • ganglion enflé

Autres fonctions

Régulation du volume interstitiel

  • en collectant la lymphe, les ganglions contribuent au maintien de l’équilibre des fluides dans les tissus

Réservoir de cellules immunitaires

  • les ganglions contiennent :
  • lymphocytes
  • macrophages
  • prêts à être mobilisés

Pathologies associées aux ganglions lymphatiques

Ganglions enflés (lymphadénopathie)

Causes infectieuses

  • infections locales :
  • angine streptococcique
  • abcès
  • infections systémiques :
  • mononucléose

Causes non infectieuses

  • cancers :
  • lymphomes
  • métastases
  • maladies auto-immunes :
  • lupus
  • polyarthrite rhumatoïde

Pathologies spécifiques

Lymphome

  • cancer des cellules immunitaires dans les ganglions

Blocage lymphatique

  • peut entraîner des œdèmes
  • exemple :
  • lymphœdème après chirurgie

Circulation lymphatique

  • lente
  • système de valves anti-reflux
  • pompe musculaire

Rôles du système lymphatique

Défense immunitaire

  • abrite des cellules immunitaires :
  • lymphocytes T
  • lymphocytes B
  • responsables de :
  • reconnaissance
  • destruction des agents pathogènes :
  • bactéries
  • virus
  • cellules cancéreuses

Filtration et nettoyage

  • les ganglions lymphatiques agissent comme des filtres
  • les cellules immunitaires surveillent et éliminent les agents pathogènes présents dans la lymphe
  • filtrent également :
  • débris cellulaires
  • toxines

Drainage lymphatique

  • draine le liquide lymphatique des espaces interstitiels entre les cellules du corps
  • la lymphe est transportée vers les ganglions lymphatiques
  • filtrée et purifiée avant d’être renvoyée dans la circulation sanguine

Introduction aux protéines plasmatiques

• macromolécules présentes dans le plasma sanguin

→ 80 % de ces protéines sont d’origine hépatique

→ 20 % de ces protéines sont synthétisées par les plasmocytes (immunoglobulines)

Rôles des protéines plasmatiques

Transport

  • nutriments :
  • lipides
  • vitamines
  • métabolites :
  • bilirubine
  • médicaments

Coagulation

  • fibrinogène

Immunité

  • immunoglobulines neutralisent les pathogènes

Maintien de la pression osmotique et équilibre hydrique

  • cf équilibre de starling

Albumine

  • fabriquée par le foie
  • plus petite et plus présente (58 %)

Fonctions

Maintien de la pression osmotique

  • empêche les liquides de s’écouler hors des vaisseaux sanguins et dans les tissus
  • contribue au maintien :
  • du volume sanguin
  • de la pression artérielle

Transport de substances

Exemples :

  • hormones
  • médicaments
  • acides gras
  • électrolytes
  • vitamines
  • déchets métaboliques

Réponse immunitaire

  • lie certaines molécules impliquées dans l’inflammation :
  • cytokines
  • interleukines
  • contribue à réguler l’intensité de la réaction inflammatoire

Pathologies associées

Hypoalbuminémie

Causes

  • diminution de la synthèse hépatique :
  • cirrhose
  • hépatites
  • carences nutritionnelles
  • pathologies rénales :
  • perte excessive dans les urines

Hypoalbuminémie

Perturbation de la pression oncotique

  • l’albumine maintient l’eau dans les vaisseaux sanguins
  • sa diminution favorise :
  • fuite de liquide vers les tissus
  • œdème périphérique
  • baisse du volume plasmatique

Conséquences systémiques

Transport perturbé

  • diminution de la disponibilité des substances transportées :
  • médicaments
  • hormones

Risque accru d’infections

  • l’hypoalbuminémie altère l’immunité

Signes cliniques

  • œdème généralisé ou localisé
  • ascite
  • fatigue
  • troubles digestifs :
  • nausées
  • diarrhées

Lipoprotéines plasmatiques

  • fabriquées par le foie
  • composés complexes composés :
  • de lipides
  • de protéines

Types

  • chylomicrons
  • VLDL
  • LDL
  • HDL

Fonctions

Transport des lipides

  • cholestérol
  • triglycérides

Distribution des graisses

  • distribution vers les cellules et tissus
  • besoins :
  • métaboliques
  • énergétiques
  • structuraux

Régulation du métabolisme lipidique

  • contrôle du taux de lipides circulants dans le sang
  • LDL élevés :
  • risque accru de maladies cardiovasculaires
  • HDL élevés :
  • effet protecteur

Différence entre LDL et HDL

LDL-cholestérol

  • lipoprotéine de basse densité (« low » density)

HDL-cholestérol

  • lipoprotéine de haute densité (« high » density)

→ deux types de lipoprotéines impliquées dans le transport du cholestérol dans le sang

Rappels sur le cholestérol

  • 50 % à 80 % du cholestérol total est synthétisé par l’organisme
  • 20 % à 50 % provient de l’alimentation :
  • œufs
  • viande
  • produits laitiers

Sites de production du cholestérol

Foie

  • principal site de synthèse
  • environ 70 % de la production totale

Utilisation

  • synthèse des acides biliaires
  • transport vers les tissus via :
  • LDL
  • HDL
  • VLDL

Intestin

  • cellules intestinales (entérocytes)
  • rôle dans :
  • digestion
  • absorption des graisses

Autres tissus périphériques

Toutes les cellules nucléées peuvent synthétiser du cholestérol.

Principaux tissus

  • glandes surrénales
  • gonades
  • tissus nerveux

LDL cholestérol

Fonction

  • transporte le cholestérol du foie vers les cellules
  • appelé « mauvais cholestérol »

Composition

  • principalement du cholestérol
  • faible quantité de protéines
  • densité basse

Impact sur les artères

  • excès de LDL :
  • accumulation de plaques d’athérome
  • athérosclérose
  • augmentation du risque cardiovasculaire

HDL cholestérol

Fonction

  • transporte le cholestérol des tissus vers le foie
  • appelé « bon cholestérol »

Composition

  • protéines + cholestérol
  • densité plus élevée

Impact sur les artères

  • élimine le cholestérol des parois artérielles
  • réduit le risque cardiovasculaire

Triglycérides

  • lipides présents dans le sang
  • transportés par :
  • chylomicrons
  • VLDL
  • proviennent :
  • des graisses alimentaires
  • du foie à partir des glucides excédentaires

Rôle

  • source d’énergie pour l’organisme

Excédent

  • stockés dans les cellules graisseuses

Sérum

= sang coagulé, sans inhibiteur de coagulation

Aspect du sérum

Sérum clair

  • niveaux normaux ou faibles de lipides

Sérum trouble

  • hypertriglycéridémie

Sérum jaune foncé

  • hypercholestérolémie
  • l’aspect du sérum doit être interprété avec les dosages spécifiques

Formation des plaques d’athérome et cholestérol

Rôle du cholestérol dans l’athérosclérose

  • infiltration de l’endothélium
  • oxydation et inflammation
  • formation de la plaque
  • inflammation locale
  • dépôt de collagène

Conséquences des plaques d’athérome

Rétrécissement de la lumière artérielle

  • diminution du flux sanguin

Instabilité et rupture

  • exposition du contenu riche en cholestérol
  • réaction inflammatoire

Formation de caillots

  • obstruction complète :
  • infarctus du myocarde
  • AVC

Facteurs de risque

  • tabagisme
  • hypertension artérielle
  • diabète
  • obésité
  • inactivité physique
  • taux élevés de LDL

Prévention et traitement de l’athérosclérose

  • alimentation saine
  • exercice régulier
  • arrêt du tabac
  • gestion :
  • diabète
  • hypertension
  • médicaments :
  • statines
  • maladie avancée :
  • interventions chirurgicales
  • pontage coronarien

Traitement par statines

Mécanisme d’action

Inhibition de l’HMG-CoA réductase

  • inhibition de l’enzyme impliquée dans la synthèse du cholestérol
  • diminution de la production hépatique de cholestérol
  • diminution du LDL circulant

Indications

  • hypercholestérolémie
  • prévention cardiovasculaire

Traitement par statines

Exemples

Atorvastatine (Lipitor)

  • réduit :
  • LDL
  • triglycérides
  • augmente :
  • HDL

Rosuvastatine (Crestor)

  • forte capacité à abaisser le LDL

Fibrinogène

  • produit par le foie
  • ne peut être apporté directement par l’alimentation
  • essentiel pour la formation des caillots sanguins

Fibrinogène

  • lors d’une blessure :
  • activation des plaquettes
  • activation des facteurs de coagulation
  • le fibrinogène est transformé en fibrine sous l’action de la thrombine
  • la fibrine forme un réseau de filaments qui piègent :
  • globules rouges
  • plaquettes

→ formation du caillot sanguin

→ arrêt des saignements et réparation des tissus

Fonctions

  • composant clé du système de coagulation
  • rôle dans l’inflammation
  • interaction avec la cicatrisation

Fibrinogène

Pathologies associées

Hypofibrinogénémie

  • insuffisance en fibrinogène
  • troubles de la coagulation
  • hémorragies

Causes

  • insuffisance hépatique

Hyperfibrinogénémie

  • excès de fibrinogène
  • risque accru de thrombose

Causes

  • inflammation aiguë
  • grossesse

Globulines

  • environ 35 % des protéines plasmatiques

Synthèse hépatique

  • globulines alpha
  • globulines bêta

Synthèse par lymphocytes B et plasmocytes

  • globulines gamma (immunoglobulines)

Rôles

  • transport
  • immunité
  • coagulation

Rôles des globulines

Alpha-globulines

  • transport :
  • lipides
  • hormones

Bêta-globulines

  • transport :
  • lipides
  • vitamines liposolubles
  • participation au système du complément

Gamma-globulines (immunoglobulines)

  • produites par les lymphocytes B
  • rôle central dans l’immunité humorale
  • incluent :
  • IgG
  • IgA
  • IgM
  • IgE
  • IgD

Conclusion sur les protéines plasmatiques

Certaines protéines plasmatiques, comme l’albumine et les globulines, jouent des rôles essentiels dans le transport de nombreuses molécules biologiques.

Exemple :

  • hormones thyroïdiennes :
  • thyroxine (T4)
  • triiodothyronine (T3)

→ dépendent des protéines plasmatiques pour être transportées efficacement

Hormones thyroïdiennes

  • produites par la glande thyroïde
  • située à la base du cou devant la trachée
  • composée de deux lobes reliés par un isthme
  • constituée de follicules thyroïdiens

Hormones thyroïdiennes

Thyroxine (T4)

  • hormone principale
  • sécrétée en plus grande quantité
  • prohormone
  • moins active biologiquement

Triiodothyronine (T3)

  • hormone plus active
  • plus puissante
  • plus forte affinité pour les récepteurs cellulaires

Synthèse des hormones thyroïdiennes

Capture de l’iode

  • transport actif Na+/I-

Synthèse de la thyroglobuline

  • protéine précurseur

Iodation et couplage

  • formation :
  • MIT
  • DIT
  • couplage :
  • T3 = MIT + DIT
  • T4 = DIT + DIT

Libération

  • sous l’action de la TSH
  • libération de T3 et T4 dans le sang

Régulation de la sécrétion hormonale

TSH

  • hormone thyréotrope
  • produite par l’hypophyse antérieure

Rôle

  • stimule la thyroïde
  • production et libération :
  • T4
  • T3

Si hormones thyroïdiennes basses

  • augmentation de la TSH

Rôle du foie dans la régulation des hormones thyroïdiennes

Contrôle des niveaux circulants

  • équilibre entre formes actives et inactives
  • fonction hépatique normale nécessaire au maintien de T3

Maladies hépatiques

  • hépatite
  • cirrhose

→ altération de la conversion T4 → T3

Rôles des hormones thyroïdiennes

Métabolisme général

  • augmentation du métabolisme basal
  • production de chaleur
  • régulation :
  • glucides
  • lipides
  • protéines

Système cardiovasculaire

  • augmentation :
  • fréquence cardiaque
  • contractilité
  • débit cardiaque

Développement et croissance

  • développement du système nerveux central
  • croissance osseuse
  • remodelage osseux

Système musculaire

  • régulation :
  • force musculaire
  • performance musculaire

Système digestif

  • accélération de la motilité intestinale

Hormones thyroïdiennes

Troubles liés

Hypothyroïdie

Causes

  • carence en iode
  • thyroïdite de Hashimoto
  • chirurgie thyroïdienne

Hyperthyroïdie

Causes

  • maladie de Basedow
  • nodules thyroïdiens hyperfonctionnels

Hyperthyroïdie / hypothyroïdie

Primaire

  • problème situé au niveau de la thyroïde

Secondaire

  • problème situé au niveau :
  • hypophyse
  • hypothalamus

Hormones thyroïdiennes

TRH

  • thyrotropin-releasing hormone
  • hormone hypothalamique
  • stimule la sécrétion de TSH

Mécanisme d’action

  • libération via le système porte hypothalamo-hypophysaire
  • atteint rapidement les cellules thyrotropes
  • stimule la sécrétion de TSH

Rétrocontrôle

T3 et T4 inhibent :

  • sécrétion de TRH
  • sécrétion de TSH

Hypothyroïdie

  • insuffisance de production des hormones thyroïdiennes
  • ralentissement global du métabolisme

Étiologies

Primaires

  • thyroïdite de Hashimoto
  • carence en iode
  • chirurgie
  • irradiation
  • lithium

Secondaires

  • dysfonctionnement hypophysaire ou hypothalamique

Physiopathologie

  • baisse de T3 et T4
  • augmentation compensatoire de TSH

Signes cliniques

Systèmes généraux

  • fatigue
  • faiblesse musculaire
  • prise de poids

Système cardiovasculaire

  • bradycardie
  • intolérance au froid

Système nerveux

  • troubles de la concentration
  • dépression

Système cutané et phanères

  • peau sèche
  • cheveux fragiles
  • perte de cheveu

Autres

  • constipation

Diagnostic biologique

  • TSH élevée
  • T3 et T4 libres diminuées

Hyperthyroïdie

  • production excessive d’hormones thyroïdiennes
  • augmentation du métabolisme basal

Étiologies

  • maladie de Basedow
  • nodules thyroïdiens toxiques
  • thyroïdite subaiguë
  • iatrogène :
  • surdosage hormonal

Physiopathologie

  • excès de T3 et T4
  • suppression de la TSH par rétrocontrôle négatif

Hyperthyroïdie

Signes cliniques

Systèmes généraux

  • nervosité
  • irritabilité
  • tremblements
  • amaigrissement malgré un appétit accru

Système cardiovasculaire

  • tachycardie
  • palpitations
  • hypertension

Système cutané et phanères

  • peau chaude et moite
  • chute de cheveux

Système digestif

  • diarrhées
  • hyperphagie

Signes spécifiques de Basedow

  • exophtalmie

Diagnostic biologique

  • TSH basse
  • T3 et T4 libres élevées

Hormones parathyroïdiennes

  • contrairement à T3 et T4 :
  • la parathormone
  • la calcitonine
  • ne se lient pas à des protéines porteuses
  • circulent sous forme libre dans le sang

Parathormone (PTH)

  • produite par les glandes parathyroïdes
  • quatre petites glandes situées derrière la thyroïde
  • sécrétée en réponse à une baisse du calcium sanguin

→ augmente le calcium sanguin (hypercalcémiante)

Actions

  • stimulation de la résorption osseuse
  • augmentation de la réabsorption rénale du calcium
  • augmentation de l’absorption intestinale du calcium

Rôles de la PTH

Sur les os

  • stimule les ostéoclastes
  • libère :
  • calcium
  • phosphate

Sur les reins

  • augmente la réabsorption rénale du calcium
  • stimule la production de calcitriol

Sur l’intestin

  • via le calcitriol
  • augmente l’absorption :
  • calcium
  • phosphate

Pathologies

Hyperparathyroïdie

  • excès de PTH
  • hypercalcémie
  • fragilité osseuse
  • calculs rénaux

Hypoparathyroïdie

  • insuffisance de PTH
  • hypocalcémie
  • spasmes musculaires
  • tétanie

Calcitonine

  • hormone produite par les cellules parafolliculaires (C) de la thyroïde
  • sécrétée en réponse à une augmentation du calcium sanguin

→ diminue le calcium sanguin (hypocalcémiante)

Actions

  • inhibition de la résorption osseuse
  • diminution de la réabsorption rénale du calcium

Rôles de la calcitonine

Sur les os

  • inhibe les ostéoclastes
  • réduit la résorption osseuse
  • favorise le dépôt de calcium dans l’os

Sur les reins

  • augmente l’excrétion urinaire du calcium
  • diminue l’excrétion du phosphate

Parathormone (PTH) vs calcitonine

  • PTH :
  • augmente le calcium sanguin
  • calcitonine :
  • diminue le calcium sanguin


Hématologie CM 3

ACIDES AMINÉS

= composés organiques essentiels constituant les bases des protéines

Définitions

  • chaîne polypeptidique = séquence linéaire d’acides aminés reliés par des liaisons peptidiques
  • protéine = macromolécule tridimensionnelle fonctionnelle composée d’une ou plusieurs chaînes polypeptidiques
  • ~20 acides aminés standards

Types d’acides aminés

Essentiels

  • ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme
  • doivent être apportés par l’alimentation
  • ex : phénylalanine, tryptophane, lysine

Non essentiels

  • synthétisés par le corps humain
  • principalement par le foie
  • ex : arginine, cystéine

UTILISATION DES ACIDES AMINÉS

Muscles et tissu conjonctif

Muscles

  • synthèse des protéines musculaires
  • leucine, isoleucine, valine : récupération + énergie pendant et après effort

Tissu conjonctif

  • glycine, proline, lysine
  • formation du collagène (fascias, tendons, ligaments)

Système nerveux

  • tyrosine, tryptophane
  • synthèse des neurotransmetteurs
  • régulation : sommeil, humeur, vigilance

Système digestif et foie

  • glutamine : nourrit les entérocytes + barrière intestinale
  • foie : dégradation des AA + cycle de l’urée + régulation de l’azote

Immunité et réparation

  • anticorps = protéines faites d’acides aminés
  • glycine + proline : inflammation + cicatrisation

Fonctions générales

  • constitution des protéines
  • neurotransmetteurs
  • immunité
  • réparation tissulaire
  • fonction métabolique

HÉMATOLOGIE

Acides aminés et protéines interviennent dans :

  • structuration des cellules sanguines (GR, GB, plaquettes)
  • transport : hémoglobine (O₂), albumine (ligands)
  • coagulation : fibrinogène → fibrine

ACIDES AMINÉS ET EFFORT

Énergie

  • glucides = source principale
  • AA utilisés si glycogène épuisé
  • gluconéogenèse = voie secondaire limitée

Marathon

  • stress musculaire → micro-lésions
  • réparation par AA
  • BCAA = reconstruction musculaire

ALIMENTATION

  • sources AA essentiels : œufs, viandes maigres, poissons, produits laitiers, légumineuses, quinoa
  • neurotransmetteurs : bananes (tryptophane), amandes (tyrosine), chocolat noir
  • sportifs : BCAA + glutamine → récupération + prévention blessures
  • personnes âgées : leucine → limite sarcopénie

DÉCHETS MÉTABOLIQUES

= produits inutiles ou toxiques à éliminer

Provenance :

  • acides aminés
  • ADN
  • hème

CATABOLISME DES ACIDES AMINÉS

Lieux

  • foie (principal)
  • muscles
  • intestin

Processus

  • dégradation des AA → énergie + azote
  • déamination → NH₂ perdu → ammoniac (NH₃)

Ammoniac

  • très toxique (système nerveux)
  • doit être éliminé rapidement

Cycle de l’urée

  • foie
  • ammoniac → urée
  • urée = moins toxique
  • élimination par les reins

URÉE

  • produite par le foie à partir de l’ammoniac
  • soluble, non toxique
  • élimination urinaire
  • transporte azote

Facteurs urémie

  • âge
  • alimentation riche en protéines
  • déshydratation
  • médicaments
  • fonction hépatique et rénale

REINS ET BILAN SANGUIN

Créatinine

  • déchet musculaire
  • élimination rénale
  • reflète masse musculaire

DFG (clairance créatinine)

  • capacité de filtration des reins

Protéinurie

  • protéines dans les urines
  • signe dysfonction rénale (ex : albumine)

HYPERAMMONIÉMIE

Causes

  • cirrhose
  • insuffisance hépatique
  • hépatites
  • régime riche en protéines

Conséquences

  • toxicité neurologique

Traitement

  • régime pauvre en protéines
  • médicaments
  • dialyse (cas graves)

DÉCHETS DE L’ADN

Acide urique

  • issu des purines (ADN/ARN)
  • 70% endogène / 30% alimentaire

Problème

  • faible solubilité → cristaux

Pathologies

  • goutte (gros orteil, genou, cheville)
  • coliques néphrétiques

Élimination

  • 70% rein
  • 30% intestin

Coliques néphrétiques

  • calcul acide urique → obstruction urètre → douleur

Signes :

  • douleur lombaire irradiant aine
  • nausées, vomissements
  • hématurie possible

Prévention :

  • hydratation
  • réduction purines
  • traitement médical

DÉCHETS DE L’HÈME

Bilirubine

  • issue destruction globules rouges
  • produite à partir de l’hémoglobine

Cycle

  • GR → hème → biliverdine → bilirubine
  • transport liée à albumine
  • foie : conjugaison
  • bile → intestin

Produits finaux

  • urobiline → urine jaune
  • stercobiline → selles brunes

Pathologies

Ictère (jaunisse)

= accumulation de bilirubine

Bilirubine non conjuguée

  • hémolyse
  • transfusion incompatible
  • immaturité hépatique
  • → urine normale

Bilirubine conjuguée

  • hépatites
  • cirrhose
  • obstruction biliaire
  • → urines foncées + selles décolorées

IONS

Sodium (Na⁺)

  • extracellulaire
  • régulation eau + pression artérielle

Effets :

  • osmose (eau suit sodium)
  • ↑ volume sanguin → ↑ tension

Troubles :

  • hyponatrémie < 135 mmol/L
  • hypernatrémie > 145 mmol/L

HTA :

  • rétention d’eau
  • vasoconstriction

Potassium (K⁺)

  • intracellulaire
  • contraction musculaire + cœur

Troubles :

  • hypokaliémie → faiblesse, arythmies
  • hyperkaliémie → bradycardie, arrêt cardiaque

Calcium (Ca²⁺)

  • 99% os et dents (hydroxyapatite)
  • 1% sanguin

Rôles :

  • os et dents
  • contraction musculaire
  • cœur

Régulation :

  • PTH ↑ calcium
  • calcitonine ↓ calcium

GLUCOSE ET DIABÈTE

Glucose

  • énergie principale
  • stockage : glycogène foie + muscles

Régulation glycémie

  • insuline ↓ glycémie
  • glucagon ↑ glycémie
  • adrénaline + cortisol ↑ glycémie

Diabète

= hyperglycémie chronique (> 1,26 g/L)

Type 1

  • destruction cellules β
  • absence insuline

Type 2

  • insulinorésistance
  • épuisement cellules β

Gestationnel

  • grossesse
  • résistance hormonale à l’insuline

Complications

  • microvasculaires : yeux, reins, nerfs
  • macrovasculaires : cœur, AVC, artères

Examens

  • glycémie à jeun
  • HbA1c
  • cétones
  • HGPO

POINT FINAL

Les acides aminés servent à construire les protéines et assurer les fonctions vitales (muscles, cerveau, immunité), mais leur dégradation produit des déchets (ammoniac, urée, acide urique, bilirubine) qui doivent être éliminés par le foie, les reins et la bile.

Hématologie CM 4

DÉFINITION ET CARACTÉRISTIQUES

  • Globule rouge = hématie = érythrocyte

Forme et structure

  • disque biconcave
  • grande surface d’échange → transport gazeux efficace
  • grande capacité de déformation → passage dans capillaires étroits

Dimensions

  • diamètre moyen : 7–8 µm

Particularité majeure

  • absence de noyau chez l’adulte (cellule anucléée)

→ plus d’espace pour l’hémoglobine

2. FORMATION DES GLOBULES ROUGES (ÉRYTHROPOÏÈSE)

Lieu

  • moelle osseuse rouge :
  • épiphyses des os longs (fémur, humérus, radius…)
  • os plats (bassin, vertèbres, côtes, sternum…)

Production

  • environ 2,5 milliards de GR/jour
  • cellule la plus abondante du sang

Étapes de formation

  • cellule souche hématopoïétique (CSH)

→ donne toutes les cellules sanguines

  • proérythroblaste

→ cellule précurseur initiale

  • érythroblastes

→ divisions + synthèse d’hémoglobine

  • réticulocyte

→ noyau expulsé

→ immature circulant 24–48h

  • hématie mature

→ globule rouge fonctionnel

RÉGULATION DE L’ÉRYTHROPOÏÈSE

Hormone principale

  • érythropoïétine (EPO)

→ produite surtout par les reins

→ stimulée par l’hypoxie (manque d’O₂)

Facteurs de régulation

  • hypoxie tissulaire → stimule EPO
  • testostérone → augmente EPO
  • apports nutritionnels :
  • fer → synthèse hémoglobine
  • vitamine B12 + B9 → maturation ADN

Équilibre physiologique

  • nombre de GR constant

→ équilibre production / destruction

Si déséquilibre :

  • trop peu → hypoxie
  • trop élevé → sang visqueux

RÔLE DES NUTRIMENTS

Fer

  • indispensable à l’hémoglobine
  • apport uniquement alimentaire
  • sans fer → pas d’hémoglobine → pas de GR efficaces

Vitamine B12

  • synthèse ADN → division cellulaire
  • maturation des GR
  • carence → mégaloblastes → anémie mégaloblastique
  • rôle neurologique (myéline)

Vitamine B9 (acide folique)

  • synthèse bases ADN (purines/pyrimidines)
  • division et maturation des GR
  • carence → anémie mégaloblastique

Différence B9 / B12

• B12 → atteinte neurologique (myéline)

• B9 → pas d’atteinte neurologique

COMPOSITION DU GLOBULE ROUGE

Contenu

  • 99% hémoglobine
  • 1 % enzymes

Absence d’organites

  • pas de noyau
  • pas de mitochondries
  • pas de réticulum endoplasmique
  • pas d’appareil de Golgi

Enzymes globulaires

  • permettent glycolyse anaérobie
  • production ATP

→ évite auto-destruction du GR

MEMBRANE DU GLOBULE ROUGE

  • protéines membranaires : actine

Rôle :

  • structure cellulaire
  • déformation dans capillaires
  • passage forme biconcave → biconvexe
  • → réduction frottements + viscosité

HÉMOGLOBINE

Structure

• protéine tétramérique

= 4 chaînes (2 α + 2 β chez adulte)

• composée de :

  • globines (protéine)
  • hème (fer Fe²⁺)

Groupe hème

  • 1 hème = 1 Fe²⁺ + fixation O₂
  • 1 Hb = 4 hèmes → 4 O₂

Types d’hémoglobine

  • HbA (adulte) : α2β2
  • HbF (fœtale) : α2γ2

Hémoglobine fœtale

  • meilleure affinité pour O₂
  • permet extraction O₂ du sang maternel
  • remplacée après naissance par Hb

Fonction

  • transport O₂ (oxyhémoglobine)
  • transport CO₂ (carbaminohémoglobine)

Coopérativité

  • fixation d’un O₂ facilite les autres

→ effet allostérique

Rôle tampon

  • régule pH sanguin
  • capte H⁺ dans tissus, libère dans poumons

Effet Bohr

  • ↑ CO₂ + ↓ pH → libération O₂ dans tissus

Effet Haldane

  • oxygénation ↑ → libération CO₂ dans poumons

DURÉE DE VIE DES GLOBULES ROUGES

  • ~120 jours

Fin de vie

  • perte de flexibilité
  • destruction rate (macrophages)

Dégradation

  • globines → acides aminés
  • fer → recyclé
  • hème → bilirubine

ANÉMIE

= baisse du taux d’hémoglobine

Symptômes

  • fatigue
  • pâleur
  • dyspnée
  • vertiges
  • tachycardie

Causes

  • pertes sanguines
  • carences (fer, B9, B12)
  • maladies chroniques
  • maladies génétiques
  • hémolyse

Types

  • ferriprive
  • pernicieuse (Biermer)
  • falciforme (drépanocytose)
  • hémolytique

ANÉMIE FERRIPRIVE

  • carence en fer → ↓ hémoglobine

Conséquences

  • microcytose
  • hypochromie

Causes

  • manque d’apport
  • besoins ↑ (grossesse, croissance)
  • pertes sanguines
  • malabsorption

ANÉMIE DE BIERMER (B12)

Cause

  • absence facteur intrinsèque → mauvaise absorption B12

Conséquence

  • anémie mégaloblastique
  • troubles neurologiques

Symptômes neurologiques

  • paresthésies
  • troubles équilibre
  • troubles mémoire
  • ataxie

STOCKAGE ET TRANSPORT DU FER

Ferritine

  • réserve de fer
  • foie, rate, moelle osseuse
  • libération contrôlée

Transferrine

  • transporte fer dans le sang
  • vers moelle, foie, muscles

GROSSESSE

  • augmentation besoins fer + B9
  • Hb < 11,5 g/dL → supplémentation
  • Hb < 8 g/dL → risque prématurité

PATHOLOGIES DE L’HÉMOGLOBINE

Drépanocytose

  • HbS anormale
  • globules rouges en faucille
  • vaso-occlusion + hypoxie

Thalassémie

  • défaut chaînes α ou β
  • anémie + destruction GR

GROUPES SANGUINS

Antigènes

  • agglutinogènes à la surface des GR

Systèmes

  • ABO : A, B, AB, O
  • Rhésus : + ou -

Transfusion

  • compatibilité obligatoire
  • crossmatch = test compatibilité

BILIRUBINE

Origine

  • dégradation hémoglobine → hème → bilirubine

Transport

  • liée à albumine

Foie

  • conjugaison → bilirubine soluble

Élimination

  • bile → intestin → selles
  • urines (urobiline)

Pathologies

  • ictère = excès bilirubine
  • non conjuguée : hémolyse / nouveau-né
  • conjuguée : obstruction / foie

SYNTHÈSE GLOBALE

Les globules rouges assurent le transport de l’oxygène grâce à l’hémoglobine. Leur production dépend de la moelle osseuse, de l’EPO et des apports nutritionnels. Leur destruction entraîne un recyclage du fer et la formation de bilirubine. Toute anomalie entraîne des pathologies comme les anémies ou les troubles de l’hémoglobine.

Hématologie CM 5